03 juillet 2008

TRI NATIONS J - 2


La composition des zéquipes du week-end tri nations. On notera le retour de Tony Woodcock à la place de Neemia Tialata, bon choix car ce dernier a du poids mais ne tient pas les 80mn, trop lourd, moins mobile que Tony. Smith et Nonu au centre… pas pour nous déplaire… quand on sait qui pousse derrière, super Kahui, dont nous disions tant de bien icy, on peut dire que les Blacks ont une ligne d’attaque à la juste mesure de leur rang. Sommes plus réservés pour les Bocks. Préférons Steyn à de Villiers… comme en causions lors de la CDM. Pensions que la blessure au bras de Villiers était une bonne chose pour les Sudafs… pas pour le gus il va de soi. Pensions qu’avec Steyn étaient mieux équipés pour gagner le titre… ce qui fut fait. Steyn est plus souple, moins bourrin que l’autre moins donneur de cuir, bien que des progrès dans sa transmission sont à noter. N’avons pas de fascination pour les centres percuteurs… plutôt prédilection pour les futés, les passeurs de bras, les preneurs de trous, les zéviteurs de chocs. Montgomery sur la banquette… ok… un super pied en moins dans le pré, mais Jantjes à plus de jus. Rendez-vous donc pour le match de l’année, tant espéré par le Pilier. Samedi 5 Juillet 9h30 AM… sans les mousmés. Pouvez en attendant vous entraîner à danser le Te Raupahara Haka, traduit en ce lieu, si vous chante... plus rude que le Sampa, plus mâle que le Cha Cha, plus sympa qu'la Samba.
Sa position est favorable. Son cœur est profond. Son don est généreux. Sa parole est fidèle. Son gouvernement est en ordre parfait. Ainsi la bonté des bastons, des tendres marrons, des généreuses transmissions.
© Le Pilier


New Zealand: Mils Muliaina; Sitiveni Sivivatu, Conrad Smith, Ma'a Nonu, Rudi Wulf; Daniel Carter, Andy Ellis; Tony Woodcock, Andrew Hore, Greg Somerville, Brad Thorn, Ali Williams, Adam Thomson, Rodney So'oialo (capt), Jerome Kaino.
Replacements: Keven Mealamu, Neemia Tialata, Anthony Boric, Sione Lauaki, Jimmy Cowan, Stephen Donald, Leon MacDonald.

South Africa
: Conrad Jantjes; Odwa Ndungane, Adrian Jacobs, Jean de Villiers, Bryan Habana; Butch James, Ricky Januarie; Gurthro Steenkamp, John Smit (capt), CJ van der Linde, Bakkies Botha, Victor Matfield, Schalk Burger, Juan Smith, Joe van Niekerk.
Replacements: Bismarck du Plessis, Brian Mujati, Andries Bekker, Luke Watson, Bolla Conradie, Francois Steyn, Percy Montgomery.

02 juillet 2008

TRI NATIONS J - 3


Well Well… La grande saison du Pilier commence enfin. Du tri nations pour combler un manque certain d’enthousiasme subséquent au visionnage de ce XV vieille Europe, somme toute bien en deçà d’icelluy des masters sud hémis. Enfin de l’édifice majeur, de l’architonique rugby, de la belle passe, du grand frisson, de la vitesse, du pisse-ballon qui suturent puissance, tonicité, évitement, collectif, pour un plaisir maxi, une forme universelle copineuse du grand Art. Les Blacks débutent donc les grandes joutes contre les Bocks… la belle affiche. Le Pilier aux Sudafs livre céans cette petite recette pour croquer du Kiwi… si assez-zélés-forts sont pour l’estourbir. Samedi 9h 30 AM sur Sky ou Bibici... afin d'éviter les p’tites TV d’icy aux commentaires douteux, brouteurs de peu. N’oublions pas quand même l’épiphénomène Australie vs France, pour ceux qui préfèrent la tong aux crampons, le miko au jambon, le mikado... à la baston.
© Le Pilier

30 juin 2008

AUSTRALIE VS FRANCE : 34-13


Si voulez le compte rendu d'Australie-France, lisez ceci, sur le blog de notre confrère sis au bout du monde... en lien à droite aussi... Trouverez en substance tout ce que pensons du match. Les Bleus sont bleus… les Kangoos moins sauteurs… On attend les tri nations pour nous remettre en appétit… dès samedi… et là, c’est pas du simili. Blacks vs Bocks… peut pas rêver mieux. La vraie finale CDM du Pilier. On s'entraîne ferme icy pour cette longue série de 9 matchs... une première... pas sûr que ce soit une bonne idée. Comme connu, trop est souventefois ennemi de bien. Mies Van Der Rohe, un de nos architectes fameux, en connaissait l'écueil et savamment répétait : Less is more... Pouvons pas dire mieux.
© Le Pilier

29 juin 2008

TOULOUSE CHAMPION 2008


Dans sa précédente bafouille le Pilier dévoilait raison princeps de l’hégémonie des Toulousains sur les Pâtis de France… comme, dans d'autres, moins innocent qu’en paraissait, suggérait l’issue du match. On connaît la bête. L’œil du maître ce Pilier, c’est incontestable, et sa sentence était avisée, bien que ce ne soit pas la crainte seule finalement qui renvoie les jaunâtres dans leur volcans… toujours éteints. Sommes pas fan du Top… nos admirateurs le savent, mais saluons comme il se doit cette équipe Auvergnate qui a dominé le championnat en proposant du beau rugby selon les dires de proches, suiveurs de leur parcours. Mais dominer n’est pas gagner. Au rugby ce sont toujours les dernières minutes qui comptent double… faut tenir la distance… en garder sous la patte. Les Toulousains sont rompus à l’exercice final, savent gérer cette phase difficile comme personne en France, eu égard à ce 17ème titre… ont de plus tiré savamment parti de leur défaite contre le Munster et appuyé au bon moment pour s’assurer la victoire.
Hé hé, ya pas photo, les Toulousains sont plus beaux… car leurs femmes exigeantes sont de fières beautés qui ne sautent jamais au cou de qui ne les désire pas… Le mordant était Toulousain, c’est notoire, le désir affirmé, confirmé par la gloire… Ô Toulouse,
Ô Toulouse… pour sûr, la ville du rugby !
On y reviendra...
© Le Pilier

27 juin 2008

Ô TOULOUSE


Place du Capitole n’est pas rien… les évangiles c’est st Sernin… Un canal qui sillonne plus vert aux ponts jumeaux où jadis les Rives, Skrela, Spanghero... tâtaient ferme le cuir sur le pâtis Wallon… La brique est rassurante, la tuile est si charmante qu’on croit qu’un ciel de rose est tombé sur la ville… Et la douceur des berges ? La grâce des Augustins ? La vieille rue du Taur ?
Un jus sur la Daurade… un ballon aux Blanchets, une ballade à Brienne… Des filles rue St Rome, au grand rond, à St Georges… il y en a partout ! La Toulousaine est fraîche, ronde, chatoyante et légère, subtile et délicate et quand ses grands yeux purs d’agate vous observent grands ouverts, on croit voir le ciel… pas l’enfer.
C’est pour cette raison sans doute que les Toulousains ont rapporté le Brennus plus que quiconque en France. Ont d’la caille à séduire, à honorer, à plaire. Est très exigeante la souris, comme fière et jolie… loute aux mille vertus… veut pas du simili, d’la tapette en tutu… lui faut du coffre, de la tenue, du poumon, de l’étreinte souple et ferme, du beau parleur mais kia son jus… Aussi les mâles du coin se la donnent vaillamment pour gagner ses faveurs.
Voilà raison princeps de leur hégémonie sur les gazons de France… quand l'Auvergnat, au doute institué, en est encore au pneu, au caoutchouc, à la roue... comme au volcan éteint. Le jaune un peu fadasse n’aura jamais l'éclat rouge et noir des couchants, c’est clair! Et puis au pays des violettes c'est bien connu, si tu cognes, tu gagnes... là-bas même les mamies aiment la castagne… Là-bas, la baston c'est idiosyncrasique, dans les veines si voulez... génotypiquement Toulousaine !
Ainsi, en substance, ce que nous rapportait un gaillard autochtone à l’allure radieuse dans un rade agité. Le Pilier modéré, d’un tel constat acquiesce, mais ne chanterait cependant pas trop urbi orbi les charmes de la rosette avant de l’avoir conquise, ravi, comblé...
Un petit sus altruiste... une manière d'offrande pour encourager somme toute ces pauvres canaris en mal de trophée, cette sentence ferme : L’homme n’a jamais que le degré de liberté que son audace conquiert sur la peur... de perdre en l’occurrence.
A méditer ?
Le tableau est d'Edouard Debat-Ponsant, né le 25 Avril 1847 à Toulouse, sis au Musée des Augustins, il vaut le détour. Comme Toulousaines... les contours.
© Le Pilier

25 juin 2008

BRENNUS SOMBRE ÉCLAT...


... pour l'Auvergnat
Un jeu, un combat, un trophée de victoire, tendus dans l’aire feutrée d’un pâtis surfoulé de volontés farouches, aboliront somme d’épuisante saison pour l’abattis, la canne, les pinceaux, l’épaule, le gigot… par la prise en main d’une idée plus qu’un bois, portée aux nues d’une foule autour, avide de force et d’idéal. Soleil figé dans l’habitacle rectangle, le bouclier, ceint de palmes, doigts de bêtes, humaines crispations, véritable astre clair des cérémonies d’après joug, symbole aussi lointain des protections thorax, rayonne en lieu suprême, tel éclat invisible d’une grâce au cœur même d’âmes dévolues à la gloire... de son feu perpétuant le règne de l’un porteur, la faillite de l’autre, vaincu. C’est écrit diront certains, c’est à lire, voir, souffle un sage, car l’humaine nature en ces contrées futures, ne saurait rendre compte de quelconques faits, saisis au champ restreint des 80 minutes… non sonnées pardi !
Brennus, comme un César, agace, réconforte, suivant l’issue du jeu. Il est dit qu'auvergnats ont du feu sous la croûte... mais volcans restent éteints... Il est répété qu'ils courent après ces prétoriens lauriers depuis des lustres sombres... Mais on ne galope pas derrière un Empereur. On obtient ses faveurs, ou mieux... on le renverse. A bons entendeurs.
© Le Pilier