11 décembre 2008

SERGE SIMON: PROSE CROUPION


Une sensibibilité à fleur de cuir
Hé Hé !!! On veut sa poésie bien ovale, on jubile à l’idée d’un Pilier découvreur de grands talents ? On veut son surplus d’émotion, son rafraîchissant gazon ? La surdose qui vous palpite plus que jamais ce petit cœur réceptif à la beauté quié partout mais hélas pas chez vous ? Son écrivain Hugo déniché sous un ruck qui vous surprend de ces facéties ? Un de ces grands poètes proclamés des pâtis, chercheur d’azur, body bien buildé, qui se décarcasse la calebasse, le caillou, pour vous démontrer définitivement qu’un pousseur a du cœur, qu’un massif a du kiff... pour les lettres... une sensibibilité à fleur de cuir ?

Ben ouais !!! Cet Hugo du pâtis, en effet, l’avons déniché... par hasard, pour vous, quand une connaissance vague dans une librairie soignée, très enthousiaste à l’idée d’un rapprochement de nos natures pourtant inconciliables, un genre d’admirateur désirant copiner, nous proposa la lecture immédiate de ce bijou d’émotion, ce livre incomparable qui une fois la surprise digérée, vous plonge dans un sommeil méditatif que seuls de simiesques initiés peuvent appréhender, apprécier, un livre qui répond sans l’ombre ténue d’un doute à la question qui taraude chaque rugbyman à deux pinceaux de la retraite, Oui ! 

Ya bien une vie, un avenir après le joug, la châtaigne et les coups !!!!

Un beau demain sans doute, littéraire, pour celui-là... on sait désormais qu’un poète sensible, un acteur délicat, un créateur en herbe de bovin, peut très bien se cacher derrière n’importe quelle nature humaine spéculant sous le joug, pourvu qu’on lui prête oreille, qu’on l’émerge, la montre, la bouge, la remue, l’encourage, la secoue devant un objectif, derrière un fond de teint suffisamment épais, qui, figure d’engrais et masque rien, fera germer ce profond talent ne demandant qu’à être vu, encouragé, reconnu, sinon aimé !
Serge Simon en témoigne. L’avons maté sur l’écran durant une coupe du monde Australienne il y a quelques zannées. Le connaissons pas plus que Jules, mais savons qu’il était pilier chez Guazzini, p’têt en calendrier, sinon à la mêlée, comme il nous invite à l’approcher dans son ouvrage d’une sensibilité sincère et sans filet. Cette merveille à plusieurs pages, s’intitule frontalement, «la mêlée» pour bien savoir où on en est, dès le kick off !
Sensible Serge, nous dévoile ouvertement l’intimité suave de ces corps transpireurs qui se côtoient si prochement qu’on pouvait pas laisser ça sous silence, tellement que c’est beau de le partager, comme on partage une souffrance muette dans un regard complice... comme une gamelle s'amourache d'une louche pour enchanter un bol !!! 
Ya du touchant dans tout ça, de l’élégance idiosyncrasique qui cherchait la sortie, l’a trouvée, intempestive, franche, peut-être prophétique !!! Un genre de pilier gracile de 125 kilos qui d’une envolée tonique vous fait des entre-chats avec l'air serein d'une enclume !
Un livre donc comme le disions, totalement saturé d’émotions, vivement recommandé pour les fêtes sapins, entre la dinde et l’ennui, le croupion et la panoplie de grands sentiments qui submergent nos soirées décembre, tel un tsunami de bien être vous emporte dans un courant de félicité, que-du-bonheur-dans-les-souliers... Un livre que l’on peut aussi lire tout seul dans son vestiaire, avant que la Velpeau n’enserre votre onirisme créatif au profit pragmatique d'un conditionnement spécial affrontement, peu enclin aux tendres alexandrins, que le camphre ne supplante la rose qui a vécu l'espace d'un seul matin, mais sourd entre vos lèvres son restant poétique tel un soleil couchant avant le sombre combat... Ach !

Bref un livre d'évidences, comme la neige est blanche et le gruyère à trous ! Bientôt donc ici des extraits... des vrais... à vous ratartiner de franches poilades jusqu'à l’étouffement !
A suivre impératif.
© Le Pilier