20 mai 2008

STOP 14


Fin d'Europe... tournée d'été
Pour tout dire on commençait à piquer du blair avec ce championnat sopo… sommes pour une seule compète Européenne icy… façon tri nations, avec descente pour les derniers… Car quoi, à part trois ou quatre équipes majeures ya pas de quoi sauter au paf en France… depuis le début de saison on imaginait la fin. Vivement la finale et stop 14 !!! Entre Toulouse, Clermont, sinon Paris qui, même de guingois, n’en est pas moins capable de conserver son bouclier.
Ok pour la finale Heineken cup ce week-end… un en cas… avant tournées de juin en hémisud pour les gros plats. Suivra la plus belle épreuve de l’année… tri nations, aux petits oignons… échanges corporels préférés du Pilier pour valse des abattis, châtaignes profuses, acharnements contrôlés… et puis les Collins, Carter, Latham, Smith, Burger, Habana… et cætera, ainsi que le retour inattendu de super Spies (en tof avec Smith) dont le raisin semble plus coulant, comme en causions icy.
Matez la vidéo si voulez… l’image n’est pas bonne mais la course du mastard impec… pour ceux qui ne connaissent pas l’animal. Sinon là, contre les Bifs toujours, il s'échappe sur l'aile et crochète
comme un trois quart... plante un autre essai plein jus aux middle perches. Pas de Steyn ni de Kankowski... (ce dernier n'est pas sans rappeler le style de Spies) pour cause sans doute de demi-finale Super 14... Pour sûr les Boks ont deux troisièmes lignes centres de grande envergure... puis d'la seconde, n'en parlons pas... puis du Pilier... enfin de quoi perpétuer une suprématie que seuls les Blacks peuvent anéantir. A suivre donc contre les Gallois au Millenium, après la finale de coupe d'Europe.
On apprend en sus le départ de Montgomery de l’USAP pour la Sudafrique. A perdu son pied en catalogne çuila… lui si performant lors de la CDM, comme son acuité réceptive… A jouer un championnat papa on s’use les nougats, comme le disions dans le précédent article… N’a pas brillé contre Clermont paraît-il… rien de surprenant. Une petite année sabbatique après le grand titre, un rugby transat dans l'hexagone, aux frais de la princesse, pourquoi pas finalement. Comment lui en vouloir ? Les Catalans voulaient un surfer pour leur tribune à mousmés... c'est fait.

Dans l’attente du week-end… plaisir non feint de retrouver Fritz… s’il joue. C’est quand même pas un petit Munster qui va nous frimer, avec sa molle croûte et son odeur d’arpions… La violette azurée c’est quand même plus caressant pour les naseaux… Alors Toulouse faites sauter les bouquets pour les gisquettes enjouées, comme plaire au Pilier !!! Ecrasez-nous donc ce coulant qui a certes du caractère, mais qui vaut pas le cassoulet de notre Occitane contrée.
© Le Pilier

08 mai 2008

LAS DE L'AMER REPOS...


Alors comac, l’élégant Matfield veut retrouver sa terre maman… son cuissot de buffle… antilope barbecue… ses tendres camarades Afrikaners et compagnons de luttes, porteurs émérites du titre Mondial, après petite saison GPD, déclinez l’acronyme : Grisbi pro D2. Las sans doute du rugby castagne à papa… de l’arbitrage aléatoire que dénonçait son président mécène et nommé Boudjellal, en cette vidéo Dailymotion, dont nous causions icy… le seconde ligne plie bagage avouant à demi-mot s’ennuyer ferme...
Las, en somme, de l’amer repos où sa paresse offense cette gloire pour qui jadis a fui l’enfance… désirant retrouver ce rugby solide et performant d’un hémisphère voué aux bastons, mais dans les règles de l’art et le respect des lois. Ce qui ne semble pas être le cas en notre pays pastisé de querelles clochemerleuses, autant qu'avoisinageuses guerres d’époques Mathusalem, qu’on eut cru révolues, comme encore le dénonce le Toulonnais Président en cette vidéo sus-liée.
Car cette D2, portail des sous championnats, n’est pas, semble-t-il, parangon de discipline, de rigueur, de correction, de tout ce que devrait être notre rugby pour un jour pouvoir espérer rivaliser avec les forts et passer plein ruck dans la modernité. La récente blessure de Szarzewski en est un accablant témoignage, en top 14 par-dessus le marché. C’est plus une tête qu’il possède, c’est un écran total… une télé cathodique en tronche maculée d’ecchymoses aux couleurs violacées, matinées de jaune pastel morose et douloureux. Une grÔsseu teutê d'oeuf si préférez !
Qu’on chicore, une beigne délicate par ci, un coup de tendre massue par là, un fessier savamment piétiné par des crampons affûtés pour cause de hors jeu, labourage des couennes jusqu'à l'os… passe encore. Mais le vilain coup insidieux qui hospitalise la face mâchée d’un innocent, NON !!! Fracture de la planchette orbitale en trente six chandelles !!! C’est stupide, imbécile, condamnable.
Bogoss Matfield tire donc sa révérence au petit coin de rade, pour un rugby enfin à la mesure de son talent. Il n’est parait-il pas le seul. L’All Black Oliver, l’Aussie Gregan, Smit le Clermontois semblent vouloir mettre voiles définitives et retrouver leur Sud-hémis natal après l'empoche du carbure.
Le rugby tradi France, ça vous gâte un cuissot, vous emmure une tête, sape une volonté, phagocyte un espoir de mieux. Ces guerriers du Grand Sud ont bien tort, comme le disions en ce lieu de modération, de fouler nos pâtis pour du simple flousard en liasses de St Euro. Ils tâteront le grisbi mais terminé les cimes. Vont perdre leurs zatouts à s’ennuyer chez nous. Pour être au top faut du mastoc. On gagne pas une coupe du Monde en s’entraînant dans l’hexagone. Carter devrait suivre notre conseil bienveillant et rester en sainte contrée Zélandaise. Faut pas quitter son pâtis quand l'herbette est grasse et savoureuse... carder sa laine, son long nuage blanc dans l'azur épuré, c'est conserver la main poétique, son doigté... l'ovale est bien plus beau quand les Dieux veillent au grain.
Icy on apprend rien que l’on ne sache déjà. Va s’user la godasse, ramollir sa passe et ternir son talent. Lui le plus grand ouverture du moment ? Carter dans l'hexagone ? Pour faire rêver Simone ? Va gâcher son pinceau le gaucher trop habile... Même si nos gisquettes c'est pas faux ya pas mieux dans aucune contrée, l'artiste à son art doit vouer tout son corps, sa tête, son flair, son attention, et se dire que fortune c'est maitrise, non cachet.
Le grand rugby, c’est là-bas… tout en bas.
Icy c’est pastaga… chicorette à papa… et basta !
© Le Pilier

29 avril 2008

DEUX PALMES / UN SOUHAIT


Hors les critiques que nous formulions dans notre précédente bafouille, le Stade nous semble tout à fait capable de faire la doublette Coupe d’Europe – Top 14. Certes Munster, Clermont voire Paris ont de la cuisse, du répondant, des zatouts patents… les Toulousains ont de quoi, malgré l’hécatombe de pièces maîtresses, plier ces zéquipes et montrer qu’ils possèdent le plus beau cheptel de bestioles d’Europe, pour se permettre de telles performances avec une insidieuse infirmerie qui, telle Circé envoûtant le grand navigateur en quête d’Ithaque, semble de sa voix suave, sa croupe lascive, persuader ces guerriers qu’un gros bobo c’est aussi du repos… Pas faux !!! Sinon que la perfide engeance pousse la figure un peu loin en infligeant de trop sérieuses blessures sur ces bêtes à pâtis de l’ovale module, qui ne méritent en rien de tels accablements…
Tu divagues total le Pilier, une fois encore, point de voluptueuse Circé en hosto aseptisé, point de chants éthérés, de callipyges réconfortantes… mais bien un gros vilain, massif, intraitable calendrier qui impose sa loi… dégomme les plus forts… comme les plus bijoux.
Tout cas pas chapeau mou… saluons Capitole, Noves, toute l’équipe, d’un geste ferme et encourageur. L’entraîneur Toulousain a tout à fait raison de lever le pied dans le Top. Quasi qualifié pour les demies, faut reposer l’abattis, bien gérer la troupe pour clore monumental une année de combats… emporter les deux palmes prisées, plus seyantes pour le bain estival et le repos des pieds.
© Le Pilier

28 avril 2008

IDIOSYNCRASIES


La tête et les cannes
Belle affiche que cette finale Toulouse-Munster… pas le Munster from’ton d’Alsace-Lorraine au lait de vache et molle croûte lavée… mais celui de la province Irlandaise des O’Gara, O’Connell… d’où selon la légende Wiki, un moine Irlandais de passage dans les Vosges aurait, au IX ème siècle, livré la recette du solide clacos… celui-là même qui vous débouche d’une seule inspiration un blair des plus bouchonnés, sinus et cosinus enclavés dans leur inflammation, pour peu qu’il trône quelques jours sur une étagère de campagne estivale ou d’ailleurs... Un tonifiant pour hypoténuses flageolantes, autorisé, sinon recommandé par l’officielle pharmacopée. Bref !
Une belle affiche en tout cas.
Toulouse a bien résisté à ces London-Irish surprenants, fougueux, même si plus faibles de rein mais non pas moins véloces. Les courageux Occitans n’avaient qu’un remplaçant pour les lignes arrières… les autres visiblement enclins aux infirmières dévotions, pattes plâtreuses, coulaient jours printaniers dans de savoureuses chaises à bascule et coussinets... fort entourés dit-on, de nymphettes blanches immaculées leur prodiguant toutes sortes de bienfaits…
Donc du courage pour les guerriers restants. Une belle prestation car l’adversaire avait du jus… pas de chaussettes.
A l’instar de leur flamboyant ailier Topsy Ojo, la tof, qui dès le premier quart d’heure plante un essai solo, magnifique avec, comme souvent, trajectoire ad hoc, prenant Elissalde au démarrage bien grillé, Heymans à contre pieds, affichant les intentions du groupe. Son coéquipier sur l’autre aile, fera de même en seconde mi-temps. De belles bêtes ces deux Blacks… ont posé de sacrés problèmes aux Toulousains. Ces derniers dominateurs, par moment ont quand même problèmes de finition… Il manque du Fritz c’est un fait incontestable… Jauzion est très platane… faut le dire comac… comme cette passe d’assassin qu’il fait en première période, qui, avec un Habanna, aurait pu coûter sans doute plus cher. Il est raide ce gus… d’aucuns disent solide… ok… mais talus, sans pied ni belle passe, ni tête visionnaire… un platane en effet, nationale 7… solide aux chocs… ouais… mais le rugby c’est aussi du cortex.

Pour bien dire, c’est à la 73ème minute que les Irlando-bifs ont perdu le match. Superbe percée de l’ouvreur Geraghty, il grille Jauzion et consort… fait le trou… son ailier sur la droite… Arrive à l’intérieur des 22 adverses… au lieu de poursuivre au pied sur la droite pour Sailosi Tagicakibau, quasi seul et lancé tout berzingue pour un imparable essai, il se fait rattraper, passe le cuir derrière à un gros… c’est cuit… ça ralentit, l’occasion est ratée. Ouf !!!

Conclure une percée c’est ça le grand art… Geraghty en est un désolant témoignage… comme Pelous, bien en jambes dans ses 35 printemps, certes, bonifie en vieillissant... oui... prend le trou deux fois… mais passe n’importe comment la première, alors qu’il y avait surnombre, ne prend pas la bonne trajectoire la seconde fois… s’empale et clos l’action. C’est le substrat même du rugby… La trajectoire… levé de tête… perpétuer l’élan… éviter… finir ce qui est commencé.
Percer c’est bien… mais si peu… conclure, le grand jeu !!! C’est dans ces moments uniques que s’affirme la valeur profonde d’un joueur… la classe sup si préférez… ya pas photo… c’est de l’intrinsèque… idiosyncrasique… génotypique… Et là, c'est un fait, sommes pas pourvus à l’identique. Fatalité ? A vous de jauger !
A suivre.
© Le Pilier

26 avril 2008

TOULOUSE EN FINALE


Bravo les Toulousains ! 15-21. En finale méritée de la Heineken Cup… malgré des imperfections. Match très engagé... Ont dû se sortir les tripes. On reviendra sous peu sur la performance contre ces London-Irish à la patte féline, à l’instar de leur paire de Blacks, souples zailiers, toniques, impétueux comme des fauves.
© Le Pilier