04 novembre 2024

TOUCHE PAS MON HAKA

Ha ha faisaient plus les jojos nos cousins les bifs en fin de rencontre, eux qui se congratulaient façon yankee giv-mi-five, après un simple placage, un grattage, un brimborion d’action, une chaussette accrochée, une pénalité gagnée… ke ça tournait kino  bibelots à pommader l'essence du cuir de brillantine. Se gargariser comac après un ti fait de jeu, frise carrément le ridicule. Si le rugby singe le Super Bowl, ça promet d’l’évolution à rebours. Feraient mieux de se concentrer sur le jeu, keu le jeu… car jamais n’ont été en mesure de vraiment créer le danger proche de la ligne adverse, et de planter un try de pleine domination. 
Au rugby tu te disperses en gesticulations, c’est défaite et coulage des clignots… les simagrées cé pour les gigolos. Sur un pâtis quand tu t’la pètes, tu t’retrouves en liquette, les valseuses statufiées. Bondieuserie, le grand XV c’est pas du ciné !!! 
Reprenez vous !!! 


Joe Marler
, le fantasque et bien connu prop de la couine d’hier, s’est plu à bidouiller en avant match un post cancanier sur X, assurant ke le Haka était ridicule et ki fallait le supprimer !!! Sic !!! On connaît certes le carabistouilleur… n’est pas à son coup d’essai. Comme transpire le temps présent, s’est scusé près coup. Font tous ça !!! Une couillonnade… attendent les réactions… pis désolé, on voulait pas, on savé pas, sé kon pensait pas mal… sé pas skonadit… sé échappé… mal traduit… cépanou... et autres billevesées. Connaissez tous la figure. Pas recommandé ce genre de débordement, mais le fourbe et fuitard pilier gauche, pour le coup, savait kil ne participerait pas à la joute... passque because aurait passé sans équivoque sa couenne au tamis des maoris et leurs copains d’abord… probablement pour finir dans la marmite, découpé, limé, dépiauté... estourbi !!!! 
Anathèmes, assaisonnements épigrammatiques ont suivi sur le compte machin du dit Joe… saturé, l’est venu serrer la pogne à Scotty Razor sur le terrain en fin de rencontre, affirmant un sorry de circonstance... tartufiard ???? On connaît la bestiole !!! Aujourd’hui du reste, prend sa retraite définitive, pour lustrer ses tatous et gesticuler ses fantasqueries en privé. Bref et clôture du fait !!!! 
Mais les pipeurs de Brexit eux, ne se sont pas gênés pour siffler le Haka en entonnant le Swing Chariot à deux bœufs durant son exécution... bien mené du reste par Cody Taylor... à noter, plus dosé, plus simple, plus ajusté que Perenara, ki en fait kan même des tonnes parfois. Quoi qu’il en soit… mauvaise pioche les couineurs !!! On touche pas la danse et chant rituel des maoris, jamais les coquines… voyez où ça mène… ne sortez l’épine keu quand la rose est au point !!! On revient pour causer de la rencontre à proprement parler. Yeah !!! © Le Pilier

02 novembre 2024

SWING LOW SWING CHARLOT

Sur le fil du slibard... certes, mais les Blacks remportent la joute très attendue à Twickenham 22-24... avec trois essais dans la besace, pour un seul chez les Bifs, dû à la vista du vibrionnant Marcus Smith en deuxième période !!! 
Les Bifs mènent 22-14 jusqu’à la 62ème mn... cette buse de Borthwick, très inspiré, fait sortir le petit prodige pour le remplacer par le falot George Ford !!!!! Excellente initiative !!! On se dit immédiat c'est idiot !!!! Mais faut-il être une saucisse au pudding marmelade pour commettre un tel impair !!!! Non mais, le gamin Marcus impec durant tout le match, hors un drop foireux, remisé sur le banc pour cette fleur de nave de Ford... en sus arrivant sur le green en jouant le conseiller de la troupe, intimant à cette dernière de calmer le jeu, oubliant qu’une joute se gagne à la toute fin des 80 mn et ke pour vaincre les Blacks on se la donne jusqu'au bout du temps, on fait pas les pusillanimes !!!! Alors là !!! 
On te vire le coach immédiat nous… une bourde de ce calibre démontre que le gonze est un amateur… une truffe, une moule sans coquille, une bille... un indélicat !!!! Vénère étions de voir ça !!! Alors on sé dit : mais kils se ramassent avec leurs coups de tatanes ki collent au score, leur Swing chariot de topinambours, sans jamais planter un try. Même si sont solides les gonzes, c’est vrai… une troisième ligne ki va faire mal durant le tournoi, un Itoje retrouvé… un pack de très bonne tenue, mis quand même sur le reculoir en fin de rencontre, signe du reste, malgré de très nombreuses fautes en amont, d’un mieux chez les Néoz à ne pas négliger. 
Fissa en revanche doivent trouver un 8 digne de ce nom… genre Kieran si voyez où l’on veut en venir, mettre Savea à la flanke avec son poto Sititi… déjà point majeur… puis retrouver un suivi et tas d’autres trucs kon causera later. 
Victoire appréciable en tout cas comme entame de la tournée. 

Mais la cerise du match
, le moment de reprise, de bascule, de ressoudure même qui a refilé impulsion au pack, comme à tous les Blacks… cété koi ? Quand l'espoir changea de camp et le combat changea d'âme ???? Héhé... Allez allez… cherchez, viendez nous dire le fait… on vous l’a tartiné dans nos bafouilles précédentes. Onavu, onadit, onafé plein de bavardages pour nous emmener là !!!! Même s’ils avaient perdu, car il s’en est fallu d’un poil de croupion de dindon dépiauté qu’ils se ramassent, l’effet escompté s’est produit en validant une fois de plus notre bla !!!! En espérant que le Razor à lame émoussée finisse enfin par piger !!!!!!!! Rien de sûr encore de son côté... sont longs à la détente chez eux aussi !!!!! On reviendra pour en causer… avec d’autres choses. Pour l’heure on va fêter ça... on avoue même tout net qu'on est plus que ravi de ce final palpitant... comme de l'issue !!! © Le Pilier

31 octobre 2024

SOFT MACHINE

Nos relations familières sont pour une part importante, musicales. Puisque nous nous recordions les joutes passées, faisant l’inventaire succinct mais non pas moins substantiel de raisons choisies expliquant la moins bonne tenue du rugby NZ... en partie... pas que donc... dues à la perte de joueurs emblématiques, liste non exhaustive... de concert divertissant savourions en parallèle une musique inspirante. 
Une part non négligeable de notre catalogue mémoriel s’impatronisa lors d’un rêve indicible, sous la forme d’un son délectable, et le signifiant, sacrifiant au jeu des analogies, se plut à afficher dans cette anesthésie nocturne ce nom de valeur adjectivante et qualificative. Soft Machine pour le nommer
Onirocrite nous nous plaisons à officier, à la seule demande d’autrui, point nous concernant… à quoi bon !!! Mais la figure teinte d’oxymore, nous apparut, ludiquement parlant, caractéristique d'un état de fait sus évoqué. Comme quoi on peut sortir d’un rêve psychédélique en perpétuant ses effets au réveil, sans pour autant se formaliser de l’improbable véracité de nos associations et se plaire même à pondre cet entrefilet aérien sans trop savoir où il nous mènera. 

Soft Machine c’est donc les Blacks de l’année 2024, kon sé dit… Seven le titre de l’album sorti en 1974, l’année même de la disparition pour d’autres cieux de Duke Ellington, de Pompidou et de Pagnol. Aucun lien entre ces faits disparates ? Faut-il qu’il y ait toujours un rapport entre les choses pour jaspiner ainsi librement ? 
Non, bien sûr… surtout que de n’importe quel dire, on se plaira toujours à faire germer quelque sens… et puis, de façon presque assurée, du locuteur qui nous importe, sourd toujours en filigrane plus d’animation sensée que sa désinvolture laisserait à penser. Il nous plaît en tout cas... de nous y plaire... à le supposer ainsi. Hi !!!! 

Cela nous ramène par rebond erratique à la fameuse devise, sise au frontispice du bastion du Pilier, premier du nom, maître du cogito affranchi, grand protecteur de la dialectique ondulatoire et des artifices bienveillants, fils des dieux à plaindre disparus, que chantait Brassens dans Le Grand Pan, chantre de l’éclaircie quand l’ombre de la doxa s’étale à outrance en débordement par trop bêlant... devise donc, qui en dit plus qu'on ne pense en l'abord... dans son assise antéprédicative :
Parlez... parlez toujours... on s’occupe du reste !!!! 


Une manière
d’écho, puisque Pagnol est dans les parages, à cette phrase expressive prononcée par le Sieur Belloiseau à la fin de la scène du bistrot de Manon des Sources, avec sa boite infernale qui prendra feu plus tard lors du "procès" de cette dernière, mais qui lui permet de mieux entendre la parole dans ses esgourdes ensablées. A savourer dans la version originale va de soi, tournée par l’auteur. La plus récente est presqu’une insulte à l’originale… on ne s’étendra pas !!! 

Bref... sans Robert Wyatt à la drum qui l’année 73 s’est pris pour un papillon psychédélique lors d’une soirée par trop acidulée, occasionnant une chute icarienne, partant l’inusage de ses baguettes… ni Kevin Ayers à la basse, qui plus tard amoureux d’un coin de France coula des jours heureux à Montolieu dans l’Aude à l’accent méridional, y trouva sa fin... parmi les livres, pour ceux qui connaissent le lieu... ci-joint donc au dessus, un morceau bien senti, émergé de l’album sus évoqué de 1974, à écouter, s'il vous en dit, en lisant c'te bafouille pour bien s'immerger dans ce qui n'est au final qu'une ballade à but impondérable. 
En attendant les All Blacks qui samedi rencontreront les rosbifs sur leur terre... de quoi peut-être laminer un temps l’ennui si d’aventure vous espérez l’éveil… mais surtout en souhaitant que ces diables de Néoz se remuent enfin et bien sévère le croupion pour nous servir un plat digne de leur ancienne... et défunte réputation ??? © Le Pilier