23 janvier 2026

HENRY POLLOCK : CHEF ETOILÉ

Prenez un poulpe tout ce qu’il y a de plus désinvolte. Laissez-le prendre ses marques dans la solution saline bien concentrée du jeu. Préparez un poivron jaune anglais, persil pour la cognition, oignons pour les larmes à venir… citron pour donner du piquant à l’action. Une marinade sèche fera très bien l’affaire, saveur chili pepper, ail, paprika, un vrai stimulant bien relevé pour activer les jambons !!!! 
Le poulpe, en amont, d’évidence, aura dégelé ses tentacules dans le court-bouillon de la préparation. Baigné en eau salée, à feu réductif, la bestiole est fin prête pour le kick off… partant la grosse cuisson !!! Le barbecue aux tribunes combles est préalablement chauffé à blanc pour bien saisir les chairs. Le poivron jaune lui, sortira du four des vestiaires, après une heure et demi à 180 degrés, avec un filet d’huile d’olive, pour le rendre insaisissable !!!
La braise est bien ardente, balancez le poulpe sur le grill, ça vous donnera deux essais imparables, que le cuisinier en chef étoilé Henry Pollock vous servira avec cette pointe d’épices subtile, destinée à l’astiquage des tribunes locales histoire de relever le goût de la joute... comme figuré dans La recette à Norbert en terminus de bafouille !!!
Ainsi la formule qui, d’une certaine manière, a contribué à remiser notre ailier tricolore Damian... hors sélection. Le matois et vibrionnant troisième ligne anglais est, peut-on dire, celui qui a scellé le sort de l’ailier… penaud pour le coup, dont la définition sans équivoque suscite réflexion sur l’emprise annonciatrice du signifiant : Qui est embarrassé, confus, généralement à la suite d'une déconvenue, d'une maladresse ou pour avoir été pris en défaut !!! On ne peut pas mieux dire !!!! 


Avons constaté les fulgurances du blondinet de Northampton lors de la rencontre de coupe d’Europe il y a deux semaines, joliment remportée par les bordelais. Une guirlande d’essais pour les locaux à ravir les tribunes, les mateurs au divan, les zamateurs de beau jeu. Deux actions du camp adverse ont cependant et particulièrement attiré notre attention. Deux tries donc, remarquablement exécutés par le jeune anglais, bien en face du poulpe Penaud. Le Bif grille ce dernier de façon magistrale à la neuvième minute de jeu, plante au middle des bâtons les cinq pions, à ce moment de l’égalisation, puis réitère son exploit à la soixante et onzième en bord de pâtis. 
Un poulpe grillé donc au barbecroupion, notre ailier tricolore devient comestible aux critiques, avec gousse d’ail, romarin, fenouil sauvage et toutim, voire à sa mise à l'écart de la sélection. Doit maintenant savourer et comprendre la leçon de choses avérées, pour retrouver ses camarades à Marcoussis. Car il charrie le gus, à battre des ailerons comac en moulin... les agitant tous zazimuts... façon basket sur les chandelles... à grands moulinets improbables en défense et rucks… ne plaquant jamais franco... papillonnant sur les placements… etc. 
On connaît tous ses qualités, sises paradoxalement aux attributs de sa désinvolture, que personne ne réfute… certes… cette fois, c du too much bien démonstratif de failles à combler !!! On maintient qu'avec la Bielle, font la paire d'ailiers du XV de chénou... malgré tout !!! C'est dire... mais là, Fabien Galthié lui envoie un message en rien subliminal. A bon entendeur ?

On devrait
remercier Pollock du reste, sa proposition culinaire servie sur un plateau est une aubaine pour la digestion… la compréhension !!! Remarquable joueur le gonze… sans contredit. S’est placé à dessein dans ce coin de pâtis… pas du hasard… savait très bien que l'octopode flottant de l'UBB était comestible à point, pour le moins. N’a pas tenté ses coups face à Bielle-Barrey, non non… avait en amont analysé les grÔsseu faiblesses de notre pieuvre girondine… deux fois en tête à tête… bim et partant, si pas déjà, éveiller les sens des adversaires à venir... comme pousser le sélectionneur à sa remise dans l'aquarium domestique des bannis momentanés !!! 
Les grands joueurs sont d’excellents lecteurs de jeu. Dupont en est un exemple frappant... Pollock idem. Alors ? Le troisième ligne de sa majesté nous a servi la recette du poulpe grillé sur un plateau... yapuka... changer de plat ??? © Le Pilier



15 janvier 2026

SCOTT ROBERTSON OUT

Zou voilà c’est fait !!! 
Après lecture du Pilar, et quelques causes majeures sans doute activant l'éveil... ti coup d’fil au Master es ovalie, plein roupillon pour cause de décalage horaire, discussion avec les instances autochtones du XV Néoz, sous l’astre Jupitérien qui brillait plein feu dans le cosmos insondable !!! Les All Blacks, maîtres hier des pâtis majeurs, ont suivi les conseils de votre humble serviteur en remisant l’entraîneur de la team hors champ, le renvoyant à son échelon d’éducateur... dans un coin de Christchurch, son lieu d’émergence... de réussite aussi... avec les Crusaders, pour le bien dire !!!  
Razor c’est finito… ont mis deux ans pour le piger, quand ici, dès l’entame de son recrutement, exprimions l’erreur monumentale tout en figurant les conséquences de ce choix. Sont quand même plus réactifs que les Frenchies, dit en passant… two years is enough !!! Certes zurent pu en nous écoutant immédiat s’éviter probablement de grÔsseu roustes inédites, mais au final sont plutôt avisés. Traînassent pas outrageusement du siphon pour bouchonner les fuites, quand les tuiles foireuses mettent en danger la structure !!! Bonté gracieuse... fallait tout simplement pas se précipiter après la pige de Ian Foster… moins vista qu’Hansen, clair… mais sans commune mesure avec le Razor Bic à lame émoussée... jetable comonsé !!! N'était pas fait pour ce rôle, pas la carrure... que ça transpirait des aisselles !!! Donc acquis... Scott Robertson n’est plus coach, une évidence qui met fin à nos chicaneries le concernant !!!! 
Écouter le Pilier c’est la garantie de rouler sur la bonne voie en évitant les nids de poule… les plaintes à chochotte... les stériles parlotes qui provoquent les désastres redoutés !!!! Hé hé !!! Keep your eyes on the road your hand upon the wheel…  
© Le Pilier



16 décembre 2025

EBEN, JALIBERT & LE KING

Il serait de bon ton nouzaton exprimé, aux premiers assauts crépusculaires de la saison d’automne, eu égard à la promesse dernière d’assurer continuité à la précédente bafouille, de pondre, ce qui devrait faire figure de bilan annuel, comme on se plaît en tradition de tartiner feuillets de l'avent, afin de pouvoir converser durant la période festive, à forte efficience digestive, en ayant l’air d’avoir quelque chose à dire... et de l’avis identitaire qui alimente les soporifiques échanges familiaux, livrer un rendement de bonne facture. « Moi… je pense keu… », la liminaire formule symptomatique en forme de kick off, lancera les débats, attisera oppositions, répandra son lot de platitudes comme on aime à les développer aux scintillements boisés des sapins à boules. 
Moui moui... on pourrait bilaniser… livrer matière à controverse, à réflexion, chicoter commensaux si d’aventure cautionnions le traditionnel festin, déversant en fin de cuvée les frustrations contenues qui font le sel d’une année bien remplie !!! 
Mais point de déversoir à liqueur éristique, point de frustrations pesantes en notre estomac accumulées, prévoyons les fêtes comme souventefois de façon la plus uniment raffinée... plongeant le blair actif en lectures savantes, au coin de l’âtre prométhéen, en compagnie d’ycelles que nous alimentons de nos plus belles figures, afin d’enchanter notre lieu imperméable à l’autour, pour une mise à distance d’un monde popote auquel on n’échappe qu’en activant doctement l’imaginaire. Le terrain citadin ci-dessous en donne un des aspects possibles, une des figures abstraites. De bilan donc yaura pas, sommes en terre devant à se figurer d'autres mondes, com la Metropolis du pilier, dont on causera dans un temps futur.
 
Ce dernier mois qu’avons-nous vu, entendu, sur les pâtis du coin sinon lointains ? Qu’Eben Etzebeth a fait le vilain et qu’il a pris quelques mois de repos pour avoir chicoté un calot gallois. Une foultitude de déchaînés s’est empressée de vouer aux gémonies le mastard, arguant que la sanction était dérisoire… 12 semaines de suspension… scandale ki disent. De quoi se mêlent-t’ils ? Avons vu l’extrait pas gentil, mais rien ne dit que la pression sur le hublot gallois était maximale. Alors, après une victoire sans détours de 0-75 à l’Arms Park, pour clore une saison bien remplie, 12 semaines de repos ne sera pas de trop pour ce gazier remarquable, de constance et correction effective, à l’instar de son acolyte Pieter-Steph du Toit, le joueur le plus phénoménalement régulier quasi de la saison qui jamais de jaune ne s'affuble. Bonnes vacances Eben et ses copains, l’équipe de l'année, à vaincre s’il en est, dont la soudure des avants, soutien, suivi, puissance, n'a pas d’égal en ovalie du moment. 
Dans not’ coin d’ici, un gonze en pleine bourre ravit les amateurs de jeu. Jalibert pour le bien nommer, fait des étincelles avec sa team bordelaise. N’avons certes vu qu’extraits, mais bondieuserie le gonze est impliqué… vista, matois, pétulant, pétillant comme le champagne à venir. De là à dire qu’il prendra la place d’on sait qui s’il continue comac, il n’y a qu’un pas, facile à enclencher. 
 
 
On nous demande pour clore ce bla, de livrer news of ze King Frédo, peu, sinon pas visible du tout sur le champ de bataille cet automne, comme l'avez noté. Depuis que les Blacks se font chanstiquer le râble, sa majesté bougonne dans son coin minéral de beffroi en compagnie dit-on de féminine gente à particule inconnue, histoire d’oublier le désagrément, n’ayant plus rien à dire tant la désillusion l’accable. De santé fragile sans doute, trop sensible à la dégringolade du mythe, a laissé tomber re-dit-on, cuirasse, genouillères et bouclier, au profit d'un édredon spéculatif où rien ne vient surtout le contredire, bousculer son entendement... pour le gratifier du moindre avis ki sourd de son indolence. 
Son cardiologue attitré lui aurait intimé un repos cotonneux, loin du chêne à jugements, lui prescrivant lecture de roman courtois, biblio rose et caressante, divan... jeun en oppositions… régime philosophiquement végétarien, carême en coin Deleuze et Derrida... balivernes et bibelots sans calories donc… alogiques, pour pas empeser sa digestion, perturber la délicate... loin des agapes qui s’annoncent, au planté de fourchettes en gras de cochon sauvage, aux aspirations de liqueurs à senteurs balsamiques, et surtout et plus que tout, pas de confrontation frontale avec le Pilier, la couronne anémiée n’y résisterait pas, aurait-il insisté dans l’ordonnance !!! 
Voilà skon sait de l’entité... ramenarde hier, today convalescente. Va se ramollir le cuissot c’est net, pis le cognitif réseau. Sans gazoline dans les tuyaux, rouges charpentés de longue garde en pichet, processions à godailler sévère dans le gras de volaille pour en finir avec l’atonie qui l’enserre en matant des joutes de haut calibre, et surtout plongé dans ces lectures passives & douteuses à mollifier le moindre éveil, pas sûr du tout que sa majesté ne retrouve un jour la force nécessaire de revenir au terrain et récupère son groin. A suivre ? Et tsoin !!! © Le Pilier