14 août 2021

BLEDISLOE BLACK AGAIN

Ben voilà… une portée sur laquelle noires et ghost notes se sont baladées pour au final nous gratifier d’une partition des plus harmonieuses. Phonétique bien lisible, ballade mélismatique, fluidité des modules, et pour l’agogique, nickel et mazette, pas de surprise quand on connait les gaziers. Contres vigoureux, interceptions, retournements subito, en force, en feutre, en puissance, relâchés, collectifs, solitaires… avons eu droit à ce qu’on peut nommer un florilège d’essais bien transformés !!! 

Ainsi les Blacks tels qu’en eux-mêmes, toujours tenant promesses... de constamment nous plaire. Si l’intelligence collective est un effort surhumain, comme le glissait  notre incontournable Céline, la New Zélande est certainement la seule planète où ce dernier eut été subjugué par la possibilité même de sa réalisation !!! 
Car enfin, après une première joute un rien relâchée en fin de rencontre la semaine dernière, les Blacks ont déroulé le tapis glorieux en prenant même le temps de se passer dix minutes de Savea, pour un égarement véniel, qui eut pour conséquence de leur faire planter un try en guise de «t’inquiète ma poule, savoure le p'tit jaune, on tient la barre !!!». 
L’abnégation et le courage épatant d'un seul Hooper ne purent contenir d'évidence les assauts de ces sombres bestioles trop grandement civilisées. Arf !!! 
Le début du débat nous fit pourtant croire un temps à l’équilibre possible, la deuxième période nous imposa d’entrée d’autres vues. 
Mais les Aussies sont trop jeunes, manquent de colonne vertébrale, et si le 9 est bien en cannes, le 10 ne vaut pas sa ration d’avoine. Son en face Mo’unga s'active dans une toute autre galaxie. On comprend du reste l’idée pour le moins inattendue de rappeler le fantasque Cooper dans la troupe australienne, même s’il n’a pas encore foulé le pâtis avec la team. 
Quand on est invité à prendre une rouste à l'Eden Parc on se doit malgré tout de balancer son jus, d'avoir un gros appétit, de proposer la dernière version du volontarisme reconnaissant, histoire de faire honneur au principe initial, remercier les généreux amphitryons... du long nuage blanc !!!
Trop timide Lolesio, trop jeune peut-être, pas la stature internationale au final, refile juste un coup de pinceau qui engendre un essai... moué... O'Connor absent, ya personne en vue, sinon Quade ?

 

Les passes d'Aaron ont toujours la teneur et la saveur des passes de Smith, les plus belles de l'ovalie au poste évoqué, Codie Taylor ressemble comme deux gouttes à Dan Coles... plante ses 10 pions... Rettallick galope comme un trois quart jusqu'entre les perches... on a déjà vu ça... etc et blablabla.
Les All Blacks l'emportent donc 57-22, sans bavures, et conservent la Bledisloe Cup sur l'étagère du salon. Matez ça sur Tube sans doute en full match, ça vaut toutes les analyses et le Pilier peut retourner dans son hamac. © Le Pilier 

26 juillet 2021

AUX NEWS CITOYENS !!!

Oyez les navigateurs de l'index aux cognitions vigoureuses sinon intempestives, un rien contrariés par l'absence prolongée du Super Pilier depuis un petit Mathusalem de rien du tout, en l'occurrence la dernière CDM chez les nippons. Les témoignages s'accumulent, l'impatience gagne du terrain, on veut retrouver sa liberté totale de mouvement, plonger à nouveau dans les bafouilles du maître es pâtis sans pass ni conditions impératives pour accéder à son Blog !!!! 
Ok ok les gars... le Pilier vous annonce que la venue chez nous n'est soumise à aucune restriction nouvelle, les distances sanitaires comme la sagacité, capacité de jugement, recension avisée, clairvoyance, autonomie du cogito et toutim... qui font d'un esprit pénétrant ce qu'il engendre de plus stimulant, faisaient déjà parti de la panoplie nécessaire pour marauder en notre huis de chicores vivifiantes !!! 
Rien ne change donc, les minus de l'ovalie n'osent jamais fouler notre gazon, à distance se tiennent, grégaires et satisfaits de penser que le plus grand nombre est une valeur en soi !!! Hips ! 

Well well, comme disait Fela, mais qu'en est-il du gardien des lieux ? Il remue, digère, rumine, au sens nietzschéen s'entend, s'agrège au firmament de connaissances nouvelles... pour lui, conservant une ardeur de juste... mais pas trop, usant de déflexion ondulatoire dès que la pesanteur autour se combine aux rumeurs doxiques pour enfirouaper ceuss qui ont besoin d'un pasteur pour les mener aux pissenlits !!! Bref ya de l'escapisme assumé, une distance avérée, histoire de voir les choses de plus près !!! 

Oui avons maté le Super Rugby Aotearoa pour nous maintenir le cuissot, oui avons savouré les Blacks avec un Dan Cole du tonnerre matois et ressenti in petto tout les effets dynamisants de leurs transmissions collectives, comme, dit en passant, la gestion parfaite de cette virulente pandémie, puisque voilà depuis plus d'un an qu'ils batifolent sur leurs îles sans autre contrainte que la jouer unanimes et responsables. Ça peut chopiner sans masque, tamponner joyeux sur le green, mater en tribunes, circuler à leur guise en ville, montagnes et prés, bord d'eau maillot, sans pour autant disparaître de la carte du monde, bref, rien à voir, un fois de plus, avec le pataquès ambiant du reste global !!! 
Le simple qui sourd du bon sens est d'une efficacité redoutable, comme un bon placage aux chevilles, mais reste un art peu répandu. La nation Néo Zélandaise sans contredit demeure la meilleure team planétaire !!!

Les Bleus nous ont plu... même si l'en face était moyen ! Sommes ok avec l'entraîneur aussie Dave Rennie sur le rajout de Jelonch après son choc limite... le rouge, du reste annulé, n'a pas aidé aux envolées. Un Jaune s'imposait... pas les simulations !!! Bref...
Attendions des Lions acérés... avons vu un bel Itoje, des zantilopes fringantes... peu de cannes ardentes, au constat final, savates en chandelles, ennui en bretelles... de plomb. 
Ainsi l'air du temps ? © Le Pilier

05 novembre 2019

THANK YOU LEGENDS

On peut en effet remercier les All Blacks… le rugby étalon… tout tourne autour de leur hégémonie. Le monde s’y réfère… les vaincre une petite fois, hop immédiat, ça fait bien délirer la planète ovale. On spécule dans tous les sens, on s’enflamme, on tire des conclusions délirantes, on se gonfle, on se travaille, on reluis, on invente, on s'invente une destiné, on vise l'empyrée... bref et soit. ON savoure l’ultime victoire, on en prend parfois pour dix ans et plus à se remémorer l’exploit… c’en est un… sans contredit.
Qui peut se targuer d’engendrer autant d’effets ?Certes pas nos gallinacées...
Merci donc, une fois de plus à tous ces gaziers qui non contents de montrer la voie, enchantent les pâtis pour le plus grand plaisir des mateurs, nous inspirent, enjouent, dynamisent, voire enchantent le quotidien d’un souffle pour le moins exaltant. Plus que du rugby, une vraie philosophie !!!

Merci d’évidence à tous les adversaires qui se prêtent au jeu. Faut en avoir pour se mesurer aux Blacks. Encaisser des roustes à répétition, ça doit laisser des traces dans les citrons, des bleus de toutes les couleurs sur les croupions !!! Un sens du sacrifice sous tendu par une grande abnégation, une volonté hors norme, exacerbée par un désir sans faille… seul le rugby nous révèle l’essence même de la confrontation. Jouter plus fort que soi, si vous galvanise, vous autorise de fait à recevoir nos plus sincères appréciations.
Thanks all guys… on peut bafouiller à loisir dans notre coin, seule, dans le temps, s’éternise, la vérité du terrain !!! © Le Pilier