24 septembre 2007

LA PASSE SUD-AFRICAINE

Le grand sud qualifié
Week-end gagnant pour les nations du Sud. Certes ils jouent de petites zéquipes, mais jouent bien… il y a toujours à prendre… un entraînement grandeur mature, pour des gestes techniques savoureux. Les passes sud-africaines sont rapides et précises, les tonguiens ont de l’audace et des cannes, les samoans se sont bien tenus face à des Bifs, rassurés par la présence de Wilkinson… Bon joueur cet ouverture quand même, du niveau des zéquipes du sud. Sa passe est belle et son pied, même si pas total top, imprime sur le jeu des trajectoires savantes.
Les aussies ont séduit, les blacks nous ont ravi pour les raisons que l’on connaît.

Les sudafs dégrafent donc les tonguiens, malgré leur fougue et la nécessité pour Jake White, l’entraîneur Bok, de se refaire des couleurs en envoyant la grosse garde. Dès qu’elle rentre, l’espoir change de camp, le combat change d’âme…au final ils gagnent 30-25.
Mais quelle énergie, quelle maîtrise… des balles à fond les ballons caressant tout l’espace, les springboks lancés vous montraient, s’il était nécessaire, qu’ils marquent quand ils veulent.
Ho les belles ogives !!! Nous réconciliant avec cette vertu première de la transmission. Car ceux qui jouent le savent, une passe énergique vous propulse, vous accélère, vous vitalise…
Pas de ces ballots, ces bagages, ces colis qu’on décharge, ces paquets, ces sacoches, ces grosses poches... françaises trop pépères, sans jus ni saveur qui ralentissent un élan, non non, du vivace ballon à vous donner frissons.

Profitons du sujet pour vous livrer céans, ce brin d'interview du meilleur centre français, qui bien sûr ne participe pas à la compétition. Chipée ouvertement sur un site voisin, un journaliste confirmé, posait cette question au superbe Florian Fritz: "Quel est votre geste technique préféré ?" La réponse du centre se passe de commentaire.
" Le top, c'est une bonne passe lancée qui fait marquer mon coéquipier. L'art de la passe est superbement compliqué. La passe parfaite - elle est rare -, c'est celle qui fixe les défenseurs et libère l'espace pour le coéquipier, dans le bon tempo, sans lui faire perdre de temps. C'est, à mon avis, le geste technique le plus difficile à réaliser. Je n'ai pas un don particulier pour la passe, mais en travaillant, ça vient... "
Recte dicis l'ami, au plaisir de te retrouver quand la porte investira son petit bureau, puisqu'il sera demi-secrétaire d'Etat, comme nous le disions .

Revenons zaux Boks. Les échecs de Prétorius, le préposé butteur, ont permi aux tonguiens de coller donc au score. A ce niveau de compétition on ne peut se passer de savate.
Pourquoi devrait-on croire à la faiblesse des gros, quand ils ne mettent pas tout le turbo, qu’ils ne plient pas le match dès la première mi-temps ? Les tonguiens ont joué 80 minutes, et bien ! Nous reviendrons du reste, dans un article prochain, sur l’oscillant arbitrage qui influe réellement sur la couleur des rencontres en ne sifflant pas de nombreuses fautes, et permet ce genre de score audacieux.
En tout cas la victoire est acquise, et partant la sortie princière de la poule. On s’y attendait, comme les deux autres compères, du même sud hémisphère.
© Le Pilier

ESSAI MAL TRANSFORMÉ

Verres et prose
C’est le terrain, c’est la plaine, c’est le champ, la moisson chère à tous… C’est le lieu sacré des pignes, des marrons, c’est la soif, c’est la vigne et son cep biscornu, sa densité charnue, quand les corps se mélangent, s’entremêlent et se nouent dans la brûlante ardeur de l’ivresse et des coups. C’est l’espace vitalisant, le bonheur du ballon, la carpette à rebonds, pour ceux qui la foulent en courant, ceux qui la vivent en chantant, ceux qui l’entretiennent, la tondent, l’agrémentent, la sondent, la tourmentent... c’est la noble toison, c’est le gazon soyeux qu’on honore et savoure, c’est un coin de pâtis plus chaud qu’un petit four…

Une terre d’orgueil ouverte, symétrique, une emblavure verte entourée de gradins, un lieu géométrique, une couche, un coussin, c'est la houppe à Tintin, avec en chaque en-but pour marquer la limite, comme un front hiératique surlignant l’Horizon…
Deux H monumentaux, sémaphores des pâtis... un portail… des poteaux…un blason… des pruneaux... un tabernacle vide… c’est un but, une cible, un désir indicible… c’est le maxi bonheur, pour un drop, une fleur... une pénalité lointaine, une veine de cocu, un trophée de cornu… Un score pour lattes habiles, c’est le maître compteur, l’édifice gracile, c'est l'aspirant majeur.
C’est le rêve accompli quand y choit le ballon…
C’est la fierté dévote, quand aplatit Gaston…

Deux H gigantesques donc, première et signifiante lettre d’Hôpital, quand on y va trop frontal, c’est celui d’Hématome et du bleu qui fait mal… C’est le H affirmé de Sébastien Chabal, le héros, c'est le Graal du noble Perceval… Arg !!!!!!!
C’est l’Herbette enrosée par la sueur des corps, c’est un lieu pour les forts… Convoitise suprême, moelleuse et confortable… C’est un lieu protégé, ouvert mais redoutable… On s’y perd on s’y noie, c’est la piété suprême... C’est la joie, c’est la peine… sous les jupons d’Hélène…
C’est le H inspiré du Pilier qui délire et dit n’importe quoi…

Dessaoule le Pilier, c'est pas beau ta bafouille, cause plutôt du week-end et laisse tomber la prose…
Ok ! A suivre donc.
© Le Pilier

23 septembre 2007

BOULEVARD CLERC


Ben alors ?
Un rugby de tournoi ? Oui !
Un rugby sans éclat ? Oui !
Un rugby dont on a tout dit ? Ici ? Oui !
Un rugby mi-figue, mi-java ! Quoi ?
Un rugby moyen bras ? Pourquoi pas !
Un rugby sans essais ? Non !
Un boulevard, une autoroute, une dérouste proposée par Trimble, le jeune ailier irlandais qui cherche à contrer l’ouverture Michalak sur le grand côté et délaisse totalement son couloir ? Du quasi jamais vu ! Étrange ou stupide ? Où est Dempsey ? Il n'a rien fait !
Après longtemps donc…Clerc marque…lancé… c’est bien … enfin… mieux que dab… deux fois. Les zirlandais sont essoufflés, D’Arcy disparaît, O’Driscoll s’y colle mais vient s’encastrer, les verts perdent 25 à 3. Voilà.

Si on veux pas de ça, si c'est du rabat-joie, si le Pilier on aime pas, si des laudations ya de quoi... cliquez partout ya de tout !
Pour les bons côtés, les tricolorés, les zenjoués, les zagités...
Partout lisez la super défense, le retrouvé, la présence, l’appétit ouvert, le vrai mieux, le moral d'enfer, le beau jeu... de l'audace, du boulot, du vivace, le turbo…
Ya de quoi, partout… du blabla… ya de tout... pour papa…peu ou prou... Pour papy, du pas mal... pour Sophie, ya Chabal.
Sinon ici choisissez votre postulat… et pensez ce qu'il vous plaira.

A suivre, les belles passes de Tonga vs Sud-Africa...
Bifs and the vital win over Samoa...
© Le Pilier

21 septembre 2007

AUX ARMES CONCITOYENS !

Les verres gagnants !
Postulat premier. L’artiche est totale maîtresse. Les zirlandais perdront. C’est déjà convenu…Beaucoup trop de flouze en jeu… C’est la cata si on nous bat…Un économiste dans un journal connu du jour parlait de l’abbé Rézina… si on perdait. Que vient faire l’abbé dans cette histoire, sinon une messe pour les défunts ? Une homélie pour nos lardons ? Un Pater, un ave, un bénédicité, quelques grâces pour aider le digestif du repas d’après match ? Notre président Sarkozy vient de recevoir le premier ministre Irlandais… Pour quelle générosité ? Les bleus gagnent 
Postulat second. Les Zirlandais peuvent perdre ce match et sortir quand même de la poupoule, avec un œuf de qualification. On peut s’entendre… Les bleus gagnent. 
 Postulat troisième. La copine d’O’Gara, qui parait-il a des problèmes de cœur, s’accroche et lui fait un signe dans les tribunes, genre coucou suis là ! Vénère le vert, car il veut plus la voir en peinture, perd pieds et pénalités… Ses copains les verts, sont verts… car solidaires, et déjouent. Les Bleus gagnent. 
Postulat quatrième. La copine d’O’Gara, qui a parait-il a des problèmes de cœur, se trouve un plus costaud, un plus beau, lui fait coucou suis là, des tribunes. Vénère le vert, car il peut justement pas blairer le bellâtre, perd pieds et pénalités… Ses copains les verts sont toujours verts, car solidaires, et déjouent… Les bleus gagnent. 
Postulat cinquième. Les bleus jouent bien. Tient ! Gagnent. Bien!
Postulat sixième. L’artiche n’est pas maîtresse de tout, on se le joue vraiment au bras de fer, avec équivalentes potions… Le Pilier recroit au grand Elvis. Bleus ou verts sortent vainqueurs, on entre dans une nouvelle ère... 
Postulat septième. Les zirlandais retrouvent leur rugby et nous plient. Les bleus sont verts. Les verres sont gris et les verts rient…. 
 Postulat huitième. Sarko, qui a déjà scindé le secrétariat de la jeunesse et des sports en deux, préfère vraiment les femmes et fait lire aux Bleus un sermon de Boileau !!! Les Bleus n'en peuvent plus... la porte s'ébranle. Les verts gagnent. 
Postulat neuvième. Les girondes admiratrices du Pilier détournent son attention pour de savantes analyses, ingénues fluxions, enjambages, sans ambages… allumé de chandelle, abreuvage des sillons, comme dit la chanson. Dés lors, de passion dévorante épris, dans un élan majeur, un cri, le Pilier citoyen s’exclame : « Allons zenfants… » Le Pilier perd la tête, les Bleus aussi.... 
 Postulat dixième et conclusif. En somme substantielle, et vertu des libertés qui nous sont octroyées, quelque soit la façon, les chansons, les jupons, les gobelets tinteurs, la prétentions altières des grands pronostiqueurs… Les verres gagneront... et le trèfle perdra, c'est comme ça !!! © Le Pilier