14 janvier 2010

INVICTUS TERMINUS


« Question rugby c’est nunuche, archi zéro, tarte au vide, beignes sans mousse, sous tampon, mâche ronron... question le reste c’est démago-bijou comme tu l’avais annoncé Ô clairvoyant Pilier... »

En substance yavait ça dans la boite à mail. Un ricain qui veut filmer du rugby hé hé... autant demander au Pilier de filer au rouet avec des moufles...  de tailler des lapis-lazulis avec une masse de forgeron. On savait ça, comme dab, pas d’erreur possible en matière esthétique, Clint c'est du vent de cinocherie !!! Pas moins. Bon ya une flopée d'analphabêtes ramollos qui commencent déjà à encenser la perf des zacteurs... ouarf ouarf... Damon avec sa muscu bien à l'huilé ( beaucoup plus de gueule l'authentique Pienaar kan même, ya pas foto), Freeman avé sa couleur toute indiquée... bref du tralala popu pour ceuss qui mâchouillent du Hollywood en croyant se muscler les mâchoires et s’imaginent prognathes solides et respectés des pâtis, dès le paquet fini. Arf !
A chacun sa catégorie, 
ya d’la place pour tous en Démocratie.

Non, les news du moment c’est tout dab la suspension revisitée de Dupuy. Génial ! Dans son p’tit fluctuat il est généreusement gratifié d’une remise de peine... écope son rafiot de 23 semaines de croisière au lieu de 24... Hé hé ya d’l’humour chez la mère Athéna.. bien la peine de faire appel. N’a qu’à archi bosser son pied après tout, ses passes, et revenir tout frais hyper neuf à la rentrée prochaine le gazier. Pis tiens, conseil culturel gratos du Pilier, peut mater la légende du grand Judo du maître Kurosawa... et les hommes qui marchent sur la queue du tigre... du même, en attendant, peut pas lui faire de mal ça... plutôt que pleurnicher sur son vilain sort... pourra lire aussi les Essais de Montaigne... eu égard au signifiant bien sûr... et ce qu’il y a dedans !!!!!

Autre mauvaise nouvelle et pas des moindres, Barcella is out pour le tournoi !!!! Touché aux bretelles croisées du genou semble-t-il... ça rigole pas là... y’en a pour des semaines... quand est-ce qu’on leur greffe des ligaments en fib’ de titane à nos gaziers ? On peut gonfler du cuissot, du mollet, du tri, du bi, du ceps... mais les raccords ligamenteux restent toujours les mêmes... ya problème... comme une antinomie retorse dont on cause jamais.
Pas de visa lui non plus pour le tournoi donc. Certes serons au cœur de la mêlée durant les joutes nous, mais l’histoire nous apprend qu’un seul Pilier n'est pas suffisant pour tout supporter. On croyait avoir trouvé un compagnon de joug, pousseur plus loin des bouchons tradi, voilà pas qu’il se dézingue et nous laisse pour le coup un rien solo. Bon, avons l’habitude... on assume toussa... comme dab... souhaitons lui juste bonne retape et retour sur l’herbette avec des intentions bien fermes.
© Le Pilier

12 janvier 2010

PLUS SUS QU'INVICTUS

Le vrai film de Mercredi
D’la guimauve d’Eastwood sur les zécrans des salles obscures pour demain donc... des soldes aussi... époque spéciale tout au rabais, carottes, chaussettes à pieds, tourniquette, repasse limace, draps qui chauffent, pistolet à gaufre, chasse-filous... navets, canon à poux, brosse à menton, ordi à pistons, du rabais du rabais... jusqu’au ciné. N’avons pas vu le cartoon... d’évidence. Et puis pas trop nous ça la politique Bambi servie au démago-bibi... ni du reste le rugby simili. Bref.
Demain toucas, le gros sus d'Invictus, c’est surtout la commission d’appel du gazier Dupuy qui va tenter d’alléger sa peine afin de reglisser sa viande au plus vite dans la capotine de tunique croupion, rose bonbon du Paris des copines. Pas gagné... ni perdu. Parait qu’il en a gros sur la patate d’un si long placard... on peut comprendre... saison cuite, plus d’herbette, de crampons, de châtaignes, d’EDF, de télévision... une réelle punition. Et puis les Royalistes n'ont plus de demi de mêlée diplômé en réserve... la fin de saison s'annonce problématique.
Question sérieuse actu on voit que ça, alors on s’étendra pas. Asp !
© Le Pilier

05 janvier 2010

INVICTUS : SOL LUCET OMNIBUS*


Hollywood Rugby
Un movie tout frais sur le quinze, filmé par un amerlock, honnête, bon samaritain dans un monde de brutes et de truands, tel ses films le présentent... acteur, réalisateur, légion d’honneur, président de jury, papa, la panoplie holly... un p’tit film donc de Clint Bois du levant, le gazier du réveil matin zénithal, véridique Eastwood, va sortir sur nos écrans ce 13 Janvier 2010.
Une première cette toile sur le XV, plus sur Mandela d'évidence, mais avec de l’Afrikaner François Pienaar jouant de vrais faux morceaux de rugby semble-t-il, en la personne de Matt Damon qui sur l'affiche pour le coup ressemble comme une goutte à l’emblématique pitaine Boks, vainqueur de la Coupe du Monde 1995, comme savez sans doute. Matez la bande annonce ya même un brin de Jonah Lomu, en plus minet, qui mime une percu... à la deuxième minute zéro une, exactement.

Les films d’Eastwood sont toujours un peu mous... jamais navets, mais pas trempés... mignons sans Apollon... trop démago-bijoux pour nous... divertissants quand ya plus de bœuf à croquer, qu’avez prêté vos Kurosawa à la voisine en vue d’affinités... qu’il reste quelques Vico sur l’étagère, peanuts et choco... fond de Krö... que Martine fait son tricot chez sa mère, que le clebs est sorti, le chat nourri... la mouscaille endormie... bref que le Dimanche est bien fini avec d’authentiques moments d’ennui.
Bon, là sommes curieux de voir comment il nous filme le rugby avec ce casting de danseuses le ricain... une première quand même... Mimer du ruck et des tampons devant une caméra d’Hollywood, avec de vrais gaziers des pâtis ? Savons pas, mais sans doute... à part la starlette Damon bien entendu... à voir l’effet.
Le film : Invictus... (Invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible...) titre éponyme d’un poème de William Ernest Henley, écrit suite à l’amputation d’un de ses arpions.
Ci-joint les vers authentiques et leur trad littérale.
* Sol lucet omnibus... le Soleil luit pour tous...  
Tous égaux devant Dieu
Prenez du bon temps
Bronzez sans entraves
Jouissez   
© Le Pilier

INVICTUS
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

La trad

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin:
Je suis le capitaine de mon âme