06 décembre 2009

DES EAUX DE PLUIE

Mémoire presque retrouvée, sommes en quarantaine pour ne rien refiler à nos électives compagnies. Assumons pleinement ce retrait nécessaire et silencieux bien qu’il nous semble entendre parfois, par moment, entre deux souffles, posé le son diffus et timide de larmes passionnées à nos portes résolument closes...

Le ciel lui-même emperle nos transparents vitraux de sanglots longs, dessinant sur la matière froide autant d’appels, figures intraduisibles si l’on ne pige rien aux symboles Japonais........ aux élucubrations de la Matrix........ à moins que ces plaintes en chapelets de pluie pressantes, litaniques, itératives, infatigables, pis qu’éponges des mers profondes s’écrasant sur nos vitres, ne soient le fait de Normandes bovines, flotteuses comme des Zeppelins s’amusant dans une ruminante ronde à vidanger l’azur. En somme il pluie... dans notre tête aussi quelque chose de bien étrange... même si tout re semble se mettre dans l’ordre des choses d’avant. Aimerions bien revenir au pré mais une force ineffable nous en empêche...
© Le Pilier

03 décembre 2009

PILIER SAUVÉ DES OS

De retour 
Étions plutôt gaillard, trois matchs enquillés sans broncher... sans remplacement, adjuvants, ni susucre candy... pas même une chopine avant la dernière baston... pour dire simple avions beau jus encore au Samedi finissant... même après la dérouste des Bleus... belle mine gardions, moral optimal.
Une performance somme toute à la mesure du gazier, rien d’extra quand on connaît la bestiole, mais toute performance a son retour de bâton, tout sommet son revers descendant, avons finalement payé le prix fort de ce tel dévouement. Une sournoise entité maligne, probablement au sortir d’un énième ruck, s’est impatronisée en notre huis corporel pour nous frapper furibonde de toute sa fièvre, la petite vertu, nous laissant sur les rotules en un rien de temps, vide de tout, essoré, limé, ruiné... l’abattis comateux, le pouls en sur régime, la cabine sans toit. La grippe, puisqu’il faut l’appeler par son nom, pas très sexy mais ardente comme un brasier, mit fin à nos zébats es pâtis, en commençant sa danse et son envoûtement. Pour ne rien cacher avons bien chargé. Hyper ramollo au Dunlopillo, un vrai Miko sans bâton dans un fourneau... couché affalé, chamade battions, timbré, flouté, frappé quasi tremens... que bon au roupillon, si une soutane était passée par là avec sa bible et sa calotte, sûr qu’on lui balançait tout... en espérant une remise de peine, un p’tit sursis. Bref, ça sentait le sapin tellement ça chauffait du cassis. On s’est cru cuit.
Mais le divin et ses copains célestes n’ont visiblement pas sonné l’arrêt des bastons, et semblent même nous gratifier de quelques prolongations... sommes resurpied même si bien coton, et d’une raison aussi pure que le souffle renaissant.
Ne savons si c'est la nouvelle grippe de luxe qui nous a envouté, n'ont pas fait les examens aux urgences quand ils nous ont transporté vaporeux... en revanche savons que le Doliprane 1000 fait tomber la fièvre, qu'il n'y a quasi que ça, qu'il faut se laver les paluches, porter un masque 48 h encore après la fin des symptômes, ne pas se formaliser d'être mis au rebut même par l'entourage... normal zêtes conta-minable... faut la jouer perso pour le coup, rester solo dans son coin, pas faire le partageur là, le gamin... puis aérer la piaule... au bout du compte si vous vous en sortez, possédez un super vaccin sans avoir besoin de faire le petit train moutonier, ni tâter d'la seringue.
© Le Pilier

02 décembre 2009

ENFER ET DOLIPRANE

Sommes dans la fièvre ardente. Abattu... de partout. La grippe atteint notre carafe, nos arpions, nos articulations... ça sent le plumier. Si résistons à ça, retournerons au pâtis pour un bilan d’automne... Sinon : Requiem et fin.
© Le Pilier