28 février 2007

LE PILIER ÉDIFIANT... suite



Cognez tambours !

D’aucuns attentifs espèrent la tenue, en ce lieu reconnu dénigrant l’amorphose*, de l’ardente promesse en ce texte chantée. Ici.
Le titre, ou cet appel « Oyez ! Oyez ! » voué au cyberflux, à l'annonce d'un don, se plait à croire fortement à sa durée sonore, au regard étourdi de moult correspondances reçues, attestant que l’oreille veut son petit écot, la suite en somme des jouissances suscitées, des saveurs assurées…

Curieux devant la toile attend sa récompense !

Désir légitime s’il en est, passion, frais, onirisme gonflé, titille, praliné… autant de gratifié, simple, de propos engageants nécessaires à la vie, à l’entretien de l’insatiable espoir que le ton du Pilier paterne vous délivre et gratos !
Une offrande modeste, pas moins originale… du charmant, peu banal, du ravi, du lustral, devant l'apparition
d’un grand moment d’actu !

Voilà ! Fi de crainte, de déçu ! La promesse sera tenue, croyez-en la chanson, avec ce trois fois rien de retardatif inhérent à tout grand dessein, à toute grande cause, mais inondant la lippe avant croqué du plat.
Encore à paufiner l’équipe se démène comme en fin de chantier, quelques touches sont à mettre et des fleurs au panier…
Vous en aurez pour tout ! Les pupilles, les papilles, les mains, les pavillons… les pieds, les goupillons… l'occiput étourdi, le fin gourmet, la vie...
Gros bras ou Falbala de la place y'en aura... et le choix de dire
OUI, le Pilier est ainsi !

Lecteur, encore un effort pour être républicain !

Le Pilier
donc annonce, à nouveau tambourine, la venue de l’énorme, du superbe, du beau en vue de libations, en la saison d’automne, la saison tendre... alcaline.

Sous peu.
Ici. Là.

Le Pilier surprendra.

*Amorphose : pathologie du mou.
Être amorphe… frappé d’amorphose.


© Le Pilier

FRANCE GAGNE


Rouge voit bleu

Plutôt bien… vigoureux… Ripolin…pas laiteux… Devant solide… même si… pas bolide… pas piteux… c’est tant mieux !
Mignoni !… Pas la classe… trop failli… trop mini… on oublie.
Skrela moins better cette fois... hors les pieds, transformés.
Dominici… Rebondisseur… pile à l’heure… pas frileux.
Volontaire… tutti free.
Cinq avants... Tonitruants...
Troisième ligne pas surpême... mais quand même...
Derrière du mieux... plus visible ce bleu.
Correct en somme… comme on sait… peut bien mieux.
Pas béton…pas quand même… mais pompon… le chelem ?
Enfin… quoi ! Bon degré… moins douteux.
Soyons pas pou… contentons-nous...
Le quinze des bleus a bon teint si on compare aux européens... pas encore du grand jeu.
Except l’Irish dans l’hémisnord, c’est quand même pas du super fort…

Une foultitude de sots se plaît à parler d’un début de match cata pour les blous… Inanité !!!
Prendre deux essais au quart d’heure n’est pas une tare ni un malheur. Quand on est capable de se ressaisir sans panique et prompto, face à des rouges au vent poupeux, faisant beau jeu, c’est qu’on a du ressort, de la confiance, du remue fort, ménagé, affirmé. Pas du précipité mais de la montée en pression ajustée, certes avec libéré perso que Dominici actionne, mais c’est de bonne augure quand on sait encaisser sans broncher… Matez les Blacks, ils savent tête garder quand dominés au score, c’est ça la force peinard, le renversement qui choque les trop confiants d’être devant.

Les Gallois marquent trois beaux essais… améliorés… mais faut virer Stephen Jones fissa.
Les flankers Popham et Williams toujours supra, Hook très bon sera grand... avec Shanklin meneurs avisés des lignes arrières. Plus collectifs leurs essais et finement menés…
Ont souffert devant... Les deux premières lignes Françaises ont pesé très lourd... Le match s'est gagné là.
Score final équitable 32-21.
Belle reprise en main des hostilités donc par les bleus, le Pilier note, encourage, partageux pousse aux clap hands, même si … même si…

Et pour demain chez les Tommies ?
Wait and see !

© Le Pilier

25 février 2007

CROKE MONSIEUR SOUS LA DENT


Tels qu’en eux-mêmes enfin…
ce bel esprit nous change…

Une leçon de civisme, de politique conciliante, de rigueur volontaire, d'esthétique ovaliste…
Les Irlandais, public et joueurs, nous montrent un tel esprit, si rare en notre sphère que proposer lauriers n’est pas mince reconnaissance ni exagération.
Ce peuple de Rugby mérite qu’on s’y attarde.

En ces temps belliqueux aux incitations douteuses que les journalistes de peu agrémentent de salaces considérations, il est bon de noter les vertus d’une foule exemplaire faisant la part des choses, ne se vouant qu’au jeu dans un élan festif de chants, d’allégresse, plein d’égard pour l’adversaire, à faire moisir de honte les simples supporters ne voyant pas plus loin que la couleur du drapeau qu’ils agitent.

Superbe match des Irlandais donc qui n’est pas sans nous laisser dubitatif eu égard à cette défaite contre les bleus, surtout l'entame molle, qui reste pour nous un mystère, si l’on considère leur régularité depuis l’automne, leur montée en puissance, leur rugby stratégique, rigoureux dans sa forme, élégant dans son esprit, ambitieux dans sa quête, digne des grandes nations du sud.
Le malin fiduciaire a-t-il par quelque sournois artifice que la probité réprouve orienté le cours des choses ? Un péculat ondulant sous table négociable aurait-il alourdi ce trèfle moins zélé ? Spectacles profitables, économie tonique, atouts consubstanciels pour une CDM en nos terres d’icy sont-ils seuls mamelons nourriciers d'une ivresse gagnante ? On vend plus de maillots et de colifichets quand gagnent les Français ?
Certes il faut exciter la nation cocardière, parait-il endormie, avant l’évènement majeur de cette fin d’année... Si nous étions ratatinés en cet automne des chrysanthèmes, today rien n'est de même... Pouvons gagner... Faire croire c'est déjà faire faire... des amplitudes au porte monnaie...
Alors voilà ! Valeurs dociles se pénalisent devant l'€uro nécessité ?
Le Pilier n’a certes pas réponse, mais reste suspensif.

Qu’importe ! Les Irlandais produisent un rugby de qualité majeure, renvoyant les Anglais au rang modeste de peut-faire-mieux, dans cette arène vouée parait-il aux seuls jeux gaëliques.
Comme le conseillait le Pilier dans son article du 20 février
"CROKE PARK... SUITE ET FAIM ! " sis en ce blog modeste et génial, un pré c’est pour jouer et l’histoire reste encore à écrire… à trop s’encombrer de nos erreurs passées, de symbolique amère, on oublie qu’aujourd’hui tant de choses restent à faire pour mériter ce titre simple « d’évolution » quand mille de nos actes signent son démenti de lourde involution.
A bons entendeurs…

Les Irlandais ne sont pas tombés dans ces travers rancuniers. Pas un sifflet pendant les hymnes, pas de huées quand le métronomique Wilkinson de son pied gauche enchanté engrangeait quelques modestes points pour son équipe pâlotte, pas encore dessoulée semble-t-il de son titre suprême d’il y a quatre années vieilles…
Convalescents de l’après cuite par trop durative, les bifs ont fait figure de croque monsieur face aux Irlandais affamés de jeu.
Que dire sinon, un match parfait ! La classe Irish a subjugué !

Le Pilier ravi de ce moment unique en laissera le décortiqué analysant aux plumitifs légers qui sévissent ça et là sur la toile encombrée, aux papiers sur titrés, ne gardant que le sien, en rouge à surligner.

Merci les verts, gloire et santé !
© Le Pilier