Deux zavions de ligne qui frisent la coiffe du stadium DHL du Cap à quelques mètres de la fournaise, juste avant le kick off… un ‘tit spray de kérosène sur le pâtis et les trombines exaltées pour accompagner les fumigènes aux colorants bariolés, et hop, la joute peut commencer dans une ambiance pour le moins exaltée. Les poumons de concert, gonflés d’un surplus d’excitation, égrainent les dernières secondes, 3... 2... 1... zéro !!!! Coup de sifflet net… c’est parti pour le deuxième opus de ce qu’ils nomment « la plus grande rivalité » du rugby… du coin !!!
Pour la suite… ennnnnnuitude profonde et sereine… un rugby poncif, poussif, défensif… plaintif, propice au roupillon !!!!
Pour figurer l’abattement de la « greatest rivalry », on peut imaginer que les deux monstres sacrés du rugby se sont retrouvés enfermés dans une mécanique à produire du déjà-vu de trop attendu : deux murailles, deux troupeaux de colosses, et la gonfle, pauvre objet théoriquement ovale, condamné à servir de prétexte à la collision.
Ainsi, pendant que les commentateurs répétaient « Rugby’s Greatest Rivalry », quelque part dans les tribunes imaginaires de notre tableau, un lion s’était endormi, une tortue attendait la prochaine mêlée et un goéland regardait le terrain avec l’expression de quelqu’un qui venait de comprendre qu’il restait encore vingt minutes.
Pas une seule attaque digne de ce nom chez les Blacks… savent pu le faire… par moment étaient tous regroupés dans un espace restreint… à côté d’un terrain totalement vide. Ça copinait pathos… lourdos… savamment bien craignos !!! Dès que le cuir sortait d’un ruck ou de la mêlée, on savait exactement comment ça finirait !!! En face idem… ne misent que sur deux figures majeures… on va pas leur demander de nous zépater. Bref et soit… score 33-26... c’te bafouille anémiée est de fait, à la mesure de ski s’est produit. Sorry !!!!! © Le Pilier