30 avril 2012

CLERMONT OUT !

Eurent pu... mais n’ont pas !!! Absents durant 35 minutes dans la seconde période, ultra désorganisés... papillonnant, aléatoires, mal inspirés... tous parfois rassemblés autour du cuir comme des amateurs... les Jaunards ont quand même bien failli remporter la mise dans les dernières minutes, par le matois Fofana, qui hélas pour eux n’a pu aplatir correctement dans l’en-but. On se réveille souventefois sur le tard sous nos clochers... mais un cratère endormi ne fait pas un volcan !!! Victoire donc du Leinster, certes de justesse, mais victoire quand même... avec un essai à la clef... alors que les jaunes, eux, grâce à l’habileté de James n’ont passé que des entre-perches. 
Ce dernier du reste nous pose toujours un problème. Capable de prendre le trou sans contredit, ne possède absolument pas le sens des trajectoires, de la transmission après « l’ouverture ». Sur sa percée majeure, jusque dans les 22 adverses, le gazier repique sur la défense alors que Fofana, lancé pleines cannes, sans opposition était à ses côtés sur la gauche. Récurrent chez 
« branque James » ce genre d’attitude. On peut même dire que ça ne sert quasi à rien une percée qui se termine en gaffe... ça déçoit, afflige... voire même vous fait perdre le match !!! Hé hé !!! Certes ne les avons maté que peu de fois les p’tits jaunes, mais, fait du hasard, avons constaté cette faiblesse à chaque prestation... de même que les passes imprécises de Parra. Quel empaf çuila... au moment où ça doit gicler, les jaunes dominaient... vous envoie le cuir n’importe où... raz du pré, sabotant l’attaque. Ibanez au micro relevait la chose, sans appuyer... tisane oblige. Impardonnable à ce niveau de la compétition... un pro qu’on dit. Mais qu’il travaille son geste foutredieu ! Attention, ce n’est pas arrivé qu’une seule fois... ça devient même un vrai stylème chez lui... puisqu’il nous gratifie de ce genre d’incomplétude même en EDF. 

Sinon, un vrai plaisir de revoir le père retraité Sivivatu. Des petits gestes techniques le gazier qui ne se produisent jamais chez nous, en hexagonie... un vrai plaisir... comme cette petite tape toute simple sur le bras d’un adversaire pour lui faire tomber le cuir... arrache même des ballons dans les rucks... des appuis d’enfer... des passes dans des mouchoirs... tout comme le jeune et prometteur Buttin du reste qu’avions découvert en fin de tournoi et dont le souci majeur est aussi la transmission, chose normale direz-vous, pas évident si on regarde ces bourrins s’emplâtrer dans la défense, tomber, provoquer du ruck... mais surtout ralentir le cuir. Lui, semble avoir de la tête... à suivre donc sur les pâtis avec attention. 

Le Leinster de son côté possède une troisième ligne Jenning, Heaslip (le meilleur quasi, Européen à son poste), musclor O’Brien... du tonnerre de Zeus. Un arrière international impec... Kearney... instigateur de l’essai, réussissant un drop de 45 mètres superbe, mettant son équipe à l’abri d’une pénalité adverse. Sacré gonze ! Un Terminathorn impeccable en seconde poutre... un Black pardi !!! Ces deux gaziers (Sivivatu & Thorn) qui passent gentiment leur retraite sur nos petits pâtis, nous permettent d’apprécier leur niveau technique bien supérieur à nos joueurs d’Europe. Dans ce sens c’est intéressant de les voir s’ébattre chez nous, même si, comme le savez, sommes contre la venue des grands gaziers du rugby en nos terres d’icy. Bon, à la retraite... limite ok... mais pas plus. 

Une finale chopine Heineken pour gros buveurs de houblon... 100% Irlandaise donc... du jamais vu ! Pas de Français en course évidemment... notre rugby de clocher, tel qu’en lui-même, limité, inconstant, se rassure en Top 14 avec de grands joueurs étrangers pour nous soutenir... à l’instar d’un Wilkinson qui une fois de plus par un drop de dernière minute envoie les Toulonnais en finale du challenge Européen ! A quand un Top raccourci, 10 équipes maxi... voire même une seule grosse compétition européenne... pour ne pas user nos gonzes dans ce rugby de village et sa pléthore de rencontres ? Pas demain la veille mon colon... bien hélas. Vont nous les épuiser nos gaziers, à l’image de Julien Bonnaire sorti avant la fin du match, bien fatigué par une saison qui n’en finit pas de se terminer. Arf !!! Parait même que certains fadas voudraient faire un Top 16 !!! Ben voyons !!!
© Le Pilier 

10 avril 2012

TOULOUSE... TO LOSE

Douche Ecossaise
Toulousains donc out de la chopine Heineken !!!! Bon, en même temps pas de Pilier en soutien... tout juste si avons maté 20 minutes de la rencontre. Ach ! Pour constater une désorganisation frappante, bordélique... impuissance notoire des occitans devant les jeunes blondinets d’Edimbourg pleins de fougue et d’envie... qui pour le coup ont vaillamment gagné leur premier ticket demi finale. Qu’avons-nous vu d’autre ? Un Jauzion pas à sa place... un Beauxis qui balance son cuir jamais au bon moment... envoie ses coéquipiers au casse-pipe... se faire tamponner par l’adversaire. Ses courses balle en main de travers plombent l’attaque... bref avions remarqué ces lourdeurs durant le tournoi... mais là... du magistral... ne s’arrangera pas le gazier... on l’assure. Pas la vista transmissive quoi... arf... à ce niveau c’est un gros défaut ! Score final 19-14... pas volé !
© Le Pilier

20 mars 2012

HOMMAGES AU GRAND DAVIES

Supers héros
Le rugby pour un môme est constitué de héros. Genre de gaziers phénoménaux, surhumanité que l’on s’empresse d’imiter durant la guerre des ballons. Serrer la pogne d’un géant Spanghero à la sortie des vapeurs d’un vestiaire, encore dégoulinant, filer une tape sur l’épaule de Maso sur un pâtis narbonnais... saluer le double mètre biterrois Estève sur un bord de méditerranée... fantasmer sur Gareth Edwards... beaucoup de jeunes ont rêvé de ça, avec d’autres noms au panthéon. Quand jouions au rugby sur le pré ou durant la récréation dans la cour de l’école, à même le bitume... pantalons troués... tabliers déchirés... chacun portait un nom emprunté. Ces fabuleux gaziers, partie vibrante de notre imaginaire, faisaient office de super héros... nos X-men à nous... s’approprier leur nom était un peu posséder de leur force, sinon leur courage, leur souplesse, leur vista. Devenir aussi fort qu’eux était notre intime désir, le rugby d’un lardon est aussi fait de ça !
Une amitié de jadis, camarade de joute et solide gaillard s’affublait même d’un gros bandeau de tissu blanc sur le caillou, découpé dans un drap décomposé, pour ressembler à son idole Mervyn Davies, le troisième ligne Gallois fluide et grand sauteur de cette fabuleuse équipe du poireau, qui remporta pas moins de sept tournois d’affilé, de 69 à 76... dont deux grands chelems ! Le Pilier au souvenir limpide de ces années bourrées de coups, d’idoles immortelles, saluant son camarade d'empoigne dont il a perdu la trace, rend hommage au grand Davies disparu il y a cinq jours après une longue maladie, probablement envolé au panthéon éternel du grand XV... l'empyrée du rugby... des moutards ! © Le Pilier