24 février 2011

CRAZY HORSES

Que le Pilier dans cet élan badin, figurant certaine excitation avant le Crunch annuel, s’emploie pour motiver la troupe à balancer quelques vers de râble hyperbolique, sans pour autant atteindre les cimes Delphiques, ni rivaliser avec les maîtres du genre épique... que de fait, à surseoir notre astiquage ciblé on délaisse un instant la fonction nécessaire, ne saurait faire croire que le calot critique s’aveugle derrière cette passion naïve soumise à l’agitation du tricolore fanion, annihilant toute froideur qu’un esprit bien tempéré en passe de conquête, se doit de perpétuer, quelque soient les remous de la pré-réalité... surtout quand la baston est là, que l'assaut est tout proche. Arf !!!
Qu’on divague, qu’on s’enjoue, qu’on feigne l’espérance, ne taira pas non plus qu’un désir de victoire n’est point en l’orbitale conscience du gazier, bien que, plus que trophée, nous importe la forme, la manière, le progrès... maîtrise dans la durée. En somme, sans dépaler de notre voix critique on diminue la voile juste avant l’ouragan. Un temps pour tout.
Etions de cet état quand un gonze avec qui partageons des regards pour les kicks off majeurs, nous apprend que les Bleus, pour se distraire un peu, en groupe vacancier sont sortis pour mater les gisquettes légères du Crazy Horse à plumes, un soir décompressif. Oups !Tu parles d’une prépa... non mais, bonjour philo... le culturisme beauf pour des citrons minus. C’est pas ça qui va faire progresser notre quinze. Fada les canassons, vont y paumer du jus en sus de s'abêtir. 
Une troisième mi-temps 
avant même la joute ?
Mais bordel ya des milliers d’activités plus propices à l’éveil... à la préparation... à la concentration... la fluidité acerbe du transit neuronal... à l’affirmation d’un logos percutant... à l’emprise intentionnelle de la conscience mûre sur l’incertain demain ! Oups ! Déjà question carafe, qu'n'ont pas le feu sacré. Yaka les écouter... feraient mieux de se taire... pas des fusées les gonzes... des parangons d'esprit...  sont plus près de l'enclume que du fer Nietzschéen... toute une éducation à faire en ce domaine... et ya taf, on assure... ça peut pas nuire au jeu que cultiver sa tronche !
Que l’hors pâtis ne soit notre tasse de thé, va de soi... mais que les gonzes se divertissent dans ces boites légères avant le grand combat... non non, on ne s’étonnera pas après que
ça flotte au paquet... que les Bifs plus Spartiates remportent une fois de plus la bataille du Pénéloponnèse... ouarf !!! Une loi proposons pour mettre un terme à ça. N’auront droit aux fringantes mousmés, que les vainqueurs du pré... mais avant : abstinence et fermeté. Tous consignés dans la chambrée à lire des bouquins pour le maintien premier... les pieds, le machin, le râble les cuissots, ok, mais jamais sans la tête !!!
La détente aux gisquettes... après l’échauffourée !  
Et encore, si victoire.
Sinon rien ! Tsoin !
© Le Pilier  

23 février 2011

PLUME A BASTON

Alexandream
Que le raisin inonde les tuniques tommies,
Sous les coups martelés de la troupe ennemie,
La couine a des pâleurs sous le maillot diaphane
Et la rose s’étiole, elle plie, elle se fane...
L’épine se ramollit, l’ergot du coq se pâme
Ferme, impitoyable, éventre Twickenham !

Ouarf ouarf... Poésie de vestiaire dans un rêve improbable. Délirant, mimions le grand poète des légendes saignantes du siècle Alexandrin... tsoin !!! Prémonitoire cet élan poétique ? A voir...

C’était la nuit dernière sur le Dunlopillo
Le pilier entouré de ses deux nymphes, au chaud,
Rêvassait de chicore, de baston poétique
Sur la luzerne en feu de l’île Britannique.

La couine éperdue, dans un râle profond
Supportait vaillamment l’assaut de nos gaziers...
Mais nos rucks intraitables comme des éperons
Pourfendaient sans répit la reine surchauffée.

Sous les ondulations de la croupe solide
La sueur inondait le sol brûlant, torride...
Un nouveau jour brillait, la terre était vivante
Twickenham pliait, le cœur plein d’épouvante.

Se rebiffant timide de pâles javelines
Ne traversaient pas même l’azur de nos poitrines...
Le Bleu était partout, monstrueux, intouchable.
Comme un aigle en son aire d’un œil impénétrable
On dominait la plaine et le soleil brillait... yeah.

Mouais, bien beau le sommeil d’Austerlitz et sa poésie lourde mais l’espoir n’est pas tout. Faudra sortir la tripe, le bicorne, l’épée... ne pas se contenter de faire la tortue avec ce pack bien lourd, les roses Bifs nous attendent en gare de Waterloo... avec ferme intention d’repiétiner Napo ! Hips !!!
Gare aux Gorilles !!! 
Assaisonnons l’histoire 
de ce chant national, que la garde ni ne meurt, ni ne s’ébranle... mais laisse sur le pâtis une empreinte bestiale. Que les bras, les cuissots, les carafes, le cuir, composent une victoire comme une trompe épique claironne dans l’azur...
Ô bastons ! Ô dragons qui dans l'ombre nous lèchent...
rayons le ciel immense d'un ouragan de flèches... Ouarf !!!
© Le Pilier

22 février 2011

LIEVREMONT / LE PILIER... INTIMES !

- Driiinnng... Allo ... Pilier ?
- Yes... tiens salut Marco...
- Tu exagères avec tes critiques, t’arrêtes pas de m’astiquer... de javelliser les Bleus...
- Mouais... sommes juste soucieux... patriote quoi... et puis comme on dit... qui aime bien... tatata. Veillons au grain, voilà tout !
- Tu pourrais apporter un peu de levain alors...
- Ben mazette c’est ce qu’on fait non ? Tiens regarde... t’as fini par mettre Médard en 15... tu mets du temps mais commences à piger... Clerc à l’aile... pas mal...
- Ouaip j’ai suivi ton conseil en effet... mais je sens que tu vas encore t’échauffer sur Yachvili... suis sûr de ça... sinon Chabal...
- Pardi... t’as pas mieux dans les cartons ?
- Tu causes toujours de Dupuy, mais son pied est trop incertain... dernièrement n’a pas brillé avec ses copains rose croupion... irrégulier le gonze...
- En effet avons entendu ça... puis ne l’avons pas vu jouer... mais Yachvili c’est du mou... on connaît...
- Que Parra n’ait pas brillé c’est un fait...
- Tu parles Charles... en même temps on doit reconnaître que son pack ne lui déblaye pas suffisamment l’espace... ne le protège pas assez dans sa zone... ne lui sort pas le cuir proprement... doit souventefois l’arracher dans les pattes du ruck... ça aussi occasionne du retard à la transmission. Bordélique souvent cette phase... On a vu pas mal de bras irlandais le gêner... faut mettre un terme à toussa. Que les avants fassent loi chez eux et bichonnent le lutin quoi. Pour ce qui est de Chabal, maintenant qu’on le voit partout empublicité*... immortalisé Grévin, on pige que t’as obligation de le sortir de la boite. En huit tout manière c’est du mieux en effet... mais sommes pas très fan...
- Alors, tu nous encourages ?
- On fait ça tout le temps si tu savais lire nos bafouilles... d’une manière particulière en effet, sommes là pour pousser au croupion... à coups de lattes un peu... certes... mais dosés... avec précision et grande attention... puis n’avez pas besoin du Pilier pour faire des sacrifices au grand Dionysos... sinon à Mars quoi... sommes qu’un œil vigilent !!!
- Ben justement si... tout est bon pour se taper le crunch...
- Ok... tu veux du punch, c’est ça ? Ta dose d’amphétamine Pilar ? C’est bien pour te faire plaisir... mais ça reste entre nous alors... va pas raconter partout que tu nous a téléphoné pour te refiler du jus avant les Bifs...
- Ok, je garde ça pour moi.
- Bon... alors... selon la formule consacrée Pilier...
Allez les Bleus !
Allez les coups !
Allez les zhématomes !!!! Ach !
- Merci Pilar !
- De rien Marco.
- On se prend un jus après la baston de samedi ?
- Ouaip... si tu gagnes ok ! Sinon je sors l'artillerie lourde...
- J'en attendais pas moins...
- A ton service Marco... toujours un plaisir...
-Bip... Bip... Bip... Biiiiiiiiiiiiip !

En substance, une intimité partagée ce matin avec Marc Lièvremont. au bigophone.. juste après l’annonce de sa compo EDF. Ça reste entre nous bien sûr !!! Voulait se rassurer le gazier... avoir nos faveurs... notre soutien. On pige ça... Et puis ce n’est pas because on aime les Bifs qu’on ne doit pas les ratatiner... en faire de la mayonnaise à pudding... toujours selon la formule... qui aime bien, occit bien... dans le bon sens du terme... il va de soi... aussi loin que sommes concernés. Ach !!!
*Empubliciter : Couvrir de pub. Réduire un volume en affiche... potiche... le voir partout... le rendre objet. Hips !
© Le Pilier