12 janvier 2010

PLUS SUS QU'INVICTUS

Le vrai film de Mercredi
D’la guimauve d’Eastwood sur les zécrans des salles obscures pour demain donc... des soldes aussi... époque spéciale tout au rabais, carottes, chaussettes à pieds, tourniquette, repasse limace, draps qui chauffent, pistolet à gaufre, chasse-filous... navets, canon à poux, brosse à menton, ordi à pistons, du rabais du rabais... jusqu’au ciné. N’avons pas vu le cartoon... d’évidence. Et puis pas trop nous ça la politique Bambi servie au démago-bibi... ni du reste le rugby simili. Bref.
Demain toucas, le gros sus d'Invictus, c’est surtout la commission d’appel du gazier Dupuy qui va tenter d’alléger sa peine afin de reglisser sa viande au plus vite dans la capotine de tunique croupion, rose bonbon du Paris des copines. Pas gagné... ni perdu. Parait qu’il en a gros sur la patate d’un si long placard... on peut comprendre... saison cuite, plus d’herbette, de crampons, de châtaignes, d’EDF, de télévision... une réelle punition. Et puis les Royalistes n'ont plus de demi de mêlée diplômé en réserve... la fin de saison s'annonce problématique.
Question sérieuse actu on voit que ça, alors on s’étendra pas. Asp !
© Le Pilier

05 janvier 2010

INVICTUS : SOL LUCET OMNIBUS*


Hollywood Rugby
Un movie tout frais sur le quinze, filmé par un amerlock, honnête, bon samaritain dans un monde de brutes et de truands, tel ses films le présentent... acteur, réalisateur, légion d’honneur, président de jury, papa, la panoplie holly... un p’tit film donc de Clint Bois du levant, le gazier du réveil matin zénithal, véridique Eastwood, va sortir sur nos écrans ce 13 Janvier 2010.
Une première cette toile sur le XV, plus sur Mandela d'évidence, mais avec de l’Afrikaner François Pienaar jouant de vrais faux morceaux de rugby semble-t-il, en la personne de Matt Damon qui sur l'affiche pour le coup ressemble comme une goutte à l’emblématique pitaine Boks, vainqueur de la Coupe du Monde 1995, comme savez sans doute. Matez la bande annonce ya même un brin de Jonah Lomu, en plus minet, qui mime une percu... à la deuxième minute zéro une, exactement.

Les films d’Eastwood sont toujours un peu mous... jamais navets, mais pas trempés... mignons sans Apollon... trop démago-bijoux pour nous... divertissants quand ya plus de bœuf à croquer, qu’avez prêté vos Kurosawa à la voisine en vue d’affinités... qu’il reste quelques Vico sur l’étagère, peanuts et choco... fond de Krö... que Martine fait son tricot chez sa mère, que le clebs est sorti, le chat nourri... la mouscaille endormie... bref que le Dimanche est bien fini avec d’authentiques moments d’ennui.
Bon, là sommes curieux de voir comment il nous filme le rugby avec ce casting de danseuses le ricain... une première quand même... Mimer du ruck et des tampons devant une caméra d’Hollywood, avec de vrais gaziers des pâtis ? Savons pas, mais sans doute... à part la starlette Damon bien entendu... à voir l’effet.
Le film : Invictus... (Invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible...) titre éponyme d’un poème de William Ernest Henley, écrit suite à l’amputation d’un de ses arpions.
Ci-joint les vers authentiques et leur trad littérale.
* Sol lucet omnibus... le Soleil luit pour tous...  
Tous égaux devant Dieu
Prenez du bon temps
Bronzez sans entraves
Jouissez   
© Le Pilier

INVICTUS
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

La trad

Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.

Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.

Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.

Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin:
Je suis le capitaine de mon âme

31 décembre 2009

LE PILIER SANS PAREIL

L’insondable Pilier
Grand machouilleur 
de filets mignons 
Cannibale de l’obscurité
Prestigitateur magistral de l’endoxal ronron
engloutisseur 
de pichets chromatiques
chantre des premières 
pressions à froid 
Cœur à barbe des constellations ovales  
grand patineur sur pâtis, 
corridor microcardiaque des attentifs, 
simples, jongleurs, 
funambules, gaz, délicats... 
le Pilier donc, 
qui ne marche jamais sur un arpion en présentant ses excuses 
saura-t-il passer sans encombre le cap du dernier soir et perpétuer ses bafouilles en  
l’an tout neuf 2010 ?
Futur encore non souillé 
de bla anaplasique
de flottaisons spécieuses
du sot palinodique
du mou, du flou...

Le seul blog rugby 
qui s'amuse vraiment 
à réfléchir  

où le monde ne tourne 
fort opportunément pas rond... 
et que seuls les analphabêtes ignorent...

Poursuivra-t-il l'ovale aventure 
en cette année nouvelle ? 
Réponse en 2010 ?
A suivre ?
© Le Pilier