17 décembre 2009

TRIBUNAL POUR DUPUY

La fourchette du condamné
Alors comac le gazier risque de 12 mois à 3 ans de suspension pour un coup de fourchette ? Bravo Dupuy... comment à ce niveau peut-on confondre les arts de la table et ceux du pâtis ? Une beigne de franc marron passe encore, figure acceptable même si prohibée durant la joute, on respecte quand même ce genre d’indélicatesse... piétinage des abattis par une horde mise en furie par l’astiquage de l’entendement sur des questions Kantiennes durant les rucks... passe encore... démantibulation des membres à coup de massues sans cause pertinente pour le simple plaisir d’occire on peut comprendre... généreusement ouvrir la boite à gifles pour partager un moment de tendresse, même si limite, ferions part d’indulgence... mais balancer l’index et le majeur dans les calots d'un adversaire pour lui troubler la vue ? Impardonnable, ridicule, sot, indigne d’un pro comme du premier des amateurs. Virez-le fissa. C'est comme donner un coup de pompe ça, ou de boule... faut éradiquer la mule qui s'adonne à ce genre de stupidité. Le rugby doit être hyper sévère avec ce genre de débordements. Ya suffisamment de quoi s'expliquer dans les règles et les yeux pour ne pas se permettre le moindre dépassement.
Pas de quartier donc... justice et con damnation !!!

Devait rester en Angleterre Dupuis d’ailleurs, c'est quand même là-bas qu'il s'est vraiment remué le croupion... comme le disions dans nos bafouilles passées... se laisse un peu aller ici... pas bon toussa... redevient trop Français le gazier... une bonne couche de discipline d’Outre-manche ne peut jamais nuire à la tricouleur de nos dimanche, à notre jeu... l’engagement c’est du sérieux... le travail un flux permanent, la maîtrise, le respect des lois, fondamental !!!!!
Moins bon joueur du reste sur nos terrains le Julien... a retrouvé bobonne sans doute aussi, s’est ramolli... tout nous ça... on va un brin de temps dans le monastère Zen, on boit sa tasse de thé, on vide son bol de riz, on avale rapido un p'tit Kôan de Nansen et l’on prétend avoir tout compris de la cuisson des vapeurs cognitives qui infusent dans nos carafes, de la voie salvatrice qui résout le grand mystère... bref on se croit arrivé à destination, accompli, fini !
Ben tiens mon p'tit coq au vin !
L'œuf sort de la poule, 
pas encore du poussin !!!
On avait un bon gazier en 9, disons prometteur... risque de faire banquette durant le tournoi pour un geste imbécile... faudra faire pénitence là Julien... pas de mousmés durant les fêtes, allez hop, abstinence...  retour au travail des arpions, entre perches... passes... privé de sauciflard, de Bayonne, de pichets... pain sec, navets, rata... fourchette du condamné... puis lecture des fondements de la morale de Shopen, déclamation du Zarathoustra avant l’extinction des feux en cellule à 21h, sans chauffage... footing aux mâtines, torse nu dans la neige, avec sac à dos rempli saturé des œuvres complètes et totalement inutiles de Bergson, de Sartre, Deleuze, Derrida... etc etc bien tempéré... bref la brochette de marioles du cogito pour petits neurones à bobos, qui, à défaut de fluidifier le cortex peuvent quand même servir à muscler les biceps... c’est ça aussi le recyclage !!!!
Peut-être retrouverons-nous après ce régime draconien, un Dupuy plus mature, plus rugby, plus serein. On voudrait bien.
Jugement du gazier, cet aprem en Irlande.
© Le Pilier

15 décembre 2009

LE LIÈVRE & LES TORTUES


Ballade sans but
Pendant que le rugby papa déroulait ses chandelles sur les pâtis d’Europe, le week end dernier, de chaud vêtu parcourions la lande avec Pyrrhus l’artésien basset aux feuilles supra volantes et Max le pointer au flair d’enfer. Un lièvre en son gîte songeant, car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe, surpris détala devant nous, pattes lancées à la bordure d’un champ endormi par le silence et le froid restricteur. Max à sa poursuite perdit vite sa trace tant la bête est rapide comme un trois quart All Black, vivace, comme un sauvage bio. Belle bestiole quand même que ce bouquin cavaleur, épatant de voir encore ce genre d’animal survivre malgré les Tartarin kakis, urba croque terrains, la pollu, les zabus... bref la diminution des territoires valides.
Maraudions donc sans but dans la nature lente avec des jumelles pour bien mater volatiles, mammifères, nuages, lointain, en somme voir partout en étant juste là... les clebs jubilant de flairer plein pif la moindre particule à plume, poil farouche... queues tournoyantes, pattes démultipliées dessinant circonlocutions anarchiques sur l'herbette figée, éparse, around us...
Justine et Julie attendaient devant la cheminée rougeoyante, ramonée pour la saison des neiges, sirotant liqueurs, potassant quelques ouvrages du Palladio majeur, Monteverdi en harmonies vocales flottantes, mesurées... volutes sonores de colonnes grimpeuses jusqu’aux nues pour chatouiller les arpions de même l’azur. Ouarf ouarf... Bref l’hiver pointe, on se calfeutre avec les grâces en attendant le retour du promeneur, normal toussa !

Normal aussi les défaites des clubs Français Samedi en tasse d’Europe. On connaît la musique. Le lendemain Biarritz et Clermont ont, parait-il, sauvé l’honneur...
Selon certains Toulouse a été lamentable !!! Qu’est-ce qu’ils fabriquent avec tous ces joueurs les occitans ? Sont quand même pas démunis... encore l’ouverture qui achoppe ? Sans doute... Comment un club de ce tonneau là ne se paye pas un dix digne de son rang ? Là ça nous fige ! Et ça dure depuis des lustres... incompréhensible. Justement ce qui manque, un meneur, un véritable dix à ce groupe, une tête qui pense en somme avec de vrais agacins des familles. Pige pas ça Noves ? Fatigant à la fin cette lenteur pathologique en cortex de tortues, cognition tardigrade, avec des carapaces lourdes comme des enclumes de coutumes inamovibles. Bon, on reviendra au grand rugby du sud avant la nuit du grand sapin. Hips !
© Le Pilier

11 décembre 2009

ENCORE DES VÉRITÉS

Pour n'en jamais finir
Pourquoi donc les Blacks n’étaient pas géniaux avec Lomu ?????
On a réfléchi au p’tit Quizz . On parle pour les briques bien sûr... les gourdins, ceux qui pensent du croupion, les sans cortex... les autres savent...
Ben voilà : tout simplement l’équipe attendait l’exploit d’un seul, le cuir filait à l’aile gauche et c’était tout... d’ailleurs Lomu ne participait pas vraiment du collectif, pas très adroit, pas vraiment malin, ne s’intercalait pas juste pour transmettre, pas génial non plus en défense... non, c’était une entité d’une force exeptionnelle, jamais vu cuissots tels à l’aile sur un pâtis... jamais... bon y a laissé un rein le gazier avec toutes les pilules nécessaires pour remuer toussa... mais super rapide en sus... aussi jouait là-dessus... un peu solo en fait... ultra dominant dans son secteur, son aire, y’en avait que pour lui et le collectif s’en ressentait.
Pas ça les Blacks ! Pas leur jeu ça... Pas le grand rugby ça !!!!! Quand ya pas d’hyper collectif ya rien... ya sousoupe comme ici. Certains même NZ se plaignaient... avaient raison. Facile à voir, constater, mirer. Un grand joueur doit se fondre dans la masse du groupe... on joue avec lui, pas que pour lui... c’est comac que les Blacks sont forts quand ils sont forts. D’ailleurs à la fin de la rencontre on parle des Blacks pas de l’exploit d’un seul. Carter, comme Mc Caw jouent au service parfait de ce collectif... sont grands joueurs certes mais avant tout adaptés, construits, avec, pour, dans, par le groupe... les essais viennent de tous, pas d'un.
On peut avoir le sentiment comme lors de la dérouste des Bleus que rien ne dépasse, que chacun est au même niveau... un orchestre philarmonique si voulez... chacun son instrument mais on joue la même partition, pour mettre en relief la même symphonie... la juste liaison des entités... on tripote pas des notes pour faire un solo, mais pour habiller le thème, ensemble... suivre la trame... avec cet hyper suivi... ho ho le suivi... la perle des perles... les joueurs semblent ne faire qu’un... tous au service du porteur, le porteur portant pour les autres... la vie du ballon... parfait diapason... le cuir de main en main... ça c’est épatant, pour nous, même époustouflant... pourtant simple la figure non ? Rien de plus. Mais ne voyons jamais ça chez nous... des p’tits moments parfois alors que ça devrait être systématique.
Quand étions bambin sur le green, ça nous affligeait déjà... et rien n’a vraiment changé, ce n’était pas travaillé en priorité pour dire vrai, voire pas du tout... un jour faudra causer de l’ennui profond de jouer avec des gaziers qui ne comprennent jamais ce qu’est la transmission... le suivi, à s’oublier, se perdre jusqu’à devenir le cuir même, se livrer à cette idée, se sacrifier pour perpétuer sa course.
Le rugby est aussi une longue patience quand possédez une vista imparable et que l’autour n’est pas au niveau. Ouaip faudra causer de cet ennui, de l’impossible essor du groupe, de vos inutiles efforts pour élever le débat... de ces trajectoires que vous anticipez mais que personne ne comprend... because dans l’équipe ya un gros paquet de mules. On cause jamais de ça au rugby hein !!! Le paquet de mules... et ça ya pléthore au balcon, au goudron, sur le pâtis, dans le bus, les vestiaires, partout...

Un lecteur nôtre nous demandait s’il fallait envoyer nos bambins en NZ pour qu’ils pigent vraiment l’essence de ce jeu. Pourquoi pas, ça ne peut nuire en rien, d’évidence... mais il y a déjà beaucoup à faire ici en simplement matant les figures on TV. Pour les techniques d’assises, de poussées, de détournement des forces il faut certes avoir un bagage technique, un vrai savoir faire... prendre aux saveurs pour transmettre... mais faudra des siècles pour piger, intégrer.. comme du reste le dernier XXème était entièrement hémisudiste... ont dominé largement le pré... faut le dire comac sinon on embrouille son petit monde... pas ici en toucas, pas chez le Pilier. Pour ça que sommes ce que nous sommes. Le module imparable que viennent piller les Mickeys... et les autres se marrer... voire apprendre... apprécier ! Pas de politique, de baveuse en bois récup ici, mais du savoir, du vrai, du simple, sans fard, franc du collier comme saveur est savoir, bourrin est crétin... historiette, incessante redite !!!
© Le Pilier