09 juillet 2007

COOL AUSSIE GAGNE CHEZ LUI


Australie vs Sud Afrique
25-17

Dés l’entame Boks frais avantistes marquent deux essais en 7 minutes… après un quart d’heure de jeu ils mènent 17-0. Aussies loin de s’inquiéter remontent et gagnent sans trop forcer, 25-17. Score et sa métrique temporelle résument le match.
D’aucuns, peu enclins aux sagaces appréciations, ont prétendu que cette intro fut catastrophique pour les Aussies. Des sots… Il n’en est rien. Ils débutent le match très cool c’est tout. Ensuite savamment déroulent un rugby non sans finesses, sous l’impulsion de Larkham, Smith, Gregan... Les Boks, même si équipe 2, ne marquent plus un point de toute la rencontre, c’est tout dire.

Match singulier, on peut jouer vraiment en fonction de l’adversaire, accélérer sans panique ni précipitation. Aussies en leur patrie en sont un témoignage.
Moins violente que d’autres, le Pilier apprécie ce type de confrontation où l’on ne cherche pas dès l’entame à broyer les abattis de l’adversaire, partant le jeu se déroule plus ouvert et crescendo impose son rythme soutenu jusqu’à la trompette finale. Les Australiens, parfont un jeu de meilleure qualité à la veille de la CDM automnale. De bon augure. Faudra compter sur eux.
Qui eut pu dire le contraire eut psyché parcellaire !
© Le Pilier

05 juillet 2007

LA GAGNE EN PERDANT


Une défaite bienvenue
Ce qui manque aux All Blacks c’est la capacité d’en découdre en expérimentant un lever de pied pour un moment bienfaiteur. Car quoi ! Ils surdominent le rugby planisphèrique sinon supragalactique… personne de sensé ne peut en douter. Trois années de défaites Australiennes pour une victoire récente… que des victoires dans l’hémisnordTri-Nations haut la main remportées en 2006… cinq défaites en 41 matches disputés depuis 2003... maîtrise parfaite en philovalie… mais passons sur le palmarès… Que dire du style ? Equipe complète, plaisante à regarder, intelligente, fluide, collective… pour un inventaire complet des qualités" il faudrait un Prévert", chantait Brassens… le Pilier l’accompagne en respectant la pompe.
Donc du beau monde et de la vertu en substance intrinsèque, plaçant les All Blacks au firmament intouchable des salons prisés, de l’Empyrée des Dieux jouteurs et combatifs, passionnés de Rugby : Thor, Odin, Arès ou Mars en romain… Père Zeus, il va de soi.

Nantis donc d’une panoplie confortable d’exploits, il manque à cette tenue correcte une nécessité bienfaitrice pour parfaire un rythme annonciateur de la victoire à l’heure précise et attendue de la finale de la coupe du monde. Cette nécessite hautement riche en enseignement, qui vous fortifie par le fait d’un moment ébranlant vos certitudes, c’est la défaite. Le All Black dans sa culture dominante manque de cette fantaisie déboussolante si l’on est fort, assouplissante si l'on est sage. La défaite est lourdement vécue en leur contrée. Ils ne veulent jamais perdre. Qui le voudrait ? Mais elle les affecte peut-être plus que d’autres mieux entraînés à la digestion des roustes. Les Australiens gèrent mieux ces phases finales du fait même d’une incertitude mise au rencard, leur donnant partant plus grande légèreté. Ils ne seront pas voués aux gémonies s’ils rentrent bredouilles, du moins la rancœur sera moindre. Ils sont du reste les plus capés du titre mondial.

Chez les Blacks la défaite est une affaire d’état, comme lorsque les suisses, grande nation maritime s’il en est, leur souffle dans la brise méditerranéenne l’América's cup.
La pression est donc très forte et les joueurs doivent en ressentir les effets contraignants.
On les veut vainqueurs permanents, ce n’est pas sage… Ce rythme hégémonique est-il à la mesure de nos natures humaines ? Pertinent pour se poser en grand stratège ?
Les phases finales de la coupe du monde ne tournent pas en principe à leur avantage. Il y a bien longtemps maintenant qu’ils galopent après le titre, alors qu’ils rafflent tous les tournois et s’imposent de partir favoris.

Le Pilier par ce rien de clairvoyance, propose donc à cette nation remarquable de tirer parti de cette analyse en leur suggérant, dans cet avent de sacre ovaliste, l’apprentissage de la défaite. Ne pas s’emballer ni se perdre en critiques démesurées quand leur équipe ne gagne pas un match. Pas de grande leçon à tirer, car on doit souhaiter selon toute mesure, que les défaites précédant la finale ne sont que des moments anodins, sans grandes conséquences, sinon pour se parfaire, souffler un brin, s'alléger, s'assouplir encore, garder sa tête en encaissant, tromper l'adversaire en en gardant sous la patte... d'autant que les champions du monde en titre, de toute façon ce sont eux. Eu égard aux nombres inégalés de victoires ces dernières années, avec la manière en sus, requise, qui ravit les connaisseurs quand l’art suprême du rugby atteint ce niveau d’élégance. Alors pas la peine de tout rafler. Merci aux Blacks, mais piano les gus la coupe du monde c'est en septembre.

Le Pilier, pour tout dire n’a cure de ces titres momentanés qui excitent la média sphère, les supporters expansifs et déchaînent les passions nationales dans un temps fugace par trop hystérique. Nous préférons les postures duratives, savoureuses de beau jeu et bel esprit, ennoblissant une culture entière, un être, une idée de l’homme perfectible dans sa permanente quête de mieux. Plus qu’un simple drapeau flottant, ce sont là, valeurs fondamentales qui nous transcendent et font du rugby un passionnant terrain de vertus.

Cette défaite récente contre les Aussies n’est pour nous qu’un épiphénomène. Qu’il en soit de même pour les Néo Zélandais et leur avenir, comme leur passé, sortira ennobli du plus beau trophé. Celui qui pare l'homme de l’art et la manière, costume des seuls grands génies de la victoire.
© Le Pilier

04 juillet 2007

LE STADE DE LA COUPE DU MONDE DE RUGBY


Pour satisfaire à la demande pressante d’affinités électives, voyez icy autre perspective du sublimissime édifice, sis au champ de Mars des imaginations curieuses de neuf. Le Pilier se plie donc, réconfortant, au vouloir pressant de son lectorat, et vous propose une vue originale de cet architectonique monument. Celui dont vous rêvez, revendiquez le droit d'être, attendez l’édification terminale, le coliséen pâtis des affronts, le terrain majeur des savates à clous, à piétinage exclusif pour équipes entrainées, pas un sou délicates pour la verdeur des moquettes…
Construit pour l’occasion par H & P sur proposition du Pilier, voici donc, en ce lieu d’allégresse, une nouvelle fois, pas la dernière, le Stade de la Coupe du Monde de Rugby… en plein Paris... Du vrai !

© Le Pilier