19 novembre 2018

FIERS IRLANDAIS

Le monde est unanime pour reconnaître qu’ils ont livrés un match de haute volée… les Blacks n’ont rien lâché… la joute était remarquable malgré un seul essai. Quelle débauche d’énergie… quel engagement, quel cœur battant. Le trèfle a phagocyté la horde noire de main de maître… cisaillant bien sévère, repoussant le père Retallick et consorts avec une vigueur de tous les diables. Que rajouter, peu, sinon que la victoire mettra du baume dans l’âme irlandaise, et la défaite ne peut que faire du bien aux Blacks. Comme le disait Hansen l'entraîneur, « les Blacks depuis trois ans n’ont pas l’habitude de perdre », cette anicroche va, sans doute aucun, connaissant les gonzes, motiver le groupe pour encore améliorer leur jeu. Il en est ainsi chez les maîtres du pâtis. 
Pas un essai !!! là quand même c’est un exploit de taille… il faut remonter à la CDM 2011 pour voir un score si minus, 9 points, un de plus que lors de cette finale contre les Bleus, mais sans un seul petit try cette fois… preuve de l’efficacité défensive adverse. Les Blacks ayant de plus l’habitude de planter en moyenne 30 pions à l’adversaire, faut reconnaître la rareté du fait et de mémoire immédiate n’avons pas souvenir d’une joute sans essai de leur part !!! 
Certes ces derniers abusent de voyages intercontinentaux, traversent la planète en long, large, et travers… avions carboniques dans l’atmosphère en veux-tu… comme cette avant dernière baston en Argentine chaque année qui leur fait carrément faire le tour du monde… pour rien. Sont toujours fatigués lors de la finale en Afrique du Sud. Par les temps de réchauffement qui courent, l’empreinte noire est pour le moins excessive, sinon stupide… le jeu n’en vaut pas la chandelle… c’est vraiment le cas de le dire !!! 
Les tri Nations ? C’était suffisant. Les Four un vrai délire. La Pampa est au bout du monde, qu’ils bâtissent un championnat sud-Américain et basta !!! Sachant de plus que les Pumas ne sont vraiment pas au niveau, plombent le challenge, comme les Italiens dans les six nations. En sus vont faire du gala au Japon les Kiwis, puis re-traversée pour atteindre l’Europe, l’Angleterre, l’Irlande, samedi l’Italie… une frénésie des turbines à nos yeux démesurée. Bref… si cela n’enlève rien à la victoire des verts… doivent être bien rincés. Vivement les vacances. Trop, est l’ennemi du bien… de la mesure en toutes choses devrait être un adage universel. On peut toujours rêver non ? © Le Pilier

16 novembre 2018

GOOD LUCK IRELAND

La meute antipodienne du long nuage blanc va piétiner demain le vert pâturage Irlandais. Pour sûr on s’attend à quelque chose de solide. Les verts voudront sans doute réitérer l’exploit de Chicago, cette fois-ci at home, devant le peuple le plus fair-play de la planète rugby. Pas un bruit ne sourd quand l’adversaire tente une pénalité… applaudissent le camp adverse qui propose de belles figures... sont toujours enthousiastes, pour preuve cette anecdote vécue dans un rade parisien durant la CDM 2007. Étions cerné d’Irish guys… les Bleus joutaient leur équipe en match de poule. Dès les hymnes retentissants, après avoir entonné gaillards leur Ireland’s call… les gonzes ont poussé la Marseillaise au grand étonnement de notre groupe. Bras enserrant nos épaules... shoulder to shoulder, comme ils disent, pintes en dextres portées au zénith, les solides et joyeux irlandais entonnèrent « Allons-z’enfants… » sans même se planter dans les paroles. Certes l’accent modifiait sévère la comptine originale… mais l’intention, naturelle chez eux, était sans aucun doute de partager ce moment avec les figures d’adversaires du jour… nous en l’occurrence. Un vrai bon moment de rugby, tonifiant, poilant, ou malgré la défaite des leurs, 25-3, avons partagé grandement pichets, entonné moult chant tradi… débuté une nuit qui laissa quelques traces… comme ce souvenir impérissable.
Pourraient bien chez eux donner du sacré fil à retordre aux Blacks… menés par leur vaillant cap'tain Rory Best. On leur souhaite d’y parvenir…  et plus encore. Même si… même si… © Le Pilier 

Come the day and come the hour 
Come the power and the glory 
We have come to answer 
Our country's call 
From the four proud provinces of Ireland 

Ireland, Ireland 
Together standing tall 
Shoulder to shoulder 
We'll answer Ireland's call

13 novembre 2018

MASTER CLASS RUGBY

King Fredo : l'analyse
Ben voilà !!! Ya des gonzes qui disent parfaitement de façon concise, ce que certains n'ont même pas le loisir d'entrevoir !!! Histoire d'affermir la nuance sise dans l'interview d'hier... "tous les gaziers du XV d'hexagonie ne sont pas des branques". King Fredo est un saveur*... sans contredit... une pièce maîtresse de la team Pil. On vous livre son analyse, impec, simple et magistrale... dans la nouvelle rubrique Master Class.

Remember NZ against les petits z’hommes v’eire, y’a queq temps, qui menaient 19-0 en fin du 1er round. Le game finit à 22 partout sur un essai de Crotty à la dernière minute. 
Commentaire du briton dans le poste ; « My goodness » – oui l’ami, t’as raison , c’est beau, carrément même, pis dans la foulée, analyse in vivo, « Those AB’s, they never stop to believe ». Excellente analyse, qui mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle dit un peu de l’essentiel


Le coup de génie du big captain magic K2R samedi dernier, c’est, pourtant menés 15-0, de prendre une mêlée dans les tranchées adverses. 

Prenons le temps d’analyser ce que cela sous-entend en terme de stratégie, de maîtrise, et de totale confiance en ses ressources. On pourrait gausser ad nauseam sur l’art de la guerre, patati patata, l’ennemi, bref.

Les blacks sont une entité, un organisme vivant, une régulation boucle ouverte. Les cellules qui le composent ont toutes des skills, qui ne sont pas d’un nombre infini d’ailleurs, on peut en citer un peu, l’offload comme religion, des plaquages efficaces position basse, le passeur qui s’intercale à nouveau dans la ligne pour continuer la teuf (jamais on le voit dans l’hémisnord, mais alors jamais, pourtant simple le principe du surnombre), mais c’est pas la substantifique moelle. 

Le principe fondamental est celui d’un cuir vivant, par principe, on ferait du lean on dirait limiter les ruptures de flux, les points d’arrêt, les stockages intermédiaires, les stop and go. Le sang s’oxygène, en permanence. 

Après l’organisme darwinien s’adapte, en faisant varier l’utilisation d’us et coutumes, de schèmes d’activités, au plus juste de ce qui est proposé en face (commentaire du head coach après la défaite contre les Boks, "cela doit nous apprendre des choses, pour nous améliorer encore"). 

Mathématiquement cela s’approche du principe des factorielles, 5 skills, c’est déjà 120 possibilités, avec 10 on est déjà au-dessus du million… Cette équipe est en permanence stratégie d’apprentissage, on ferait du soft on dirait comme un malware qui mute pour in fine cracker le code, ça s’ouvre, ça s’ouvrira, inéluctablement, irrémédiablement, le verrou saute, hé oui, Paris n’est pas la France, une bataille n’est pas la victoire, un match dure bien 80 minutes, etc etc…

Alors du coup, à 0-15, no stress, this is not over, wait my friend, don’t leave, position, possession, occupation puis blitzkrieg, traversée des Ardennes, bim, try, next round ‘ll be different, hé hé hé…. © King Fredo

* Saveur: qui sait... avec ce quelque chose de savoureux, du fait même de son indiscutable rareté.

12 novembre 2018

PILIER... LE RETOUR ?

Interview exclusive 
Julien S - Hey Pilar… tu reprends la plume ? 
Le Pilier - Rien de mieux quand ça drache sévère… la goutte glisse sur les magrets… coin coin !!! 
Julien S - Oui bon… est-ce pour autant la reprise des crampons ?
Le Pilier - Mais les crampons mon Julot, sont toujours cirés quand ya chicore… 
Julien S - T’as maté les Bleus du coup ? 
Le Pilier - Oulala… c’est pas un divan de psychanalyste non plus cette interview… on devait causer rugby… 
Julien S - Rugby et retour du Pil si t’es raccord. 
Le Pilier - Mouais… 
Julien S - Alors t’as maté les Bleus ? 
Le Pilier - On a vu leurs maillots, la compo… puis on s’est calté vers des cieux plus malins. 
Julien S - T’as pas suivi ? Mais on a failli gagner !!! 
Le Pilier - On faille toujours et encore nous… on connait la musique. 
Julien S - Non mais là c’était vraiment rageant… Brunel est vraiment pas content… t’es pas même au courant ? 
Le Pilier - Non… Brunel tu dis ? Le gazier qu’a contribué à dézinguer notre rugby avec Laporte ? 
Julien S - Non mais tu rigoles ou quoi ? 
Le Pilier - Toi qui vois…
Julien S - Bastareaud est vraiment solide... en défense... bon gratteur... parle-nous de lui tiens... t'en penses quoi ?
Le Pilier - Gratteur ? Devrait jouer au morpion le gus...
Julien S - Alors quoi ? 
Le Pilier - Alors, comme on l’a trop répété, tout annoncé dans nos bafouilles depuis 12 ans… tout dit, tout démontré, à saturer les esgourdes de nos lecteurs les plus accrocs… on va quand même pas refroidir les ceuss qui sont étonnés de nous retrouver… faut pas pousser ma caille… 
Julien S - Rien sur les Bleus, donc ? 
Le Pilier - Ben ya déjà tout ici… mais quoi ? Tu veux ton sus polémique ? Ta sucette, ton petit scandale ? Ton gueuloir comme disait Flaubert… entendre dire qu’ils sont de pire en pire que tout, que le système, commentateurs, journaleux, blablateux, staffeux, entraineux, sélectionneux… on en passe, sont indéfectiblement foireux et contribuent à la déliquescence notoire ? C’est ça que tu veux entendre ? Ben non, on s’en tamponne, on le dira pas !!! 
Julien S - Tu fuis devant l’adversité quoi ? 
Le Pilier - L’évitement pépère... c’est tout, maître du pâtis… l’évitement… parait qu’ils en causent maintenant… c’est pire qu’on a toujours balancé ici… ils découvrent ces truffes ! 
Julien S - Dis z’en plus…
Le Pilier -T’insistes ma loutre… bon, allez, t’es bon zig après tout… pis on a dit ok pour l’interview. 

Long moment de silence, le Pil semble bien agacé quand même, s’enquille quelques frites, souffle, se gratte le poil… s’élance étrangement calme et mesuré. 

Le Pilier - On note que tout ce qui parle de rugby en hexagonie, enfin la plupart des blas bien sûr, est délirant. Ça plombe l’équipe de France qui se porterait mieux sans tous ces balourds. On les fait causer, sont perdus les gus… on retire de leur baratin la phrase la plus crétine pour en faire un titre… Rugbyramages est un foutoir de niaiseries, l’Equipe de buses… pas mieux, sinon pire. Ça tripatouille dans la fange, ça encense un brin de braise… ça descend sottement quand ça leur prend…. Et ça cause statistique à tout crin… heureusement qu’ils ont ça la stat… commentent du pourcentage à déraison. Pour le live du reste on préfère les Anglo-Saxons, comme tu sais… écouter Sir Clive Woodward ou Sean Fitzpatrick est 10000 fois plus rugby que cet empaf de Galthié, qui est par contre à la mesure parfaite de l’incurie, la cocarderie lavasse et générale… 
Julien S - Ça manque de quoi chez nous en somme ? 
Le Pilier - D’impartialité… de justesse dans les propos… de connaissance profonde du jeu… de savoir tout simplement… de compétence quoi… de regard investi sur ce qui se fait de bien autour... et puis ya le ton dramatique, les pleureuses ça plombe… bref… pas Dionysiaque toussa… mais ça ne gêne plus… les Blacks nous ravissent, des moments d’autres joutes aussi… on a notre compte au final. Même si l’on préférerait prendre enfin le taureau par le blair, comme les Irlandais l’ont fait. Souviens-toi ce qu’ils étaient autrefois… c’est quand même pas sorcier cette histoire… ya au bas mot 6 équipes majeures dans le monde… comme depuis toujours… sommes out comme jamais dans l’histoire du XV… bon, en même temps on est devant la Croatie, la Namibie et l’Espagne… Arf !!!! 
Julien S - Bon là, on peut rien dire à ça, en effet… Mais dis-moi...

Le Pilier nous fait signe de couper l’enregistrement. Il n’a visiblement pas envie de causer du rugby hexagonal. « Tu vas gâcher ma digestion » semble-t-il me dire. Pour les lecteurs qui veulent savoir, porte bien, nous parait en pleine forme, même s’il n’a pas voulu dévoiler la poursuite ou non des « bafouilles » jusqu’à la coupe du monde. Fin de la rencontre. Salut !!! © Julien S avec Le Pilier

11 novembre 2018

GUERRE ET PAIX... ÉTERNELLE !!!

Pas de 11 Novembre sans hommages appuyés à l’ancien, grand-père et ses compagnons, de tous les horizons, ayant participé à cette terrible baston. On fêterait bien le centenaire d’une paix éternelle nous. Mais voilà, les zoms sont pas fait pour ça… pas assez de jugeote, d’assise, de cran, de zèle, de jugement… alors on se souvient, hélas, que jadis ça s’envoyait des zobus de gros calibre sur les douilles, des pluies d’acier sur le cassis, des gaz bien moutarde qui monte au nez en vous ravageant les naseaux... déconnectant les tuyaux … et des tas d’autres trucs délirants qui vous amputent à jamais votre joie de vivre, vous outrage le bon sens, l’entendement, la paix intérieure. Pensées du Pilier pour ce qui a été… ne devrait plus être… que l’on conserve en soi… comme un poids... étrange et familier. © Le Pilier

D'UN POIL DE KIWI

Superbe passe de Ben Youngs à la troisième minute de jeu, essai d’Ashton tout frais, sans bavure, le ton est donné. Les 40 premières minutes sont engageantes, sous une pluie battante, peu de fautes de main, à noter, maîtrise collective des deux zéquipes… de l’engagement, correct, deux essais anglais… 15 à zéro un temps… en deux minutes fin de première période les Blacks marquent dix pions… on les connait, font toujours ça. C’est épatant !!! Certes ont gagné d’un poil de croupion de kiwi à plumes les ABs, mais les Bifs ont tout planté en 24 minutes, puis nothing else de more… plus un seul petit pion de rien du tout… un essai refusé à raison… Courtney Lawes était bien hors-jeu… un drop de Barrett bien cadré, une pénalité du même pour les Blacks en deuxième période… et c’est tout !!!
Remercions les deux teams, ce fut une belle première mi-temps, un bel engagement, du rugby plaisant. Le score rincé ? On n'en a cure. En tout cas jouer les Blacks c'est donner le meilleur de soi... les Anglais n'ont pas démérité... plus savoureux que jouter les Boks !!!
Ce qu’on a vu rapido en vrac ?
Les Bifs sortants pour remplacement, malgré la mouille étaient bien séchés… c'était visible.
Pas un seul arrêt de jeu pour blessure chez les Blacks, une nouvelle fois... pour qui s’intéresse au fond des choses. Pas la même chanson chez les Gallois… sinon d'autres... voire tous.
Malgré la drache londonienne bien imbibée, pas ou très peu de vendanges foireuses…
Trop de coup de pompes derrière la mêlée par contre… même Aaron Smith nous a agacé… le stylème du moment, pénible et fatigant, hyper récurrent, à l’instar de l'ultra tataneur du pied Faf De Klerk l’afsudiste, maître es agacement… qu’on ne supporte plus !!! On le révoque ce gus... malgré sa fougue, nous ennui... out, zou, fissa... s'ils veulent progresser doivent le virer !!!
Les trois essais du match étaient parfaits… trois cas d’école.
La glissade bien lancée de Mc Kenzie, vive, dans un trou de souris… sur une petite passe en chapeau melon de Barrett nous a ravi. Incisive !!!
Un Sam Underhill prometteur… cisailleur… auteur de l’essai à juste titre refusé, mais bien mené par le flanker. Si d’aventure un zozo de foireux se perd en ce lieu impartial, rouspète, tempête… on lui dira, que Lawes devait être derrière le dernier arpion du ruck… ce qui n’était pas le cas… comme en jugera l’arbitre vidéo !!! Rien à dire à ça.
Un Brodie Retallick impérial en touche… comme ailleurs…
Percée de Ben Smith comme dab...
Une pelouse du tonnerre de moquette… rois du gazon ces jardiniers de la Reine mère !!!
Pour l'anecdote... les nouveaux maillots des noirs, sans couture… sobres… qui semblent laisser glisser la flotte… Ceux des tricolores en revanche avec des cols pelle à tarte et cravate pas idéal pour l’empoigne… pis deux gallinacés sur le torse, un sur le short... ça commence à faire basse-cour, n’ont pas besoin de ça en sus nos cocottes pour être ridicules !!!! Bref. © Le Pilier