06 janvier 2007

FFFR

Retrouvez dans
Le Pilier
Tous les premiers samedis du mois
Le F de la FFR
Le vrai feuilleton de la
fédération Française de rugby
avec ses rumeurs les plus perfides, les plus inattendues, les plus rebelles, les presque plus fausses…

POURLICHES POUR DES POULAINS

LE FEUILLETON 2

Les tataniers N et P, décident au sein de la FFR qui sera le botteur du Quinze de France.

- Hé Bob, t’as mis quels sabots pour tenir au comptoir ?
- Souples et chaussettes qui grattent pas le mouton.
- Si tu mettais des P, tu serais sponsorisé !
- Non ?
- Si… le pastaga gratos !
- La suze aussi ?
- C’que tu veux baderne, mais faut porter des P. C’est comme en équipe de France. Pour être sélectionné, c’est un sacré bonus si t’es soutenu par un sponsor, qui pis est, si ya concurrence…

Cette audacieuse remarque mit quelques secondes à toucher les zones embrumeuses du néocortex de Bob. Une fois le syncrétisme accompli Bob s’élance enthousiaste.

- Tu veux dire que si je chausse des P, j’impose ma candidature par voie détournée, engraissant la papate aux…
- Quasi oui. C’est le cas pour Elissalde et Yachvili. Le premier porte des N, les second des P. Si on considère le temps passé de la pompe gros plan sur la caméra zoom, c’est pas rien pour le sponsor, ya d’l’enjeu, du créneau à prendre… y filent chacun du pourliche pour leur poulain… tu vois le trafic…
- Tu donnes un peu plus et c’est ton canasson qui trottine le gazon !!!
- Tout juste Bob… qui pénaltise en tout cas... imagine maintenant si Yachvili avec ses P met plus de pénalités entre les barres que Elissalde avec ses N, faut faire un choix pas cornélien. Avec P la pénalité est assurée ! Avec N c’est encore la migraine…
- Oui mais si avec N c’est la méga veine, qu'avec P c’est la pâtée, faut tout reconsidérer et là c’est du cornélien pur jus... être ou ne pas N... être N sans P c'est p't'êt bien, mais sans P ya pas d'zen... sans zen ya pas d'effet... on n'en sort plus.

Dédé le camphré, surpris par cette audacieuse répartie, rechausse dare cet air songeur et monastique soluble dans le bojo fruité à trois mesures de son blair.
Bob médusé par sa propre logique, reméditant ses dires s’enquit.

- T’es sûr de c’que tu racontes Dédé ?
- On est jamais sûr de rien, mais ya jamais de vérités sans imagination pour les faire germer…
- C’est trop gros, j’y crois pas...

Le Pilier non plus.

A suivre…

Tataniers : Vendeurs de pompes et partant sponsors…

© Le Pilier

LA PORTE ET LES QUARANTE JOUEURS

LES QUINZE DE FRANCE

Pas de grandes surprises, sinon Beauxis pas dix.
Grotte sans sésame ni joyaux dans les tiroirs limbiques du staff. Des bijoux d’famille... à peine.
Pas lazurites, ni parures à Pacha, encore moins émeraudes ou rubis des jarres Ali baba.
De l’ordinaire. Pas un grand cru ce quarantuor. C’est ainsi. Ça arrive.
Floch surpris : « J'aimerais bien faire un match pendant le Tournoi déjà…». Bravo ! C’est pour ça qu’on l’appelle !
Emmanuelli pas tout jeune... mais un pilier ça dure plus que les gazelles.
Castaignède encore blessé. Boucle rétroactive, quand l’effet devient la cause. Le Pilier sait pourquoi.
Pelous on n'y croit pas. L'homme est sympa, mais le joueur inutile. Un tardigrade à ratisser l'herbette... Ya des tondeuses pour ça !
Skréla pas mal en club, mais trop lent au jeu. Cinq ans qu'on dit ça !
.................................................................................

Le quatuor tonitruant reste lui bien collé au parquet pour un impossible essor: La porte, Maso, Vivies, Brunel… Quatre clous pour une croix ?

© Le Pilier

03 janvier 2007

BIG BEN BIEN SONNÉ


ROSBIFS DU LENDEMAIN,
FROGGIES ET RIPOLIN…
Les Rosbifs judicieux rappellent la vieille garde.
Du Robinson autrefois chanté, pattes courtes et vivaces capables d’exploits solos incontestables, ne semble today qu’un retraité pantoufle n’ayant du jeu collectif qu’une vision partielle. Dispensable, peu passeur de bons ballons, voire pas, coup de pompe douteux pour un arrière, relanceur dix mètres et tortue… enfin pas de quoi enchanter la Queen, sommes donc dubitatifs au regard de ses performances dans son club lors de la coupe d'Europe, plus convaincant s'il est en place d'ailier. Son dernier tournoi ? Plutôt terne ( à l'arrière) et son désir ? Religieux… Certes ce n'est pas un défaut. Pas l’air entout cas très motivé, mais les voies fiduciaires sont aisément pénétrables et savent toucher les cœurs les plus retraités, guider les pas perdus des plus quêteurs d’absolu sur les droits chemins que les roulettes du caddy se plaisent à dessiner dans le Vigor aseptique parmi les longs rayons colorés des hypers ou autres temples à conso…
Il a surement encore de la canne mais sa place est à l'aile. Il a p't'êt ben quelque ressort... à suivre.

Du Robinson donc sur le retour et du Mike Catt itou, 36 ans qui retrouve les vestiaires du quinze de la rose effeuillée. Bon joueur ce Catt du temps de sa paire avec Greenwood, mais n’est-ce pas pousser le bouchon un peu loin, quand on connaît les sacrifices nécessaires pour postuler à ce niveau de compétition, ce qu’il faut avaler de perlimpinpin pour conserver des muscles musculeux de calendrier?
Zavons pas trop à dire de plus, car chez nous ya du vioque aussi, qui pis est dans la force dite conquérante du huit d’avants. Le Pelous à tout prix ça nous inspire magouille et copinage, pas la joie. Et le Dominici ? C’est quasi !
Quand on voit la fougue des Blacks on a de quoi se fendre !
Sommes bien en France, le pays Roi du Ripolin. On vous met de la brillantine sur un façade du XV ème et on vous dit que c’est d’l'art contemporain ! Du neuf ! Du Frais ! Du nouveau !

D'aucuns diront sans réfléchir, c'est dans les vieilles gamelles que l'on fait les bons plats. Mais la déguste c’est pour l'après match quand on a mérité sa ribote, son pichet, et son rot, et pour la véritable pourlèche des babines, chatoiement du palais, roulis sonore et mesuré des estomacs, vaut mieux des produits frais du jour, pas fond du panier, placard ni frigo parcheminés à court-bouillon.

Deux quinzaines ! Deux quinzaines bien fraîches pour un tournoi tout neuf !
Pour un festin digne de nos lippes à saliver des p'tits chap'rons !
Elle sont belles mes quinzaines ! Elles sont belles !!!!!
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29 décembre 2006

LE QUINZE DU MONDE

L’Equipe sublunaire...des terriens 2006 qui affrontera la Jupiter Team le 31 décembre et dernier jour de l’année un choix utopique des meilleurs joueurs du moment pour une rencontre minimun galactique et fictive, avec équipe bien réelle si on venait à organiser un tournoi interplanétaire.

15 Latham l’australien, une évidence. Style faussement lourd, coup de pompe de mammouth, opportuniste à souhait, relanceur bouillant, le meilleur à ce poste. Libre arbitre. Notre tof.

14. Choix difficile. Personne ne nous semble hégémonique eu égard à la limite de notre connaissance des joueurs du super 14. Rico Gear nous semble de bonnes guiboles. Puissant.

13 Rogers le tatoué. Le Pilier aime ce joueur parti au treize et prétend que sa vraie place est en second centre même s’il peut occuper plusieurs postes, ailier ou arrière, mais il y a Latham. Ses trajectoires sont surprenantes, il prend le trou et sert en pleine course comme personne. Coup de pompe renversant. L'instinct.

12 O’Driscoll le subtil et solide Irlandais, capable de l’exploit solo de la passe vive, du crochet dans le vent. Sa place habituelle est 13, mais nous le verrions bien au côté de Rogers. Un trèfle à quatre feuilles.

11 Sivivatu la panthère. De la canne, de la feinte et du jus pur jus pour des trajectoires imparables. Il faut en choisir un…sinon Rokocoko c’est kif bien sûr, à peine moins en vue cette année que Sivivatu… Félidés.

10 Carter. No comment. Classe up. Même si on rêve d’un retour de Larkham…

9. Nous optons pour Byron Kelleher qui a sacrément progressé, même si le quinze sublunaire n’a pas encore son incontestable demi de mêlée comme Carter l’est à son poste. Place très difficile pour un Pilier connaisseur. Une bombe.

8. So'oialo, inséparable de ses deux compères et flankers Blacks. Puissant parfois trop engagé, il est incontestablement une partie fondamentale de la colonne à la fougère. La fougue.

7. Ritchie Mc Caw l’incontournable capitaine, de tous les combats, meilleur joueur du moment si le titre n’avait pas été décerné à Carter par L’IRB. De la sueur, des poumons de buffle... du cœur...ze big Mc Caw !

6. La pince monseigneur Collins, parfait en solo perforant, bien placé pour faire de bonnes passes, cisailleur infernal, le joueur préféré du Pilier. Parfois à la limite de la correction, mais toujours avec le sourire…Les plus gros biceps NZ... Arf !

5.Un Sudaf et capitaine Matfield. Grand pourvoyeur de balles en touche, a défié les blacks avec autorité, piqué moultes baballes. Chamailleur. Un grand joueur.

4. Chris Jack bien sûr, l’infatigable, vous file un coup de tatane en touche de cinquante mètre en fin de match, coureur et joueur, pratique l’évitement chose si rare en seconde poutre. On adore.

3. Carl Hayman 27 ans, le puissant quintal plus Vingt, d’une taille plutôt rare à ce poste, il nous rappelle un certain Cholley quant au gabarit, un pilier qui vous ruine les adversaires d'un coup de râble. Le millième sélectionné dans le rang des All Blacks. Un gros.

2. L’autre joueur préféré du pilier, le modeste et génial Mealamu. Il sait doser ses efforts, un maître à cette place, pas bourrin comme certains aiment en voir. Une tête pensante qui tient le choc 80 minutes sans faille et vous plante des essais dans une pochette à kleenex.

1. Pour finir le Woodcock, un pilier qui sait faire des passes c’est à noter et prendre comme exemple. Dans le meilleur pack du moment pour de solides prestations. Une première ligne de choc inamovible. Un puissant.

Pas un Tommy, pas un Frenchie... pas un Gallois ni un kilt... mais pour rencontrer les Jupitériens faut du jus, d'la fantaisie, de tout autres gabarits.
C'est dit !
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26 décembre 2006

LE PILIER DE LA SOUL



Quand tu pries, bouge les pieds
Le Roi, le King, le monumental, le fabuleux, le wonderful, le prodigieux, l’astre éternel de la soul, le groove des pinceaux, le dégenté, le brûlot, le Cassius Clay du Funk, le ravageur du Nunc, le feeling état pur, le master la friture, l’Apollo Huit extra lunaire, le conquistador interstellaire, le Luther King des ralliements, le groover des chemins ondulants, le général funker du Brown, le capiteux James Brown, le météor de Dieu, le contagieux, le prince de la gigote, le débiteur sans parlote, le beat canonique, le James Brown atomique, le champi des hallus, les pieds dans la tête, les guiboles en soquettes, le Black and I’m proud, le sex dans la machine, la dynamite à l’usine, magnum pas à la gomme, le César du libitum, le pilier supra tonique, le rythm’n blues catatonique, le poum poum tchat et le flouze, le Jupiter pas tarlouze, l’agitateur des abattis, l’intempestif, le Calif, le Jesse Owens du plancher, le Thelonius du pavé, le stay on the scene, like sex machine, l'I have a dream éternel, le Pape ondulé du gospel, le V2 des horizons de paix, le volupteur d’effets, le président de la république, le 38 tonnes d’Amérique, le Roi soleil du cold sweat, le catalyseur du big beat, le synthétiseur dynamique, le ravageur du vinyl, le pourfendeur et le grill, le chaudron du dancing floor, le t’es l’plus grand t’y va fort …

James Brown n’est pas mort, James Brown balance encore...
James Brown en orbite, James Brown sur le Beat...
Ecoutez ça, priez et réchauffez vous les arpions. Ici.

... Au paradis on s’ennuyait ferme, trop de tout mais pas de soul. Depuis hier c’est la déjante totale, le grand barbu n’en revient pas, les plus apathiques s’époumonent et dansent frénétiques dans les concerts permanents du Big Brown. Nul doute que tout le monde voudra en être. Pour le ticket d’entrée, voyez ici-bas la tenue correcte exigée.
© Le Pilier

24 décembre 2006

GASTOU DANS LES CHOUX


Victoire toulousaine
pour estomacs solides
Gastou l'empaf, plus dom Balaguère des messes basses Daudet qu’arbitre des avents, devait penser déjà au réveillon lorsqu’il refusa un essai incontestable à Toulouse. Avants de chapons, trois quart ailes en coqs de bruyère, plumes volantes, ballon d’œuf d’oie et cous farcis, dindes aux truffes du Périgord, le match de rugby à dû lui sembler une table bien garnie qu’il en oublia les règles du jeu, à couper le siffler et échauffer les cafetières du staff toulousain. Heureusement ces derniers sortent vainqueur de ce troublant délire sinon l’arbitre Gastou allait finir en purgatoire arbitrant 300 parties avant sont rachat et acceptation du rubicond sur les terrains verdoyants du paradis ovale.

Quelles promesses riboteuses ont pu induire ainsi le ventripotent sifflet Gastou en grande tentation et lui faire commettre un épouvantable péché de gourmandise, sucrant les Toulousains de cinq point minimum ? Transfuge des terres Languedociennes, invité sans doute à quelque table Basque il s’embrouilla la jugeote, et la probité première étant sujette aux mouvements démoniaques de l’estomac, il eut fait scandale si Toulouse n'était pas parvenu à vaincre les Basques.

Heureusement tout rentra dans l’ordre et la victoire pas volée des Toulousains viendra rassurer les amateurs qui ont enterré facilement cette équipe, éliminée contre toute attente de la coupe d’Europe.

Victoire de bon ton clouant le bec aux pessimistes, préparant les estomacs d'Oc aux saveurs des gamelles plus faciles à digérer.
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22 décembre 2006

LES NOMADES


Rugby en Canadie
Un site Rugby à découvrir de nos chers cousins Canadiens… Un club au nom singulier (comme celui du Président Martin-Louis Paquette) ... non sans humour et bien fourni sur le plan historique. Le Pilier vous recommande la visite à déguster lentement avec sirop d'érable, car il y a de quoi satisfaire les lecteurs curieux. http://rugby-nomades.qc.ca/

Patere ut viceres est la devise du club des Nomades, en Canadien Français, souffrir pour vaincre… Vaincre pour le plaisir des braves, pour la gloire des puissants et des actifs dirait Nietzsche.

Cette photo vient de leur site, prise le 27 février 1954 lors de la victoire des Français sur les All Blacks. Ces derniers ont déjà des protections, d’un autre âge, mais tout autant efficaces pour la protection des points sensibles. 
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20 décembre 2006

DEVISES


"En essayant continuellement on finit par réussir. Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche." ARF !!!

Une parole d’encouragement de nos vénérables petites bêtes pour les huiles de Marcoussis. Bernie de la porte étroite y trouvera sans doute matière à réflexion et le soutien malgré tout du Pilier en cette période votive, dans un ton amène et dévot. Car pomper même pour rien c’est déjà faire quelque chose. Alléluia.
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MAT POUR ROGERS !

Rogers les valises. 
Matt Rogers 30 piges, quitte le quinze des Wallabies. 
Ennui ? Fratrie ? Soucis ? Plus le temps de parfaire ses tatous ? Sur les genoux ? Dommage c’était une figure importante des Aussies, un joueur de champ aux trajectoires surprenantes, plutôt fin, polyvalent... Mais au rugby comme ailleurs il vaut mieux une place attitrée, sinon c’est la ballade pas toujours convaincante sur l’échiquier. Rogers en a-t-il fait les frais ? Le rugby des Australiens n’est pas des plus excitants, faut bien dire, on peut s’ennuyer ferme sur les lignes arrières aux ailes repliées, comme le souligne certains joueurs dans l’article de Nico... RHS en lien.

Le Pilier salue ce joueur très apprécié, gardera en mémoire proche parmi d’autres exploits, une valise de cinq points sur passe de Waugh face aux Sudafs lors des tri nations 2006… une course phénoménale contre les Blacks amenant l’essai de Tuqiri … sans ennui.
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18 décembre 2006

CARTOUCHE ET CHEVROTINES ...


Chabalustrade inflexible ?
Etonnant ce Chabal ! Vaillant, pas toujours régulier, pas trop pousseur en mêlée, manque parfois d’endurance, un peu solo, mais galopeur perforant, dynamisant,  opportuniste, soucieux de passer le ballon avant la chute, chose très rare ici, il ne ressemble à personne dans sa manière de jouer. Plus que cartouche pour sa défense impeccable, comme on le surnomme, chevrotine pour ses multiples atouts. La question n’est pas de savoir s’il faut ou non le prendre en équipe de France, la réponse va de soi, mais comment l’intégrer au groupe ? Comment le faire suivre à la semelle quand il s’échappe ? Comment le coller un peu plus au paquet sans le cloîtrer ? Comment prendre exemple sur sa technique et son soucis avéré de libérer la balle ? Comment le rendre plus endurant par une meilleure gestion de sa force ?

On comprends les réticences des internautes à son sujet, constatées ça et là au grès de ballades en Blogs divers, souventes fois justifiées dans la focalisation sur quelques points sensibles, elles se dissolvent dans la vision globale et totale des atouts de l’individu, dans son utilisation judicieuse au sein d’un groupe adapté. Chabal nous plait ! Fera son chemin en EDF... Même si... même si 
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FRANCE 2 : LE SCANDALE !


On se moque de vous !
Honte, horreur, ignominie, foutaise infâme, supercherie, suinte tapin, foutrerie seconde zone, sous tout, affligeants niaiseux, ornithorynques en patins, pompes à trous, clous, savates éculées, pas plus commentateurs que beurre au derche, finauds marteau pilon, pédaleurs en ronds de foire, pneumatiques bibendum du flan, énormément du rien, sacoches à platitudes, sachets jetables, vélodromiques et derviches tourneries, la langue pâteuse et godiche du supposé joueur des deux vous rappelle que peu de chose pouvons devenir, nicodème gnangnan du cathodique état, il nous afflige son balais d’âneries une heure trente à subir…
Les commentateurs de France 2, dimanche 17, du match de rugby Paris vs Sale, sont affligeants.
Une tyrannie des sots à cramoisir votre éveil matin, votre minimum tenue, votre content de vous, votre repos Dominique, à cuire votre enthousiasme des lendemains vocalistes…
Qui sont ces deux guignols ? Ne connaissons pas leurs noms et ne voulons pas savoir... un se nommerait Frank Mesnel... une figue de carafe, un croupion parleur !!!  Révoltant de phatique ! Du bulbe mou ! Deux hébétés du siphon exsangue et patata… Deux scandales sous casque à révolter un autiste !

Que fait le ministre de la culture, le CSA, L'ONU ?
Que fait BUSH, NESS, le JUSTICIER DIVIN ?

Scandalissime guignolade, jamais tombé aussi bas, zoo binaire, … Folliculaires sixième dessous…. Clowns marionnettes et bébête show en veux-tu… Le triomphe médiocrate de la platitude engeance... Une insulte à notre minimum cogito, à notre respect citoyen payeurs d’impôts, à notre amour propre, notre dignité humaine, notre soin de nous !

Tout à côté, la BiBiCi c’est la Sorbonne en comparaison, le cinq étoiles Georges cinq, la classe super flux, Jésus en frac, mages et cassettes à bijoux, Joconde escarpins délicate et parfumée, chapelle Sixtine angélique, le cantique des cantiques en ondes satellite, la flûte enchantée cathodique face à la cochonnaille sur papattes fangeuse groin groin, service dit public, raz le cortex, tricoloriste fadasse, fiente de derrière purin, arrière cour des cultures minimum saveur, rebus des vaches pour bonnets asimorphes, du jamais vu si bas, jamais tant de foutaises, jamais tant de rien !
On se moque de vous!
Le Pilier n’a pas de télévision, imagine le pire au regard abasourdi de cet exemple affligeant.
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17 décembre 2006

FRANCE CULTURE

Toulousains bien Français
Des Toulousains pourtant... des Gallois cœur vaillant pour une victoire méritée.
Question : Comment une équipe qui mène 31-10 à la 49 ème minute de jeu, se laisse remonter pour perdre au final 34-41 ?
Réponse : Immature posture !
On ne domine pas sans moyens ! On ne s’effondre donc pas sans y mettre du sien.
Motivation branlante ? Fébrilité affligeante ? Mystère ou raison trop claire ?
Easy to see… Sommes ainsi !
En France point d'assomption, ni des fautes, ni des dominations. Ne sommes pas hégémonistes à faire une succession d’exploits, main mise sur le match dès l’entame et tenir ce rôle responsabilisant jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière seconde. Ce n’est pas dans notre culture. Une maturité qui fait défaut en nos contrées. On relâche trop vite. Même scénario contre l’Argentine cet automne et les exemples sont légions. L’équipe de France est à l’image parfaite des clubs qui l’alimentent, les clubs à l'image de notre histoire. Cause première donc, culturelle. Pour les épiphénomènes… trouvez-les !
A voir tout à l’heure Paris vs Sale…de Chabal !
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12 décembre 2006

FRANCE CULTURISME


CULTURE OU CULTURISME ?
Le Pilier s’étonne (rires) de cette frénésie autour de l’évènement du prochain automne. Ce dernier focalisant toutes les attentions, exacerbant les passions, où chaque rencontre ne semble pas être appréciée pour elle-même mais toujours en vue de l’échéance finale. Faire du beau jeu ne semble pas être la priorité des supporters, des médias, des entraîneurs, voire des joueurs. Il semble que la fatidique date les complique, les contraigne, les tracasse tellement qu’ils en oublient que l’avenir est inscrit dans le présent, et que bien faire aujourd’hui c’est assurer un lendemain honorable. Cette attitude anxiogène n’a pour effet que de rendre fébrile la conquête à des relents pusillanimes, détourner les bleus de cette présence immédiate, nécessaire à l’affirmation de soi dans un principe de plaisir. Car il s’agit de cela. Du plaisir.
Un troisième ligne joueur de Sale, décrié par certains, évoque au-delà de quelques maladresses tout à fait corrigibles ce plaisir de jouer, cet enthousiasme vitalisant sur lequel se bâtit une stratégie de conquête. Chabal le bien nommé, toute fulgurance, et désireux d’en découdre, joueur volontaire incarne cette envie de jeu qui semble faire défaut à d’autres, embastillés par des contraintes techniques qu' imposent un entraînement ne tenant pas compte de la nécessité d’improvisation coalescente au plaisir de s’exprimer. Les matchs de la tournée d’automne nous ont montré des figures imposées, lisibles pour des adversaires avisés qui devaient être surpris de temps de raideur. A qui la faute ?

Les Français n’ont plus de style de jeu, plus d’enthousiasme. Qui insuffle cette légèreté qui fit la gloire de nos victoires intempestives ? Qui galvanise et positionne les joueurs dans cette posture exaltante faisant fi des lois écrites et figures longuement répétées ?
Certes il s’agit de répétition des actes pour maîtriser les mouvements, on le sait, mais au moment attendu des chocs, il faut oublier ces contraintes, et le plaisir de jouer doit supplanter la manière imposée.
Les All Blacks ont un système de jeu qui leur est propre, fondé en cohérence avec leur style, leur culture. C’est le substrat sur lequel ils improvisent en toute liberté et nous ravissent à chaque match sans attendre l’échéance mondiale car chaque confrontation les engage totalement.
Pour Le Pilier, une rencontre internationale est une coupe du monde en substance.
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Bernard Laporte n’a pas compris nos qualités spécifiques. Il modèle sur les autres, en oublie l’essentiel, ne considérant pas les valeurs profondes et habitudes qui régissent notre enthousiasme, notre habileté à imposer, à renverser le cours du jeu qui nous donna bien souvent la victoire.
Il dirige sans avoir intégré l’esprit du jeu Français. Il veut des prothèses, non assouplir les membres habiles. Les tests physiques sont le critère majeur que son inquiétude assène. Il n’a pas de vision lointaine parce qu’il n'est pas présent, il ne voit rien. "Ce qu'il faut !" "Ce qu'il faut !" Alors qu'il y a déjà un héritage stylistique qu'il ne connait pas. Il est réactif, fort en gueule, sans ouverture (on se marre), vidéophile frénétique, regarde mais ne voit pas, ne pouvant atteindre la vision du tout, se bornant à quelques principes rigides. Il se réfère à l'image, à des softwares pour analyser, aux tests, un champ de rationalité extrême figurant la crainte, la rectitude figeante, la contrainte sans flair, l’incompétence, la non connaissance des valeurs d’ici. Il est partiel, exsangue, sans teneur rassurante pour ses hommes parcequ'il ne sait pas quoi leur proposer. Et le jeu s'en ressent. Quel style ? Quelle singularité ? Jamais n'avons été si peu Français !!! La porte c'est l'anti-France !!! Jamais la transmission de balle de nos lignes arrières ne fut aussi lente !!! Jamais si peu d'inspiration !!! Certes il fallait discipliner notre fougue, consolider la défense, faire moins de fautes comme nous avions l'habitude, mais pas au prix de perdre notre identité.
Quand on a pas de vision globale, on focalise, on s'excite, on affirme, on veut faire oublier son manque, on délire sur la force physique, les tests psychomoteurs tant qu'on y est !
Le Pilier propose un psychanalyste attitré pour l'équipe de France, avec séances divan... dites vos blocages, vos bobos, vos doutes, qu'est-ce qu'évoque le bleu pour vous à part des coups, décryptage du moi, jaugé des motivations, désir inconscient de fuite, réduplication objective des fautes, valeur fonctionnelle de l'activité fantasmatique pour diagnostic final favorable ou pas à l'accession au terrain. Ouarf ouarf !!! Nous y sommes!!! Avons bien entendu Laporte parler d'un joueur en ces termes affligeants:" Il a passé les tests avec succès, il peut rejoindre le groupe...(sic)! "
Son jeu ? Qu'importe, les tests ont tout dit !!!!

On bâtit sur des qualités, des figures de style propre à nos manières de faire, inscrites depuis lurette dans notre histoire, on améliore petit à petit sans jamais occulter ce particularisme. La balle doit circuler vive, tout azimut, comme toujours avons pratiqué ce rugby festif, inattendu, plein de zèle et d'improvisation, le rugby gagnant pour le plaisir qu'il procure. C’est ça, être en accord parfait avec ce que l’on est, avec nos fondements culturels qui singularisent notre caractère et savoureuse différence.

En somme résumée, vaincre et faire du jeu c’est être là, présent, soutenu par une certitude de fond, agi par notre essence, assuré par notre histoire, nos valeurs, avec un système cohérent inscrit dans l'héritage des anciennes figures, une présence culturelle intrépide, cœur battant d’une nation qui se respecte et revendique sa forme.
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09 décembre 2006

AVIS D'OUVERTURE !

LE PILIER
Donne la parole ...
Aux polis, rugueux...
Aux tâteurs, fangeux…
Aux chicaneurs veloutés…
Aux tempétueux critiques…
Aux coups de pompes dynamiques…
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Aux démocrates en sueur…
Si voulez commenter ,
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LE PILIER ouvre ses vannes aux meilleurs candidats.
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07 décembre 2006

VF.FFR

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Premiers samedis du mois 
le VF.FFR

le vrai Feuilleton de la Fédération Française de Rugby, avec ses rumeurs les plus perfides, les plus inattendues, les plus rebelles, les presque plus fausses...

SCANDALE FFR


LE FEUILLETON 1
La vilaine rumeur, d’où sourd malicieuses, les pires médisances, nous informe d’un fait dont nous nous refusons catégoriquement à soutenir la cruelle inanité. Le futur entraîneur de l’équipe de France, remplaçant attendu, souhaité des connaisseurs, serait déjà désigné à notre grande stupéfaction par les plus hautes instances de la Fédé.

- De quoi ? S’exclama Dédé le camphré, calé bien au zinc, c’est du flanby ! Pas déjà ! C’est quoi l’embrouille ? La porte est branlante, mais c’est du jamais vu chez nous de virer militari un pas finaud sans prévenir ! L’est bien à l’abri l’empaf derrière ses afflelou, vont lui tricoter un bonnet pour sa boussole oui, pour pas qu’il prenne un rhume de bocal, lui bichonner sa couvrante pendant qu’il visionne ses vidéos et tripote son mulot …
Bob les crampons acquiesça, réaffirmant la tirade à Dédé, et poursuivant...
- Non c’est pour après la CDM, pas déjà !
- Ha ! Mais alors, c’est qui dab' l’élu désigné, souffla posé curieux Dédé ?
- Y disent que c’est Brunel, l'astiqueur sans vergogne de la polémique anti Blacks, celui qui a le tablier de sapeur sous le blair, la moustache année trente quoi…La fulgurance et vision rétro !
- Pas possible ! Pas la brigade du tigre à l‘époque du turbo ! On va pas nous faire ça ! C’est pire que tout ! C’est un coup à plus taffer ! A plus ramasser la fiente au toutou ! C’est l’anarchie communiste (sic). Mais alors La Gisquette, Galthié, le Saint André, c’était du vent ?
- Une vanne ouvertement trompeuse !
- Les frappés ! Savent pu où ils vont, ya personne au gouvernail, faut reprendre la barquette en main ! Non, non Bob, j’peux pas croire une telle insanie. C’est d’la combine ensablée, y’aura jamais du jus sang neuf dans nos Quinze, c’est cuit! Zont le disque trop dur ma parole, à peine 20 méga dans la boite et ça rame, tu peux plus rien entrer... Que des tordus... C'est souvent comac ici, soit c’est des branques soit c’est des branques ! Bonnet blanc et blanc du bonnet ! C’est pour sûr une rumeur infondée ! J‘peux pas y croire…
Le Pilier non plus.
A suivre…
© Le Pilier

06 décembre 2006

LARKHAM


La perle d’Aussie
Regard succinct sur le meilleur ouverture de ces dernières années, supplanté il faut l’avouer par le phénoménal Carter le faisant trébucher dans sa course lors des tri nations 2006. Larkham joueur d’échecs, lecteur d’avants matchs, paroles mesurées, sens inné du jeu sera-t-il au meilleur de sa forme lors des prochaines et mondiales confrontations ? Nous le souhaitons pour le plaisir avoué de nos quinquets !
© Le Pilier

TERROIR


France terre des nobles fourchettes
Terroirs de la Gaule des Toutatis, berceau enfleuri des traditions culinaires fièrement pansu, aux cultures agricoles bigarrées, lieu fécond des gibiers toutes sortes pour embrochures perpétuelles. Pays novateur, inventeur avant Rome des tonneaux à douves en bois de chêne. Auteur fécond de livres divers, poétiques, philosophiques de haute graisse, comme autant de sésames du bien panser, du bien vivre.

Mettant à profit le savoir faire Étrusque, peuple de marins attirés en toscane et fondateurs de Rome faisant la part belle aux femmes, celui des Grecs biens connus et des Romains de César, privilégiant l’art de l’œnologie sur celui de la gastronomie pour finir en connivence savoureuse, c’est à n’en pas douter un coin d’éden, une contrée tabulaire imprenable aux donjon de pichets où Rois et Présidents des cinquièmes République, tous reconnus comme habiles et endurants au lever de coude, aux coups de fourchettes sur toutes chairs, tous plats garnis, tous mijotés font honneur aux tables les plus solides ; aussi présentons ici pas peu pinson, franc des cuillères, lippe suave et liquide, la bien nommée terre de France et capitale incontestée de la ripaille.
C’est le pays de la vigne répandue jusqu’au nord, des grandes abbayes et monastères, lieux autrefois privilégiés pour la production du divin nectar, réservé en toute sainteté au sacrifice de la messe et des paroissiens aisés en particulier à l’occasion des fêtes de mariage, le pays de l’amour courtois et des siestes galantes.

Aux environs du huitième siècle après Jules César, sous Charlemagne, roi chanté des collèges, la gastronomie franque se développa, supplantant les pratiques culinaires des tribus germaniques établies dans l’empire, posant les bases d’une culture richement sapide. Au palais d’Aix la chapelle, résidence favorite du roi sus nommé, cuisiniers en chef et maîtres des grande soupières, s’activèrent plein de zèle, de jour comme de nuit, pour satisfaire les fringales irrassasiables des comtes et barons divers, goûteurs de bonnes chairs, croqueurs de jambonneaux, francs tailleurs de faux filets, découpeurs de jarrets. Il n’est savants goutteurs qui ne sachent résister aux tentations de la gamelle pourtant il n’est de grande conquête que motivée par les melanges astucieux des plats du monde. De tous les azimuts, les héros chrétiens accouraient dare vers l’empereur pour rendre compte des nouvelles plus où moins bonnes des guerres menées contre les infidèles. Tenues de table et usages gastronomiques s’affinèrent, se civilisèrent, en même temps que des lointaines contrées nous parvenaient moult épices aux capiteux parfums, distillant pour certains d’entre eux, vertus aphrodisiaques. L’empire engraissa, et dans les rêves diffus de ses digestions lentes, se plut à imaginer d’autres contrées au-delà des vastes étendues salées, d’autres mets à consommer, fruit de l’océan. La mise en voile s’effectuera tardive pour des conquêtes sur les eaux profondes, la culture des coquillages, la pêche au gros, vint rassasier les estomacs curieux de gloutonnes aventures à s’en dilater excessif la sous-ventrière.

La chronique terroir se veut conter l’histoire fameuse des techniques et cultures diverses, recettes de tous lieux que le palais affectionne, secrets séculaires et croustillants des popotes, des repues franches et autres digestions créatrices, de la joie simple, chère divine pour plaisir de bouche et bon rot.
Vous allez déguster !
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05 décembre 2006

RUGBY HÉMISPHÈRE SUD


L'enfer Austral. 
Nouvelles du front.
Enfin le retour attendu de notre confrère Nico, après un silence inquiétant, pour des nouvelles fraîches du rugby Australien : cliquez sur le lien Rugby Hémisphère Sud
Mais où était-il ?
Sur une plage sans doute de la côte ouest Australienne… Sur le sable de quelque île trop pacifique, sirotant douloureux, capiteux mélanges sous parasol coloré de fleurs antipodiennes, entouré de sirènes antiques ou lascive fille d'Hélios et juteuse Circé, qui tint notre Ulysse en déchirante pâmoison, lui faisaient oublier sa patrie, ses internautes, son rugby... L'enfer !

Ainsi la vérité ! Accablé, torturé, harcelé, encloué par l'insoutenable et martelant été austral, nanti de privilèges perturbateurs lui imposant une cruelle trêve pour justifier d’un silence que seul le clapotis des flots métronomiques agace, coloré comme un aborigène, nos reporters l’ont surpris en pleine sieste ronflante sous un soleil matinal… Terrifiant !
Un sursaut de conscience des plus responsables, mâtiné d’une détermination pénétrante, lui firent pondre dans cet excès d'orgueil, malgré tout, un article nous informant même du chant des criquets… Une reprise durative ? Ci-joint, en image, l’entourage hostile lui imposant sa loi !
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04 décembre 2006

LA RAISON ET L’ARDEUR


De l'esthétique des chocs
C’est bien de l’idée du beau geste que se constitue le beau jeu, entraînant par le fait le bon résultat, le plaisir sinon la gagne. Sentence probatoire de l’honorable posture à son effet. Principe de toute chose se mouvant, prenant vie à dessein d’engagement ludique pour s’enivrer d’une victoire comme preuve de l’efficace connivence des figures, rendant grâce à ce qui relie nos masses dans cette fraternelle compétition où l’homme seul et dominant n’est rien sans une équipe faisant corps, et, où, la beauté du geste supplante toutes les prétentions. De l’unité multiple organisant la parade se propose un engagement purifiant le jeu de la crainte, de la triche et du gagne petit au profit d’une esthétique de l’échange, de la passe sifflante, permanente, du choc détourné, de l’envol.
La force hors norme doit se fondre, s’atténuer, se plaire aux diminutions, au profit d’un sens affirmé et sentiment collectif consacrant l’unité comme ultime étendard. L’âme nouvelle, palpitant de ses multiples poumons, s’unissant à son objectif premier, oriente la mise en acte d’un groupe insécable rivalisant d’audace, de force, de fantaisie, déroutant l’adversaire par ses mouvements improvisés, dessinant des trajectoires inattendues, des ouvertures pour s’afficher au final dans l’en but.

Ainsi la présence des All Blacks. Ainsi le suprématisme Néo Zélandais. Ainsi la vertueuse soudure et la conquête allègre. Ainsi la simplicité gagnante.
Une seule âme en de multiples corps, réaffirmant en mesure une culture ancienne dans un élan nouveau, mélange dosé dans un opérant système protestant, d’un rigorisme soumis à la loi et d’une fougue impavide par trop exaltée.
La règle et la folie.
La raison et l’ardeur.
Le code et le dévouement…

De quoi satisfaire nos avidités belliqueusement raisonnables, notre silencieuse attirance pour le paradoxe vital et ses perturbations nécessaires pour la conservation du processus évolutif. De quoi attester qu’une équipe c’est avant tout un style, inscrit dans le corpus fondamental de la culture qui l'anime, se réaffirmant dans sa tradition par le fait d’un élément perturbateur que le présent, attise, vivifie, remodèle. Une volonté de puissance pour un affrontement qui galvanise, qui rudoie, qui ébranle, nous imposant par affrontement duratif à tester notre habileté, notre détermination, notre vouloir formel, notre certitude, nos valeurs éprouvées, notre résistance au recul, notre humilité dans la domination...

Les All Blacks synthétisent la vénération du vieux monde et l’avènement du nouveau par cette volonté de croire en cette étoile qui vitalise leur tradition par le simple fait de l’audace et du pacte sacré.
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01 décembre 2006

DÉMOCRATIE INTEMPESTIVE !

Aux lecteurs avertis !
Le pilier se plait à constater que ses écrits ne déplaisent pas au goût des bons jugements. Une saveur non feinte devant cette attention portée à ses bagatelles parfois intempestives toujours précises et raisonnées, comme moult fois rapporté.
Le Pilier remercie donc ses lecteurs avisés qui aiment le beau geste avant le résultat, la raison avant la passion, la critique à induire plus que la brosse à reluire, la sousoupe maison comme les chauds marrons.
Parloir démocratique des affirmés, étendard des porte-entrain, porte-voix des collectionneurs, de chromatiques avoines, de giflées, de pivoines… Tactiliste épigrammatique de l’audacieux défi, chantre monobruitiste des ballets percussifs, éradiqueur de flou, santé des maladies, rayonniste d’atouts, la joie épidémique, le virus poétique épandeur de bon goût, le Pilier s’évertue à soutenir le contre, l’opposition farouche au dormitif principe qui vous fait croire en rien quand vous avalez tout.
Ecce suppôt noblissimo du Pilier légitime et mélodieux savoir.
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