24 septembre 2007

ESSAI MAL TRANSFORMÉ

Verres et prose
C’est le terrain, c’est la plaine, c’est le champ, la moisson chère à tous… C’est le lieu sacré des pignes, des marrons, c’est la soif, c’est la vigne et son cep biscornu, sa densité charnue, quand les corps se mélangent, s’entremêlent et se nouent dans la brûlante ardeur de l’ivresse et des coups. C’est l’espace vitalisant, le bonheur du ballon, la carpette à rebonds, pour ceux qui la foulent en courant, ceux qui la vivent en chantant, ceux qui l’entretiennent, la tondent, l’agrémentent, la sondent, la tourmentent... c’est la noble toison, c’est le gazon soyeux qu’on honore et savoure, c’est un coin de pâtis plus chaud qu’un petit four…

Une terre d’orgueil ouverte, symétrique, une emblavure verte entourée de gradins, un lieu géométrique, une couche, un coussin, c'est la houppe à Tintin, avec en chaque en-but pour marquer la limite, comme un front hiératique surlignant l’Horizon…
Deux H monumentaux, sémaphores des pâtis... un portail… des poteaux…un blason… des pruneaux... un tabernacle vide… c’est un but, une cible, un désir indicible… c’est le maxi bonheur, pour un drop, une fleur... une pénalité lointaine, une veine de cocu, un trophée de cornu… Un score pour lattes habiles, c’est le maître compteur, l’édifice gracile, c'est l'aspirant majeur.
C’est le rêve accompli quand y choit le ballon…
C’est la fierté dévote, quand aplatit Gaston…

Deux H gigantesques donc, première et signifiante lettre d’Hôpital, quand on y va trop frontal, c’est celui d’Hématome et du bleu qui fait mal… C’est le H affirmé de Sébastien Chabal, le héros, c'est le Graal du noble Perceval… Arg !!!!!!!
C’est l’Herbette enrosée par la sueur des corps, c’est un lieu pour les forts… Convoitise suprême, moelleuse et confortable… C’est un lieu protégé, ouvert mais redoutable… On s’y perd on s’y noie, c’est la piété suprême... C’est la joie, c’est la peine… sous les jupons d’Hélène…
C’est le H inspiré du Pilier qui délire et dit n’importe quoi…

Dessaoule le Pilier, c'est pas beau ta bafouille, cause plutôt du week-end et laisse tomber la prose…
Ok ! A suivre donc.
© Le Pilier

23 septembre 2007

BOULEVARD CLERC


Ben alors ?
Un rugby de tournoi ? Oui !
Un rugby sans éclat ? Oui !
Un rugby dont on a tout dit ? Ici ? Oui !
Un rugby mi-figue, mi-java ! Quoi ?
Un rugby moyen bras ? Pourquoi pas !
Un rugby sans essais ? Non !
Un boulevard, une autoroute, une dérouste proposée par Trimble, le jeune ailier irlandais qui cherche à contrer l’ouverture Michalak sur le grand côté et délaisse totalement son couloir ? Du quasi jamais vu ! Étrange ou stupide ? Où est Dempsey ? Il n'a rien fait !
Après longtemps donc…Clerc marque…lancé… c’est bien … enfin… mieux que dab… deux fois. Les zirlandais sont essoufflés, D’Arcy disparaît, O’Driscoll s’y colle mais vient s’encastrer, les verts perdent 25 à 3. Voilà.

Si on veux pas de ça, si c'est du rabat-joie, si le Pilier on aime pas, si des laudations ya de quoi... cliquez partout ya de tout !
Pour les bons côtés, les tricolorés, les zenjoués, les zagités...
Partout lisez la super défense, le retrouvé, la présence, l’appétit ouvert, le vrai mieux, le moral d'enfer, le beau jeu... de l'audace, du boulot, du vivace, le turbo…
Ya de quoi, partout… du blabla… ya de tout... pour papa…peu ou prou... Pour papy, du pas mal... pour Sophie, ya Chabal.
Sinon ici choisissez votre postulat… et pensez ce qu'il vous plaira.

A suivre, les belles passes de Tonga vs Sud-Africa...
Bifs and the vital win over Samoa...
© Le Pilier

21 septembre 2007

AUX ARMES CONCITOYENS !

Les verres gagnants !
Postulat premier. L’artiche est totale maîtresse. Les zirlandais perdront. C’est déjà convenu…Beaucoup trop de flouze en jeu… C’est la cata si on nous bat…Un économiste dans un journal connu du jour parlait de l’abbé Rézina… si on perdait. Que vient faire l’abbé dans cette histoire, sinon une messe pour les défunts ? Une homélie pour nos lardons ? Un Pater, un ave, un bénédicité, quelques grâces pour aider le digestif du repas d’après match ? Notre président Sarkozy vient de recevoir le premier ministre Irlandais… Pour quelle générosité ? Les bleus gagnent 
Postulat second. Les Zirlandais peuvent perdre ce match et sortir quand même de la poupoule, avec un œuf de qualification. On peut s’entendre… Les bleus gagnent. 
 Postulat troisième. La copine d’O’Gara, qui parait-il a des problèmes de cœur, s’accroche et lui fait un signe dans les tribunes, genre coucou suis là ! Vénère le vert, car il veut plus la voir en peinture, perd pieds et pénalités… Ses copains les verts, sont verts… car solidaires, et déjouent. Les Bleus gagnent. 
Postulat quatrième. La copine d’O’Gara, qui a parait-il a des problèmes de cœur, se trouve un plus costaud, un plus beau, lui fait coucou suis là, des tribunes. Vénère le vert, car il peut justement pas blairer le bellâtre, perd pieds et pénalités… Ses copains les verts sont toujours verts, car solidaires, et déjouent… Les bleus gagnent. 
Postulat cinquième. Les bleus jouent bien. Tient ! Gagnent. Bien!
Postulat sixième. L’artiche n’est pas maîtresse de tout, on se le joue vraiment au bras de fer, avec équivalentes potions… Le Pilier recroit au grand Elvis. Bleus ou verts sortent vainqueurs, on entre dans une nouvelle ère... 
Postulat septième. Les zirlandais retrouvent leur rugby et nous plient. Les bleus sont verts. Les verres sont gris et les verts rient…. 
 Postulat huitième. Sarko, qui a déjà scindé le secrétariat de la jeunesse et des sports en deux, préfère vraiment les femmes et fait lire aux Bleus un sermon de Boileau !!! Les Bleus n'en peuvent plus... la porte s'ébranle. Les verts gagnent. 
Postulat neuvième. Les girondes admiratrices du Pilier détournent son attention pour de savantes analyses, ingénues fluxions, enjambages, sans ambages… allumé de chandelle, abreuvage des sillons, comme dit la chanson. Dés lors, de passion dévorante épris, dans un élan majeur, un cri, le Pilier citoyen s’exclame : « Allons zenfants… » Le Pilier perd la tête, les Bleus aussi.... 
 Postulat dixième et conclusif. En somme substantielle, et vertu des libertés qui nous sont octroyées, quelque soit la façon, les chansons, les jupons, les gobelets tinteurs, la prétentions altières des grands pronostiqueurs… Les verres gagneront... et le trèfle perdra, c'est comme ça !!! © Le Pilier

19 septembre 2007

CHABAL ET LES MIQUETTES


Le trèfle et la bête
« Si tu n’es pas hégémonique et que tu pars en guerre contre un plus fort que toi, ne dévoile pas ta force avant les affrontements… joue-le petits bras, diminue ta prestance, pour tromper l'ennemi !»
C’est en ces termes qu'un stratège causait un jour aux zirlandais. Pays du west européen, du trèfle, de la bière, de Beckett, d'Ulysse, de Joyce, la Zirlande s’apprêtait à défier nos chapons repus de perlinpinpin, expandeurs de jambons et autre Panoramix potion. Le combat s’annonçait farouche et la tension maxi. Les bookies tapotaient leurs oscillantes bourses, les falbalas voulaient mater du cuissot, ceux particuliers d’un Chabalix mâle, gazier solide pourvu on sait des attributs majeurs, objet premier des convoitises, qui sévissait sur les pâtis bien lourds. La douille chevaline, longue tombante, la pilosité belle épaisse, sombre et pesante, la phénoménale bestiole tapissait la chambrée des gisquettes en mal d’élévations, ne côtoyant, les pauvrettes, dans cette ère de féminisation, qu’insatisfaction, ennui, petits mollets, torses zétiques, minets plastiques des facultés, justes épais comme épis, sang de navet, guiboles molles comme des pis…

Il était brave le mastard, doux comme une moutonnière toison disait-on (de la bouche d'ycelle Carine Rossigneux, son agent) plus caressant et suave qu’un matou à mamie, plus délicat qu’un bichon à Sophie, qu’un ronron, qu’une mie... dans la vie de tous les jours. Mais sur un champ de bataille brisait les mandibules, collectionnait les dominos, vidait quelques buffets et toute leur substance, des veines les plus profondes faisait fuir le sirop et sa rouge laitance, châtaignait l’ennemi, brisait les abattis, enthousiaste et joyeux comme on flatte un joufflu, qu’on foule un beau castor, qu'on broute moult fri... quand on donne l’aubade, que frémit l’éperon, se pâme l’édredon…

Une force, c’était un fait, de la nature fraîche… Mais pour la guerre, c’est une armée qu'il faut, avec un chef, organisée, solidaire, ne faisant fi du collectif, ne se résumant jamais à la force d’un seul, qui du reste, il faut le dire sans ambages pour parfaire le tableau, ne tenait pas les 8O minutes imposées… Car elle s’épuise à percuter la musculeuse aumaille, contourne rarement l'obstacle, s'isole, fait de grosses fautes, de celles qui coûtent des pions, ne s’inscrit pas dans la durative posture qui vous fait accélérer la cadence au final des combats. Les vingt dernières minutes sont le point névralgique au rugby où l’on peut tout gagner ou perdre en un instant. Il faut de la réserve, c’est là que tout se joue…

Les zirlandais ont-ils prêté l’oreille aux conseils du stratège ?
Cette baisse de performance n’est-elle pas qu’une astuce de général avisé ?
Eddie O’Sullivan semble faire penser le contraire… peut-être sont-ils réellement moins perforants, plus du tout O’niveau du printemps dernier ni de l’automne 2006 ?
Peut-être n’en croit-il rien ?
Ce sont pourtant les mêmes joueurs, mais qui ne pratiquent pas le même jeu… étrange…
Comment peut-on à ce point abandonner une stratégie gagnante, qui plia les Boks en automne, les Bifs de façon magistrale et faillit remporter le grand Chelem ?
Le Pilier averti reste dubitatif… entre les deux, masse balance…
Il faut donc se résoudre à attendre le jour de la rencontre pour avoir la réponse, mais conseillons au XV de France de ne pas croire à cette diminution et de grandement estimer cet adversaire majeur en Europe.
Ne vous contentez pas d’une défense figée, pourfendez, attaquez, car ils ont quelques O’Gaillards capables des meilleurs coups, la paire de centre peut-être la plus géniale du coin, un bottineur habile et souple des agacins… en sus, et pas le moindre, la judicieuse initiative d’avoir viré Stringer.
A bons entendeurs.

Pour l'anglaise version cliquez ici, ça vaut dix.
© Le Pilier

18 septembre 2007

CYBERNÉTIQUE & RAFFUTS

Cybernétique et raffut
Comme science de l'information, ou processus vital qui maintient en équilibre l’ensemble des phénomènes… la cybernétique nous gratifie, parmi ses nombreuse attributions, de quelques audacieuses translations, non sans humour...
Qui se plait à croire que la machine pensante n’est pas pour demain, se fourvoie, si on en juge sa désopilante manière de s’approprier nos bagatelles, dans un élan créateur, primesautier, se jouant des littéralités, des conventions, faisant fi des lois, du travail apologiste et critique de votre humble architectonique chroniqueur, intempestif et modeste Pilier.
Un petit clic vous traduit TAO en Cat, gigot en leg, et quelques autres merveilles que je vous propose de savourer en ce lieu de partage.
Respectueuse, cependant, de notre latine locution, "in pugna veritas", comme de notre maître signifiant, the Pillar... ne vous fiez surtout pas à sa fourbe traduction, qui n’est pas sans rappeler un trait de caractère de nos cousins d’outre-manchette…
Une version in extenso vous sera proposé ici, sinon lisez ci-dessous, cette page, par trop aventureuse... voire l'originale et française version.
THE PILLAR
The blog Rugby which sees all, speaks about all, supports much…
likes chestnuts, prunes, the systemic one and the CAT,
architecture and the leg…
A cut blows, sweet chesnuts…


Truce of peace
In pugna veritas

Calf of the thigh and pump with nails will abuse the fresh grass of autumn to mushrooms of hallus of our grounds of icy. Y' will have the convivial one to warm up the shoulder, to number meat offals for a fray of first order. September of chestnuts will hold promise to season the large dressers, an art to like without moderation to believe that the baston it is not well. An oval planet in festival, for the joy of strongest and the pleasure of the men in search of harvests. These ladies, that the large males do not frighten, will have leisure to too often appreciate the value of conflicts learnedly arbitrated, only the discharged worthy one of one meaning misused by its sometimes disastrous overflows. Sweet chestnut yes, but in these fundamental rules that the propriety and measurement like a hope of evolution, nourish their noble intentions.
The quarrelsome race will show beautiful example by the acquired value of its title of choice, that of man of kidney like that of honest man, impavide, reasoned.
One fights only on green, in the crowned enclosure of the rough grazings grassouillets, one cases oneself, chicore, plugs oneself, knocks oneself, tears, releasing our deep agitated natures of the irresponsible yoke of too left gone, by the conscience of the limits, virtue of the made man. It is there supreme challenge to combine violence and healthy urbanity. Tender with the rule in the muscular vice, generates the control and forces the respect.

The impartial Pillar, warned, will account for the esthetics of the conflicts in the joy, joy, the jubilante sometimes inopportune mood of the organized hyperboles.

Brutish lout from all edges, esthètes of the hot dresser, the troubles all goes to legs and sausages, not restive, do not carry out broad but viandus unskilled worker, platers molten of dress on the blessed ground of the holy scratches, returns bacon to beaters, accountants of the joinings, it is soon the hour of frank slapped. One smells already as one breathes a perfect unit between hearts, between spirits rejoining by effect of enthusiasm this voluntary dash to the pleasure of the good food.

Truce of peace! Truce of thirst! Welcome the foreigner! Let us leave hams trotter, bottles to circulate and goblets to tinkle, receive with dignity these warriors of in addition to-world, which they taste full bottle the gâteries of icy. Let us battle firmly, drink of too without thirst, entonnons the canticles. Never the heart of a warrior in dry place does not live.

In pugna veritas.
© the Pillar

17 septembre 2007

DOUCE FRANCE...


Liberté, égalité, générosité
A vaincre sans péril, on mire son nombril... et triomphe sans seoir... chantait la matoise corneille, au faîte d'un grand Pilier...
sis en l'ITEM.5 d'un édifice neuf.
Le XV de France professionnel bat le XIV Namibien amateur. 87 à 10. Bravo ! On notera l’altruisme de Jauzion, qui dans un élan de générosité touchante, offre un essai aux namibiens sur les rotules. Beau geste et quelques autres, de nos dignes descendants de l'Hugolien Booz…

...Leurs gestes n’étaient point avares ni pubères,
Quand ils voyaient passer quelque pauvre adversaire,
-Laissez tomber exprès des ballons, disaient-ils…
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… Et toujours du côté des faibles ruisselants,
Leurs sacs de balles semblaient des fontaines publiques…

© Le Pilier