27 juin 2008

Ô TOULOUSE


Place du Capitole n’est pas rien… les évangiles c’est st Sernin… Un canal qui sillonne plus vert aux ponts jumeaux où jadis les Rives, Skrela, Spanghero... tâtaient ferme le cuir sur le pâtis Wallon… La brique est rassurante, la tuile est si charmante qu’on croit qu’un ciel de rose est tombé sur la ville… Et la douceur des berges ? La grâce des Augustins ? La vieille rue du Taur ?
Un jus sur la Daurade… un ballon aux Blanchets, une ballade à Brienne… Des filles rue St Rome, au grand rond, à St Georges… il y en a partout ! La Toulousaine est fraîche, ronde, chatoyante et légère, subtile et délicate et quand ses grands yeux purs d’agate vous observent grands ouverts, on croit voir le ciel… pas l’enfer.
C’est pour cette raison sans doute que les Toulousains ont rapporté le Brennus plus que quiconque en France. Ont d’la caille à séduire, à honorer, à plaire. Est très exigeante la souris, comme fière et jolie… loute aux mille vertus… veut pas du simili, d’la tapette en tutu… lui faut du coffre, de la tenue, du poumon, de l’étreinte souple et ferme, du beau parleur mais kia son jus… Aussi les mâles du coin se la donnent vaillamment pour gagner ses faveurs.
Voilà raison princeps de leur hégémonie sur les gazons de France… quand l'Auvergnat, au doute institué, en est encore au pneu, au caoutchouc, à la roue... comme au volcan éteint. Le jaune un peu fadasse n’aura jamais l'éclat rouge et noir des couchants, c’est clair! Et puis au pays des violettes c'est bien connu, si tu cognes, tu gagnes... là-bas même les mamies aiment la castagne… Là-bas, la baston c'est idiosyncrasique, dans les veines si voulez... génotypiquement Toulousaine !
Ainsi, en substance, ce que nous rapportait un gaillard autochtone à l’allure radieuse dans un rade agité. Le Pilier modéré, d’un tel constat acquiesce, mais ne chanterait cependant pas trop urbi orbi les charmes de la rosette avant de l’avoir conquise, ravi, comblé...
Un petit sus altruiste... une manière d'offrande pour encourager somme toute ces pauvres canaris en mal de trophée, cette sentence ferme : L’homme n’a jamais que le degré de liberté que son audace conquiert sur la peur... de perdre en l’occurrence.
A méditer ?
Le tableau est d'Edouard Debat-Ponsant, né le 25 Avril 1847 à Toulouse, sis au Musée des Augustins, il vaut le détour. Comme Toulousaines... les contours.
© Le Pilier

25 juin 2008

BRENNUS SOMBRE ÉCLAT...


... pour l'Auvergnat
Un jeu, un combat, un trophée de victoire, tendus dans l’aire feutrée d’un pâtis surfoulé de volontés farouches, aboliront somme d’épuisante saison pour l’abattis, la canne, les pinceaux, l’épaule, le gigot… par la prise en main d’une idée plus qu’un bois, portée aux nues d’une foule autour, avide de force et d’idéal. Soleil figé dans l’habitacle rectangle, le bouclier, ceint de palmes, doigts de bêtes, humaines crispations, véritable astre clair des cérémonies d’après joug, symbole aussi lointain des protections thorax, rayonne en lieu suprême, tel éclat invisible d’une grâce au cœur même d’âmes dévolues à la gloire... de son feu perpétuant le règne de l’un porteur, la faillite de l’autre, vaincu. C’est écrit diront certains, c’est à lire, voir, souffle un sage, car l’humaine nature en ces contrées futures, ne saurait rendre compte de quelconques faits, saisis au champ restreint des 80 minutes… non sonnées pardi !
Brennus, comme un César, agace, réconforte, suivant l’issue du jeu. Il est dit qu'auvergnats ont du feu sous la croûte... mais volcans restent éteints... Il est répété qu'ils courent après ces prétoriens lauriers depuis des lustres sombres... Mais on ne galope pas derrière un Empereur. On obtient ses faveurs, ou mieux... on le renverse. A bons entendeurs.
© Le Pilier

24 juin 2008

STOP 14... FISSA LES TRI


Le gus dans le bain sur le cliché, c’est Steyn bien sûr… auteur paraîtrait du premier essai. Sous des trombes les Bocks ont essoré les pizzaïolos 26-0. N’avons pas vu. Faut pas pousser non plus ! Pas de temps paumer à mater du césarion… devons déjà montrer grande patience avec nos hexagonaux… alors pensez, les macaronis ! On n'a jamais vu Cassius Clay k.o-cogner un Rocky de ciné... ya mesures à respecter.
Un œil très succinct avons jeté sur les phases finales du stop 14… peu excitant. Des fautes en veux-tu, comme des perles. Ça tombe le cuir des pattes, trop souvent pour nous plaire… avons dit moult fois le bien que pensions des Catalans… quant à Paris… le rose bilboquette à doffeur ça poile un temps… mais le rugby c’est pas d’la comédie… P’t’êt qu’avec McKenzie ça va changer la donne… et la couleur des maillots gigolos… faut voir. Pour la finale, c'est ce qu'il y avait mieux dans les bobines. Un entraîneur NZ ça donne quand même souffle nouveau au rugby d'icy... ce qu'il aurait fallu en EDF... tant pis ! Samedi donc nos cocottes s’ébattent chez l’Aussie… en plein midi... sur Bibici. A la rigueur…
Une insondable présence sourd du flux via le computer nous rappelant nos promesses à confesse « Hey le Pilier, plutôt que de critiquer la poutre qu’il y a dans l’œil d’un bleu, vaut mieux regarder le rubis qui scintille dans celui d’un Black ou d’un Bock». Attendons donc les tri-nations, sans Mc Caw… blessé aux ligaments d’un arpion sur une action toute bête. Pas engagé au contact, un gus lui est tombé sur la guibole, tournitordant sa cheville. Ouille ! Six semaines de transat ! Vont rappeler Collins ? Devraient.
Ci-joint en lien, une pichenette du mastard sur Chabal... souvenir souvenir !
© Le Pilier

22 juin 2008

KAHUI OUI !


Lui c’est Richard Kahui… sur la tof… un tout neuf chez les Blacks, centre, magnifique, futur grand si pas déjà, auteur du premier essai après un travail remarquable de Carter. Super classe… avec Nonu font une paire phénoménale. En sus un cartonneur à briser les abattis… Tindall kia tâté du gus sur un bouchon bien ferme, vous dira… Un habile et fin, sans doute aucun, venu parfaire une ligne de trois quarts qui n’a pas son pareil en sublunaire pâtis. Carter fut vraiment génial… sur la photo il attire le défenseur vers la touche, Kahui en position d’ailier repique au centre, dans un mouchoir reçoit le cuir… petit espace ouvre le grand, trajectoire parfaite, pour un imparable essai. La classe sup c’est exactement ça. On ne le dira jamais assez. Il y a des joueurs qui ont le sens de la trajectoire, qui savent se placer pour recevoir le cuir, se déplacer pour le transmettre… d’autres pas… cf Tindall & Noon… Hors Tait… sinon Ojo… les Bifs, sans meneur, sont lisibles comme un abécédaire… pudding en sauce et bouillante eau, qui soi-disant, donne un exquis goût à tout. Des clous !!! La grande maîtresse et valeur suprême du rugby, c'est la géométrie.

Tout cas, ça nous augure un tri nations de haute tenue. Enfin la finale du meilleur rugby tant attendue par le Pilier. La vraie. Du pas mieux dans l’univers connu. La CDM à côté c’est du circus ... minimus… le tournoi des six nations, une parade... minus !!! La frimette à neuneus tout ça… des p'tits z'en-cas tout ça... Tandis que là-bas c’est du franc... du fort... vérité totale... avec aller-retour… pas du coup de dés acheté, façon triche d'ici en quart.
Ça commence le 5 juillet 2008 par ALL BLACKS vs SUDAFS...
Hé hé !!! Du grand tout autre, là… Maxi rugby… pour les zaristos… nous… pas que... d'autres aussi... mais nous... à la mesure parfaite de notre exigence… du Jojo poils épais, pas d’la fiotte imberbée, du fifi… d’la biscotte… du simili… non non… du vrai cuir… tanné…du pas mieux… pour saveurs patentés… vrais connaisseurs qui ne supportent que le jeu, le grand art… jamais les étendards. La compète préférée du Pilier… de Toutatis… de Thor, Odin… de Zeus et ses petits copains.
© Le Pilier

21 juin 2008

NEW ZELAND VS ENGLAND 44-12


Carter maître pied
Étions à la messe pour nos oraisons jaculatoires… Le Seigneur tout puissant nous fit la grâce même d’un match très agréable Blacks Vs Bifs, nous remerciement d’une pénitente posture, sincère et durative, qui nous tint une semaine entière dans les meilleures dispositions. (Lire épisodes précédents). Devenu bon, affable plus qu’hier, quatre épingles, plus qu’un saint, acceptable et gracieux, plus charmant qu’un marquis de Topor, total voué à Dieu, c’est dit… bien fini en somme, le Pilier s’est donc vu gratifié d’un duel à la mesure parfaite de son rang. Un match de rugby de bonne tenue. Aussi pour remercier le divin de ce don espéré, rendrons compte de la baston, et jurons ferme devant toutes les saintetés reconnues, de ne plus jamais gâter notre œil à regarder le rugby d’icy. Voyez l’effet du repentir, sommes devenu tout autre. Délicat, plus exigeant-Adonis, plus minet-incisif, plus contrôlé, plus copain... avec les cimes ! Vraiment bien koi !

Merci Seigneur pour cette remise du Pilier à son juste niveau, comme pour cette récompense jouteuse, subséquente de cette nuit farouche que nous n’espérions plus. En effet, une mousmé de beau minois, dans notre mouvante couche, encouragea nos dévotions, si bien qu’au matin étions, malgré le peu ronron, enthousiaste à l’idée de côtoyer du Black sur le pâtis d’éden et même en pleine forme. Eden qui, ironie du sort ne jouait pas, mais dont ses petits copains honorèrent dignement l’idéal.
Les essais Blacks ? De toute beauté ! Carter ? Un maître pied ! Une vista… des cannes, du ciboulot qui fonctionne plein pot. Mais yu pas que lui. On vous en causera. Des points d’attaquants, essentiellement, courses et trajectoires dignes des perspectives d’antan, quand du Quattrocento on savourait l’éveil. Bref, un match du tonnerre à nous faire oublier notre nationalité bleu lavasse...
A suivre.
© Le Pilier