27 décembre 2008

L'HYPERSTADIUM DU PILIER


Hyper baston
Fin 2OO8, c’est l’heure de raconter n’importe quoi, autrement dit de faire le bilan. Sommes pas grégaire pour un crampon, mais livrons comme super cadeau terminal une idée qui fera son chemin si on y met bonne volonté, enthousiasme, grisbi pour la noble cause.

Tout le monde s’évertue à construire sa petite équipe du monde, le Pilier ne dérogera cependant pas à la règle, à ceci près que l’équipe sublunaire est déjà sur le pâtis. C’est l’hégémonique et géniale team imparable, royale de luxe et raffinée des Blacks. On n’y ajoutera pas. Ce qu’il lui faut, c’est un adversaire de taille à la mesure de son règne. Pour ce qui est donc de son adversaire, faut puiser dans le cheptel mondial, car personne sur la planète ne peut véritablement rivaliser avec les aristos du pâtis. 
Le Pilier propose donc une équipe de poids, seule capable de s’opposer aux maîtres es ovalie, sinon de les vaincre.

Pour organiser un match de cette envergure fallait un stade monumental, tout neuf. Proposons donc céans ce gras pâtis, spécial rugby, l'Hyperstadium du Pilier.

Hier conçu pour la CDM, aujourd’hui dans l’espace orbital de l’Hypercité, en attente d’évènements. Trouvez donc ci-joint, le génialissime module voué exclusivement aux bastonnades structurées, élaboré par l’agence 

Hartmann & Partners.

La musique originale de l’animation est celle de Zeus corps, groupe virtuel éponyme de l’Hypercité. Suivra sous peu l’équipe mondiale qui jouera contre les divins Aristoblacks dans notre espace voué aux percussions élaborées comme aux transmissions zélées.
© Le Pilier

20 décembre 2008

LE DIRECT LIVE DU PILIER


...Laissant tomber châtaignes et autres bastonneries, le noblissime Pilier, de l'avent respectueux lui signifiant la trêve, en pleine bénédicité de salaisons, inspira fortement, regarda ses convives et se remémora ses heures de grande sagesse quand il méditait sur l'herbette, loin des hommes... Une pause, s'imposait.
Vint Zig qui demanda :
« Quelle est la véritable Voie ? »
Le Pilier répondit :
« La voie de tous les jours est la véritable Voie »
Zig insista :
« Puis-je l’étudier ?»
Le Pilier répondit :
« Plus vous étudiez, plus vous vous éloignez de la Voie »
Zig à nouveau :
« Si je ne l’étudie pas, comment puis-je la connaître ? »
Et le Pilier dit :
« La voie n’appartient pas aux choses vues ; ni aux choses non vues. Elle n’appartient pas aux choses connues, ni aux choses inconnues. Ne la cherchez pas, ne l’étudiez pas, et ne la nommez pas. Pour vous y retrouver, ouvrez-vous aussi largement que le ciel, respirez ferme, et plongez-vous corps et âme dans les délices de Capoue.»

C'était bô ! Aussitôt dans la salle voutée, les bobines opinèrent, les chopines tintinnabulèrent, les vocalises abusèrent d'harmonies improbables, frisant la dodécaphonie... 
"Une coupe féconde donne toujours grande faconde" s'écria un converti au seul nectar des Dieux. Chacun remâcha son gigot et se lécha les doigts, émoustillé par tant de merveilles, de zen, et de chairs saines... Les femmes pâmées, de stature gironde, rayonnantes comme des fêtes copieusement garnies, lorgnaient les panses pleines et fredonnaient des airs langoureux... c'était l'apéritif qui annonçait l'éveil. La fiévreuse appétence impose dispositions... préparation en somme. Les nuits s'annonçaient longues comme les digestions...

A suivre. © Le Pilier

17 décembre 2008

SERGE SIMON / LYRISME PACHYDERMIQUE


Suite bien épaisse...

Nous ? Discréditer un élan créatif dépassant le quintal de fadaises ?

Nous ? Décharper une prose légère comme une enclume de Vulcain ?
Nous ? Intriguer pour éradiquer un livre neuf des rayons d’une bibliothèque de vestiaire ?
Nous ? Insolidaire d’un pilier très chutes du Niagara supplantant le filet délicat de notre La Fontaine national par un osé de figures à vous noyer de rire dans un océan de romantisme camphré, enserré de Velpeau, sises en une prose quasi transcendantale des chevilles jusqu’aux pieds ?
Nous ? Pinailleur de lettres à pâtis ?
Nous ? Pas gentil ?

Ho ho !!! On nous vilipende... nous astique... nous assaisonne... nous défigure notre belle intention ? Car quoi ? Faisons de la pub pour ce livre qui eût tout à fait pu passer inaperçu si le noble Pilier ne veillait pas au grain.... Diffusons gratos, le meilleur de ces lettres profondes qui n’attendent que la germination, pourvu qu’une âme sensible bichonne leurs pâtis, et dépose ces fleurs de l’ombre au grand sun des chroniques de cet incomparable Blog, non ? Qui peut se targuer de livrer autant d’extraits croustillants ? Qui va, par son dévouement total, sans doute susciter chez les plus timides des vocations enfouies dans cet inconscient empêcheur, structuré comme un langage, qui n’attend qu’à expirer son meilleur babil ? Ces pachydermes en tutu, encore rétifs aux tropes, écrivains de la trompe qui n’attendaient qu’une simple ouverture pour exprimer le meilleur de leur peu ?
C’est nous !!!!! Altruiste, encourageur, partageur que nous sommes... faisons déjà des émules avec nos balivernes, poursuivons notre sacerdoce en proposant ces lectures inédites, enjoueuses de sapins, de pantoufles et de binettes fraîches, quand viendra de Noël le comblé espéré !!!! Ach !
Revenons zaux lettres authentiques du sympathique Serge Simon.
Le Deuxième chapitre s’intitule, l’impact.
A vos estomacs !!!!!

"Nous sommes là dans une attente chaude. Je ne suis plus. Je ne suis plus seul, je ne suis plus perdu. Je trouvais l'autre. Je le presse contre moi pour vivre, le vivre, me vivre. Je profite de cette expérience charnue de l'altérité. Vestiges préhistoriques des fondements du rugby, la mêlée en est l'écrin où repose son diamant : le lien."
Ah, l’altérité d’un cortex au frontal débineur dans sa grotte de Tautavel... Si peu ont osé nous en dévoiler l’aspect charnu qu’on se demande bien ce que foutent les paléontologues du CNRS... Simon nous cause là d'une touchante préhistoire, à vivre, se vivre, nous vivre, se revivre ensemble, partageur solidaire qu'il est d’un grand moment d’existence que ce lien perpétue... un lien de diamant qui rayonne de partout, quand les dinosaures chantaient les louanges de l'altérité... bien lourdement épaisse...

"Le rugby, la mêlée, sont cette vérité pure à l'origine de l'humanité : s'approcher, s'accrocher, aux autres pour ne pas être dévoré par la nuit."
Aie aïe aïe... dévoré par une nuit de balourdises en effet, ça fout les jetons ! Mais point d'inquiétude, le temps digère assez mal la prose farcie. Toussa finira en chasse d'eau. Arf !

"Regardez partout ailleurs, ils ne se touchent que par accident. Le rugby est seul à mettre en scène ce vertige du lien. Regardez ces mains serrées, regardez ces doigts exsangues et affamés..."
Arf arf ... Regardez ces doigts exsangues de vide invisible et transparents de vacuité... ces doigts très auriculaires affamés de pavillons cireux, ces majeurs aux appétences de fondements... ces pouces à la diète d'auto-stop, ces index accusant la disette, ces annulaires morts de faim, dont tout le monde ignore le nom, unis quand même dans une même pogne. Cébo !

"Le talonneur hurle une inquiétude.
C'est un nerveux peut-être un timide."
Sensible assurément !

"Nous sommes 1 t de métal en équilibre sur un fil."
Des kilotonnes de délicatesse sur un fil de surplus d'émotion... hé hé... c'est ça... Mais elle sort d'où la ganache ? Fait le comique troupier dans la vie le Simon ? Pas possible ? C’est koi son job ? De l’art brut ça !!! ça fricote avé les cimes ça... phénoménal le gazier... ya des lettres dans sa famille, vient pas de nulle part... c'est clair. Enfant prodige... ça vous débourre la poésie d’un Villepin ça... Aux zacadémies le grand Serge !!!! Aux zacadémies fissa !!!! Trouvez-lui un fauteuil... un tabouret... un pliable... un paillasson... encourageons cet amuseur de prose, nourri bio sous le joug...
C’est pas finito... ya encore du rigolo.

"Je suis le requin bleu sombre au-dessous du nageur irradié de soleil et tentant de fuir."
Re gnac gnac... et ouarf libitum !!!! Et le requin marteau enfonce le clou ! Pardon... un requin bleu sombre, ho ho, du dessous sans doute, flottant sous les pâtis... une grosse baleine qui poétise... un champ lexical pour le moins poissonneux... en adéquation parfaite avec le rugby en effet... judicieux toussa... manque pu qu'les moules, la planche, le maillot et la tong sur le cassis !

Bon, sommes vidés, pliés, ruinés, par ces assauts fendards... reviendrons sous peu avec d’autres extraits droit sortis de la cuisse même ou du croupion de Serge Simon, pour une prose sub Jupitérienne mais pleine d’envie, d’innocence... c'est bo toussa... tellement qu'on se doit en effet d’encourager nos zenfants à exprimer ces petits riens qui font les grands comiques. Notre ex pilier du Stade Français en est un exemple imparable... S’il insuffle cette belle humeur, nimbée de platitudes et puérilité en notre vie soucieuse, c’est bien pour nous rassurer, tout impavide qu’il est devant le ridicule, que ce dernier n'a jamais tué personne et n'empêche visiblement pas de dormir. Quelle audace ! Ouarf !!!
© Le Pilier

14 décembre 2008

SERGE SIMON : LA MÊLÉE... EMMÊLÉE !


Pour bien rire dans les foyers
Un pilier qui transpire la prose comme un éléphant souffle dans sa trompe pantelante pour jouer des airs de Miles Davis, ça fait des couacs... c’est l’idem d’un cyclope en bermuda, portant son regard solitaire chaussé de Ray Ban vers l’azur infini et les cieux blindés de fleurs étincelantes, de mystères, en se grattant le derche... Ach !!! Ça vous zéblouit la raison d’un parfum poétique... vous chatouille l’entendement proésique... et votre tête opine à s’enivrer de l’onirique don sous la lune palote... ronde muse cyclique qui pleinement ravit le marcheur solitaire... poète infatigable espérant la beauté quand au stérile hiver l’inspiration hiberne... Gasp !
La lanterne cosmique, muse du grand rêveur, de sa molle clarté distillera l’espoir, délivrera sans doute cette âme par trop sensible du joug accablant d’un vide insondable, qu’obombre ce papier que la blancheur défend... Hips !
Dès lors, la prose est en chemin, et le temps invisible suspendra son cours perpétuel au profit d’un sentiment d’éternité. L’être alors flottant, tout happy, tout comblé, serrant la plume aux doigts, enfin, livrera dispendieux les merveilles multicolores des profondeurs secrètes de son moi le plus mûr... Ach !
Au dessus de la mêlée prosaïque, le sympathique pilier Simon, est de ceux-là. Généreusement inspiré, féalement voué à l’ovale passion, aussi fort dans le ruck que solide de rein dans le lyrisme suave, son livre est un bijou dont nous livrons céans des extraits authentiques.
L’avions promis, voilà !

Sa perle s’intitule « la mêlée », hé hé, celle des corps emmêlés qui se frottent le cuir et transpirent beaucoup. Un bouquin cadeau, que l’on devrait offrir pour tout plein superplomb dans les stations service, tant sa texture physique s’y prête... ou mieux avec du pastaga, en litre, pour apprécier les impertinentes figures...

Mais fi des bafouilles, commençons la ballade tropologique. On vous le fait chapitre par chapitre pour ne pas vous priver les côtes d’un fendu enchaîné... Arf arf ! N’avons pas pu nous zaussi résister à la tentation pressante de nous plonger dans cette fièvre ardente que l’inspiration débride sans crainte aucune de l’impact Apollinien. Après tout, Simon ouvre la voie comme une première ligne impavide qu’il est... nous emboitons le pas. N’avions jamais osé nous lancer sur le terrain magique des figures frondeuses, aléatoires, totalement perméables aux associations débridées et profondes comme des flaques sur du bitume en feu. C’est fait !

Voici donc les extraits.
Chapitre premier donc, qui s’intitule « Liaison »... mon Gaston.

"Le vestiaire s'est déjà tellement éloigné de nous.
Six minutes que l'on est sorti de sa nuit.
Cette nuit chaude où les silences épicés habitent les cris et les coups."
Ça démarre sur les chapeaux de roues. Un vestiaire qui fuite... une sombritude qui s’en va... des cris zé coups très fréquentés par de nombreux silences aux zaromates divers, qui crèchent dans ces glottes brutales que la nuit brûlante condimente, quand la moutarde vous monte au nez ? C’est bien fait !

"Six minutes de lumière, de foule, et toujours rien.
Un ciel incertain avec des oiseaux que je ne connais pas."
Des piafs anonymes ? Trop puissant le poète...

"Des arbres qui plient leur fragilité en une vibration lumineuse."
Fragile et vibrant comme un chêne centenaire, qui depuis la fable se prend pour un roseau...

"Une tribune qui dort comme un vieux chien. " 
Un gradin en béton qui veut même pas remuer la queue...

« Je cours après le ballon pour l'attraper et le jeter loin, là-bas de l'autre côté de la rivière paresseuse qui encercle ce stade. La jeter en avant. Tabou absolu du joueur de rugby que je transgresserai dans une raideur gauche et fière. »
Il transgresse en effet l'artiste... dans une raideur bien gauche... et fière... donc assumée ? C'est dire l'état du gazier !!!

"J'attends la mêlée comme une vieille élégante attend son giton. Lucide et humide. Mais le ballon roule quelques pas et l'arbitre siffle enfin. J'ouvre mes branchies, mes yeux. Mes pores aspirent l'océan"
Humide la grabataire... ya pas d'âge pour ouvrir ses branchies aux gitons. Mais où va-t-il donc chercher toussa ?

"Les autres sont déjà là, poussés par des gestes lents et capiteux. Le reste des joueurs, ceux qui ne connaîtront jamais l'éclair lumineux du dessous, ceux-là tournent en rond dans une poussière de mots aigus"
Gnac gnac ouarf ouarf et naf naf !!!! Ouille... des mots qui piquent...

"Je me faufile entre ceux qui n'ont rien à voir, ceux qui, semblables à l'attroupement voyeur d'un accident, sont rejetés à la marge des pulsations de la vie"
Surtout quand l’accident est mortel... cette vie qui palpite sous les roues d’un 35 tonnes de fadaises... Ça pèse quand même sur le râble... ça doit même laisser des traces sur le croupion. Ce n'est pas qu'un rugbyman qui pense le Simon, parole de connaisseur, c'est une enclume qui distille des kilotonnes à la marge revendiquée de la mousse de cerveau qui lui sert de repère !!! Arf !!!

"Je suis une pierre souple."
OOOUUUAAAAARRRRRFFFFF !!!!!! Du beau... en bloc de béton dur, léger comme un duvet d’oie d'acier... élégant comme un mammouth sur des patins en os figurant des arabesques au sol immaculé de l’ère glacière... poétique excentrique, comme un moustique dans le bayou s’éprend d’un bombe anti-poux en y plantant son dard... Simon se faufile sous un édredon de cailloux, armé d'une grosse andouillette de carafe, nappée de chantilly en acier trempé jusqu'au dernier neurone !

"Le pilier droit est la tête de pont, la tête de con, de la mêlée, celle qui part loin et seule. Il est celui qui va répandre la maladie et la mort. Une fois là-bas, au milieu des autres, il est seul comme un rocher au milieu du ruisseau."
Les têtes de cons ça ose tout... c'est même à ça qu'on les reconnait

"La mêlée est ce combat magmatique et spirituel. Cette partie d'échecs utérine, où l'une de ces créatures inquiétantes doit empaler l'autre pour vaincre."
Va yavoir du taf pour te faire oublier mon coco !!! On va pas te lâcher comac, t'es trop fort !!!

"L'arrière du monstre, la deuxième ligne, va se mettre en place à notre cul comme deux puissantes pattes."
Un pilier cul de jatte ça la foutait mal...

"Je deviendrais l'une de ces portes lourdes et vieilles derrière lesquels s'abritent les enfants."
Très lourde porte en effet... quelle tâche à bitume ce gonze !!!

"Il jette un regard transparent sur l'horizon."
...Un œil aqueux sur les croupions !

"Je hurle quelque chose. Il glisse un peu."
Je ne dis rien... il laboure le terrain...

"De loin on pourrait croire qu’il est en train de prendre de grandes aspirations avant l'apnée le glissant dans la noirceur étincelante de la Terre."
Mais de près c'est la clarté bien sottement sombre qui l'inspire...

Voilà pour le premier impact, au sol grassouillet de l’inspiration oseuse, sans parachute, de Serge Simon. Les autres chapitres suivront, plus tartignoles encore, plus pelle à tarte, mais plus nourrissants aussi, pour tous les ruminants timides qui rêvent eux zaussi, dans le silence invisible et transpirant de leur vie tabulaire, d’ouvrir leurs vannes créatrices à dilater la rate qui dilate les branchies... aux lecteurs effarés ! ça promet ! © Le Pilier

11 décembre 2008

SERGE SIMON: PROSE CROUPION


Une sensibibilité à fleur de cuir
Hé Hé !!! On veut sa poésie bien ovale, on jubile à l’idée d’un Pilier découvreur de grands talents ? On veut son surplus d’émotion, son rafraîchissant gazon ? La surdose qui vous palpite plus que jamais ce petit cœur réceptif à la beauté quié partout mais hélas pas chez vous ? Son écrivain Hugo déniché sous un ruck qui vous surprend de ces facéties ? Un de ces grands poètes proclamés des pâtis, chercheur d’azur, body bien buildé, qui se décarcasse la calebasse, le caillou, pour vous démontrer définitivement qu’un pousseur a du cœur, qu’un massif a du kiff... pour les lettres... une sensibibilité à fleur de cuir ?

Ben ouais !!! Cet Hugo du pâtis, en effet, l’avons déniché... par hasard, pour vous, quand une connaissance vague dans une librairie soignée, très enthousiaste à l’idée d’un rapprochement de nos natures pourtant inconciliables, un genre d’admirateur désirant copiner avec l’élite, nous proposa la lecture immédiate de ce bijou d’émotion, ce livre incomparable qui une fois la surprise digérée, vous plonge dans un sommeil méditatif que seuls de simiesques initiés peuvent appréhender, apprécier, un livre qui répond sans l’ombre ténue d’un doute à la question qui taraude chaque rugbyman à deux pinceaux de la retraite, Oui ! 

Ya bien une vie, un avenir après le joug, la châtaigne et les coups !!!!

Un beau demain sans doute, littéraire, pour celui-là... on sait désormais qu’un poète sensible, un acteur délicat, un créateur en herbe de bovin, peut très bien se cacher derrière n’importe quelle nature humaine spéculant sous le joug, pourvu qu’on lui prête oreille, qu’on l’émerge, la montre, la bouge, la remue, l’encourage, la secoue devant un objectif, derrière un fond de teint suffisamment épais, qui, figure d’engrais et masque rien, fera germer ce profond talent ne demandant qu’à être vu, encouragé, reconnu, sinon aimé !
Serge Simon en témoigne. L’avons maté sur l’écran durant une coupe du monde Australienne il y a quelques zannées. Le connaissons pas plus que Jules, mais savons qu’il était pilier chez Guazzini, p’têt en calendrier, sinon à la mêlée, comme il nous invite à l’approcher dans son ouvrage d’une sensibilité sincère et sans filet. Cette merveille à plusieurs pages, s’intitule frontalement, «la mêlée»pour bien savoir où on en est, dès le kick off !
Sensible Serge, nous dévoile ouvertement l’intimité suave de ces corps transpireurs qui se côtoient si prochement qu’on pouvait pas laisser ça sous silence, tellement que c’est beau de le partager, comme on partage une souffrance muette dans un regard complice... comme une gamelle s'amourache d'une louche pour enchanter un bol !!! 
Ya du touchant dans tout ça, de l’élégance idiosyncrasique qui cherchait la sortie, l’a trouvée, intempestive, franche, peut-être prophétique !!! Un genre de pilier gracile de 125 kilos qui d’une envolée tonique vous fait des entre-chats avec l'air serein d'une enclume !
Un livre donc comme le disions, totalement saturé d’émotions, vivement recommandé pour les fêtes sapins, entre la dinde et l’ennui, le croupion et la panoplie de grands sentiments qui vont submerger nos soirées décembre, tel un tsunami de bien être vous emporte dans un courant de félicité, que-du-bonheur-dans-les-souliers... Un livre que l’on peut aussi lire tout seul dans son vestiaire, avant que la Velpeau n’enserre votre onirisme créatif au profit pragmatique d'un conditionnement spécial affrontement, peu enclin aux tendres alexandrins, que le camphre ne supplante la rose qui a vécu l'espace d'un seul matin, mais sourd entre vos lèvres son restant poétique tel un soleil couchant avant le sombre combat... Ach !

Bref un livre d'évidences, comme la neige est blanche et le gruyère à trous ! Bientôt donc ici des extraits... des vrais... à vous ratartiner de franches poilades jusqu'à l’étouffement !
A suivre impératif.
© Le Pilier

08 décembre 2008

LE CADEAU DU PILIER


Promesses donc faites, 
promesses tiendrons...


Le Pilier poète de l'avent, vous présentera sous peu une icône de la littérature de première ligne, découverte par ce fameux hasard qui fait si bien les choses, dans un lieu de lettres inattendu... 
Un livre improbable, nouveau même p’t'êt bien !
vu à la télé, mais dont on ne parle pas assez...

Un livre de pelotes emmêlées, un livre touchant, frais-naïf, plus que fion, un livre bourré, jusqu'à presque saturé d’émotion !
Un livre en attente des académiques palmes, 
en vraie plume de palmipède érudit...
Un livre très rugby, initiatique, pour travailleurs d’abdos en période de fêtes... et zygomatiques gaillards !
Une poésie musclée qui cause du vécu comme on se livre à un ami sourdingue... de la confidence en passant par la transcendance des Alpages à cheptel brouteur de pâtis, un livre longuement ruminé, écrit par un auteur massif, tendre, bien connu, qui nous dévoile sa touchante expérience du joug... une vraie personnalité pleine de valeurs sûres et certaines, dans un recueil imparable. Un impavide gaillard délicat, qui se lance dans les lettres comme il encaissera les gifles. Un livre bien sincère, plein d'émoi, qui va donner la pêche au prochain tournoi !


Alors, pour vos cadeaux de dernières minutes, suivez donc 
les conseils de maître Sapin !

Une guirlande de poésie à déposer sous les aiguilles si voulez vous venger de quelqu’un !!!
Comme la sardine est à l’huile, le ronflement au plumard... le crâne d’un grand poète s'active très bavard... Celui-là se dévoile toute honte bien bue, tête nue, frondeuse, livreuse de vers moulus, à la baveuse courante... une imagination à grands moulinets, très appréciée des liseurs d'alphabet !!!!
Enfin, notre rugby Français possède son auteur attitré, comme le vilebrequin son foret, la guimauve sa fermeté ! Ach !
Sous peu ici !
A bientôt !
© Le Pilier

04 décembre 2008

BARBARIAN RIEUR


Pas tous les jours qu’ils joueront l’un contre l’autre en match international ces deux là.
C’était hier, lors de la rencontre, Barbarians vs Australie... victoire des Aussies 18-11. De nos jours une telle équipe de Baa-baas n’a plus grande chance de vaincre une équipe nationale bien organisée. Hors le fait de voir un Tuqiri plaquer Gregan, un Habana échanger avec Rokocoko de belles connivences, un Collins copain comme lardon avec un Burger déchaîné, ce genre de rencontre ne suscite pas un enthousiasme débordant.
Très engagée cependant la joute, anarchique quand même, mais avec de bons moments... du côté des Baa-baas par exemple, qui n’ont pu aboutir, faute évidente de cohésion. Sinon Steyn à l’ouverture ? Pas la classe... déjoue même, aucune organisation du jeu, peu passeur, tente des drops de 60 mètres... tendre le gazier, 2008 n’est pas une grande saison pour lui, doit se reprendre s’il veut jouer aux côtés de Jacobs chez les Boks... mais il est jeune, a de quoi briller et griller De Villiers ? Donc l’essai tarde à venir chez les blancs et noirs... L’éveil arrive avec une belle accélération de Shane Williams, qui entre en seconde période, transmet à Collins très suiveur qui plante son try mérité... gros match le flanker. Il doit s’ennuyer à Toulon, devrait retourner dans son bled, partant participer à la prochaine CDM... pas bien de traîner en France pour l’artiche... on n’y apprend rien, s’y gâtifie, s’amollit... alors qu’il a du jus le mastard... on savait ça bien sûr, mais n’a rien à faire chez nous. France rugby c’est du Toulon pompon, copineur avec ses voisines très disco, Nice rugby, saturday night sans fever, transat et parasol, démagoulis, pas de gros fer dans les connexions, les neuronales à charbon, du mou de partout, de la pantoufle et du pouf... du très vite contenté... de l’écran plat comme leurs analyses... du jus d’air, très Montgolfière... sont d’ailleurs au top gaziers des Blogs de mous... et comme des mous y’en a partout... sont premiers des Blogs de mous de partout... bref !
Revenons au rugby. De l’autre côté, défense monumentale des Aussies comme des bastilles, des tranchées... avec une équipe bien jeune (Deans ayant procédé à 10 changements) mais très joueuse, ça cartonnait franco et promet un avenir plutôt sun pour la relève. Deux essais marqués par les kangourous finaliseront ces atouts. La tof est à l’image du match... un Burger volontaire comme on sait, total frappadingue et défonceur... une défense intraitable des Australiens, liés. Bel effort poupon !!! Mais manque de bol va y laisser son tendon d'Achille... un peu plus tard et sortir sur une banquette de civière... en fin de tournée, c pas k do... Bonne retape pillar.
© Le Pilier




02 décembre 2008

DÉSOLÉ POUR LA ROUSTE !


Fin de partie... Les Blacks ont tout remporté sans encaisser un seul try... idem les Boks... L’Aussie achoppe sur le Taffy... c’était le moins bien fourni de l’hémisud... Le dernier match des All Blacks fut cocasse. Des cartons jaunes en veux-tu-voilà, les Bifs se sont retrouvés plusieurs fois à 14, sinon 13... Les Blacks ont attendu que l’équipe soit au complet pour planter des essais... Bravo !!!
Classe et vraiment sport !

Un scénario remarqué plusieurs fois par le Pilier. A partir de la 60ème minute Carter trouve une touche monumentale dans les 22 adverses, à partir de ce moment les essais pleuvent comme des perles enfilées. Cette fois, idem, ne trouve pas la touche mais le Tommy pressé renvoie comme il peut le cuir en toute petite touche... les essais suivront. Score attendu, 6-32.
Il est évident que les Blacks n’appuient plus comme des fous, tout le match durant... avec l’hémisphère nord c’est du rugbyzness, mise en scène, timing, organisation, on prend son temps... à sa guise pépère... pour que les spectateurs ne quittent pas le stade trop vite, que les écrans ne s’éteignent pas dans les chaumières... que les pubs aient le temps d’être matées... préserver si on veut durer. Sinon des Blacks qui plient et ridiculisent le nord à chaque match dès la première période c’est pas du favorable au boursicotage... à l'audimat.
L’hémisphère sud surdomine le nord comme jamais. Malgré la bonne et dernière prestation des Gallois devant l'Aussie pas top, l’Europe nous semble de plus en plus à la traîne. L’argent lui permet d’acheter les joueurs du grand sud... elle va en perdre son rugby en substituant ces gros joueurs à ceux du coin...

Le Pilier annonçait la décadence de notre rugby un peu avant les débuts Laporte. Ce dernier par sa totale incompétence accéléra la descente... la nouvelle triplette nous semble dans les mêmes dispositions... vieux rugby, pas de stratégie notoire, de vision moderne, pas futée, structure vermoulue, copinage, entrejambons, saucisson, artiche, mais pas de génie... la France habituelle des perruques Louis sun, qui mire ses fanfreluches dans la grande galerie de l’involution, se pâmant au ressouvenir d’exploits passés. Le french flair est bien mouché... façon blair coulant des naseaux souffreteux... mise en avant de joueurs sans épaisseur au look fashion pour gisquettes et neuneus... péri pathétisme, des tribunes aux pâtis en passant par les ondes, commentaires et analyses édifiantes de stupidité... noyades permanentes de vacuité... journaleuses sottises insistant lourdement sur notre dernière victoire entendue, archi volée contre les Blacks... Suprême loi du mensonge parant les entendements ténus d’illusions diverses, pour quel gain ? Bref, le quotidien d'ici ! On finira comme les manchots Britanniques, gros clubs européens, mais inexistence aux zinternationales compètes. France Disneylandes, parades Mickey-Chabal... blabla de tof... rata du moche... rugby de poche ou p’têt ben grand tocsin ?

On s’en moque. Avec les équipes du grand sud le rugby conserve sa rareté, toute sa beauté. On jubile de les voir... bien assez pour nous. Jamais n’avons maté telle évolution, profitons du fait pour saluer le génial Graham Henry pour son adaptation permanente, renouvellement, qui place son équipe au premier rang mondial du grand XV... Jake White itou, a su, chose remarquable, détourner la violence bourrineuse des Boks au profit d’un jeu de mouvement, plus réfléchi, incisif, rapide et inventif. Son remplaçant Peter de Villiers est tout à sa mesure. Les Aussies sont plus mineurs, mais attendons la suite.
Tout est bien qui clôt comme prévu cette tournée d’automne. L’Europe est ratatinée, hors les Gallois qui pointent un bi de bout de blair, bien loin encore du grand azur pour prétendre atteindre les cimes. Le Pilier à l’instar des Blacks reste monumental, sans égal, très entouré des muses, conditionné tout savoir, esthétique, élégance, prestance, notoriété... comme affidé, au sens noble, à la vérité du pré.
© Le Pilier

LES MAILS DU PILIER


De notre envoyé spécial Manu... en quasi direct from Australia... impressions enthousiastes, à chaud, datées du Dimanche 30 Novembre.
Un courriel qui montre bien ce que l’on doit panser !!! Ach !!!
"Bon, je pense qu'on a vu le même match! Même avec pléthore d'actions laissées en route (au moins 3 essais tout faits gâchés!), les Blacks leur ont mis 32 pions, n'encaissant que deux pénalités. Et Carter, affreux au pied, aurait pu corser bien plus l'addition! 4 cartons jaunes pour les Bifs, tous plus mérités les uns que les autres... Complètement dépassés en défense, les petits jaunes leur sauvent 1 ou 2 essais! La grosse satisfaction: Nonu-Smith en centre ! Quelle paire ils forment ! Nonu qui te tape un sprint de folie sur son dernier essai (70ème). Servi par...Mealamu le talonneur, qui avec 70min dans les pattes aussi fait encore un cadrage-débordement accélération raffut! Pfiouuu... Et pour le dernier match d'une saison bien remplie, s'il vous plait! Carter, malgré ses pompes à l'envers, a été splendide en attaque et défense, dangereux à chaque prise de balle. Et quelle passe sur le 2ème essai de Muliana! C'est beau... 4 matches, 4 victoires, 115 points marqués, 24 encaissés, 12 essais pour, 0 contre! (Sans compter le match contre l'Australie le 1er novembre!) Tout est dit je crois... Heureusement que le PdG sauve l'honneur de l'hémisphère nord contre des Australiens hors de forme en cette fin de tournée. Sur ce, 2.40am, je vais me coucher l'ami ! Mais pour un match comme celui la, n'est-on pas prêt aux plus grandes folies ? "
Manu
 
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