31 août 2008

TRI NATIONS / ÉPISODE 8


Avons manqué le match d'hier pour un raison bien étrange… allons de ce pas mater la redif et causerons de la rencontre dans la journée.
A suivre donc.

29 août 2008

TRI NATIONS / LES ÉQUIPES


Voici la liste des gonzes qui joueront demain le dernier match des Boks de ces tri 2008. 15 H en direct de Johannesburg où les Aussies n’ont pas gagné depuis 1963. Yaura du sun, sinon du fun si les Sudafs s’rebiffent. Banquette pour Montgomery au grand dam de Sophie... Julie a son Matfield... même si pas top le gus au regard du dernier affront. L'est quand même bogoss qu'elle dit... ça suffit ?
Pour Julie oui.
© Le Pilier

South Africa: Conrad Jantjes; Odwa Ndungane, Adrian Jacobs, Jean de Villiers, Jongi Nokwe, Butch James, Fourie du Preez; Tendai Mtawarira, Bismarck du Plessis, Brian Mujati, Andries Bekker, Victor Matfield (capt), Schalk Burger, Juan Smith, Pierre Spies.
Replacements: Adriaan Strauss, Jannie du Plessis, Danir Rossouw, Luke Watson, Ricky Januarie, Ruan Pienaar, Percy Montgomery.

Australia: Adam Ashley-Cooper, Peter Hynes, Stirling Mortlock, Timana Tahu, Lote Tuqiri, Matt Giteau, Sam Cordingley; Benn Robinson, Tatafu Polota-Nau, Matt Dunning, James Horwill, Hugh McMeniman, Rocky Elsom, Phil Waugh, Wycliff Palu.
Replacements: Stephen Moore, Al Baxter, Dean Mumm, George Smith, Brett Sheehan, Ryan Cross, Drew Mitchell.

27 août 2008

TRI NATIONS / ÉPISODE 8


Le glaive hors du fourreau
On reprochait communément au solide Hannibal de n’avoir pas assiégé Rome immédiatement après la bataille de Cannes et d’avoir amolli les cuissots de ses troupes, sapé leurs bijoux aux capiteux parfums de Capoue... en fait ne possédait pas le matos ad hoc pour assiéger la belle Antique… p’têt’ aussi qu’une gironde italienne enivra le grand Barca, telle la Circé d’Ulysse, et le chef de guerre farouche s’endormit sur la couche… se détournant des voluptés funestes, celles-là mêmes qui ravissent un mâle de grand estomac, chatouillent sa colonne pilar d’un incomparable frisson quand le sang chaud de l’ennemi ruisselle sur l’acier forgé de rudesse et de rage, que le bougre ainsi pourfendu, agonise langue pantelante les yeux vaguement open ne cherchant plus de sa prunelle embrumée que la lueur divine. Glaive au fourreau consacré, bijoux de familles ouatinés par l’insondable monticule distillant un subtil filet d'ivresse, Hannibal comata en oubliant sa quête.
Les Boks ont attendu un mois avant de s’astiquer à nouveau with ze Blacks. Qu’ont-ils fabriqué durant cette période vacante de retour au pays ? La même chose que les troupes Carthaginoises ? D’où cet empressement de rembrasser Fanny après 80 minutes de séparation ? Ceci validerait cela et nos considérations structurelles critiquant le trop grand nombre de matchs successifs ne seraient qu’épiphénomène ? Une rupture durative affecte le maintien, oblitère la fougue ? On pourrait le croire au constat des effets. L'oisiveté succède souventefois au gros effort qui aboutit, c'est un fait reconnu.
Le Pilier propose donc l’abstinence parfaite pendant les tournois de cet ordre pour ces mâles du terrain. Faut garder tout son jus, délaisser les gâteries qui vous détournent des giboulées de beignes, atténuent votre désir de castagne, miellisent votre intempestive volonté, musèlent de trop ce plaisir incomparable de secouer le raisin ennemi. Si le grisou s’impatiente et n’attend qu’à jaillir qu’il s’exprime au pâtis et pas dans un paddock .
Samedi donc, devront se remuer croupion les Boks, démultiplier leurs globules guerriers, rouge sirop, s’ils veulent amoindrir le désarroi de leurs supporters et sauver la face. Car quoi, sont les champions du Monde comme on dit improprement… faut qu’ça saigne grandieu, on veut son quota d’ecchymoses, d’envolées, de subtiles figures car icy n’avons pas grand-chose à se mettre sous la rétine… dans le pif... le p’tit Top est de retour et c’est pas l’hyper kif.
© Le Pilier

24 août 2008

TRI NATIONS / LES FAITS


Boks vs Aussies 15-27
Hier donc, au vespéral litige, quand l’humeur, la lumière, flottent entre bichon sa mamie, loup cervier des zalpages… où Ginette impatiente prépare son rouleau en attendant Marcel que la conscience brumeuse parfumée pastaga écrase au comptoir d’un rade dans la crainte des coups… quand Bob le flambeur s’éveille pour une nuit de jeu à la table d’un tripot, faisions part du malaise d’avoir flairé le scénario d’un tri nations mal foutu, prévu la fatigue évidente des cuissots Boks, la minimisation du plaisir, du désir, car le trop tue l’envie, fatigue l’abattis… en court, causions de désabus. A l’instar des Aussies ratatinés 39-10 par les Blacks après trois matchs d’affilé le 2/8/2008, les Boks semblaient moins frais, moins toniques, plus flottants. Sans vouloir minimiser pour autant le jeu Australien, notamment la vaillance des avants, cette succession de bastons dénature les tri en déséquilibrant le système. Bref ! Quand tout est dit, reste les faits.

Les Aussies gagnent le combat d’avants… première ligne solide… le pilar Benn Robinson plante un essai en force… super… à la pause 0-10 pour les Aussies qui mènent le bal sans être inquiétés. A l’arrière, pas de superbes attaques, faut le dire. Première période Giteau habile des pinceaux trouve des touches superbes c’est vrai… des petits coups de pompe judicieux à travers la défense, c’est vrai… est pour beaucoup dans l’organisation pressante du jeu au pied… c’est vrai… mais, en revanche, balance son cuir à la main n’importe comment. Passes imprécises, jeté aléatoire… pas du grand jeu… Mortlock tamponne comme il sait… peu d’inspiration grand champ… pour tout dire, hors l’empoignée sévère des avants, c’est pas trépident. Côté Boks, plus transmetteurs quand même, mais individuellement pas top, ne parviennent pas à perforer cette défense bien organisée. Matfield est mou, se fait piquer le cuir en touche, loupe la réception sur renvoi, peu percutant, moins de cannes… Jantjes à la place de Montgomery s’enferme… de Villiers somme toute tonique perce mais ne transmet pas au dernier moment… on connaît sa faiblesse… Du Preez pas transcendant… seul le centre Jacobs tient sa place en marquant deux essais. Il assure ce gars, de mieux en better… ouvre des espaces, prend les trous, matois et visionnaire… pour sûr le meilleur trois quart Boks du moment, sinon du match. Nous plait.
Tuqiri, moins affûté que jadis, sur une erreur de défense subtilise quand même la balle et marque son essai portant le score à 3-20… c’est dire les Boks dans les choux. Malgré le sursaut de Jacobs les Aussies prennent le large… Sur un flottement défensif, Mortlock traverse la ligne adverse en fin de match pour marquer un bel essai personnel… trajectoire parfaite, course imparable. Pas habituel quand même ce genre de faute chez les Sudafs… la cohésion était moindre, où étaient les flankers ? Entre le pack et les trois quart un trou monumental…
Pas génial ce match… les Aussies sont plus sérieux devant, bien organisés en défense, mais ne fascinent pas en attaque. Pas du grand jeu. Non Non ! N’avaient pas gagné les Boks chez eux depuis huit ans. C’est fait. Une finale des tri entre Kiwis et Aussies le 9 septembre… car pour les Boks c’est bien cuit !
© Le Pilier

23 août 2008

TRI NATIONS : LA DÉPASSION


Trop de tri tue les tri
Avions déjà tout dit, annoncé, proclamé, redit, prédit au début même des tri. Trop de matchs successifs fatigue les abattis... cause efficiente qui révèle aujourd’hui ses effets, étonne les butors, amuserait saveurs* si le désir de se tromper n’était en fait plus grand. Il y aurait en effet plus d’équilibre, de suspens, de justice, d’envie… partant plus de joie. Ça vaudrait largement cette satisfaction parfois lassante d’avoir toujours raison en en supportant les conséquences. Attendre que ça arrive… y penser… le voir venir… le voir s’accomplir… c’est multiplex ennui, désabus. N’être pas cru, entendu, n’est pas grave, selon les circonstances bien sûr, on s'habitue, mais attendre patiemment que les faits inscrits de longue date dans ces prodromes avant-coursiers, faisant figure de paradigmes, imposent à la réalité cette rave et pachidermique pesanteur, c’est du trop, de l'outrage, du lassant, de l'enclume, du raz bol de rata. C’est le cas pour ces tri nations démesurées au regard du nombre de matchs. 6 c’était parfait, 9 c’est du délire.
En sus les Sudafs ont joué les Pumas, comme on sait, rapporté in situ dans nos colonnes précédentes. En s’amusant à planter 9 essais et jouer parfaitement le coup certes... mais ont laissé des plumes de Springbok, (oiseau à cornes bien connu des savanes) et gaspillé leur jus. La semaine suivante contre les Blacks ils remettaient ça mais n’avaient déjà plus le même rendement. Ont donc baisé Fanny… pas plus ! Aujourd’hui les rotules sinon le manque d’envie étaient visibles... moins toniques les gus, des fautes de mains, de défense, un pack plus mou... le score 15-27 de la victoire Aussie témoigne du fait. Qu’attendre du prochain match ? Rien de particulier, les Sudafs étant éliminé de la course au titre… Un p’tit sursaut d’orgueil ? … comme on dit pour ne rien dire et plagier la journaleuse engeance coutumière du fait. Effarant quand même ces évidences… sont plus dans le coup, trop c’est trop et voilà tout !
Ça roulait pourtant du tonnerre de bête dans l’ancienne version. Un allez-retour pour chaque équipe et la messe était dite. C’était parfait, équilibré, tonique et serré. Le plus beau tournoi planétaire dans sa structure comme ses figures. Mais non, faut du plus, du sus, du surplus, de l’en sus jusqu’à pu soif, la fin de tout, jusqu’au désamour, au désenchanté, dépassionné, à la fin gustative, à la ferveur poussive... jusqu'à ce que tout lasse, passe… que les grasses articulations des adipeux carafons abuseurs de tout ravagent notre monde épuisé-flapi d’en supporter les excès. Le bien, c'est la juste mesure, pas l'abus. Bien dommage... sans intérêts.
A suivre.
* Saveurs: ceux qui savent pardi !
© Le Pilier

22 août 2008

LE PILIER CORTEX


Ça pluie bien. De vraies gouttes profuses à mouiller nos élastiques. Une belle journée donc, à nous ventiler le cortex de savantes spéculations philosophico architectoniques, au bureau installé, comme un prince théseur dominant ses multiples sujets dans une farandole joyeuse d’analogies, grisant de son rythme soutenu un entendement volontaire. En plus popu, on s’entretient à cogite... en plus précis, on taquine la cause épistémo, copine élective de votre phénoménal Pilier. En tof, une parcelle de notre occiput en action... astrocytes entoilant des constellations nouvelles, saturées d'idées fraîchement géniales.
Profitons cependant d’un petit moment de vacance pour rassurer une amitié qui s’est plainte hier, une fois de plus, de notre succinct compte-rendu de la dernière joute Boks vs Blacks. « Tu te foules pas le Pilier » « T’es au minima » « Dix lignes à peine » « Tes bafouilles se ramollissent » « On veut du sus ! »
Voilà uniment les propos tenus par cette gente vouleuse de plus, comme l’époque l’exige... qui du reste(la gente vouleuse de plus) se pavane avec son Ange bambin, en nos ancestrales terres Cathares, visitant nos chateaux. C'est assez d'émotion direz-vous. Que nenni, on veut du sus à satiété, car l'holiday sans le Pilier, c'est pas l'éden dans la chambrée. Ensoleillé à point, doux comme un roc malin, sémillant comme une ivresse, prodigieux comme nature en liesse, enchanteur comme un Merlin, tirailleur alcalin au baldaquin, savoureux comme un fruit vitaminé, simple et roboratif... comme un if... voilà ce que l'on dit quand on nous veut copiner.
Ok, Ok !!! Assumons les effets !
Aussi, afin d’obvier au désenchantement d’ycelle (vouleuse de sus), comme de quelqu'autres aussi fanas de nos bagatelles, causé par notre soi-disant désinvolture, jurons sur les plus saints volumes, en génuflexion courbeuse devant les Dieux respectés, que serons plus bavard pour le match qui s’annonce entre les kangourous Aussies et les Boks callipygeant encore Fanny... La belle doit avoir son compte, car toute l’équipe est fautive et chacun se devait de faire pénitence, partant griser la mousmé pour lui faire oublier la piquette du week-end dernier et retrouver des chemins plus méritoires.
Bref, ne lésinerons pas sur nos impressions d’après match, serons plus exhaustif, plus existentiels, plus là… afin d’honorer cette compréhensive attente de notre lectorat le plus fidèle.
Demain donc, en direct de Sud Afrique, 15 h PM, sous le soleil exactement, serons de pâtis, attentif et frais si toutefois Sophie (qui en pince pour Percy), Justine (revenue au bercail) & Julie (rêvant toujours de Matfield), nous laissent notre compte ronron durant la nuit qui s'annonce.
© Le Pilier

LA RAISON DES PLUS FORTS...

Est souvent la meilleure
- 19 à zéro pointé, ça la fout mal quand même…
- Tu sais ce qu’on raconte Victor, c’est pas la victoire qui compte, c’est la manière de jouer !
Un temps se passe… l’occiput de Victor rouroune, les neurones au taquet, la pâteuse langouse s’élance et dans un souffle alcoolométrique déclare.
- Ce n’est pas une raison pour jouer aussi mal ! (Authentic)

Voilà en substance ce que l’on pouvait entendre dans un rade embrumé de Johannesburg samedi soir après la ratatouille de l’après midi. Non sans humour ce petit dialogue entre deux autochtones… n’en partageons cependant pas la clausule. Les Boks n’ont pas si mal joué… bien qu’auteurs de nombreuses fautes. Mais les Blacks surdominent quand c’est nécessaire, on sait ça et quand les enjeux politico-médiatico-économico-spectaculo-trompeurs ne se substituent pas à la vérité du pâtis, on peut leur faire confiance pour montrer, s’il était nécessaire, qu’ils sont bien la meilleur Team sublunaire de tous les temps.

La CDM pour tout dire, ça nous poile les zygomats. Car quoi, une compète où les trois grosses zéquipes de l’hémisud ne se rencontrent même pas avant les demi finales… c’est forcément du flanby. Au jeuzos, au moins, avant la finale d’un cent mètres, tous les meilleurs cavaleurs se mesurent entre eux… et ceux qui restent sont forcément les plus rapides. C’est un marché équitable. Les tri nations idem… un marché équitable. On s’empoigne en allez-retour, et le vainqueur de l’année est le plus en forme. Il n’y a pas d’ambiguïté. On aime ça. Si un match est volé par flottement arbitral, il y en a d’autres pour se rattraper… ça réduit donc la part magouilleuse à sa dérive minimale. Un garde-fou appréciable qui fait de cette compétition ce qu’elle est, la plus juste et belle en ovalie.

Pour clore cette bagatelle, vous livrons une des raisons princeps de l’hégémonie Néoz. Matez. Piqué sur les Wiki stats, ce petit tableau qui en dit beaucoup. Parmi les 12 plus capés de l’histoire du rugby international, pas un seul Black. Pardi, ils s’en balancent de ce genre d’inane concours. Ce qui les intéresse c’est le jeu. Pas le papy qui traîne sa pantoufle jusqu’à plus cannes… usurpant la place d’un plus jeune et frais comme savons le faire en notre hexagonale contrée. Chez nous c'est copinage coopté... la valeur suprême ? les p'tits zamis cireurs de semelles !!! Le tableau ci-dessous en dit long. Nous souvenons encore de la phrase d’un membre de la FFR direction, rêvant un an avant la CDM de voir Pelous tenir le trophée Webb Ellis. Que le joueur soit nul il s’en balançait le gazier, c’était lui qu’il voulait… point c’est tout. On connaît la suite.
Les Blacks ne prennent que les plus en forme et ne participent pas de ces records qui n’amusent que les neuneus à dorures, les emmanchés du cortex… ces bananes de journaleux fleurs de nave qui prennent les vessies pour des constellations, leur raison poussive pour des lampions… palabres badernes, pour des lanternes… qui sont prêts à dire n’importe nawak, pourvu qu’ils émettent un son, seul gage à leurs yeux d’un sentiment profond d’existence.
Depuis plus d’un siècle qu’ils dominent le rugby ces Blacks on pourrait prendre exemple, non ? Montgomery « fêtait » sa 100ème sélection… par une Fanny lors du dernier match. Il n’est du reste que remplaçant demain. Devrait stopper tout le surfer à gisquettes… n’a plus la grande forme… en sus, une saison en top 14, ça vous gâte prématurément ce jus de dernière jeunesse.
A bons entendeurs.
© Le Pilier
Australie George Gregan 139
France Fabien Pelous 118
Angleterre Jason Leonard 114
France Philippe Sella 111
Australie Stephen Larkham 102
Australie David Campese 101
Italie Alessandro Troncon 100
Pays de Galles Gareth Thomas 100
Percy Montgomery 100
FranceRaphaël Ibañez 98
France Serge Blanco 93
Pays de Galles Colin Charvis 93

Les sélectionnés du Week-end

South Africa: Conrad Jantjes; JP Pietersen, Adrian Jacobs, Jean de Villiers, Jongi Nokwe; Butch James, Fourie du Preez; Tendai Mtawarira, Bismarck du Plessis, CJ van der Linde, Andries Bekker, Victor Matfield (capt), Schalk Burger, Juan Smith, Pierre Spies.
Replacements: Adriaan Strauss, Brian Mujati, Joe van Niekerk, Luke Watson, Ricky Januarie, Francois Steyn, Percy Montgomery.

Australia:
Drew Mitchell, Peter Hynes, Stirling Mortlock (capt), Berrick Barnes, Lote Tuqiri, Matt Giteau, Sam Cordingley; Benn Robinson, Stephen Moore, Matt Dunning, James Horwill, Dan Vickerman, Rocky Elsom, George Smith, Wycliff Palu.
Replacements: Tatafu Polota-Nau, Al Baxter, Hugh McMeniman, Phil Waugh, Brett Sheehan, Timana Tahu, Ryan Cross.

16 août 2008

FANNY BOKS


Ben voilà, c’est fait… domination et victoire parfaite des Blacks 19-0. Les Boks embrassent Fanny… pas désagréable à ce qu’on dit… bien roulée la petite… faut voir. Trois essais NZ à rien. Sont supra dominateurs dans tous les compartiments malgré les ratés d’arpions du père Carter, qui n’a pas réussi une seule pénalité sur 3 tentatives. Foirage complet des pinceaux, en sus de deux drops contrés. Qu’importe, il plante son essai sur le dos… un beau geste
technico-acrobatique.
Sont prêts pour le tournoi galactique les NZ, car au sublunaire pâtis ya personne à la hauteur. Champion du monde toutes catégories, le rugby de la toujours nouvelle Zélande surdomine, s’adapte à toutes les époques, tous les vrais défis. Chapeau et confettis !
© Le Pilier

14 août 2008

LA BASTON SACRÉE


Aux fils de Grossebaf
Plus initiatique qu’un plongeon aoualpé dans les fonds baptismaux… plus hiératique qu’une bénédiction papale, urbi orbitale au st Pierre balconnet… plus fondateur que la mort de JC… le Jules César des romaines contrées… plus subtil qu’un étripage de barbares déferlant sur l’empire… plus gracieux qu’une razzia Viking en Normande country… plus délicat qu’un pilori… plus mouvant qu’un Ucello aux batailles de San Romano… plus gros qu’un cachalot… plus savoureux qu’une avoinée d’étalons… plus judicieux qu’un massacre au pilon… plus farouche qu’un troupeau de grognards en campagne d’Austerlitz… plus magistral qu’un blitz… plus beau que la symphonie des passions… plus bio que l’atomique déflagration… l’évènement prestigieux s’il en est, le seul jeu qui peut réellement nous faire croire en l’évolution, nous transporte, nous enjoie, nous astique l’entendement, nous survolte, passionne nos mousmés,
un match des tri nations
quand deux équipes sont au zénith de leur art.

Un des très rares lieux où l’homme est un homme, impavide, frondeur, honnête envers lui-même, solide et subtil à la fois s’il excelle… où sa violence intrinsèque ne s’exprime qu’au terrain majeur, strictement encadrée par la règle que chaque rugbyman digne de ce nom se doit de respecter à la lettre. De la violence oui, acceptable, nécessaire, fondamentale, vitalisante qui ne déborde jamais de son cadre, n’effleure jamais l’innocence, le faible, le démuni, ne s’acoquine pas avec l’injustice, le mensonge, le factice. Quoi de plus beau que l’affront facial honnête, sans fourchette ni surin, sans zobus ni gourdin ? Qu’un beau placage vous bousculant les tripes à faire scintiller les constellations, qu’un ruck percutant à travailler les jambons, qu’une franche giflée, qu’un raisin ruisselant sur un cuir d’ecchymoses… qu’une passe généreuse et précise dessinant des géométries fugaces dans le rectangle verdoyant… qu’un centre ouvrant l’espace, qu’un pilar généreux supportant tel Atlas son joug éternel, stoïque et franc, aux premières lignes de l’affront ? Le père Odin lui-même acquiesce, encourage et protège ces fils de Grossebaf, nobles batailleurs dont les druides nordiques chanteront éternellement les louanges.

Toutes les guerres devraient se régler sur le divin pâtis, lors d’un match de rugby… entre hommes comme on dit. Là, et là seulement, on parlera d’évolution ! La VIOLENCE ENCADRÉE, canalisée, cramponnée au cortex qui oriente son débordement, choisit la cible, impose la mesure, comme gage de la maîtrise de soi, avènement de la raison, du juste tampon… faisant honneur à la patience divine du grand créateur, qui attend dans son coin depuis des millénaires, les preuves efficientes de notre prétendu savoir. On a pourtant croqué… pas encore digéré visiblement, le fruit savoureux de l'arbre emblématique.
Bref, les tri nations, c’est le père, le fils, le saint esprit des bastons… de la chicore et des marrons… une palette colorée, expressionniste, pour un tableau de maître, toujours renouvelé. Samedi donc, à bienveigner ce jour sacré on se dispose. Alléluia !
© Le Pilier

13 août 2008

TRI NATIONS / ÉPISODE 6


Samedi absolu
Terminé les petites gâteries… les matchs paradeurs comme celui du week end dernier… fini le simili, le trop gros rugby déroustant les petits… c’est bien pour apprendre, moins pour l’excitation, hors bien sûr les figures somptueuses proposées par des Boks en grande maîtrise. Moins de jolivetés sans doute lors du match qui s’annonce bitouine Boks & Blacks… là c’est du mastoc. Un Samedi absolu* donc, saint si préferez. L’équipe des Blacks est la même que lors de la dernière rencontre… chez les Boks Montgomery bien sûr pour sa 100ème sélection débutera le match, un cadeau attendu par les gisquettes et ses fans. Du Preez retrouve la mêlée, normal c’est le meilleur. Plus subtil que Januarie en tout cas, malgré ce que peuvent penser les profanes en la matière qui s’étonnent du fait. Burger est de retour… sommes pas convaincu… vaillant le gus mais son rugby n’est pas assez maitrisé… il nous rappelle la vieille époque des Boks… trop violent… trop fada. Ces temps sont révolus… ont plus de tête maintenant les Sudafs, sont plus stratégiques, moins bourrins.
Shalk Burger, joint que sa vaillance soit hors norme, n’en pêche pas moins à se livrer sans mesure dans des contacts parfois limites. N’a pas la classe d’un Matfield, ni la présence en attaque d’un Spies. Peut mieux faire en somme. Botha pas là, cause genou à plat... mais derrière il y a de quoi. Sont pas limités les Boks… bien plus de quinze à pouvoir assurer en équipe nationale. Donc Samedi 15h au Cap, la grande parade des tri continue, l’air y sera pur, bienfaiteur, loin, très loin du brouhaha délire des pékins des jeuzos.
© Le Pilier
*Jeudi absolu : Jeudi saint. Ce jour là, dans la primitive Eglise, durant le Jeudi saint, on absolvait les pénitents publics

XV Sudaf: Montgomery; Pietersen, Jacobs, de Villiers, Habana; James, du Preez; Mtawarira, du Plessis, van der Linde, Bekker, Matfield (capt), Burger, Smith, Spies.
Banquette: Strauss, Mujati, Rossouw, Watson, Januarie, Steyn, Jantjes.


XV Néo-Zélandais : Muliaina - Kahui, Smith, Ma'a Nonu, Sivivatu - (o) Carter, (m) Cowan - So'oialo - McCaw (cap), Kaino - Willliams, Thorn - Somerville, Hore, Woodcock
Banquette : Mealamu, Afoa, Boric, Thomson, Weepu, Donald,Toeava

10 août 2008

LE DIRECT LIVE DU PILIER : SUITE


Deuxième mi-temps:
la dérouillée

De retour au pâtis majeur après enchaînure de savantes figures, un grand verre de pur fruit, tutti pressé dans la dextre pogne, la plus habile… Sophie, Julie, réconfortées par cette pause nécessaire... le Pilier d’attaque pour la seconde période poursuit donc ses commentaires. Les vrais moments du match Sud Afrique vs Argentine en quasi direct live à la demande express d’une impatiente amitié, à qui nous devons tant.
Le grand sun tel une roue cosmique rayonne de tous ses feux, le père Mandela dans son fauteuil de juste sirote un verre liquoreux. Il fête son 90 ème anniversaire… le Pilier pianote sur son toshibastringue la symphonie des cartons, des empoignées généreuses comme des marteaux… ça va rutiler, torgnoler, avoiner, caramboler ferme… c’est reparti pour une leçon de tango !

• 41ème minute Coup d’envoi de Butch James du pied droit, le cuir s’élève, réception parfaite et dégagement Argentin. Nickel.
• Toujours 41ème les Boks attaquent, les Pumas défendent bien et récupèrent le ballon. Les Boks sont déterminés, ça augure du danger. Julie se love, moulée dans les coussins.
43ème Contre des Boks qui jouent au pied, Spies le troisième ligne centre, cavaleur impec, s’empare du module tout berzingue et l’aplatit dans l’en-but pour cinq pions. Magnifique. Quelle bestiole ce joueur, Sophie se pâme, transforme. 21-9. Julie préfère quand même Matfield.
• 45ème Les Argentins, le bandonéon couineur, ne se démontent pourtant pas à l’instar de Strotoni qui relance, tape par dessus. Aramburu l’imite mais se fait éjecter en touche dans les 22 des locaux. Pas géniales quand même ces attaques… Sophie encourage les Pumas… Julie veut voir Montgomery, le surfer à poulettes madré, douilles ondulantes fragmentées d’étincelles… mais il est remplaçant… faut attendre un peu Julie.
• 46ème Ont du cœur ces Argentins, mais la distance est prise… l’intensité diminue un peu… les filles somnolent.
• 47ème Le centre Jacobs qui fait un match du tonnerre, tatane, envoie le cuir dans la Pampa, à 5 mètres de l’en-but Argentin. Maxima pression.
• 48ème Avramovic fait un en-avant, mêlée, introduction Boks… l’arbitre Wayne Barnes, le fourbe, savez celui qui donna la victoire aux Bleus durant la CDM en ne sifflant pas l’en-avant monstrueux de la victoire des Français contre les Blacks… donc Barnes, siffle cette fois une pénalité pour les Argentins qui soulage leurs poumons. Julie veut son Montgomery. Patience bébé… mais tu sais Jantjes à l’arrière est très en cannes, et plus frais que ton surfer… m’en moque répond-t-elle, je veux mon Percy. Bon !
49ème Pietersen grille Alvarez, évite le retour de Stortoni qui déboule en travers… une course de tous les diables, zélée, racée comme celle des noirs, dominateurs en la matière… essai imparable. James transforme tout. 28-9. Les Pumas encaissent…
• 51ème Le retour de Du Preez dans l’international team. On jubile. C’est le meilleur 9 du moment. Julie s’en fout… elle désespère quand la caméra lui fixe en gros plan son Percy… elle s’émoustille toute happy… Percy ! Percy ! Le Montgomery des gisquettes entre sur le pâtis… Sophie s’étonne, le remarque aussi et c’est parti pour le duo jubilateur... ça commente… 99ème sélection pour le minet… remplace Nokwe.
• 53ème Smith s’échappe, prend le trou mais ne voit pas Spies à sa droite l’empaf, sinon c’était l’essai. Courir avec le regard en coin c’est pas donné à tous. Dommage. La balle est conservée au sol, pénalité pour les Argentins. Arg !
54ème Partie remise, après un échange de cuir on ne peut plus collectif, Du Preez à peine échauffé plante son essai. La classe. Le Pilier est aux anges, avale une goulée… Sophie et Julie causent de Montgomery. Butch James magistral assure la transformation. 35-9. Beau et bien fait. Les gominets tanguent, la pampa prend l’eau…
• 57ème Albacete plein d’ardeur relance son équipe, Nunez-Piossek conclue ce regain d’orgueil en aplatissant dans l’en-but très près de la touche… trop près, l’essai est refusé un pinceau du gus était out. Normal. La défense Boks est terrible, l’Argentin est secoué. Sophie soutient son Puma. Le Pilier ajoute de la glace… ça fait du bien.
• Les Argentins ont des zattaques molles, aucun centre lancé, semblent total coincés… le sont. Les Boks bien structurés en défense ne laissent rien passer. Ils surdominent techniquement, physiquement, tactiquement… bref le tango s’affadit, sans inspiration, façon Gotan Project, à friser la fessée… Julie est attentive… comme Sophie.
61ème Jacobs le trois quart centre perce… bien nourri le gus, galope comme une antilope… pardi, phénoménal, tout lui réussit… après un superbe parcours, plaqué par Strotoni, transmet royal à son pote Van Niekerk bien suiveur qui aplatit. En causions ici. Tango fini… milonga pour les Pumas… qui au passage signifie aussi, tromperie… Ach ! Sophie désespère un peu, Julie veut voir son Percy… le Pilier aime ce rugby et porte un toast au grand jeu. James transforme 42-9. Ouille ! Les matous miaulent…
63ème Bis repetita pour Van Niekerk… plante à nouveau un essai, après une passe hyper subtile de Matfield, souvent en position de centre, magnifique mouvement… on jubile carrément. Julie repréfère Matfield finalement, plus en vu que Percy et plus fort-beau quand même souffle-t-elle. No comment ! James transforme en drop pour s’amuser… c’est le mot. 49-9. Ça rime et ça fait mal.
• Ça devient du beurre de vache Normande d’Isigny… les Argentins sont sous le choc… le Pilier résiste bien aux avances de Julie.
• 66ème encore du Spies monumental de partout, James lui transmet le cuir, le refile à Du Preez, qui redonne le bidule à Spies… malheureux, rate la rattrape… mais c’est du perpétual soutien, s’amusent comme des fous les Boks… sont magnifiques. Le Pilier se fait servir de la glace dans un soupçon d’alcool cette fois… un ouiski d’Ecosse… sans kilt. Le mercure enrougit Sophie… Julie, par mimétisme… aussi. Des idées subites flottent dans l'atmosphère saturée de passion...
• 69ème… les filles se positionnent… les Boks balancent du cuir élégant… de grandes passes audacieuses… Spies commet un en-avant… mais c’est tonique et débridé. Du grand jeu.
• 70ème Très habile des arpions, James trouve une touche monumentale dans le camp Argentin. En grande forme l’ouverture sous le sun d’Afrique… ça presse chez les Pumas… sont trop forts en face… ça sent le roussi… si pas déjà pigé.
71ème Pardi… essai de Du Plessis le talonneur comme à la parade en position de centre. James transforme encore 56-9. Les Pumas prient… l’Abbé Rézina les attend bras ouverts.
• 74ème Les matous ont du cœur, faut le dire et leurs avants du courage… mais après quelques phases de jeu, boulette, perdent le ballon dans un ruck. Sophie les plaint, Julie ôte son pagne… il fait très chaud… c’est pour ça !
77ème Re essai de Pietersen… Bekker relance et file le cuir à Pietersen, l’ailier très habile du pied tape pour lui-même et grille les Pumas confits… ça sent le roussi… Sophie pleurote… le Pilier console… Julie en soutient… James transforme. 63-9.
• Reste trois minutes mais fait soif… on trinque à cette belle leçon… Sophie se libère de ce rien de pathos comme du superflu lui tenant lieu de cache-rien. Le Pilier est habile. Julie aussi.
• 80ème Fin de partie. Nelson Mandela peut être content et souffler ses 90 bougies. Pas demain la veille que les Pumas joueront les tri. Une grande leçon de rugby de la part des Boks. Rien à dire de plus sinon que Julie préfère Matfield à Percy finalement… mais Sophie ne l’a pas assez vu… en sus la trempe des Pumas… elle est doublement déçue. Julie la soulage, ravie de cette débauche de mâles bodies. On s'occupe de la suite. Rideau !
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LE DIRECT LIVE DU PILIER


Boks vs Pumas:
première mi-temps

Une accointance nôtre, dans un courriel matinal, nous reproche le succinct compte rendu de ce dernier match Sudafs vs Argentine. N’ayant pas pu voir cette rencontre, elle nous enjoint dans des termes radicaux de nous remettre à la tâche et de lui faire parvenir dans les plus brefs délais un procès plus exhaustif de la joute. Le Pilier dévoué, comme d’accoutume, rétif à l’hourvari quand il s’agit d'élective affinité aux charmes incontestables, se doit de condescendre à ce désir somme toute honorable et s’engage immédiat à rapporter en quasi direct live, les moments marquants de cet après-midi Aoûtienne du Samedi 9, qui vit l’écrasement des gominets du tango par des Sudafs costauds comme buffles, collectifs comme on aime. Sans empaumer en rien, ni orienter l’entendement de ce lectorat farouche à qui nous voulons plaire, restituons donc les faits, rien que les faits, revus mais non corrigés de cette rencontre amicale dans sa proposition officielle, percutante dans sa réalisation.

Voici donc en quasi direct live la première mi-temps du match comme si vous y étiez. Fait beau, sommes en Afrique du Sud chez Mandela qui fête ses 90 ans, deux mousmés à nos côtés… les buffles ruminent aux pâtis, le springbok sautille d’impatience, les gominets Argentins trépignent... Sophie prépare les boissons, Julie conserve son pagne en peau de bête… c’est parti pour la chicore!

• 1ère minute Contepomi engage du pinceau droit, Matfield à la réception… en avant. Le Pilier s’entoure de coussins. Ya du sun.
4ème mn Contepomi le même, ouvre le score avec trois petits points. Une pénalité après un contre bien mené par ses copains. Subtil… ils viennent pour apprendre et jouent petit pied. Feraient mieux de viser l’essai… n’en auront pas beaucoup l’occasion. Tant pis.
• 7ème Les Matous reviennent batifoler dans le camp des Boks. Touche. Ça bastonne normal. Le Pilier se gratte.
9ème Gaffe des Boks au sol. Pénalité. Contépomi, rejoue mini, retape entre les tiges, 0-6, aveux d’impuissance ? S’ils croient s’améliorer en jouant des pinceaux… vont le payer gros. Eux sont happy tout cas, mais Ledesma a bobo, Ayerza le remplaço.
• 10ème Les Boks se rebiffent, mais les Pumas les coincent. Ok.
• 11ème Touche pour les Boks, Spies s’installe, fixation au centre du pâtis. Cool. Le Pilier se désaltère.
• 12ème Défense impec des Pumas qui récupèrent le cuir. Vergallo veut s’échappado petit côté. De Villiers veille, chipe le cuir mais le tombe. En avant. Ça chauffe. Un glaçon Sophie please. C’est fait… le Pilier se retape. Julie s’étire.
• 14ème Les Boks s’activent et repossèdent le module ovale, MO sera désormais l’acronyme consacré pour faire plus court. Ça chicore entre Botha et Roncero. Pénalité pour les Boks, James joue rapido. Ça voltigeo. Brûlot pour les locaux dans l’en but des visiteurs… Watson est retourné les Pumas lui subtilisent le MO. Ont eu chaud. Ça démarre. Le Pilier se fait servir une autre boisson par Sophie… avec trois glaçons. Julie pose… suggestive.
• 15ème Le vilain Botha prend une pénalité pour geste dangereux. Contepomi tape. Julie aime bien Botha mais préfère Matfield… il est beau glisse-t-elle.
• 16ème Aramburu contre attaque, hue ! Passe à Contepomi qui tape direct en touche. Pas de bol.
• 18ème toujours Aramburu très en vue, à 10 mètres moins de l’en-but, les Pumas enquillent du pick & go. Pénalité. Feraient mieux d’appuyer sont tout près de l'en-but. Nenni, Contepomi veut trois pions. C’est idiot ! Après une telle débauche d’énergie faut enfoncer les abattis et viser l’essai. Reviendront pas de sitôt dans ces conditions. Re tant pis. En sus le cuir est sur la gauche au raz de la touche. Contepomi loupe. Bref. Le Pilier se fait masser le cou par Julie.
• 21ème Les Boks ne sont pas top à l’aise et font un en avant. Sophie ronronne.
• 23ème Les mêmes tentent un maul, les Pumas ébranlent l’édifice. Le Pilier croque un glaçon.
24ème Stortoni relance de chez lui, pénalité contre les Boks, Contepomi des 48 mètres passe entre les perches. 0-9. Julie gondole.

• On passe un peu… les Boks s’organisent… du mieux… le Pilier sent le vent tourner et s’échauffe un rien… pourtant les Pumas obtiennent une mêlée à cinq chez les locaux, cafouillent, prennent une pénalité, James dégage. Parfait.

32ème De Villiers cavale subtil, traverse le rideau Puma, c’est l’ouverture, sert Jacobs, essai, on y voit plus clair. James transforme. 7-9. Ça commence. Sophie et Julie nous préparent un en cas. Miam !
• 34ème Les Boks s’excitent, reprennent du poil à la féline bestiole qui va sans doute y laisser les plumes… Ach et Miaoooouuuuu ! Julie a très chaud.
35ème C’est fait. Nokwe l’ailier Bok grille tout le monde. Crochète à souhait et plante un essai magnifique. Fini le tango pour les Pumas. James transforme… très en forme. 14-9. Le Pilier mache, souffle, avale un sushi.
• 40ème Jusqu’aux citrons ça chauffe pour les Pumas… les Boks passent au régime sup. Vont-ils planter un nouvel essai ? Non. Le Pilier tire le rideau sur un quart d’heure privé. A toute pour la deuxième phase…
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09 août 2008

BOKS APPLATISSENT PUMAS 63-9


On connaissait l’issue… avons jeté quand même un œil. Un entraînement pour les Boks avant le choc du prochain week-end contre les Blacks… et les deux matchs qui suivront vs Aussies. Le score 63-9, point, ligne, sans bavure... festif... les Boks applatissent les Pumas en descente de lit... Miaooouuu !!!! 9 essais pas moins… du beau… du collectif… du subtil à l’instar d’un Matfield qui vous fait des passes dans toutes les conditions… petits, comme grands espaces… en place de centre ou autre… un vrai régal, génial ce joueur. Une leçon de rugby comme savent les donner ces gonzes de l’Hémisphère Sud. Toujours vaillants devant, les Pumas n’ont jamais d’attaques lancées, comme l’avions noté lors de la CDM. Gagner les Européens comme les p'tits Bleus reste toujours possible évidemment… mais pour les gros… pas demain la veille.
Côté Boks à noter, hors la domination dans tous les secteurs, le retour du meilleur demi de mêlée de la CDM sinon de la planète, Du Preez… super gus, on adore, rentre en seconde mi-temps, plante son essai, perce royal, empêche un aplati Argentin en fin de match par un geste subtil… et d’autres finesses que nous lui reconnaissons. Sera probable dans la sélection de Samedi car bien meilleur que Januarie. Spies au top… nous fascine ce troisième ligne… des cannes de feu et surtout une intelligence de la trajectoire, très suiveur, plante un essai en cavalant ferme. Pas le seul des Boks à se faire remarquer du reste. Van Niekerk, deux essais, dont un après une percée de Du Preez, se place idéalement une première fois à droite, Du Preez ne le voit pas, continue sa course, l’autre poursuit, se replace à fond de cannes sur la gauche, reçoit le cuir pour un essai de toute beauté. Butch James cette fois organise parfaitement le jeu au pied… attrape en fin de match une balle en bout de touche par un saut opportuniste… exploit inattendu qui engendrera dans les secondes suivantes un essai de Du Plessis. Jacobs au centre est de plus en plus subtil, marque 5 pions… le jeune Steyn va devoir se bouger pour retrouver place de titulaire… bien que pour nous le préférons largement à De Villiers. Nokwe le remplaçant de Habana, au repos, marque aussi… un Black bien racé, avec jus, crochet, vivacité assurant les arrières du quinze habituel. On passera pas au crible ces Boks en confiance… une sacré team… ce que dirons pour clausule c’est qu’il y a du beau monde derrière l’équipe première, dans tous les secteurs de jeu. Cela présage d'une belle continuité après la victoire CDM... pas l'écroulement Bif après le titre... disparition de tout... de beaucoup... et aucune relève. Non, non, là c'est du sérieux... duratif et solide dans les fondations. A venir donc, de belles bastons avec les Blacks, seuls à l’heure actuelle capables de leur tenir vraiment dragée haute.
© Le Pilier

07 août 2008

ÉLUCUBRATIONS


De l’Août acceptable… pas trop sun… ça pluie régulier… les rues dégorgent de voluptés… sommes pas ankylosé à nous rôtir le croupion… avons de quoi nous occuper le cortex… partant étendre notre champ d’astrocytes, gage incontesté de nos performances multiples hors des communes mesures. Ainsi l’état des lieux, ainsi notre belle humeur, entouré de nymphes et de labeur. Il ne manque rien à cet état de choses que la savante formule qui vous balance dans cet espace-temps des saines occupations où l’être et le néant s’engendrent, le facile et le difficile se parfont… l’avant et l’après se suivent… la voix et le son s’harmonisent, bref où c’est le pied jubilateur dans la bassine à TAO, vaste comme un rien, simple comme l’univers. Une permanence fluide en équilibre souple, mouvante et hypnotique dans un Escher troublant.
On vous astique un peu en prétendant qu’un unique sésame vous balancerait illico dans les sphères sup à jubilation, sinon zazen. Pourtant il est des figures concentrées qui tels des panneaux signalétiques vous indiquent la direction des subtilités, vous proposant posture ad hoc pour parvenir sans encombre au lieu convoité. A vous de trouver, de l’inventer ! Rien n'est acquis en ce monde que l’on ne forge soi-même… au marteau Vulcain, Nietzschéen si préférez. Mais pas de savoir sans imagination… pas d’évolution sans mouvement perpétuel.
Si pas très subtils, vous reste l’érudition, copine lardonne de la connaissance, pour conserver votre entendement moutonnier, causer comme beaucoup, livre ouvert quoi, sans avoir à porter les Universalis pavés dans le sac à dos.... c’est déjà ça… mais ça ne mène pas loin. Le Pilier distingue en effet savoir et connaissance dont on vous livre céans l’apodictique différence: « Je connais, je suis mou »… « Je sais, je suis frais » ça rime et c’est tonique… car préférons l’Imper… plus vague, plus soluble dans l’air, sans rien en lui qui pèse ou qui pose... Comme affectionnons savoir, plus que paraître.
Bref et mirliton, chacun fait fait fait c’qu’il lui plaît plaît plaît… et puis sommes là pour causer rugby avant tout. Samedi, le repos des Tri… mais ya les Pumas chez les Boks… moui… faut voir… un p’tit amical pour les statistiques… pas de quoi s’exciter quand même… even si apprécions le tango… mais connaissons déjà l’issue du match. Si matons, en parlerons. Si non… élucubrations !
© Le Pilier

05 août 2008

LESS IS MORE


Trois matchs successifs c’est donc excessif. Comme le répétons depuis le début des Tri, l’équipe qui s’enquille les Boks, puis deux fois les Blacks, au troisième câlin est quelque peu sur les rotules. Les Aussies viennent, à l’instar des Boks, témoigner du fait. Moins frais lors du dernier match contre les ABs, c’était visible… du reste après les citrons, moins de jus, partant pas un seul petit point marqué en deuxième période. C’est n’importe quoi ! Les Boks du reste vont devoir réitérer la figure en jouant sur leurs pâtis, les Blacks et deux fois les Aussies, consécutivement. A quoi bon dénaturer ce tournoi majeur, unique au monde pour satisfaire un temps les fanatiques du surplus, qui se lasseront bien vite de cet état de fait si le troisième match est systématiquement perdu. Jamais le sens de la mesure cette humanité, six matchs c’était l'équilibre parfait, ridicule d’en rajouter… la beauté reste rare, suscite l'intérêt... juste mesure s’accorde avec pérennité… comme disait l’incomparable Brassens dans un texte mis en musique par votre Pilier : L’arc-en-ciel qui dure un quart d’heure, personne ne le regarde plus...
© Le Pilier

Cet arc-en-ciel qui nous étonne,
Quand il se lève après la pluie,
S'il insiste, il fait monotone
Et l'on se détourne de lui.
L'adage a raison : la meilleure
Chose en traînant se dévalue.
L'arc-en-ciel qui dure un quart d'heure
Personne ne l'admire plus.
L'arc-en-ciel qui dure un quart d'heure
Est superflu…
© Georges Brassens

03 août 2008

PALME POUR GITEAU


Un superbe essai...
Un des plus beaux gestes du match sur l’essai d’Ashley-Cooper en première période. La passe sublime de Giteau, sautée, pour Mortlock lancé tout berzingue… la raison du loupé de Conrad Smith (la tof) dont nous parlions précédemment. Le Capitaine Aussie reçoit le cuir dans ces conditions parfaites qui font rêver quand on est trois quart... ou autre. Bien en avant de soi, pour ne ralentir en rien votre course sinon même l’accélérer quand recevez le ballon… trajectoire parallèle au sol, très vive, sautée, 10 mètres d’envol, au millimètre dans les battoirs. Donc, Mortlock bien lancé… Smith très vite sur lui, ne peut le plaquer car l'Aussie ne possède pas encore l'ogive... quand il s’en saisit, il est trop tard… le principe d’inertie impose sa loi… Mortlock passe sans inquiétude pour servir royalement Hashley-Cooper après avoir fixé son dernier opposant. Magnifique, grandiose cette phase… une perfection... joliveté kinesthésique à nous jubiler la colonne... si avez l’occasion mettez ça au Panthéon des figures majeures… et montrez-la dans les écoles. La palme du beau geste pour Giteau de la part du Pilier. Un monumental tableau cette succession, digne du Quattrocento. Un des plus beaux essais des tri... sans contredit.
Comac, le rugby, c’est du Vinci... pas moins !
© Le Pilier

02 août 2008

LES PENDULES A L'HEURE BLACK


Beau & bien fait
39-10 pour les ABs… et les pendules à l’heure. Match très engagé. Deux essais de Woodcock qui a retenu la leçon, sans lâcher de cuir cette fois, très fort, marque en force. Nonu idem, 10 pions… même si le dernier est très limite… accordé, mais pas valable. Qu’importe les Blacks dominent la rencontre… 18-3 après 21 minutes de jeu, le ton est donné. Beaucoup moins de fautes que la semaine dernière. Les Mc Caw boys n’encaissent qu’un seul try… défense quasi impec… sinon un loupé de trois fois rien de Conrad Smith sur Mortlock bien lancé qui après une course remarquable envoi Ashley-Cooper entre les tiges… 10 points pas plus jusqu’au final. Kahui n’a pas brillé… pas très à l’aise en 14… ne semble pas encore avoir trouvé ses marques... ça viendra. Sinon Palu, la tof, remarquable, comme son compère Hynes, tonique et cannes de feu.
Les attaques Aussies étaient très vives mais les ABs, bien sur leur garde après une avance confortable, ne laissent rien passer. Ils prennent la tête des tri. On s’y attendait. Graham Henry parait-il en sursis, souffle un peu.
© Le Pilier

01 août 2008

TRI NATIONS / ÉPISODE 5


La revanche des gros
Au petit trot, tôt, dès matines, devant le tabulaire pâtis des tri, serons, demain, pour le cinquième épisode bitouine NZ & Wallabs. La revanche même qu’on dit… oui oui… Avec du vrai Mc Caw revenu, comme l’autre galonné Mortlock, capitaine et substrat de l’arrière boutique Aussie. Bref c’est plutôt sympa… car même s’il est dans l’ordre des choses d’attirer le chaland par de subtiles mises en scène, relancer l’intérêt, pour le petit peuple s’entend, tous les matchs ne peuvent prétendre se jouer dans les coulisses. Le noble Pilier, il va de soi, trouve son compte parfait même si l’empire Black ratatine ses voisins… n’ont qu’à se remuer. Rien de mieux évidemment que la franche et régulière baston, mais qui dit jeux popu, dit grisbi. Nous nous fendons beaucoup plus d’entendre la plainte des crédules volontaires, quand un soupçon d’éveil titillant leur cortex rassis les pousse à s’outrager de l’emprise fiduciaire, que de dénoncer cet état de fait, inhérent à l’humaine nature et son désir premier : Bouffer du leurre à tout prix ! Icy on s’en balance, comme systémicien en premier lieu, qui note, constate, repère, analyse, décrit impartial les faits… en second lieu comme particule avisée qui peut faire son choix, mater ou pas, et jubiler des moments de vérité, même si rares… surtout parce que rares ? En troisième, même si apprécions la valeur du beau geste quel que soit son lieu, le rugby est la seule et unique distraction TV que nous nous permettons, le seul jeu de mâles digne du panthéon, le huitième art en somme et dont pouvons aisément nous passer si le marché abuse de ses stratagèmes... car en zone de chalandise, rien n'est imposé !

En esthétique point de tromperie, de spécu, de miroir aux zalouettes, les faits parlent d’eux-mêmes. L’intelligence, l’habileté, la grâce ne mentent jamais, s'affichent, se repèrent et suffisent à notre enthousiasme… même à dose minimale, on s’en tire pas trop mal, ne perdant pas de temps à désirer plus. Ainsi l’humanité… on peut certes espérer, mais ne pas trop en attendre ! Du reste, pour le plus, le must, l'extase, on s’en charge solo, sans trompe-calot extérieur.
Bref, demain nous attire… Kahui d'abord remplaçant, est titulaire à l'aile NZ... ça nous plait, bien que sa place soit au centre... en sus, selon les lois du marché, les Blacks ont toute licence pour se la donner… ce match là devrait ne se jouer qu’au pâtis, à 9h30 AM car l’empyrée du rugby se situe à l’autre bout de la sublunaire orange bleue… où règne le grand jeu... et pour le savourer, comme rivaliser, faut se lever tôt !
© Le Pilier

New Zealand: Muliaina; Kahui, Smith, Nonu, Sivivatu; Carter, Cowan; Woodcock, Hore Somerville, Thorn, Williams, Kaino, McCaw (capt), So'oialo.
Replacements: Mealumu, Afoa, Boric, Thomson, Weepu, Donald, Tuitavake.

Australia: Ashley-Cooper; Hynes, Mortlock (capt), Barnes, Tuqiri; Giteau, Burgess; Robinson, Moore, Baxter, Horwill, Sharpe, Waugh, Smith, Palu.
Replacements: Polota-Nau, Dunning, Vickerman, McMeniman, Cordingley, Cross, Mitchell.
 
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