30 juin 2008

AUSTRALIE VS FRANCE : 34-13


Si voulez le compte rendu d'Australie-France, lisez ceci, sur le blog de notre confrère sis au bout du monde... en lien à droite aussi... Trouverez en substance tout ce que pensons du match. Les Bleus sont bleus… les Kangoos moins sauteurs… On attend les tri nations pour nous remettre en appétit… dès samedi… et là, c’est pas du simili. Blacks vs Bocks… peut pas rêver mieux. La vraie finale CDM du Pilier. On s'entraîne ferme icy pour cette longue série de 9 matchs... une première... pas sûr que ce soit une bonne idée. Comme connu, trop est souventefois ennemi de bien. Mies Van Der Rohe, un de nos architectes fameux, en connaissait l'écueil et savamment répétait : Less is more... Pouvons pas dire mieux.
© Le Pilier

29 juin 2008

TOULOUSE CHAMPION 2008


Dans sa précédente bafouille le Pilier dévoilait raison princeps de l’hégémonie des Toulousains sur les Pâtis de France… comme, dans d'autres, moins innocent qu’en paraissait, suggérait l’issue du match. On connaît la bête. L’œil du maître ce Pilier, c’est incontestable, et sa sentence était avisée, bien que ce ne soit pas la crainte seule finalement qui renvoie les jaunâtres dans leur volcans… toujours éteints. Sommes pas fan du Top… nos admirateurs le savent, mais saluons comme il se doit cette équipe Auvergnate qui a dominé le championnat en proposant du beau rugby selon les dires de proches, suiveurs de leur parcours. Mais dominer n’est pas gagner. Au rugby ce sont toujours les dernières minutes qui comptent double… faut tenir la distance… en garder sous la patte. Les Toulousains sont rompus à l’exercice final, savent gérer cette phase difficile comme personne en France, eu égard à ce 17ème titre… ont de plus tiré savamment parti de leur défaite contre le Munster et appuyé au bon moment pour s’assurer la victoire.
Hé hé, ya pas photo, les Toulousains sont plus beaux… car leurs femmes exigeantes sont de fières beautés qui ne sautent jamais au cou de qui ne les désire pas… Le mordant était Toulousain, c’est notoire, le désir affirmé, confirmé par la gloire… Ô Toulouse,
Ô Toulouse… pour sûr, la ville du rugby !
On y reviendra...
© Le Pilier

27 juin 2008

Ô TOULOUSE


Place du Capitole n’est pas rien… les évangiles c’est st Sernin… Un canal qui sillonne plus vert aux ponts jumeaux où jadis les Rives, Skrela, Spanghero... tâtaient ferme le cuir sur le pâtis Wallon… La brique est rassurante, la tuile est si charmante qu’on croit qu’un ciel de rose est tombé sur la ville… Et la douceur des berges ? La grâce des Augustins ? La vieille rue du Taur ?
Un jus sur la Daurade… un ballon aux Blanchets, une ballade à Brienne… Des filles rue St Rome, au grand rond, à St Georges… il y en a partout ! La Toulousaine est fraîche, ronde, chatoyante et légère, subtile et délicate et quand ses grands yeux purs d’agate vous observent grands ouverts, on croit voir le ciel… pas l’enfer.
C’est pour cette raison sans doute que les Toulousains ont rapporté le Brennus plus que quiconque en France. Ont d’la caille à séduire, à honorer, à plaire. Est très exigeante la souris, comme fière et jolie… loute aux mille vertus… veut pas du simili, d’la tapette en tutu… lui faut du coffre, de la tenue, du poumon, de l’étreinte souple et ferme, du beau parleur mais kia son jus… Aussi les mâles du coin se la donnent vaillamment pour gagner ses faveurs.
Voilà raison princeps de leur hégémonie sur les gazons de France… quand l'Auvergnat, au doute institué, en est encore au pneu, au caoutchouc, à la roue... comme au volcan éteint. Le jaune un peu fadasse n’aura jamais l'éclat rouge et noir des couchants, c’est clair! Et puis au pays des violettes c'est bien connu, si tu cognes, tu gagnes... là-bas même les mamies aiment la castagne… Là-bas, la baston c'est idiosyncrasique, dans les veines si voulez... génotypiquement Toulousaine !
Ainsi, en substance, ce que nous rapportait un gaillard autochtone à l’allure radieuse dans un rade agité. Le Pilier modéré, d’un tel constat acquiesce, mais ne chanterait cependant pas trop urbi orbi les charmes de la rosette avant de l’avoir conquise, ravi, comblé...
Un petit sus altruiste... une manière d'offrande pour encourager somme toute ces pauvres canaris en mal de trophée, cette sentence ferme : L’homme n’a jamais que le degré de liberté que son audace conquiert sur la peur... de perdre en l’occurrence.
A méditer ?
Le tableau est d'Edouard Debat-Ponsant, né le 25 Avril 1847 à Toulouse, sis au Musée des Augustins, il vaut le détour. Comme Toulousaines... les contours.
© Le Pilier

25 juin 2008

BRENNUS SOMBRE ÉCLAT...


... pour l'Auvergnat
Un jeu, un combat, un trophée de victoire, tendus dans l’aire feutrée d’un pâtis surfoulé de volontés farouches, aboliront somme d’épuisante saison pour l’abattis, la canne, les pinceaux, l’épaule, le gigot… par la prise en main d’une idée plus qu’un bois, portée aux nues d’une foule autour, avide de force et d’idéal. Soleil figé dans l’habitacle rectangle, le bouclier, ceint de palmes, doigts de bêtes, humaines crispations, véritable astre clair des cérémonies d’après joug, symbole aussi lointain des protections thorax, rayonne en lieu suprême, tel éclat invisible d’une grâce au cœur même d’âmes dévolues à la gloire... de son feu perpétuant le règne de l’un porteur, la faillite de l’autre, vaincu. C’est écrit diront certains, c’est à lire, voir, souffle un sage, car l’humaine nature en ces contrées futures, ne saurait rendre compte de quelconques faits, saisis au champ restreint des 80 minutes… non sonnées pardi !
Brennus, comme un César, agace, réconforte, suivant l’issue du jeu. Il est dit qu'Auvergnats ont du feu sous la croûte... mais volcans restent éteints... Il est répété qu'ils courent après ces prétoriens lauriers depuis des lustres sombres... Mais on ne galope pas derrière un Empereur. On obtient ses faveurs, ou mieux... on le renverse.
A bons entendeurs.
© Le Pilier

24 juin 2008

STOP 14... FISSA LES TRI


Le gus dans le bain sur le cliché, c’est Steyn bien sûr… auteur paraîtrait du premier essai. Sous des trombes les Bocks ont essoré les pizzaïolos 26-0. N’avons pas vu. Faut pas pousser non plus ! Pas de temps paumer à mater du césarion… devons déjà montrer grande patience avec nos hexagonaux… alors pensez, les macaronis ! On n'a jamais vu Cassius Clay k.o-cogner un Rocky de ciné... ya mesures à respecter.
Un œil très succinct avons jeté sur les phases finales du stop 14… peu excitant. Des fautes en veux-tu, comme des perles. Ça tombe le cuir des pattes, trop souvent pour nous plaire… avons dit moult fois le bien que pensions des Catalans… quant à Paris… le rose bilboquette à doffeur ça poile un temps… mais le rugby c’est pas d’la comédie… P’t’êt qu’avec McKenzie ça va changer la donne… et la couleur des maillots gigolos… faut voir. Pour la finale, c'est ce qu'il y avait mieux dans les bobines. Un entraîneur NZ ça donne quand même souffle nouveau au rugby d'icy... ce qu'il aurait fallu en EDF... tant pis ! Samedi donc nos cocottes s’ébattent chez l’Aussie… en plein midi... sur Bibici. A la rigueur…
Une insondable présence sourd du flux via le computer nous rappelant nos promesses à confesse « Hey le Pilier, plutôt que de critiquer la poutre qu’il y a dans l’œil d’un bleu, vaut mieux regarder le rubis qui scintille dans celui d’un Black ou d’un Bock». Attendons donc les tri-nations, sans Mc Caw… blessé aux ligaments d’un arpion sur une action toute bête. Pas engagé au contact, un gus lui est tombé sur la guibole, tournitordant sa cheville. Ouille ! Six semaines de transat ! Vont rappeler Collins ? Devraient.
Ci-joint en lien, une pichenette du mastard sur Chabal... souvenir souvenir !
© Le Pilier

22 juin 2008

KAHUI OUI !


Lui c’est Richard Kahui… sur la tof… un tout neuf chez les Blacks, centre, magnifique, futur grand si pas déjà, auteur du premier essai après un travail remarquable de Carter. Super classe… avec Nonu font une paire phénoménale. En sus un cartonneur à briser les abattis… Tindall kia tâté du gus sur un bouchon bien ferme, vous dira… Un habile et fin, sans doute aucun, venu parfaire une ligne de trois quarts qui n’a pas son pareil en sublunaire pâtis. Carter fut vraiment génial… sur la photo il attire le défenseur vers la touche, Kahui en position d’ailier repique au centre, dans un mouchoir reçoit le cuir… petit espace ouvre le grand, trajectoire parfaite, pour un imparable essai. La classe sup c’est exactement ça. On ne le dira jamais assez. Il y a des joueurs qui ont le sens de la trajectoire, qui savent se placer pour recevoir le cuir, se déplacer pour le transmettre… d’autres pas… cf Tindall & Noon… Hors Tait… sinon Ojo… les Bifs, sans meneur, sont lisibles comme un abécédaire… pudding en sauce et bouillante eau, qui soi-disant, donne un exquis goût à tout. Des clous !!! La grande maîtresse et valeur suprême du rugby, c'est la géométrie.

Tout cas, ça nous augure un tri nations de haute tenue. Enfin la finale du meilleur rugby tant attendue par le Pilier. La vraie. Du pas mieux dans l’univers connu. La CDM à côté c’est du circus ... minimus… le tournoi des six nations, une parade... minus !!! La frimette à neuneus tout ça… des p'tits z'en-cas tout ça... Tandis que là-bas c’est du franc... du fort... vérité totale... avec aller-retour… pas du coup de dés acheté, façon triche d'ici en quart.
Ça commence le 5 juillet 2008 par ALL BLACKS vs SUDAFS...
Hé hé !!! Du grand tout autre, là… Maxi rugby… pour les zaristos… nous… pas que... d'autres aussi... mais nous... à la mesure parfaite de notre exigence… du Jojo poils épais, pas d’la fiotte imberbée, du fifi… d’la biscotte… du simili… non non… du vrai cuir… tanné…du pas mieux… pour saveurs patentés… vrais connaisseurs qui ne supportent que le jeu, le grand art… jamais les étendards. La compète préférée du Pilier… de Toutatis… de Thor, Odin… de Zeus et ses petits copains.
© Le Pilier

21 juin 2008

NEW ZELAND VS ENGLAND 44-12


Carter maître pied
Étions à la messe pour nos oraisons jaculatoires… Le Seigneur tout puissant nous fit la grâce même d’un match très agréable Blacks Vs Bifs, nous remerciement d’une pénitente posture, sincère et durative, qui nous tint une semaine entière dans les meilleures dispositions. (Lire épisodes précédents). Devenu bon, affable plus qu’hier, quatre épingles, plus qu’un saint, acceptable et gracieux, plus charmant qu’un marquis de Topor, total voué à Dieu, c’est dit… bien fini en somme, le Pilier s’est donc vu gratifié d’un duel à la mesure parfaite de son rang. Un match de rugby de bonne tenue. Aussi pour remercier le divin de ce don espéré, rendrons compte de la baston, et jurons ferme devant toutes les saintetés reconnues, de ne plus jamais gâter notre œil à regarder le rugby d’icy. Voyez l’effet du repentir, sommes devenu tout autre. Délicat, plus exigeant-Adonis, plus minet-incisif, plus contrôlé, plus copain... avec les cimes ! Vraiment bien koi !

Merci Seigneur pour cette remise du Pilier à son juste niveau, comme pour cette récompense jouteuse, subséquente de cette nuit farouche que nous n’espérions plus. En effet, une mousmé de beau minois, dans notre mouvante couche, encouragea nos dévotions, si bien qu’au matin étions, malgré le peu ronron, enthousiaste à l’idée de côtoyer du Black sur le pâtis d’éden et même en pleine forme. Eden qui, ironie du sort ne jouait pas, mais dont ses petits copains honorèrent dignement l’idéal.
Les essais Blacks ? De toute beauté ! Carter ? Un maître pied ! Une vista… des cannes, du ciboulot qui fonctionne plein pot. Mais yu pas que lui. On vous en causera. Des points d’attaquants, essentiellement, courses et trajectoires dignes des perspectives d’antan, quand du Quattrocento on savourait l’éveil. Bref, un match du tonnerre à nous faire oublier notre nationalité bleu lavasse...
A suivre.
© Le Pilier

18 juin 2008

BOCKS SANS OUTREFORCER


Pas gentils du tout ces Gallois avec Montgomery. Les diables rouges ont beau u montrer les crocs, ont perdu. 37-21. Des mickeys prétendent que les Sudafs ont souffert. Un brin relâchés pas plus... comme les Blacks contre les Bifs. Deux fois mangez du poireau successivement... l'appétit ira diminuant. L'impression que les Bocks donnaient ? De pouvoir marquer quand ils voulaient. L'ont fait.
© Le Pilier

17 juin 2008

LE PILIER CONDAMNÉ


Bleus à l'âme
Nuit stridente, nuit cinglante, nuits d’amoooooouuuur… Nos fichues gazelles nous ont fait payer le blitz rugby de Samedi. En effet, après nos heures farouches de pâtis, avons brouté vaillant luzerne, tête en l’étau, tutoyé pilou-pilou, couché, debout, jusqu’à l’extinction des feux, la zone à Morphée… les rotules au sommier… de quoi ronronner sur la couche d'un Dimanche mérité, plat limande et sans jus... au lieu de nous remercier de notre tentative de ratrapage... elles ont fui !!! Nous laissant juste un mot pour dire qu’elles s’en allaient avec un plus tonique, un plus beau, un plus là, présent, pour une croisière en bateau… Affligé, carpette et pathos en veux-tu, les cloches ballantes sacrées du clocher n’ont pas même caressé nos tympans tant sombre était notre âme, et pour l’avouer uniment, avons zappé le saint office.
Une soutane amicale, compagne de nos génuflexions dévotes, avec qui participons pourtant à certaines Bacchanales de saison en des lieux de vapeurs sourdinants de féminins filons, nous jeta
« c’est bien fait !»
nous reprochant de plus et sans ménagement nos absences répétées au prie-dieu, décrétant que notre âme et nos abattis ne sortiraient pas indemne de ces excès païens… que le ciel nous jugera sévèrement comme nos gisquettes l'ont fait, si ne reprenons pas immédiat le chemin de Damas... que le purgatoire serait clémence et que seul le fourchu acceptera notre carcasse pour une dantesque éternité.
Mais c’est pas tout !
Comme pour ajouter à notre accablement un supplément chagrin, notre catéchumène courroucé, à l’instar d’une engeance grinçante envoyeuse de mails très critiques à notre égard, nous reproche en sus et vivement nos bagatelles pimentées, notre manque d’enthousiasme pour les Bleus en propédeutique de la tournée Australienne qui s’annonce... notre astiquage du rugby Français en ces termes châtiés : « Le Pilier tu abuses… t’es pas sympa avec le quinze d’icy… tu appuies un peu trop où ça fait mal… tu carabistouilles nos cocorico boys plus que de raison…
t’es pas gentil
avé le staff... t'aimes pas ton prochain (sic). Seule une démarche pénitentielle pourra te valoir un sursis, St Pierre intervenant peut-être pour alléger ta peine si tu y mets du tien… mais point de paradis, là c’est cuit ! »
Voilà en substance ce qu’on nous dit.
En somme, tout le monde nous tombe dessus, et si le rein n’était pas solide serions déjà à préparer nos frusques, ticket TGV direction les gouffres, le palais du malin, la corde au cou solide pour un balancement certain. Largué par les moukères, tancé par le cur’ton, houspillé par certains lecteurs, honni du grand barbu, le Pilier se doit de racheter ses dites fautes… d’avide repentance veut tout sincère se bonifier, retourner le canoë, bénéficier à nouveau de la grâce divine et savourer humblement les mystères de la rédemption. C’est promis serons plus gentil !!! Dirons moult Paters et plein d'Avés pour faire nos Bleus gagner. Justine et Sophie de leur côté, peuvent se rôtir la croupe avec leur bellâtre sur une goélette océane, on s’en balance le goupillon. Avons de quoi soulager notre profonde douleur, gagner grand pardon en honorant dignement de plus Saintes, pas nitouches du cuir… qui sauront nous plaindre beaucoup, comme nous sauter au cou… femmes adultères plus que toutes autres exquises, cerises et callipyges, compréhensives, plus matures, qui pensent que le rugby est nécessaire à notre maintien, qu’avec un tel signifiant méritons plus d’égards… qu’au temps où les faux culs sont la majorité, gloire à celui qui dit toute la vérité. Ne jetez plus la pierre à la femme adultère, serons bien derrière, nous faire pardonner... si à Dieu plait.
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15 juin 2008

AUSTRALIE VS IRLANDE 18-12


Les Aussies gagnent 18-12 des Irlandais vaillants, accrocheurs, parfois emportés, maladroits, à l’image d’un O’Connell très courageux mais qui s’isole en fin de match sans soutien et prend une pénalité. O’Driscoll fatigué manque une passe pour un essai quasi fait… très rare chez lui ce genre d’erreur. N’a plus son jus d’antan, même si plante son essai après une course folle, de toute beauté. Auraient certes pu emporter ce match les verts… avec appui de si. Mais une rencontre ça dure 80 minutes, on ne le dira jamais assez. Le dernier quart d’heure, le moment où tout ce décide quand l’équilibrage des forces semble acquis. N'ont cependant pas à rougir de leur tournée ces Irlandais, ont progressé... incontestable... de bon augure... et gagnent un arrière du tonnerre Kearney, qui confirme sa prestation belle contre les Blacks... un bon.
De leur côté les Australiens, encadrés par l’emblématique entraîneur néoz des Crusaders, perpétuent un rugby treiziste, sans grandes subtilités… Comme le disions, ont du retard sur leurs deux voisins… Mais attendons les Tri Nations, laissons du temps à Robbie Deans pour mettre en place stratégies nouvelles et relever le niveau de jeu. Tout neuf encore dans le fauteuil Australien… le changement va s’opérer au fil des rencontres. A suivre donc avec attention.

Notre bleusaille peut sans doute rivaliser avec les Aussies… avec encore des si… car ces derniers en leur terre Aborigène sont guerriers acharnés, savent profiter de la moindre faiblesse. Pour l’heure, on nous retanne avec du Chabal comme en quarante… que l’on veut fixer du reste en seconde poutre alors qu’il joue toute l’année en 8. Bien Français ! Il est vrai que n’avons aucun joueur indispensable en EDF, que notre rugby n’a pas de style propre et percutant. Aussi on se contente de pipolisme parfumé aux douilles chevalines pour faire oublier la bibine… vendre du torche fion… du slip... des bonbons... coucouches à mémés, d'la starlette aoualpée, d'la fumée... du rata, d'l'ipéca... mais pour le beau jeu, faut repasser… nos liquettes. Hors quelques exploits individuels, pas vraiment poétique l’horizon. Savez l’horizon... cette chose insensée qui recule quand on avance !!!
© Le Pilier

14 juin 2008

BLACKS PLIENT BIFS EN 46 MN


Emballez c’est pesé. A la 46ème minute du match les Blacks mènent 37-13… dès lors on lève le pied, laisse les Bifs se refaire une petite santé… score final à la cool 37-20. Intouchables les Blacks… même si des critiques profitent de la moindre erreur pour essuyer leurs sabots... quelques petites coquilles, de ci par là, permettront notamment une interception de Topsy Ojo, dont nous vous disions plus grand bien en ce lieu, sur une superbe percée de Carter dans un mouchoir de pâtis... voulant servir Conrad Smith trop avancé, sinon essai imparable, l’ailier Bif sans bouger reçoit le cuir et court vers l’essai de 70 mètres. Mais l’attaque des Blacks était magnifique comme tous leurs essais du reste. Des passes au cordeau… une présence en défense difficilement contournable, d’autant qu’à l’ouverture adverse sévissait la cruche Hogdson, qui sera remplacé pour invisibilité. Les Blacks et les Sudafs face aux défenses solides, se créent des espaces nouveaux, impalpables, entre l’étroitesse disponible des amas de modules. Mini passes au coéquipier qui colle le maillot, lancé, toujours… suivi permanent sans faillir… on sent le travail des figures et la volonté de maîtrise. Pour le grand champ, même célérité… sont toujours grands coureurs quand l’attaque s’élance. On pourrait croire qu’ils marquent quand ils le veulent… on aurait sans doute raison.
Les Bifs sans meneur, Wilkinson ou Cipriani, n’ont pas grand-chose à proposer en attaque, hors un pack somme toute bousculeur, dont les piliers assurent stabilité sinon domination. Voudrions du reste revenir sur notre enthousiasme de la semaine dernière concernant Nieemia Tialata, la bête épaisse aux 127 kilos de viande à point… dont nous disions tant de bien. En souffrance le gus cette fois… du mal à tenir le match face à son Bif et vis-à-vis Haskell ou Narraway
( Pas assez de caféine dans nos veines pour dessiller nos calots… emportés par le grand tout ne savons qui de l’un ou de l’autre a épuisé le Black… les saveurs pardonneront) qu’importe tout cas le petit nom du gros qui lui coupa le souffle, Tialata s’est fait sanctionné plusieurs fois, épuisé par l’affront en mêlée. Plutôt rameur en fin de match sa défaillance est à noter. Manque Hayman et son compère Woodcock… Sinon les très en vue... Conrad Smith, plante son essai... Nonu... en grande forme, bien en place au centre... Sivivatu 24 sélections 24 essais... un truc dans le genre... Carter parfait des arpions... sans la pluie, bien plus à l'aise... Mais ce n'est jamais plaisant ni juste, de citer seulement quelques joueurs NZ, tant ils forment un groupe homogène... un seul cœur, un seul esprit.

Sinon, on se marre des commentaires qui fleurissent un peu partout dès que les Blacks ne plantent pas 60 pions. « Pas si forts » disent les sots… « Pas si impériaux » soufflent les pâtés… « Moins impressionnants les gus » chantent les minus… « Ont eu du mal » crachent les badernes… « Plus ce qu’ils étaient » lancent les constipés… les plumitifs avortés… les supplétifs anémiés… cette petite engeance malingre et poussive qui se plait à afficher son opinion ballote dans les tribunes des torches fions. Coutumier chez les faibles de crevasser la moindre ride de l’Empereur, de conspuer ce qui en impose, de vocaliser sur leurs propres manques. Ainsi des petits, des journaleux poussifs toujours en mal d'inspi ! Veulent de l'impressionnant, du Jurassik Park, du Disney rugby, du Robocop aux pâtis, du XV spaghetti, façon console de jeu consoleuse du néant qui les meut. Ce qu’en dit le Pilier ? Gagnez-les… on verra après… et sans tricher !
Impressionnantes les natures mortes de Cézanne ? Cosmique la sixtine d'Angelo ? Phénoménal les tournesols de Vincent ? Surextravagant le Quattrocento ? A quoi bon ? Tout simplement beau.
© Le Pilier

COUP DE POMPE


On ramène la viande au foyer… ruinée, vidée, limée… quasi comblé… 3 h de somme, 3 matchs d’affilés… un blitz rugby pour le Pilier… assumé. Vous rendrons compte des faits dans la soirée… sinon demain. En substance, rien de nouveau sous le soleil. Au Top, Blacks et Sudafs… Les Aussies sont à la traîne, pas suffisant pour les vaincre en tout cas. Le rugby Européen est loin… très loin derrière, même si les Irlandais sont les plus solides finalement. Les Bifs ? Poussifs. Les Gallois ? Sans cortex… sinon Shane Williams et leur demie de mêlée Cooper.
Pour l’heure un n’ième caoua, massage des abattis… tirer la bulle un temps malin avec du Ligeti… sans chounettes, ni Sophie… à la rigueur zoner dans les limbes à Morphée... sans abuser.
© Le Pilier

13 juin 2008

JOUTES ET BEL ENJEU


Monseigneur le Duc des castagnes
A, pour ses combats meurtriers,
Convoqué d’Auckland à Mortagne
Dans la plaine sur la montagne
L’arrière-ban de ses guerriers.

Ce sont des barons dont les armes
Ornent les forts ceints d’un fossé
Des preux forgés dans les alarmes
Des maoris des hommes d’armes
L’un d’entre eux est votre Pilier…
Ainsi fredonnions au réveil rugissant d’un rêve de baston, cet air de Malicorne aux senteurs Hugoliennes… comme avant goût d’un Samedi de promesses couronnées de châtaignes, d’envolées, de rugby caparaçonné de rigueur… pourtant souple, vivace et zélé… nanti des fluidités. Sommes déjà sur les charbons ardents, impatient d’un tel programme qui agite notre âme dans ses fondements. Mater les Blacks au petit dèj est le gage certain d’une journée conquérante, pleine de voluptés, de chaleur et de joie. Souhaitons que trombes seules en la couche déversent leurs surplus capiteux, que le terrain foulé soit des plus praticables pour joutes épanouies. Ci-joint prévision météo sur l’Auckland pâtis…
samedi 14 matin : 14°C Précipitations
Ensoleillement
Force du vent 10 mm
38 %
36 km/h après-midi : 21°C variable: belles éclaircies et averses modérées.

La semaine dernière c’était un vrai déluge, difficile de jouer dans ces conditions... meilleures cette fois... et si averses, qu’elles ne soient que d’essais. Ce qui nous plait dans ces tournées c’est l’enjeu tout rugby. Plus intéressant que la CDM… plus discret… pas d’hystérie… d’artiche et d’audimat imposant sa loi… de blabla. Hors les tri nations, c'est le meilleur moment pour voir du beau jeu, pas de pressions débordantes, pas de triche troublante... on aime ce bel état d'esprit, on en jubile... forcément.
Quand... l’orbe du soleil noir revient, et se révèle, par un blêmissement farouche et triomphant.
© Le Pilier

11 juin 2008

TOURNÉE 2008 : PHASE 2


Pléiade de bastons
Ouikend overbouqué pour le Pilier. Du lourd aux pâtis : du Black, du Bock, de L’Aussie... Du solide au bocal : Thèse à terminer… compression systémique, pour ballade épistémologique… Du piquet au plumard : entretien des loupiotes, tutoyeuses de pontifes… votives, saintes minouches… savantes au sacrement des ifs… Sans oublier le quotidien premier : sortir le cabot, aider mamie à traverser, préparer le gigot, arroser le persil, biner le jardinet... enfin de quoi user la rotule même d’un Atlas, figé dans sa posture titanesque, écrasé par ces peines que le grand Zeus inflige quand il n’est pas content. Ça n’a du reste pas empêché l’orante créature d'engendrer féminines pléiades, en honorant comme un Pilier, l'Océanide Pléioné...
Mais votre dévoué serviteur, dont la passion n’a d’égal que l’enthousiasme qui l’impose, confiant, souple, pas fuiteur devant ces figures imposées, saura tête penser, zigomar maîtriser, pour pas vider son jus total avant début de la super saison… pour lui les tri nations... le 5 Juillet.
Vitaminé aux fruits de la passion, les astrocytes fluidifiant le transit, dédoublant nos capacités contrôleuses du neuronal influx, votre pianoteur zélé aux doigts sensibles, continuera ses chroniques pour le plaisir de son lectorat fidèle, ceux des sagesses infuses… des sciences diffuses... des bouffeurs d’édredons, des vistas, du baston.
Bref et goupillon !

Samedi donc, les Blacks rencontrent les Bifs… 9. 35 AM
Suivra au zénith Aussies vs Ireland… 12 h pétante.
Enfin le digestif South Africa vs Wales 3 PM.
On se marre d’avance, sachant que les Bifs alignent face au Carter du levant, l’emblématique Hodgson du couchant… l’enclume Anglaise qui est au rugby ce que Lulu est au goumi… un ramollisseur d’influx, un ratatineur de jus, un ouverture de fermeture qu’on ne pensait plus revoir dans le XV de la rose. Wilkinson opéré, Cipriani entorsé… n’ont pas mieux en magasin semble-t-il, pas pire pour un terrain. Si la Queen couine, c’est bien fait ! Au moins quelqu’un de satisfait ?
© Le Pilier

09 juin 2008

BIG SPIES DANS LE PRÉ


Passes et plomb
La tof c’est du Spies en re-forme… le troisième ligne centre... plante son essai, bien sûr… son raisin tout neuf lui donne un tonus de tout les diables… du sang de buffle… dit-on… une bête humaine… mastoc, solide, mais plus que ça… éviteur, rapide, va pas stupidement au contact malgré son gabarit. Bienvenue sur les pâtis... car comme le disions là... yavait soucis.
Ont fait de sacrés progrès les Sudafs. Le côté bourrin à cornes, aux calendes… le cuir circule comme jamais et chaque joueur le reçoit lancé… même un pilier près de son pack est toujours suffisamment en retrait pour faire du dégat à l’impact. Pas du Yachvili ou Elissalde qui file sa babale à son avant, guimauve de main à main, sans tonique, façon j’te refile la patate chaude.
Les passes Sud Africaines sont sans commune mesure avec les nôtres. Toujours devant le joueur en pleine course. Comme on nous apprenait dans les écoles… les trois quarts à 45 degrés… très en profondeur… lancés plein pot d’échap… et ça rigolait pas… fallait envoyer le cuir en avant du gars… pas sur lui… sinon ça ruait dans les brancards… comme pour le recevoir, fallait yaller avec les cannes le chercher… toujours dynamiques. Le B A B A du rugby.
On parle ruby moderne ici, mais ce geste fondamental ne changera jamais. Pourtant on ne le pratique plus… c'est du mou, sans profondeur. Tenez, matez Montgomery ! A Perpignan il s’ennuie ferme… ne fait rien d’extra… normal… ne savent pas attaquer les gus… avec les Marty et consorts, les attaques sont aussi nulles qu’un pinceau dans un clacos qui rêve de Sixtine… Percy va pas se décarcasser pour ça… normal… n’a rien foutu. En revanche de retour au pays du rugby, lancé comme un sourd, il plante un superbe essai en fin de match 1O minutes après sa rentrée… était en effet sur le banc.
Les manquements sont pléthores, icy… Jauzion ne sait toujours pas faire de passe après des années à faire le platane…n’est pas le seul… Michalak n’est pas mieux… 10 ans que ça dure dur…
Sudafs et Blacks connaissent parfaitement ce qui nous semble évident. C’est quand même pas sorcier à comprendre non ? Ya qu’à mater. 45 degré cornegidouille !!!
Et lancés, toujours lancés, cannes au cou !!!! En Sudafrique, ça galope... on maitrise les fondamentaux... même les pick & go sont beaux, n’en déplaise à la mamie des niçoises qui devrait se faire payer un pèlerinage en hémisud, plutôt que marmonner ses patenôtres pour sauver les perches bénites de Lourdes.

Affligeant cette histoire… pendant le tournoi étions effarés de voir la position des trois quarts du poireau. Quasi à plat quand ils zattaquent… jamais en profondeur… sont lisibles comme des abécédaires, mous de l’occiput, sans jus… placés n’importe comment… bailleurs aux corneilles… si si on vous assure… fallait voir ça… aussi se font coincer comme des bleus d’icy, en fin de ligne. Prévisibles, sans idées, mal agencés… mais qu’est-ce qu’on leur apprend sacrebleu ? En sus des pro !!!! Sans Shane Williams, aucun véritable danger. Lui c’est l’électron libre et crocheteur qu’on connaît… à l’origine du premier essai, plante le second. No comment.

Donc les Sudafs plient correctement ces Gallois champions d’Europe… 48-17... du 28 carats ciselé, contre l’enclume dans le pré. Pas photo… la clarté l’emporte face aux charbonneux cortex.
A suivre, les raisons princeps de l’hégémonie du grand hémisphère sud.
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08 juin 2008

AUTRUCHES & CONFETTIS


Match impec des Boks contre des Gallois sans tête… à des années lumineuses du rugby d’icy.
Le Springbok est plus rapide… Le Buffle est plus fort… Le cuir est plus dur…Les attaques vont plus vite… Les cuisses sont plus toniques… Les passes sont plus précises, plus vives… Les têtes sont plus futées… Le style est maitrisé... Les photos sont plus belles… Le soleil est plus chaud et le rugby plus beau.

Une anecdote amusante. Dans une grande Brasserie, mations le match au milieu d’étrangers, pour la plupart de l’hémisphère sud… pas un Français ! Ces derniers à l’autre bout du lieu, se mirent à applaudir. Surpris tournons la tête. Yavait Paris vs Biarritz sur leur petit écran. Ils applaudissaient enthousiastes, une greluche en plumes d’autruche qui arborait un ballon, façon boule à facettes de boite de nuit !!!! Tout est dit. La France d’icy !!!! Ne veulent rien apprendre du rugby… zont sous l’œil du Quattrocento, ils préfèrent le Lido !!!! Le rugby plan plan du vieux continent !!!! Là, ça nous fige !!! Les taches indélébiles !!! Les badernes… les ballots… naves, godilles empaillées... hé hé !!! Le Pilier, plié, se tord les boyaux… se fend la prune… la pipe, le ciboulot. Comment élever notre rugby, si tout le monde est contenté de confettis ? Si on préfère la paillette, l’opérette, à la musique divine ? Le pipeau à la symphonie ? Le rata aux truffes, aux jambonneaux ? Le Mc Do au gigot ? Réponse, sans contredit, est bien easy !
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07 juin 2008

LE GRAND SUD AU ZENITH...


Vieille Europe déconfite
Enfin du jeu à la mesure de nos aspirations. Pour tout dire, depuis la CDM, nous rongeons l’os, ennuyons ferme… raz la couenne du rugby d’icy… que du croûton, du rata, pas une seule vraie tablée de roi, petit tournoi, championnat n'en parlons pas. Une tournée générale pour réactiver notre désir et c’est reparti. Enfin de quoi s’enivrer savamment d'un parfum d'allégresse, se ravir la bobine, frémir de l'échine, opiner du chef et clap hands avec un rugby cosmique, bien en avance sur les tristes certitudes hexagonales.

Pas photo, sont là-bas, hypersup, phénoménaux, ultra en avance sur la vieille Europe grabataire et grinçante, qui n’a visiblement pas pigé ce qu’est devenu le XV. Ça cause ru'by moderne à tout bout de pré, dans les commentaires poussiéreux spécialisés, les folliculaires anémiés… ça geint de ci, pleurote de ça, on se gausse, s'enfle et s'y croit... mais on ne se met jamais au taf, on ne connaît même pas les figures… pas un sou visionnaire, on ne sait même pas ce qu’est une véritable stratégie, un style, un vrai travail de fond. On se coltine les vioques (cf la CDM), on fait jouer les copaings, on se pâme aoualpés pour calendriers de tarlouzes, on gigote sa binette pour des publicités neuneus… mais question cortex, ya rien sous la calotte… et ça continue avec notre clique d’entraîneuses, copine comme lard, mais jamais au niveau. Pas de têtes bien faites et dirigeantes, c’est notoire, visible, assertorique. Après la gabegie Laporte, formulions vœu pieux d’avoir un entraîneur étranger pour changer tout ça. Capable, affûté, bien au jus... Comme dab, les paroles novatrices se perdent dans l’insondable mælstrom du conservatisme le plus gras, le franco blou le plus ravageur d’audacieuses propositions, que notre chère patrie se plait à perpétuer.
Qu’importe, ne sommes jamais là pour éveiller les ronronneurs, sinon pour correspondre avec quelques rares initiés, clairvoyants, qui partagent notre savoir, notre esthétique du jeu, notre plaisir, voire notre amitié. Les autres, cliquez chez les terreux, sont pléthores sur le ouèb à n'y rien paner.

Une connaissance nôtre s’évertue à nous répéter que nos gus sont bien payés, et que de fait sont contentés… alors pourquoi pratiquer un rugby de grande qualité, qui demande d'énormes sacrifices et de la tête quand celui-ci suffit ? Pourquoi se décarcasser quand l’oseille donne son petit goût aux plats les moins savoureux ? Pas faux… Mais si l’argent fait leur pathétique bonheur, il ne fait jamais le joueur. En sus, toujours à la traîne. Quand toutes les équipes ont terminé leurs championnats, nous, incomparables, crevons les joueurs jusqu'aux lacets, avons moult blessés et partons en tournée sans la plupart des internationaux pour cause d’inter-minables phazes finales. Toujours les mêmes causes : mauvaise entente, organisation, guerre des clans, intrigues, incompétence, surchargement, copinage, artiche, poussière et tralala... Pour un inventaire complet, il faudrait un Prévert, plus encore un Céline. En somme rien de nouveau sous le soleil du Roi éponyme... La France est toujours royaliste, où prime l'entregent, la combine, les privilèges et le flan. Un triste état des lieux dont on n’espère plus rien. La grand sud nous en imposera encore longtemps. C'est pas demain la veille qu'on pourra rivaliser avec ces équipes supérieures. Ici, c'est du XV mini, on se contente, on est ravi, on aime les glaces galeries...

Du reste le Pilier s’en balance, le rugby ne s’arrête certes pas à la porte grinçante des bleus et la mondialisation nous revigore, en ce sens qu’on peut voir du beau jeu sur des chaînes étrangères, les matchs les plus fameux de l’hémisphère sud, l’empyrée du RUGBY.
Et ne sommes pas déçus, au regard de cette dernière rencontre, entre les Champions du Monde et les Champions du petit Tournoi, Gallois sans saveur, hors l’emblématique Shane Williams qui porte à quasi lui tout seul, une équipe sans éclat. Score final et définitif : 43-17. Nous y reviendrons très vite.
A suivre.
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ALL BLACKS VS IRLANDE : 1 TEST 21-11


Hordes ruisselantes
80 minutes sous une pluie de vaches outregavées de bières… ça tombait ferme… dru… cogne pépin… mais pluie du matin n’arrête pas le pèlerin… bien à l’abri le Pilier piquait son blair dans un café, ferme serré… releva la tête… dessilla rapido les châssis pour savourer un jeu pas maladroit malgré les conditions atmos épouvantables. Peu de fautes de mains de part et d’autre, à noter ! Belle confrontation des avants. Ces Irlandais ont du ressort, beau pack, solide en défense… mais en face, du Black en son pré. Pour vaincre faut s’accrocher. Carter ? Un vrai mistigri. Déteste la pluie… visible… loupe ses tentatives de touches… pas à l’aise des pinceaux… met une liquette à la mi-temps, manches longues… c’est dire la chair de poule… pourtant perce remarquable en fin de match… la team est lancée… suiveuse… regroupement… sortie du cuir… essai de Nonu lancé…sous les poteaux… trois gonzes sur le pal’tot.

Première mi-temps serrée… les Blacks semblent bousculés mais plantent un essai superbe dès qu’ils récupèrent le cuir. Essai de Sivivatu, son 22ème en 22 tests… après un gros travail du centre Conrad Smith, qui grille O’Driscool pour le coup, pas très en vue… Belle percée donc, passe au cordeau lancée impec pour l’ailier imparable. C’était beau.
Les Zirlandais ne se démontent pas… à l’instar d’un O’Connell de tous les diables, chippeur de balles en touche, entraîne sa troupe dans les 22 Blacks… mêlée ouverte, transmission vive… les verts en surnombre… Paddy Wallace prend le trou, Sivivatu hésite entre plaquer le gus et fixer son ailier… fatal… on connaît… essai Irlandais. Nickel. 8-8 à la pause.
Le gigot de Proust du Pilier qui lors d’une action similaire avec essai, entend la voix du pater sur la touche… « Prend un gonze, jamais entre les deux… fais ton choix... tant pis pour l'essai » étions d'jeun d'jeun alors. Attaque suivante, même figure, le centre et l’ailier se pointe face à nous… deux contre un, cartonnons ferme plein buffet, le 13, le cuir s'envole, le gus expire… plus d’O2… sort du terrain brinquebalant… l’essai n’est pas marqué… cette fois là. Ah le vieux... C’est lui qui nous a formé… appris les ficelles… développé notre intelligence du jeu, une vista du tonnerre. Lui qui joutait jadis contre la grande équipe de Lourdes quand elle faisait des miracles. Un cartonneur de première selon ses comparses, façon vieux Dourthe, bille au buffet. Un hommage du Pilier. Bref. Revenons à nos moussons…

Toujours pluviôse… dégueuleuse de flaques... mais peu de fautes... on insiste. Un joueur d’avenir chez les verts… l’arrière Kearney. Sûr, tranquille, opportuniste malgré les trombes… a du talent… fera son chemin. O’Gara plus précis que Carter, mais pas très à l’aise non plus, fait son match cependant.
Deux super défenses, un beau combat, les Irlandais peuvent être satisfaits malgré la défaite. Nous ont plu. Pas pour rien qu’ils sont champions d’Europe.
Les nouveaux Blacks, sans Collins, Jack, Hayman, Howlett, Kelleher, Mauger, Alister, Gear… ont du cheptel en réserve… et toujours la même envie. Mc Caw comme dab est partout… doit avoir des poumons de bœuf çuila. Un autre… gros qui bosse… Nieemia Tialata, son pote… 187 cm pour 127 kil de viande à point… une bête de somme. Très fort.
Pour l'heure, allons boulotter du gigot NZ bien sûr, préparé par nos mousmés enfin réveillées… puis sieste profonde et retour au pâtis… Sudafs vs Wales… 3 PM, en couleur et sans pluie.
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LE PILIER DIRECT LIVE

Bien rude la sortie du paddock… et pas question de compter sur les deux Vénus qui nous occupent… ça pionce ferme ici… pas même un café préparé, une attention, une faveur... Bon, c’était fatal après la ballade des constellations, tutoyage des anges, faut reposer le castor… Partons pour le front… somme toute enthousiaste, malgré 3 heures à peine de roupille.
A suivre
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06 juin 2008

NON AUX BLACKS EN EUROPE !


Plaidoirie pour le 8ème art...
Boycottons la venue des joueurs Néoz ou autres mâles guerriers de l’hémisphère sud. Ces terres sacrées qui pratiquent le plus beau rugby de la planète, doivent le rester. Que fait le gouvernement ? Que fait Brice Hortefeux ? Bloquons les rugbymen étrangers aux frontières de nos pâles pâtis… pas de carte de séjour, pas le droit de fouler nos modestes terrains Top 14 !
Il est temps de préserver ce patrimoine mondial de l’humanité farouche, d’éradiquer ces pollutions fiduciaires qui dénaturent ce grand art des bastons. Ces joueurs du grand Sud, gâtent leur talent chez-nous… n’y apprennent rien… ramollissent leurs cuissots... et nous, apprécions le fait qu’en un lointain lieu de la planète, le rugby serve de modèle à notre vieille Europe... nous pousse en avant… nous améliore à chaque confrontation.
Le génial Mc Caw ne s’y trompe pas et confirme sa décision de rester au pays pour servir son rugby. Il est riche Mc Caw, immensément riche… ce qu’il possède est si rare. Tout se paie, tout s’achète certes... hors l’esprit. Les fédérations Néoz, Australienne, Sud Africaine doivent être intraitables et bannir les exilés de leurs sélections nationales afin de préserver leur hégémonie.

Le huitième art, c’est le rugby. Seul l’hémisphère Sud l’érige à ce niveau supérieur et parfois, certains moments de notre vieille Europe. Les All Blacks sont au rugby ce que le Quattrocento est au plaisir des sens. Pour préserver le modèle on ne doit pas mélanger ses actants avec n'importe qui, en les avilissant chez nous, leur faisant pratiquer un rugby moindre. Ne pas croire que leur venue élèvera le niveau. Les tournées suffisent. Formons nos jeunes, observons les grands, inspirons-nous de leurs vertus, connaissons nos valeurs profondes, travaillons ferme. Fi donc des Carter, des Collins (on apprend qu’il est dispos pour venir en Europe... ne joue plus avec les Blacks), des Matfield et consorts… nobles guerriers de la sainte trinité du XV. Qu’ils restent en leurs pâtis et nous ravissent les calots quand nous échangeons des pruneaux.
And don’t forget tomorrow… 9.30 AM… All Blacks vs Irlande… 2 PM Sud Afrique vs Pays de Galles. Du grand Art... mais sans Collins !
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05 juin 2008

DAN CARTER AUX PETITS OIGNONS


Des truffes pour un champion
Well well !!! Du Carter dans la rade !!! Six petits mois pas plus… empoche son grisbi et retourne au pays. Juste assez pour pas gâter son pied… une sabbatique virée… pour découvrir le fleuron de nos porte-avions sans hélice… faire du ski nautique sans bâtons, boire du pur vrai Picon… épater les sécheurs de goulots… les louloutes en maillot… goûter les spécialités du coin-coin… canard aux fruits de mer… saule aplatie aux pruneaux… huile d’olive au noyau… croupier les gavalies, pétanque avé le petit, car à quoi ça sert la frite si t’as pas les moules, ça sert à quoi l’cochonnet si t’as pas les bou-ou-ou-ou-oules ?
En double ou triplette, pourra enfin apprécier le monument culturel de la côte, la philosophique posture inscrite en nos racines latines, comme le vin appartient au tonneau, la sardine au maqu’reau : la sieste du terroir, l’édredon, l’assommoir…
Tout ça est certes beau, mais ce qu’il lui faut au petit Dan c’est plus d’épate, du grisant ciboulot, une dînette à réveiller les papilles, du sapide à lui faire oublier ses mérinos de l'île de Jade et ses gigots…

Aussi, le Pilier fin testeur des particules alimentaires, pas celles du p'tit Becq bien sûr, le grand cuistot des littératures végétaliennes pour trombines zémaciées, sans calories, sans lardons ni tripoux à la graisse d’ourson dans les gamelles, tristounes comme des pâtes fuyant à toutes jambes le beurre d’Isigny… malingres comme des sommeils chétifs… névropathes, oligophréniques… non non, pas du Becq à granules pour étiques aphasies… mais de la bouche pleine de saveurs, à vous repapiller un repu… donc, reprenons notre fil, votre dévoué, chantre du recevoir, propose céans, afin de ravir d’étonnement ce noble atome du levant, du long nuage blanc, un met de prince à la mesure de son rang. Une fois n’est pas coutume en ce lieu, le Pilier se fera maître queue.

Une recette aphrodisiaque, testée sur le mâle, dont Justine et trois mousmés ont joui des effets.
Des cailles aux truffes noires du Périgord, Tuber melanosporum pour les saveurs, avec petit vin capiteux de nobles souches, servies par des soubrettes, de pas moins noble couche.

Pour ça, vous faut des cailles... bien dodues… qui se les gèlent, c’est bien connu… réchauffez-les !!!! Même si rétives, passez-les sur la flamme après les avoir vidées. Troussez-les avec les quenelles bien repliées sur les cuisses, mais soyez délicats. Farcissez leurs croupions avec leur foie haché et deux truffes, flairées au groin de cochon, votre féal compagnon. Caressez le persil… ajoutez ciboulette, échalotes et du lard. Mettez le tout dans une casserole accordée, avec deux autres truffes pelées de même pesée, un peu d’huile… faites revenir sur le brasier.
Dans un faitout, à côté, glissez tranches de veau et de jambons. Déposez les cailles réchauffées avec un bouquet garni, une feuille de laurier, sel, poivre. Couvrez d’une feuille de papier, faites-les transpirer un quart d’heure, mouillez le tout d’un verre de champ, sinon du blanc. Rincez-vous le gosier à chaque étape. Terminez la cuisson à l’étouffée.
Quand les cailles seront cuicuites, mettez zy du coulis et disposez sur un plat. Intercalez entre les coquines, morceaux de mie de pain frits dans du beurre de belle couleur. Réduisez la sauce à point, déglacez-la, passez-la au tamis et versez celle-ci avec un jus de citron sur les cailles forcement ravies… les truffes et les croûtons. C’est prêt.
Invitez Fernande… Félicie, Eléonore… dites rien à Lulu. Faites gobelets tinter, buvez ferme, entonnez des cantiques… dégustez !
Si vu à la télé ça rassure…
testé par le Pilier ça assure.
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04 juin 2008

TOURNÉE 2008 EN HÉMISPHÈRE SUD


Vin’ Dieu l’Pilier… fini le roupillon… baguette… baguette… debout… droit… aux mollets tous... fini les ronrons !!! ya du frais… Sur pâtis d’antipodes… Là-bas… dans les îles… pour week-end à bastons… vrai… pas d’icy… non non !! En Zélande… là-bas… le plus grand des plus beaux pays des super cartouches… Collins, Carter, Mc Caw… toute la clique à bidoche nourrie aux mérinos goûtus… on Bibici ou Sky… faut choisir mais c’est kif… La date pile ? Le match ? Saturday 7 Juin au petit matin 9 AM précise… Astique Minouche… New Zealand vs Ireland … ça rigole plus là… c’est plus l’bibi d’icy là… des niçoises… des pleureuses à maman… pu la croisette là, on sort le goupillon, faut épanouir le pipoz… en robe de bal… hé hé ! Vie en rose et p’tit championnat, basta !

Mais c’est pas tout ! 2 PM Post Minouche on remet ça… Sud Africa vs Wales... dare… au croupion… chicore et crève-lardons… les Pick & Go là-bas, c’est du gâteau… au grand vizir… aux suppos… pas les molettes du coin qui tiennent au p’tit train train… Nib ! Pour le Pilier tout ça… le seul… hé hé… sous les gouttières… à transpirer... au gosier... glap glap !!! Tournée donc de la vieille Europe en hémisphère sud, à la mesure de notre appétit.

- On surdomine, le Pilier, on s'exalte, en rajoute… on libidine sans état… mais faudra tenir son quota… après sa nuit blanche à jouer les orchestres… à se rincer le tralala… t’auras pu ton jus !!! Assommoir et dodo... paddock et berlingot... Faut en garder dans les pruneaux mon vieux… les papattes… Emmancher tes cuissues c’est ok… tes bonnes manières on les connaît… mais là tu tiendras pas la distance… tu va t’effondrer dans la litière comme un nougat !
- On verra ça...
© Le Pilier
La tof c'est Collins et Larkham en maillot de Barbarians, contre les Bifs le week-end dernier. 17-14 pour les tommies.

02 juin 2008

Mc CAW-BOYS BRIDENT L'AUSSIE


Des planètes et des hommes
En bas les pâtis d’icy… plus en haut dans l’espace infini, une autre planète… tellurique, lointaine, quasi inaccessible, Mars. Sur cette planète le module Phoenix vient de poser ses pattes pour retransmettre en direct via l’orbiteur des images inédites : une finale Super 14 avec de vrais morceaux de plaisir… Un rugby dynamique, pas pleureux, sans pathos… plus cosmique, tonique à souhait et réconfortant quicelluy du terroir.
L’autochtone sur la photo, c’est le capitaine de l’équipe des Canterbury Crusaders qui pour la 7ème fois remportent le Super 14 face aux Aussies de New South Wales Warathas. Si avez vu le match, savez tout. 12-3 pour les Warathas dés la 25ème minute de jeu. Puis remontée progressive maîtrisée des Mc Caw-boys. Les pinceaux, la vista du Carter y sont pour beaucoup… mais pas que. Score final 20-12. Un autre module très en vue, Lachlan Turner des Warathas… très prometteur… plante deux essais opportunistes, seul.

Pour nos joueurs écrasés par la pesanteur pom pom Newtonienne, comme pour les pleureuses qui cherchent à changer les règles pour contourner les Pick & Go, une phase martienne rendra compte de leur impuissance. Les Australiens font une tentative de P & G, les avants adverses, tellement vifs et précis, anéantissent la figure… les Warathas l’abandonnent immédiat, pour pas y laisser trop de jus… une promptitude à couper le souffle aux Niçoises et autres chercheurs de facilités.
Ça c’est l’autre solu du Pilier, plus adaptée aux très en forme… ce qui n’était pas le cas des Toulousains lors de la finale H Cup... En somme et contre beaucoup, donc, une autre manière de procéder hyper efficace pour contrer le P & G... vue à la télé !!!!
Du reste, comme sont très joueurs, que tout va vite, n'ont même pas le loisir de le mettre en place... A bons entendeurs !

En bas il y a les dormeurs du ballon… les transateux des plages à tong… les plaigneuses en maillot kini... le rugby papa poussif… pastaga terroir… questionneurs de tout quand ça coince d’un lacet… blogs à Mamies… pilules sopo, viagra... tout ça.
Plus loin, dans les nues esthétiques, bien au dessus, une planète rouge de brûlante atmosphère, avec du XV classe sup, efficace, sans palabre… le must de l’ovalie. L’œil en ces pâtis, impeccable, loin des troupeaux de ponts qui bêlent le matin où même les zautos ont l’air de se traîner, des blogs pantoufles à balivernes, du dodo, le Pilier, à la fin, las du vieux monde ancien, savoure les figures des nouvelles contrées, insaisissable, vif, solitaire, où l’air est élastique, comme l'esprit nouveau, la narine grisée des touffeurs d'heures fauves, le pas souple hébété d'autant d'apesanteur.
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