18 décembre 2007

GAUCHE PAS GAUCHE


Tiens tiens… Les gauchers auraient une acuité spatiale plus développée que les droitiers, comme un sens kinesthésique (Modalité de la sensibilité articulaire, musculaire, tendineuse qui renseigne sur les différents mouvements corporels) plus performant… selon certains notamment le psycho-amerloque Howard Gardner. Wilkinson, Montgomery, Carter… habiles buteurs que l’on ne présentera pas, sont tous trois gauchers, comme le Pilier est pénétrant, souple, attentif, affable, saveur, maîtrisé, jouteur, modeste et visionnaire...
Des récepteurs sensoriels, à distance, sinon immédiats, donc plus affûtés pour ces hommes de gauche que pour ceux de la dextre engeance plus répandue. Mais qu'est-ce à dire ? Sachant que la perception de l’espace n’implique pas seulement ce qui peut être perçu mais aussi ce qui peut être éliminé, sommes en droit légitime de nous demander si les sieurs Wilkinson, Carter et Montgomery n’auraient pas cette capacité singulière à faire le vide zazen autour, pour ne plus voir que le grand H du Hop Hop par-dessus la transversale, du Haut la baballe, vise un peu la Hotte des noëls papa, pousse pousse ton module dans la Housse convoitée… Très subtils de la tatane les gus, Hypnotisés sans doute, capables d’un sang froid toute épreuve, Hallucinés par ces parallèles évocatrices d’un espace fortement prisé, ne considèrant peut-être en ce lieu gagnant, qu’un invisible point G, si près de l’H, que seul le cuir Habilement pénétrant peut révéler pour un total plaisir, par son milieu dépôt…Une valence intrinsèque du grand Hôtel des transformations qu’ils imaginent comme un éden Hip Hip Hip... Bref, une sensibilité toute autre.

Une proxémique ( appropriation de l’espace ) qui en dit long sur la perception de chacun, sur nos singularités que la nature se plaît dans sa munificence à diffuser... "Ceci pourrait expliquer que l’on trouve une proportion de gauchers supérieure à la moyenne générale dans les professions artistiques ainsi que dans certains sports..." comme le disait Patrice Lanoy dans sa chronique France Inter du 26 Nov 2007.
Il y aurait donc trois habiles super gauchers dans l’internationale ovalie, nantis de capacités zen, comme un seul Pilier majeur ?
Sans doute aucun !
© Le Pilier

11 décembre 2007

FIDÈLE AUX TRADITIONS


Ça repart la parlote à deux sous… L’entraîneur des Bleus, nouvellement promu s’inscrit dans la tradition gloseuse du dire n’importe nawak, tout crétin, pataquès qui alimente le monde affligeant du sport dès qu’il s’agit de l’ouvrir… Pourquoi cet amour du baratin alors qu’on ne demande que du jeu ? Pourquoi ces interviews de joueurs, d’entraîneurs, qui répètent inlassablement les mêmes lieux communs, inepties, babillages, anticipations délirantes, points de vue bourre-pifs, prise la tête à vous faire penser que derrière le muscle… il n’y a que du muscle, sous les sandalettes, le raz des pâquerettes ??? Un extrait des zanticipations nous est livré par l’Equipe... de bras cassés... du 03/12/2007. Modèle du genre connu « allons faire ci… ça… pas ci… pas ça… on vaut mieux… pouvons aller loin… » digne des grandes dialectiques à poulailles, nourries au médiatique grain d’espoir, génétiquement immodifiable tant les neuneus sont légions et de grand appétit devant ce genre d'hostie. Montrez ce que valez, on jugera au résultat et fi du blabla...
Le Pilier amusé, vous livre donc céans cet extrait encourageant du Sieur Lièvremont, nous faisant penser une nouvelle fois ce que nous redoutions. Voici :

"Le niveau de jeu pendant la Coupe du monde nous a interpellé, parce qu'il ne va pas forcément dans le sens de nos convictions. Les chiffres sont là : sur l'ensemble des phases finales, c'est l'équipe qui a le plus défendu, qui a le moins possédé le ballon, qui a joué au pied, qui a gagné systématiquement. C'est un rugby restrictif qui a été champion du monde, même si cela n'enlève rien à la valeur des Sud-Africains. Mais on ne va certainement pas chercher à imiter le rugby sud-africain, sinon on irait droit dans le mur. On a d'autres convictions, et on est persuadé malgré cette Coupe du monde qu'on peut produire un rugby de qualité, conforme aux valeurs du rugby français ... "

Encore un grand stratège à venir çuila... avé de la conviction...
Sisi !!! C’est vrai, n’apprenons surtout pas à faire des passes rapides comme des zantilopes, ne cherchons en rien à gérer un match, sans comme des mulets conserver le cuir le plus longtemps possible et s’écrouler dans le dernier quart d’heure… Continuons les fautes de mains... Fions-nous aux statistiques… aux chiffres… aux calculs des minutes... Surtout n’imitons pas les Sudafs, on risquerait l’ébranlage du mur des lamentables zhabitudes, una gran’ révoloution dans les occiputs ronronnants du petit staff tricoloré, conservés dans nos traditions sous vide pour encore quelques lustres, avé l’accent du coing qui risquerait de s’éventer si on ouvrait les vannes à vérité, à nouveautés... enfin !!! Mais pire que tout on risquerait de s'améliorer et plus funeste de gagner les plus gros, sinon la Tasse du Monde. Non non !!! Pas touche aux tradis… à nous les pissenlits… par la racine… baillons aux corneilles… c’est pour le p't'it bleu vingt Dieu… le bleu des abattis… des "faut faire ci"… pas touche aux tradis !!! Au lieu de prendre exemple sur l'avenir on radote, on parlote, on file son train train à vapeur... hier sera demain ! Ça promet du flanby… des échecs et des intempéries. © Le Pilier

10 décembre 2007

SALUT JACK


Docteur Henry sans Mister Jack
Pas sots les Néoz… reconduisent Graham Henry, l’entraîneur, pour deux ans… première fois que cela se produit… Faut dire que le gars est remarquable. Jamais les Blacks n’ont aussi bien joué. Les zannées Henry ? Pas eu mieux dans l’histoire mondiale du rugby. S’il maintient ce niveau de jeu, les Zélandaises zinstances, pour sûr, prolongeront son contrat jusqu’à la Coupe du Monde 2011 qui se jouera au pays du long nuage blanc… sur un café noir et tonique.
Good luck Master… et toute la Team.

Retraite annoncée de Chris Jack, seconde ligne, 29 ans, par lui-même. Ne jouera donc plus avec les All Blacks. Pas de gérontovalisme comme chez nous, où les Pelous, Dominici, Ibanez… s’accrochent à la pelouse comme une tique à la crinière d’un cabot porteur de pantoufles pour assurer son Canigou.
Chez les All Blacks, sens de la mesure, dynamisme, choix des meilleurs, des frais, vivaces… Chez nous cooptation, copin-copin, entrejambettes, brosse à reluire, vioques, usurpateurs… Bilan d'icy ? Rugby papy, nullissime, pas un clou sinon sous pied.
Chris Jack nous semblait au top... il l'est. Encore un de la sublunaire équipe du Pilier qui nous quitte… dommage. Mais sage. « Modifiez la politique d’exclusion pour les Néoz qui jouent dans les clubs étrangers et sont par le fait exclus de l’Equipe Nationale… » a-t-il déclaré avant de fermer ses valises. A l’instar des Sudafs, gageons que les instances Néo-Zélandaises suivent ce prévoyant conseil et ne pénalisent plus les expatriés d’une mise au ban par trop sévère.
© Le Pilier

04 décembre 2007

BIG BARBARIANS


Du beau rugby
Du frais bien fait sur pâtis Twickenham. Une première anthologique mi-temps… Barbarians pur jus… envolées… Pas d’la pompe… d’la passe… Toutazimut… Un régal… Le cuir ? De main en main… infernal… Nonu tonitruant… De beaux zavants… Giteau sup… Ouvre le score et plante son ballon sous les poteaux… Rokocoko sauve une envolée du 8 Kankovski in extremis après une course de folie… impérial en défense l’AB… Martin Williams le Gallois élu gonze du match… court partout…Un essai… comme Elsom… Marshall un peu lent dans le transmission mais superbe défense... organise... reste un AB (la tof).
Au final Sudafs encaissent 20 points… n’arrivent pas à se dépêtrer de l’enthousiasme Baa-Baas… C’était vif… rapide… généreux… très peu fautes de mains… On jubilait… Au zénith… Pas charentaise Top 14 un sou … Du crampon bien planté… de la canne zélée… et toujours de superbes passes Sudafs… des zobus… Une leçon… Didactisme pour des bleus… et les jeunes qui veulent s'initier.
En deuxième période la big rain changea le style… normal… moins de points… il tombait des barriques… ça pissait des vaches… score final 20-5. Les Sudafs n’avaient pas les gros de la CDM… et puis, ont tout gagné. Pas grave. C’était beau… comme le vrai rugby… Salut White et bon repos. Belle équipe ces zantilopes, ya du beau monde et jeunes qui poussent derrière.

En somme... Surprenants Bigbarians, soudés malgré l’hétéroclisme, vaillants malgré le peu d'enjeu, habiles autour d'un Nonu perforant comme un Umaga des grands jours… Chez nous on dit « on se connaît pas… faut du temps… trouver les zautomatismes… travailler… patati... tata». Mille excuses et baratin… on connaît les refrains. Les Baa-Baas donnent une leçon de rugby. Quand on a de la tête, une bonne formation… des cannes, de l’envie... on excelle… Chez eux on cause pas, on court… chez nous on parlote, tricote, se la joue...
Une connaissance nôtre, pourtant pro Top 14, s’affligeait ce week-end après le derby Biarritz vs Bayonne : « Archi nul, suis écoeuré, des fautes de mains en veux-tu...dégoût… ennui… rien… ». Nous, savons ça.
Matez les bons pour être bons... sinon continuez à remuer la crête... sans jamais la gravir. Avé les pantoufles, ya que le canapé qui sied... sur Banal+ ! En sus, des nouvelles animâles de l'hémisud, icy.
© Le Pilier

27 novembre 2007

BARBARIANS VS SPRINGBOKS


Ci-dessous l’équipe des Barbarians qui affrontera les Boks ce week-end pour le dernier match de Jake White à la tête de la sélection Championne du Monde. Samedi donc, sur BBC, kick off 4 PM. L’occasion de voir une dernière fois l'Anglais Jason Robinson en match international, because retraite définitive after la joute. Même clausule pour Martyn Williams le flanker Gallois dont la première sélection remonte au 24/08/1996 justement avec les Baa-Baas.

Un plaisir non feint de retrouver le délicat et tendre Jerry Collins (la tof), son « vieux » pote Marshall à la mêlée, zélé Rokocoko, puissant Nonu… A noter pas un Frenchy dans la team, pas moins de Scot ou d'Irlandais sinon le coach O'Sullivan. Des joueurs sans sélection nationale peuvent être invités chez les Barbarians. Ce sera l’occasion pour deux Sudafs, Peter Grant ou Schalk Brits, de jouer contre leurs compatriotes. Etonnant non ?
© Le Pilier


Backs: J Robinson (England), J Rokocoko (Blues & New Zealand), I Neivua (Warriors & Fiji), B Cohen (England), C Smith (Hurricanes & New Zealand), T Shanklin (Cardiff & Wales), M Nonu (Hurricanes & New Zealand), M Giteau (Western Force & Australia), P Grant (Stormers), J Marshall (Ospreys & New Zealand).

Forwards: A Sheridan (Sale Sharks & England), F Pucciarello (Munster & Italy), S Ma'afu (Brumbies), M Regan (Bristol & England), S Brits (Stormers), B Cockbain (Wales), J Harrison (Ulster & Australia), Luke Charteris (Dragons & Wales), T Flavell (Blues & New Zealand), J Collins (Hurricanes & New Zealand), M Williams (Cardiff & Wales), R Elsom (Waratahs & Australia).

26 novembre 2007

SPINGBOKS IMPÉRIAUX


Gazelles mangent Poireaux 34-12
Cinq essais à deux. Du vrai rugby. Les Boks sont au top. Pas du Bif d’après sacre qui se décompose au prétexte que les meilleurs joueurs sont partis. Non non, avec les Sudafs c’est du sérieux, duratif, performant, structurel… manquait 13 internationaux CDM sans que problèmes se posent. Sommes à des kilométries de ce rugby des coins d’icy de vieille Europe. Le sentiment que l’on a quand on voit jouer ces équipes de l’hémisud. Des passes superbes, vives, précises, des ouvertures, des contacts, des espaces qui s’entrouvent, un collectif soudé, des options de jeu intelligentes, de la stratégie vraie de têtes pensantes… rien à voir avec notre petit rugby de bleu. L’incompétence de Laporte et ses copains a fait plus de dégats qu’il n’en parait. Sommes à des zannées lumières d’une telle maîtrise. Sans le dol outrageant du quart de finale à cardiff contre les Blacks, on n’avait pas même son nonos à ronger pour la petite frime des comptoirs à philistins au picrate nourris, pour se gausser d’un seul bon moment. Notre rugby est petit, comme le courage d’avouer le fait.

Fi du bleu, le green du week-end dernier contenta si bien notre attente que nous en saluons le coordinateur et stratège Jake White. Son équipe tourne comme une Harley Davidson sur la 66. Un bonheur ces passes. January vous balance des zobus à penser récrée-des-poussins quand on voit Yachvili… Matfield absent no problémo… Nonos du Randt itou, ya encore du gros derrière… Montgomery au soleil d’Afrique, Piennar le fûté tient son rôle sans fauter… de Villiers blessé, tant mieux ya du super Steyn bien supérieur… Habana là, n’en parlons pas… C’était beau, engagé, efficace, face à des Gallois contrits en première période qui ont su se reprendre en deuxième malgré la domination contrôlée des Boks. Les Poireaux manquent de tête quand même, les choix de Peel ne sont pas judicieux quand il insiste notamment sur le côté fermé alors que les Boks sont bien en place sinon supérieurs en nombre. Stupide. Une lecture aisé de leur jeu rend compte d’un score, reflet du fait, 34-12, sans grandement forcer pour les Boks.

Charvis en profite cependant pour battre le record d’essais d’avants dans une carrière internationale, 22, et conforter sa position d’ancien, avisé, à noter. Notre précédent papier anticipait, comme souventes fois en notre lieu raffiné, sa méritoire longévité comme du reste le dégel des douilles d’Henson sur lequel nous plaisantions métaphoriquement, qui ne démérita pas dans son nouveau look de ronde pastèque, barbe naissante pour faire in. En effet, éviteur le gus, pas bourin qui tampone comme un sourd, certaines de ses passes ont su créer du décalage. On lui reconnaît un certaine finesse, même si pas transcendant en attaque comme nous le disions ici. Sa défense est solide, nous savions ça, mais manque de jus et tatane encore n’importe où par moment. A noter l’arrière Gallois Stoddart, prometteur. Des cannes et trajectoires qui vont sans doute aucun faire oublier ce Thomas qui plombait jusqu’à ce jour les lignes arrières. A contrario Shanklin pas très à l’aise à l’aile, mauvais placement dans les courses suiveuses. Une chose dont on parle peu à savoir cette intelligence de placement quand un coéquipier prend le trou. Shanklin a montré ses limites en la matière, ne savait se décaler, se positionner de façon judicieuse pour recevoir la balle. Heymans lors de la CDM a commis cette faute plusieurs fois, ne sachant pas recevoir le cuir dans les meilleures conditions, même s’il est vrai que ce n’est pas facile pour un ailier, par le fait du manque d’espace. Qu’importe il en faut peu pour surprendre l’adversaire, encore faut-il avoir l'oeil.
Sinon un troisième ligne centre Bok Kankovski (la tof) au ressort tonique qui plante un bel essai pour sa première sélection, qui n’est pas sans rappeler le style de Spies, dont la carrière est compromise, cause maladie congénitale. Il s’arrache et crochette pour applatir quasi entre les poteaux. Une vivacité pour un troisième ligne centre étonnante. Du jus pour cinq points solo. Ont de la réserve les Sudafs et des jeunes qui poussent, vifs comme des gazelles. Pardi ! Smith le flanker, impérial. Marque son essai. Plus fin que Burger sans aucun doute, qui se débauche un peu trop à notre goût. Serait encore plus efficace avec un rien de retenue. Habana ne marque pas mais envoie de façon magistrale son homologue Pietersen à l'essai, créant l'ouverture par une accélération phénoménale, fixant son vis à vis. Superbe action. Le centre Fourie plante deux essais en cinq minutes... no comment.

Sans l’emblématique buteur Percy Montgoméry, les Boks dominent donc des gallois courageux-vaillants mais sans grande intelligence. Trop souvent les avants percutent seuls dans de considérables débauches d’énergie pour peu d’effet au final. Hook envoie une balle dans l’en but pour un essai de l’arrière Stoddart qui trompe Habana. C’était bien, mais tentative un peu plus tard dans les mêmes conditions, de façon prévisible, c’est pas malin.

A propos de l’enjeu, ce match est classé 9 sur l’échelle du Pilier étalonnée jusqu’à 10. Les Gallois voulaient se reprendre de leur mésaventure CDM, les Boks avaient à coeur de montrer un mois après la finale qu’ils sont très bien rodés, organisés, ont un vrai style, s’améliorent à chaque match et méritent largement leur titre. L’arbitrage est donc correct, pas de magouille nécessaire comme quand trop d’enjeu, d’oseille, de délire… Bravo !!!
A Samedi pour la suite contre les Barbarians… et toujours sur BBC bien sûr, car en France on ne s’intéresse visiblement dans les médias qu'aux poules de notre petit championnat cocoricocool.
© Le Pilier

23 novembre 2007

COLIN CHARVIS INCREVABLE


Enfin deux week-ends internationaux avec les gazelles titrées de l’hémisphère sud. Cadeau de l’avent before la soporifique fin d’année du sapin boules, gras du foie, trombines à mifa gavées d’ennui, de paquets à nœuds, euro bobos, DVD suppos, spatules et moufles pour les nantis, patinettes à Paris, pépéthon, unisson des happy volitions dispendieuses de bonnes intentions, aux dons de tout ce qui fait du bien, organes, tatanes, pilules à guignol, distribution glutamate en veux-tu, exhausteur des zémotions garanties conformes à la joie normative d’un cheptel qui ne veut que son petit bonheur, après tout mérité.
Les Springboks rencontrent donc demain des Gallois encombrés du transit digestif après la sortie sans appel du banquet CDM par des Fidjiens, bien plus joueurs et malins que ces Poireaux tant moulés dans leurs maillots qu’un ajout de tutu, en cette panoplie pour le moins académique, ne serait en rien incongru si l’on considère la dernière défaite comme un coup de ballet chorégraphiquement prévisible. Ils ont du cœur pour le moins ces Red, mais manquent de précision, de têtes, de stratégie comme du reste un certain groupeto de bleusaille emmené hier encore par un entraîneur dont on entend plus le grincement des gongs et que ça fait du bien…

Les deux derniers matchs pour l’entraîneur Sud Africain Jake White, ( le premier Décembre, les Boks joueront les Barbarians), convoité par beaucoup n’a pas donné suite pour l’heure. Beau palmarès le bonhomme. Appelé pour redresser la barre en 2004 aprés l'échec de la CDM 2003, son équipe gagne les Tri Nations cette même année et la dernière Coupe du Monde comme on sait.

Concernant la compo des zéquipes. A noter Popham sur le banc des remplaçants, dommage. On aime ce généreux flanker au grand cœur, comme du reste le vieux Charvis dont la longévité n’a d’égal que son gonflé des douilles. 94ème sélection, né en 72, l’a encore son jus, même si continue à faire des fautes dues à son trop d’engagement. Less is more les Poireaux, le bas blesse aussi dans la gestion des parties… trop tempétueux zêtes au démarrage et le dernier quart d’heure est fatal. Faire monter la sauce est un art nécessaire pour finir au zénith, rompu mais satisfait, car la victoire ça fait du bien.
A demain.
© Le Pilier

22 novembre 2007

DU BOK SANS DU PREEZ


Treizième absent des coupe-mondiaux, Du Preez le demi de mêlée à la passe la plus vive du dernier tournoi. Y’aura Januarie à sa place, en photo ici. Moins raffiné que du Preez mais sacrément pressant sur l’adversaire et pas gentil du tout. Une vraie teigne de pitbull qui lâche jamais son nonos. Rien à voir avec du Yachvili spaghetti qui vous envoie des ballons comme des polochons, pour de soporifiques zattaques sans tonus, molles comme des guimauves endormies, comme des chaussettes en flanelle... flapies.
Manque de Cosmogol 999*, le Biarrot, sans doute aucun.
A contrario patent, sont toniques ces Boks. Ça va nous changer du championnat d’icy. Le match de Samedi Sud Afrique vs Pays de Galles n’est bien entendu pas retransmis sur nos chaînes nationales. C’est ça la franco-France, close sur elle-même, ne s’intéressant qu’au rugby du coin. Si dans la gamelle TV ya pas du cocorico ya pas d’plaisir au goulot. Qu’importe après tout, la bibici nous assure la retransmission à partir de 15 h 45 ce samedi 24. Plaisir assuré ?

*Le Cosmogol 999 est un combustible miracle plein de vitamines, propulseur de la fusée Gibi. Un roboratif si préférez, directement pompé du cosmos, d'où son nom. La dope de demain plus naturelle et performante que celle-ci parait-il.
© Le Pilier

21 novembre 2007

GAVIN HENSON AU DÉGEL ?


Gavin Henson est de retour dans la team galloise. Jouera au centre ce week-end face aux Boks. Que dire de ce joueur d’autre que ses plaquages remarqués et ses coups de pompes puissamment précis lors du tournoi 2005 qui contribuèrent au sacre grand Chelem, que les Gallois n'avaient pas remporté depuis des lustres ? Sans doute un mythe fabriqué par le médiatique zone because gel aux douilles en épis, binette à minettes zébron, almanach body pour posters des chambrées lolitas couineuses, frotti-frotteuses, cool sympa dit-on, copain copain avec des stars du bizz… la panoplie ad hoc pour vendre de la chaussette, de la bière, du peneu, du bijou, du ragoût, de la sardine, du tatoue...
Question rugby, ce qui nous intéresse, manque de cannes pour un centre… n’a pas le coup de rein qui cloue… fortement ramolli ces dernières années… vision imprécise au pied… peu convaincant lors de la tournée des Lions Britanniques en Hémisphère Sud… pas sélectionné dans le groupe CDM pour méforme… semble, pour tout dire, papillonner sur le terrain ne créant jamais d’action décisive. Pas terrible donc le gus depuis 2005. Une bonne année qu’il ne joue plus en équipe nationale. Pas de quoi sur le papier révolutionner la ligne d’attaque des rouges… sur le terrain se révèlera plus tonique, plus dégel des tifs, des crayons, moins poussif, new look et contredira nos propos ? Réponse au Millenium Stadium du jolibonum... mais sommes dubitatum.
© Le Pilier

20 novembre 2007

WILKINSON SUR PIÉDESTAL



Sir Jonny en cire de bee de Bif
Une amusette pour touriste à photos et fiente à pigeon. Les deux en effet font la paire copine. La statuette Wilkinson sise on the big piédestal du Trafalgar Square en plein London. On dirait du vrai… c’est d’la wax de chez Miss Tussauds, le Grévin des Bifs... L’ouverture y est représenté dans sa posture de buteur inébranlable, pourfendeur des Bleus, sous le commandement du même Nelson qui foutut* la pâtée à nos marins d’eau douce Napoléoniens en 1805. Z’ont d'l’humour ces Anglais…
Si voulez du sus, matez sur Youtube sa mise en pied.
*Le verbe foutre n'ayant pas de passé simple académique, on fait ce qu'on veut. Certes les puristes diront qu'il devrait se conjuguer comme le verbe rendre, ce qui donnerait foutit. First ça sonne pas, et puis dans foutut ya foutu, c'est à dire vraiment cuit... et ça, c'est du vécu.
© Le Pilier

19 novembre 2007

SPRINGBOKS: LE RETOUR


Nous revoilou
Une trois fois rien de remise en papatte internationale avec les Champions du Monde en titre qui rencontreront, sans Matfield, Montgomery, Botha, Nonos du Randt… les Gallois ce 24 novembre à l’approche. Quand même du Habana, du Burger, du frais Steyn, et du Preez y’aura… en sus d’caetera desunt. Manquera juste 12 gonzes du groupe CDM. Disons de quoi secouer vertement le poireau dans le chaudron du Millenium Stadium qui sans doute aucun voudra en découdre avec les tenants tout neufs de la maxi Webb Ellis Cup et redonner couleurs au dragon qui plus a craché ses poumons que du feu ardent pendant la dernière Coupe. Effet Grenelle de l’environnement ? On jugule l'ignée émanation ? Les Rouges n’ont plus de diable que la couleur des chaussettes. Mais sait-on jamais ce que nous réserve l'avenir. Nouvel entraîneur nouveau souffle ? A voir.

Avez noté, si l’on en juge vos rouspétances appuyées, vitupérations non muselées, critiques hécatombales, désapprouvements, blâmages sans mesure, incendies brocardeurs, pierres à jeter, que ne fournissons plus ce Blog de factums colorés quotidiens, pas même hebdo, comme le fîmes durant la Tasse du Monde. Et pour cause. Sommes un Blog international… pas rugby pantoufle pour un penny… pas championnat papa pour deux centimes… même si de bons moments peuvent sourdre d’une pelouse hexagonale par trop grasse. Sommes donc toujours là, l’œil baladeur pour causer des ovales vertus comme des pires moments. En la matière avons le choix.
Par hasard, avons tendu l’oreille lors de la Heineken Cup sur une chaîne de télé publique. France 2, pour l'éviter aux prochaines séances... avec un duo de la pire engeance journaleuse,
profil Jean Claude, deux trés belles andouilles de pâté de tête, avec gélatine bien molle comme deux grosses têtes de carafons blindés aux assauts de la moindre pensée acceptable, distribuait en direct des commentaires plus moins que rien que ridicules, plus ridicules que sous zéro... pointé…plus nullissime qu'une godasse bavarde, qu'une figue sans QI. N’avons pas de télé, matons les matchs la plupart du temps sur BBC, SKY… dans un pub… en rosbif… pour d’excellentes raisons que nous évoquions céans. Sur France 2, Eurosport, TF1… c’est impossible. Hors Thierry Lacroix, tous sont affligeants… de nombreux néophytes nous ont du reste fait part de leur satisfaction concernant ce dernier… ont savouré en effet sa clairvoyance, son didactisme, sa simplicité, sa maîtrise durant la Coupe du Monde. Saluons son travail.

Que dire sinon de cette médiatique baudruche tricolore en forme d’écran total contre les rayons de l’éveil cognitif, à des lustres gigamétriques de la moindre étincelle, de la plus simple intelligence, comme l’occiput d’une cocotte emplumée l’est du cerveau de Planck jonglant sur la relativité générale, ou plus simplement et proche de nous, à des années lumière de celui du Pilier batifolant sur le moelleux pâtis de la théorie quantique des champs, entouré de bosons virtuels amicaux… où d’interactions élémentaires en gravitationnelles dépendances, de courbures séquentielles en éventails représentatoires, de distributions configurantes en validations syncatégorématiques, les astrocytes contrôleurs de leurs chimique influence démultiplient les connections ondulatoires de son caisson neuronal pour un rapport perception-analyse des plus pertinents, des plus simplement vrais, des plus modestement assertoriques ? Que dire donc, sinon que cette TV Française s’agite, se remue le croupion, qu’elle est faite, pour ceux qui la regardent… Tromperie endoxale s’il en est, car c’est le contraire qui nous vend une mèche plus pétaradante, plus avisée, plus juste. En effet ce sont ceux qui regardent qui font de la média zone ce qu’elle est… un écran plat comme une limande sous un rouleau compresseur de 5000 tonnes d’épaisse cloche à neuneus.
© Le Pilier

01 novembre 2007

LA PASSE À L'AILE


Un homme, une action
Comme nous nous prêtions à l’exercice, il y a 10 mois, pour un utopique affrontement avec la Jupiter Team, ferons sélection des meilleurs joueurs de la planète, Coupe du Monde dont la clausule nous laissa quelque peu déconcertés, pour cause d’espoir déçu, dubitation affichée quant à l’arbitrage oscillant, tout oseille influant directions entendues ; un rendu d’honneur à ces hommes valeureux, habiles, impavides et forts, qui par certaines de leurs actions ont su dresser chez nous l’échine sensible, première manifestation de notre sentiment esthétique et percussif, comme la tête et les pieds. Le Pilier occipital mais cœur palpitant, reviendra céans sur des moments de grâce qui à ses yeux ont coloré cette compétition, mettant en relief ce qu’il y a de mieux en ovalie en cette époque où le biceps voudrait s’émanciper du cortex qui l’anime. La force c’est bien, la tête c’est mieux. Fi donc des médiatiques élucubrations chabalistes, nous nous attarderons sur les vraies valeurs des gonzes tout en proposant tactiques nouvelles, car le rugby est loin d’avoir livré toutes ses subtilités, possibilités, embastillé parfois dans ces défenses, certes efficaces comme nécessaires, mais qui feraient oublier que la première vertu c’est l’attaque, si les échecs répétés de cette seule stratégie défensive n’en limitait le champ victorieux, comme le plaisir des yeux.
L’attaque donc, la passe, la trajectoire sont les maîtres mots de cet art du combat, tel que nous le concevons, dans notre lieu de saveurs espérées, en tout cas. La forme même du ballon l’indique, le propose ainsi, l’insufle.

Un œil avons jeté sur notre championnat le week-end dernier, force est de constater pénurie de centres en notre hexagone (hors Florian Fritz), faiblesse de l’attaque qui devient prévisible, stéréotypée. Les oppositions bien organisées ne sont pas seules causes de ce désagrément sinon empêchement. La France doit travailler sa passe autrement dit transmission, terme emblématique des complicités requises, des ententes dues à l’écoute, à la vue, compréhension de l’autre, occupation, création d’espace, substratum liant des entités singulières ne faisant qu’un.
© Le Pilier

26 octobre 2007

LES PETITS FUTÉS



DES BLEUS ET DES BÊTES

Un rien d’anecdote poilante aperçu en un lieu de rugby sur l’écran d’un PC. Une vidéo nous montrait Dominici à la mi-temps du premier match de la coupe du monde contre l’Argentine. Dans les vestiaires du XV de France, il tentait de remotiver les troupes et s’écria dans un souffle qui ne traversa pas sa conscience sinon la salle des concentrations camphrées : « Pu… ils sont plus forts que nous pour attraper les ballons en l’air… ça va pas… » (Sic authentic) Hé oui, ça valait donc la peine de continuer le renvoi de l’ovale module, pour s’assurer une 
dépossession, augmentant leur chance de gérer le match. Ce qu’ils ont fait. Judicieuse persistance, nous faisant bien penser ce que l'on devait croire, sans crainte d'erreur. Bravo les occiputs... à quand les savantes connections ?

Un autre petit rien. Entendu plusieurs fois à l’occasion des matchs vs Argentine comme celui contre les Anglais. Exprimé par l’ex et brillantissime entraîneur mâche gum et quelques autres : « Ils font rien les gonzes en face…p… ils proposent pas de jeu bordel… » (Sic et toujours authentic) Ben oui, regardons ce que les autres ne font pas plutôt que de s’occuper de ce que nous faisons… de pire. Superbe stratégie qui du reste a porté ses fruits. Pourris.
HI HAN !
© Le Pilier

24 octobre 2007

MARC LIÈVREMONT AUX MANETTES

Dommage pour la grande ouverture souhaitée. Un étranger à la tête des Bleus nous aurait parfaitement convenu. Tant pis. Il faut un temps incommensurable pour changer les mentalités d’icy. Marc Lièvremont sera donc le prochain entraîneur du Quinze de France. Nous ne le connaissons pas dans ce rôle, mais lui souhaitons de la tête. Il sera assisté dans sa charge, de Emile N'Tamack qui lui s'occupera des lignes arrières. Sommes pas convaincus... même plutôt, de simple intuition, pensons rien de bon ! A suivre !  
© Le Pilier

23 octobre 2007

LE PILIER PRÉSIDENT DE LA FFR


La vie en Bleu
Le Pilier propose à la FFR, afin d’obvier à tout renouvellement du même, fautes dû aux incompétences, fermetures, inconséquences, auto gratifications, palinodies, un changement radical des mentalités pour une ouverture vers le meilleur, le noble, l’acuité, le gai savoir, le vivace, le frais, le vrai, en vue de meilleurs lendemains sur nos terrains d'affronts… Ce changement que nous désirons, passera par l’acceptation de l’étranger en notre ovale terre d’orgueil, comme nous l’avons fait en sélectionnant l'Anglais, Webb Ellis, pour raffermir notre défense. La distance d’une entité extra hexagonale est le gage certain d’une meilleure vue, plus critique, plus distanciée, plus judicieuse, non embastillée dans les us du terroir qui plombent le renouvellement des formes. Engageons, pour diriger le quinze de France, un Jake White, un Graham Henry… ou tout autre entraîneur de l’Hémisphère Sud et donnons par le fait souffle nouveau à ce rugby Français anémié. Sir Woodward l’Anglais serait tout aussi indiqué, mais là ce n’est même pas la peine d’y penser, bien hélas...

Laporte n’est plus. Les dégâts subséquents à sa longue occupation du terrain auront plus de conséquences négatives que le simple fait d’un prévisible échec CDM. Néanmoins, comme tout ridiculisme finissant, un espoir non feint nous engage à ne pas renouveler ses monumentales erreurs que nous dénoncions depuis lurette en ce lieu d’éclaircie. Dès son investiture nous prenions la mesure de ses manquements et du retard qui fatalement allait ralentir notre évolution.

Le Pilier propose céans, ses services à la FFR comme conseiller technique et soutien spécifique aux joueurs à la juste mesure de leur idiosyncrasie. Un soutient psychologique, esthétique, philosophique, formations premières de votre dévoué serviteur au service de la cause nationale, doublé d'un maître systémicien à l'oeil dépassionné. Sinon président de la FFR conviendrait tout autant. Sûr que le rugby Français prendrait pour le coup une tout autre dimension.
Comme nous l’imaginions, si l’on en juge par cette récente critique de Michalak prononcé en direct TV, les joueurs ne sont pas individuellement pris en main. L’ouverture susnommé se plaignait que tout le monde critiquait, à juste titre du reste, son coup de savate mais que personne ne lui indiquait la marche à suivre pour assurer une définitive amélioration. Nous croyons le fait au regard de ses faibles performances en ce secteur de jeu, comme à son désir de croire qu'en d'autres lieux il en apprendra plus. Mais ce n’est pas tout. Nous ne ferons pas l’inventaire précis des défaillances de chacun, ni de leurs qualités intrinsèques. Ce n’est pas le lieu idéal et le savoir a son prix.

La FFR semble-t-il connaît le Pilier pour ses critiques justifiées et ses propositions réfléchies. En effet, même si l’idée devait somnoler dans quelques tiroirs de la dite fédération, un proche nous apprend que Mr Jean Claude Skrela serait en partance voire déjà au levant pour rechercher des joueurs dans nos départements d’Outre-mer en îles pacifiques. Nous en formulions la requête en ces colonnes. A-t-il lu nos propositions ? Si oui, tant mieux. Si non, idem. Il était temps.

Elever le rugby national pour espérer conquérir le trophée Mondial est une réelle gageure. Elle réside en effet dans cette capacité à mettre en place un système de jeu performant, duratif, rendant compte de nos atouts culturels inscrits dans la tradition, comme d’une nécessaire disparition de nos travers déjoueurs, de nos manquements patents dus à l’abandon effarant de certains fondamentaux.
De tout temps ou quasi, sommes tout à fait capables de faire de très bonnes performances face aux plus grandes équipes. La difficulté majeure réside dans ce fait culturel que l’on se satisfait d’un bon moment sans considérer qu’il est plus difficile encore, de mettre en place un jeu qui ne considère l’exploit qu’une fois la campagne terminée et non quand une simple bataille gagnée.
La finale de 1999 en est un juste témoignage. Les Français gagnent de façon superbe la demi finale contre les All Blacks. Nous savions que nous n’irions pas plus loin. John Eales l’emblématique capitaine australien, lors d’une interview assurait que cette finale n’était qu’un match comme les autres. Et pour cause, fort d’un système performant il savait que la victoire des Bleus n’était qu’un moment de grâce et qu’ils ne pouvaient rivaliser avec leur style de longue date éprouvé. L’exploit momentané nous connaissons, ce que nous n’avons jamais mis en application, c’est un système hégémonique à l’instar des Anglais avant le sacre de 2003, comme les Sudafs cette année. S’inscrire dans la durée n’est pas une vertu Française, il est temps de conjurer cette fatalité.
Pour cela, un changement de mentalité radical, s’impose. Il passe nous semble-t-il, parmi d’autres choses dont nous aurons l’occasion d’évoquer icy la teneur, par un renouvellement de la structure pensante de la FFR. Un étranger à la tête du groupe France nous parait donc tout indiqué, comme notre présence, si toutefois la fédération veut réellement se donner les moyens de conquérir ce trophée.
Aura-t-elle l’audace d’agir dans ce sens ? Le Pilier vôtre, enfin à la place indiquée pour d’itératifs succès. L’ovale module est dans le camp des instances de la grande Fédération. Saura-t-elle saisir le favorable et judicieux rebond ?
A suivre.
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22 octobre 2007

OS DU RANDT SUPER PIL


Les lauriers du Pilier
Jacobus Petrus du Randt, Os pour les fans... qui signifie bœuf...
( notre tof ) ... Nonos pour les intimes... qui signifie très solide, massif, épais, puissant, bastille, bloc, béton, fonte, insoluble, duroc, caillou, gros genou... et quelques autres reconnaissables délicatesses caractérisant la suave bestiole. Pas des plus prisés dans les mondaines soirées, c'est un solide de rein dans les grosses cognées. Un tendre garçon donc, de 127 kg, pour 1,90 m d’ossature en poutre imputrescible, 80 sélections chez les Boks, qui a remporté deux fois le titre de champion du monde, deux fois la Webb Ellis Cup si préférez la quincaillerie. Ça court pas les rues ce genre de record, aussi vu le signifiant majeur de ce Blog nous lui devions des lauriers dignes d’un Marcus Aurelius, maître des pâtis, cramponneur classe empire, stoïque et fortibus...
Un genre de César quoi, pour gros Jules des prés, des mêlées… avec en sus, sa Virgile et latine locution pour clouer le bec à ce qui croient que pousser n'atteint pas l'occiput: Mens agitat molem, sera gravé sur l'impérial trophée... L'esprit meut la masse, si préférez l'ordinaire Français.

Salve grand Nonos du Randt, Jacobus Petrus, voici donc la palmus de Big Super Pil, décernée par le jury le plus critique et connaisseur, un vrai saveur en ovalisphère d'icy... Le seul, alone, singulier, acerbe, intempestif, modeste et monumental Pilier.
Bravo poussin et bonne retraite.
Otium cum dignitate, comme on dit vulgairement.
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21 octobre 2007

COUPE DU MONDE FINALE


Big Boks au sommet
On pouvait s’attendre au sans essai. Quand trop d’enjeu, souventefois moins de jeu. Disons moins because devant c’était quand même très engagé. Mais les Bifs comme le disions en ce lieu d’acuité pas de centres ont au pré. Aussi pas de génie, pas de confettis, pas de grande folie… Catt est futé mais plus les cannes de jadis face au tempétueux Steyn, ya pas photo, et les arpions de Wilkinson c’est pas suffisant pour que Big Ben résonne de sa belle victoire. Tait nous fait la belle percée, rattrapé il faut le dire par l’impérial Matfield, mais au final border line, l’essai sera refusé à juste titre. Le foot de Cueto out of field... patte en touche si préférez, pour une infidèle traduc. 15-6 pour les Spingboks au final.

Le titre consacre donc une très belle équipe qui mérite largement le trophée. Un parcours sans faute, un groupe soudé, de beaux modules, une seconde ligne Matfield-Botta à chiper moult ballons en touches, à botter les plus lourds, deux piliers, Nonos du Randt-Van Der Linde aussi forts que nous sommes imparables, un capitaine talonneur solide comme un roc, big Smit. Subtils ces avants… et du Burger, du Smith, du Roussow en troisième ligne… Pas du Thion musculaire et biceps épais pour laisser tout le jus au gonflé, ou du Pelous repoussé par le seul Wilkinson lors de la demi finale… Non, des coureurs de jeu, des éviteurs de bloc, des plaqueurs de feu, des puissants, des futés… Matfield, encore lui, en position de centre vous décoche un judicieux coup de tatane acculant les Bifs en touche… on voit pas de ça chez nous. Mais nous reviendrons sur les dégâts de l’incompétence durative sur la culture même d’une nation, sur le style de jeu, sur la plomberie des esprits, sur l’ennui, le dégoût, qu'un singulier entraîneur français, monumentalement exsangue, a su imposer par le simple fait de son culot…
Les Boks sont couronnés comme nous le pressentions. Merci les braves. Lauriers et félicitations appuyées. Sommes ravis d’avoir pu apprécier en nos terres d’icy cette tribu d’Afrique…Du Preez le plus vif, le plus subtil de cette compétition nous a gratifié des plus rapides passes à la mêlée. Un bonheur… tant de vivacité comme de précision. L’obusien module survolait le pâtis tout berzingue… les pieds de Montgoméry étaient précis, comme ses paluches, Steyn formi, James tonique… Habana le roi… Pietersen gracieux… la classe quand même ces noirs, on n’y ajoutera pas. Une médaille d’or en sus pour Jake White tenant ferme en senestre le Webb Ellis trophée tant convoité.( Notre tof ).
Le Pilier opte du reste pour un entraîneur étranger de cette trempe pour diriger notre XV de France. Comme déjà exprimé en ce lieu novateur, cela ouvrirait des perspectives nouvelles, annulerait notre conservatisme trop prégnant, donnerait un nouveau souffle, changerait la face des choses... Hélas pour nos tricolores mentalités, l'ouverture n'est pas la vertu première qui les meut...

Le Pilier majeur reviendra sur les meilleurs moments comme les pires, car nous nous instruisons peut-être mieux par contrariété que par exemple, plus par fuite que par suite, comme nous l’enseignait le sage Montaigne, maître à penser de notre prime et trépidante jeunesse.
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20 octobre 2007

LA FRANCE DÉPLUMÉE


Dérouste et mâchecroupions
Nos volailles de basse-cour et tricolores chapons, sur le pâtis du parc des Princes Argentins, nous ont gratifié d’une monumentale et conclusive rouste à conserver dans les annales des pires moments de nos ovales retraites, de notre sublimissime et grande histoire des pâtées. On avait d’Alésia, la brossée … de Waterloo la morne giflée… la piquette ondoyante Trafalgar, il manquait à nos capitulards un trophée digne des plus grandes déroustes. Une arche des supers foutus, un panthéon des plumes abattues, des cocottes anémiées, des poulets ratissés...
Une dépouille invisible pour l’heure, trône sa déconvenue dans les tribunes silencieuses d’un stade bien Français, en plein deuil, et flotte comme un songe…

Hors un début de match bouge-croupions maladroit, un brin tonique à peine, nos petits Bleus marquent un très bel essai en deuxième période minable, quand les Argentins jouent à quatorze. Bravo ! Sinon, dire qu’un déplumage correctif a dévoilé des dessous anatoniques mous, sans relief, inanes et désolants serait un euphémisme appuyé au regard d’une nudité de jeu sans la moindre initiative heureuse, sans vivacité, sans tête, sans goût, sans nothing que du plus vide y’a pas et jamais existé ! Cinq essais pas moins pour les matois Pumas qui auraient, aux dires de certains, malmené nos sensibles volatiles, les affublant, et pour cause, de noms d'oiseaux divers et crus comme d'autres insultants jurons ... VentreBleus... MorBleus... SacreBleus... PalsamBleus... une panoplie d'insanités qui somme toute n'était pas si vilaine. En tout cas, ça causait pas à la légère dans les démêlées, si on en croit le témoignage du Capitaine des Bleubites unhappy... comme on dit... aussi loin que sommes consternés.
Nous reviendrons, il va de soi, sur la triomphale victoire Argentine qui donna raison à nos anticipations, comme d’accoutume, tout en gratifiant une équipe exemplaire dans la justesse de ses conquêtes. 10-34 pour un final attendu, mérité, sans autre forme de procès…
On notera ci-dessous l'optative, subtile et raisonnable proposition "Chargez les boulets", comme un état des lieux prédéterminant le nauvrage à venir; car en fait de boulets on frôlait le canon !!!

Le présent moment nous voit concentré sur la dite finale.
Big Boks vs Gros Bifs. Si jugement équitable du trente et unième homme, les Boks ont de quoi satisfaire notre attente en nous ravissant d’attaques et de passes des plus affûtées. Mais sait-on jamais.
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19 octobre 2007

FRANCE VS ARGENTINE ... FIN


Chargez les boulets !

Ze petite finale. Pas très heureuse la figure. Pourquoi pas tout simplement le poétique acronyme et rythmique BCPLTP, Bataille Comptant Pour La Troisième Place ? Va donc pour la BCPLTP de la CDM 2007… C’est du beau, direct, efficace, ça tire pas vers le bas, pour une médaille en bronze au podium et revanche du premier tour entre les étonnants Pumas et nos gallinacés en plumes d’atour et croupions tricolores… La troupe du général Pichot saura-t-elle réitérer son exploit d’ouverture ? Les Bleus ont une intention ferme de revanche… un gage de vrai jeu ? A suivre donc en croquant sauciflard et vin vieux. A vos canons !!!
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18 octobre 2007

DOMINICI : LA SIESTE EST FINIE


Dominici chicote. Pas très happy le gus d’être là, qu’il dit… à trente cinq balais, pourtant… Nettoyé par Corleto durant le premier match de la CDM, baladé par le staff, pas comme aurait voulu… Contrarié… Si si… Pas réussi sa coupe… A bu la tasse… déçu… fourbu… mais veut du sus... L’artiche c’est bien mais pas question d’en avoir assez… Insatiables !!! Quand z'ont goûté au nonos veulent plus lâcher le morceau… pas fait son rot ? On nous a balancé du Pelous jusqu’à pu d’jus, du Ibanez parti retraite puis revenu… sera encore là 2011... Ho ho les gonzes.. ils zôsent tout... On nous poursuit encore avec du Dominici sans canne mais qu’a du bec… et veut le faire savoir… « Suis pas content » (sic) qu'il dit.

Ppffff ! Ya que la France pour voir ça !!!!
Pourtant ces zigs, pour tout dire, les trouvons plutôt sympa en tant que… zigs quoi, pas antipathiques, enfin, on s’en moque un peu quoi… mais question joueurs, on dit non, n’en jetez pu ! Oh, les vrais collés de croupions de basse-cour ! Sont vraiment champions... Et ça va la ramener encore d’en avoir pas eu assez... de se faire gratter ? Ben alors faut leur filer quoi pour s’en débarrasser ? Des légions d’honneurs ? Des cabinets ? Des sous ministères ? Des pépées ? Ça usurpe sans vergogne, prend la place des plus jeunes sans sourciller… sans remords, ni coulpe… bâtés…
Là, faut dire stop… terminé !!! Allez, allez... rentrez…hospiciés... loin du pré... dans un bureau à la fédé si parasitez...
Regardez !!! Papet repos… Fritz dodo, au rebut
Z’en avez cure hein ?… Zêtes bien là vous, p’tits vieux qui font les Bleus… aux p’tits soins… train train... Lâchent pas le bout d’gras… Veulent du grata… garder sa niniche et mordillent maintenant que le gâteau est plutôt tarte, et quia que du noyau… Allons les gars… on vous a vu, c’était très sympa, maintenant faut laisser les plus frais, les zélés… sur le pâtis… Sommes saturés de vos trombinettes qui s’éternisent… au Grévin serez bien… cire en torses nus… à faire rêver les mamies… les petits… les tagada tsoin tsoin… les tintin… Nous on veut du rugby, sans Pelous, sans Dominici... sans les flapis… la sieste est finie.
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LANGUES PENDUES SE DÉLIENT


Aux zaveux !!!
Funny plutôt ces règlements de compte-goutte à goutte, qui sourdent des pas contents de ci, de ça… des stratégies qu’étaient pas bonnes… des pas-la-joie... des sélections pas folichonnes… rutabaga... du mou mou… pas dynamique… du gros flou... neurasthénique... ces reproches encore ténus demi teinte, mais bientôt plus crus, de la bouche des joueurs mêmes, des cireurs d'hier... de l’entourage du Staff… du poste radio… de l’ordino...
Tout le monde a rongé son frein, jusqu’il y a peu, on voulait quand même conserver son gâteau, sa place au confort, sa margarine, sa pécune, ses combines, ses contrats peau souple et doucette, pour cuir délicat, très rugby… Maintenant que la messe est dite, qu’on a vraiment perdu, que ya plus rien à gratter, rien à espérer de majeur en sus, pas la prime, on veut dépouiller le cureton, sortir le dégoupillon, et balancer tout au confessionnal médiatique qui se fera un plaisir de bien garder les petits secrets en les diffusant partout. Gratte-papier toutes confessions, folliculaires des multi contusions, vont plaisir se faire à dévoiler au monde les vrais dessous d’un échec.

Vous verrez. Les vieux sélectionnés jusqu’à la corde, diront que l’entraîneur avait de l’envie plein le désir de vaincre, de la volonté folle à vouloir tout gagner, que c’était son choix avant tout, que c’était même bien, un vrai meneur d’homs, un tondu très pasteur attentif pour bestioles à pâtis… Un gars qui voulait le niveau remonter, un Laporte à clefs multiples en somme, un costaud, dur au verrou… preuve même, la bonne défense qu’on a bien en place et qui vous bloque tout... mais balanceront quelques coups... comme les autres, ceux qui ont peu joué, voire pas, mais hier bien clos du bec, aussi, petit à petit diffuseront le ras du bol subi, trop c’est trop, le plein les crampons, la carafe, le fol ennui...

Bien étrange impression tout de même, quand la bête est atteinte d'assister à la rébellion des suiveurs, à la curée, au "c'était pas mon ami". On savait, c'est toujours ainsi, quand le bateau sombre... la gente ratibus du navire se tirus... jusqu'en Sud Africus... et ni vu ni connuss. Fallait se mouvoir avant les p'tits gars, c'est un peu tard pour cette fois... même si l'on comprend la difficulté de la chose... même si tout reste à faire.

C’était hier qu’il fallait nous écouter… mais c’est toujours un peu tard quand on est en avance.
© Le Pilier

15 octobre 2007

TOUT EST FAUX ...


... sauf le Pilier
Des palabrettes toutes sortes saturent l’espace médiatique de fatiguants constats, de mauvaises justifications. Le Pilier mesuré, comme d’accoutume, ne voudrait en rien ajouter de l’huile frelatée sur le feu des petites désolations, mais se doit, pour contrebalancer l’inexact qui phagocyte la toile, le muselé général de la vérité vraie, comme le font tous les modules diffuseurs, de soutenir un lectorat fidèle, non sans humour, bon connaisseur du XV, intempestif et souple, afin de remettre à la juste place ce qui est déplacé ! Nous ne situerons pas les sources de ces merveilles pour ne pas accentuer une détresse somme toute pathétique, accabler la gente sinueuse qui jusqu’à l’ultime face au mur, en rien ne peut, ne veut, considérer la fatalité gênante. Ce florilège succinct, donc, d'irréalistes zopinions, mensonger, trompeur des sots, rendra compte de l’ambiance d’après Waterloo, qui dégouline sur la typo même de tous les claviers de l’hexagonale ovalie, nous imposant de fait, quelque remise en ordre.

« Le rêve brisé… »
« Le XV de France, une étoile filante et puis c’est tout… »
Quelle défilante étoile en effet ! De quel cosmos parle-t-on ? Celui des aveugles où les borgnes sont rois ? Celui de ceux qui reçoivent un coup sur l’occiput et prennent les trente six chandelles pour un moment de grâce ? Un spot 1O watts oui, pris dans la comète de Allez-les-Bleus, fade à neuneus... Pas même une étincelle de boîte d’hallu, ni loupiote à lire le catalogue des trois petits suisses sur mikéa canap.
« On avait l’état d’esprit, on a peut-être parfois manqué de finitions… »
( Sic, couic, et authentic…) Fallait la faire celle-là !!! Hé oui, c’est beau l’esprit visible dans sa non présence, ni réalisation… Il doit s’agir dans ce cas, d’un esprit retors, bien planqué dans l’inconscience, qui ne conclut jamais un acte qu’il ne comprend même pas, dont il ne sait rien, qui justifie tout en rendant compte du vide… Ach !!! Ourg !!! Sruntch et Splash !!!
Peut-être donc, parfois, il semblerait, si l’on se penche bien sur la déception, qu’on aurait pu, dû, sans doute, en fin de compte, parmi d’autres choses, bâtir de la finition pour terminer sous des combles de bonheur, des poutres de victoire, des chambranles d'autosatisfaction, des poignées entières de portes, ouvertes au délirant congratulé... mais que pas d'bol... pas de bol !!!
« On a plus manqué de chance que d’autre chose…»
Bien vu l’ami, ça pèse moins lourd.
« Une troisième place pour la beauté du geste… »
Une beauté de geste attendue ? A qui s’adresse-t-on ? Au quatrième âge ? A la gérontovalie gavée de pilule bleu-bleu, pour approfondir son grand dodo bien grégaire et passif ? Alors que la messe est dite, l’hostie amère consommée, le miracle nul et non avenu, et qu’il y a huit ans que ça dure ? Cette équipe a tout dit. Depuis lurette. Mathusalem. Allons allons !!! Des clous la beauté du geste, sinon un petit marteau pour fermer le cercueil…
« Nous remercions les Bleus… »
Pour quoi ? Les zhématomes ? L’ennui ? Le pipolisme asinien ? Le nothing ? Le vide état ? Le flanby ? La rapine comédie ? Les palanqués de mou ? Les passes d’amateurs ?
Les stratégies poussives ? Les tatanes tout azimut ? Les places exorbitantes ? Les prunes ? Les noyaux ?
« On a battu les meilleurs… (Les All Blacks) »
Ho Ho ! C’est du sommet himalayen ça ! De l’orbitale gratification ! Du zénithal trophée ! On pavoise ! On s'ennoblit ! Du trônus en susucre de canne à pêche pour poisson pané ! De la suprême pastille à colorer du galon ça ! Une légion d’odeur douteuse ouais… un dol manifeste… un sans vergognisme à chasser le dernier diable de la porte de Rashomon*…
« Ils sont tombés de haut… »
Zétaient où ? En orbite ? Dans l’insondable paradis d’un empyrée secret ? Flottant bien au dessus de nos humaines conditions ? Sont p't'êt monté trop haut. Sachant, comme l'exprime nos vénérables petites bêtes, qu'avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu'on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente. Pas la patte au pâtis en tout cas, ni la passe au parvis... de la sainte et généreuse transmission.
« Mais où est passé le french flair ? »
Ya qu'à chercher pas bien loin... Quand l’odeur est méphitique on réduit son souffle, boubouche sa narine, inspire à petits coups. La chaussette éculée est rance, on la jette au lavo. Certes y’aura toujours une médiatique entente pour balancer du Souplex et faire croire au nettoyage des fib’es, sans mic’obes, aux vertus des zenzymes gloutons qui lavent encore plus blanc quand tout est vraiment noir, mais la laineuse et chauffe arpions gardera tous ses trous.
« La sélection n’était pas bonne… »
C’est le menu entier qui était sans goût, et le chef cuisinier déplorable.
« Il faut rebondir… »
Hé Hé ! Sauf que pour le coup, le rebond aléatoire de l’ovale module était Bif, Argentin et d’autres précédentes giflées… Avant de rebondir il faut savoir courir.
« On y croyait… »
A force de croire n’importe quoi on prend des vessies pour des chandelles… On finit par manger du ronron croyant que c’est de l’entrecôte... On grignote sa biscotte on dit que c’est du pain bénit... On fait le dindon de la farce... la farce avec vos deniers...
« Sommes fiers de cette équipe… »
Oui nous sommes très fiers qu’il ne se soit rien passé, très fiers de ces marteaux de passes, de ces enclumes de transmissions, supra fiers des ratés, du vide zazen stratégique, du pire rugby Français depuis François premier, depuis Jules, depuis l’invention de la roue qui tourne… depuis l'apparition des grOs mensonges.


L’inventaire n’est certes pas exhaustif. Il suffit.
Le Pilier n’insistera plus sur les prodromes assommants de ces huit dernières années de sommeil tricolovaliste, causes d'échecs, mais surtout de mauvais jeu… Avons tout dit depuis l’ouverture de ce Blog, en moult endroits. Sommes bien les seuls. En rien ne nous sommes fourvoyés. Tout était là, comme disions, il ne s’agissait que de savoir lire… au sens figuré si suivez. Nous n’en tirons aucune gloire, aucun plaisir. Laportière se ferme, nous n’en parlerons plus, car seul son rôle d'entraîneur nous importait, sinon pour évoquer cette période qui restera dans les mémoires comme une énorme pénurie dans un kolkhoze Stalinien. Tout reste à faire et le XV de France prendra une autre tournure, on l'espère... Une pincée de révolution, avec quelques zestes de vertus démocratiques, dans une vraie marmite à dissoudre cooptation, amicale des incompétents, usurpateurs et médiocrates. Le rugby tel que nous l’aimons ne s’arrête de toute façon pas à la porte des Bleus. Souhaitons que le nord prenne la mesure parfaite de ses manques et partant rivalise avec les Nations du Sud pour des affronts réguliers, équilibrés, sans trop de palabres, avec zèle et simplicité, redonnant à ce jeu un souffle engageant, à son esprit une dimension vertueuse, sacrée. Car le feu nous anime dès que les entités d’un groupe ne font qu’un, que la passe est réussie, que la tête subtile, que la transmission généreuse, que les trajectoires ouvrent cet ineffable espace vers l’essai attendu, que les valeurs ne sont que mises en actes et preuves de l’intelligence, de la probité, de la justesse, de la mesure, du courage, de la civilité des hommes...
Nous écrivions nos bagatelles pour plaire, distraire, amuser quelqu'unes, que nous saluons, et d’autres, plus masculines, figures humaines amicales que nous avons eu la surprise de fédérer en ce lieu modeste, pléonasmique et singulièrement génial.

*Rashomon : Film du maître Kurosawa, à savourer si inconnu de vous.
© Le Pilier

SUD AFRICAINS EN FINALE


Pas un pli
Comme nous l’attendions, beau match des Boks. Une victoire nette, 37-13, sans bavure, impériale. Que dire de plus du niveau sup de cette équipe d'Afrique ? Elle surdomine le nord. Les balles sortent de la mêlée à une vitesse folle. Aucun demi de mêlée du nord ne rivalise avec cette vivacité. Aucun. Leurs attaques sont rapides, les joueurs lancés fond la caisse. Matfield est incomparable en touche… Botha très solide au pack… Smit suprême… Burger enthousiaste et plaqueur déchaîné, fait de super passes à l’instar des trois quarts… Butch James trouve des touches monumentales… Steyn jeune tempétueux, un très grand joueur… Habana est l’authentique Springbok, la gazelle du pré, toujours à l’affût, au démarrage impressionnant… Montgomery réglé comme une horloge… la première ligne n’en parlons pas, même si Nonos Du Randt semblait un rien fatigué… etc…etc...
On devrait les citer tous, pas un maillon n’est faible. Aussi, à moins d’un arbitrage déconcertant, comme cet essai accordé aux Argentins, cet en avant monumental des Français face aux Blacks, ces multiples décisions douteuses qui changent l’ambiance du match, rien ne peut les empêcher de remporter la Coupe du Monde 2007.

L’arbitrage doit être strict, juste, sans bavure. Quand l’essai des Pumas est accepté, pendant 20 mn cela met vraiment une sale ambiance dans le jeu, comme dans nos têtes. Les Boks digèrent petit à petit ce vol. Nous aussi. C’est du faux, ce n’est pas bon pour le rugby, c’est un mauvais calcul. Ce qui rendra encore plus attrayant ce jeu, sera justement cette probité farouche, intègrale, qui n’existe en aucun lieu et dont tout le monde rêve… avec un arbitrage hors de tout soupçon… l’utilisation de la vidéo ne doit pas se limiter aux 5 derniers mètres concernant l’essai, le jugement doit être impartial en tout point… Une vraie justice, pour une vraie concentration, pour une réelle évolution des mentalités. On palabre beaucoup sur les vertus du rugby, on nous bassine de respect, il est de nature trop humaine de se griser de belles paroles et de n’en pas même saisir le sens, de n’en pas appliquer les fondements. Seuls les actes font foi. C’est par l’exemple qu’on s’identifie, si le rugby est honnête et droit dans son arbitrage, c'est un modèle pour tous. Les jeunes comprennent, intègrent, le respect des règles, fondement même d’une civilisation digne de ce nom, les plus coriaces savent qu’ici on ne triche pas et n’auront pas de place s'ils s'entêtent.
Le monde possèderait au moins, un lieu unique, de grande valeur ou l’on peut en découdre. S’exposer à la violence intrinsèque dans un cadre strict, où sans technique, sans correction, sans respect des règles, vous ne pouvez en rien faire parti du club prisé des gentlemen farouches, noble race qui fait la synthèse parfaite entre la force et l’intelligence, la châtaigne et la retenue, le frontal et le souple comme l’eau sillonne au milieu des rochers qu’elle érode tout en les contournant.

Les Boks nous plaisent car ils sont enfin sortis de cette violence imbécile et destructrice sur l’homme, à la trop limite du correct, qui leur faisait perdre bon nombre de matchs. Ils ont vraiment progressé, c’est notoire, et pratiquent un jeu qui dans certaines phases n’est pas sans rappeler les maîtres du XV et suprêmes All Blacks.
Bravo, merci pour ça et fi du blabla.
© Le Pilier

14 octobre 2007

LA DICTATURE DU RÊVE


La plus belle affiche
Certains petits journaux de notre hexagone à clochers s'amusent à titrer leurs folliculaires de désopilants « Les Anglais se plaisent à briser le rêve de tout un peuple » « l’Angleterre met fin au grand rêve en bleu »…
De nombreux témoignages, entendus de ci de là, se plaignent d’être assimilés à cette pensée commune, préfabriquée, dont on dit tout en en connaissant trop peu… sinon rien. A l’instar des politiques qui prétendent parler en votre nom, s’arrogeant le droit permanent de commencer chaque sentence par, les Français veulent ou ne veulent pas… pati…pata…patatita… susucre, cotillons, cassoulets, trombinettes et flons flons… les journalistes ne développent bien souvent, que délirants désirs qui ne correspondent en rien à vos attentes en subsumant tous les citoyens sous le même dénominateur, sous la même humeur. On connaît la musique comme le chef d’orchestre, on ne va pas s’étendre. Mais plus encore que ces péremptoires et fictionnelles attentes on voudrait nous imposer du rêve. Gasp !!!!!

« Le rêve de tout un peuple » Quel culot… quelle audace peu vergogneuse… quelle fourberie… quelle dictature des convoitises, des profondes volitions… quelle non prise en compte des singularités, des intelligences diverses, des entités savantes qui en rien ne participent de la commune loi, même si parfois font un brin de cheminement côte à côte. Car quoi c’est n’être pas Français que d'avoir d’autres aspirations ? On voudrait tous nous mettre dans la même sacoche au cul de ce petit-vélo-pédalage-tous-idem ? Des clous !!! Ni seuls, ni avec tous, mais parlant au nom d’une communauté ancrée dans le patrimoine culturel, social, institutionnel, esthétique de notre patrie, le Pilier défend haut et fort ses couleurs sans en imposer en rien ses vertus. De même qu’il n’y a qu’un Président de la République, il n’y a qu’un Pilier. Notre rêve n’est pas celui des autres… Jamais ne nous laissons endormir sur le matelas des andoxas les plus courants, les poncifs les plus récurés, les plus asiniens, les plus brouteurs, les plus soporifiques… A contrario donc de « tout ce peuple » défini par les journalistes fabulateurs, dont nous n'imaginons l’existence réelle qu’avec circonspection quant à sa définition comme à ses désirs, le Pilier avoue céans son onirique déception que partage un bon nombre d’entre vous.

Même s’il est vrai que nous aimerions voir un véritable quinze de France, digne de ce nom, compétitif, régulier, entreprenant, astucieux, qui ne se contente pas d’usurper une victoire aux All Blacks par un en avant déconcertant et se retrouvant en demi sans avoir produit le moindre jeu plaisant, avec des passes lourdes et pesantes comme des zenclumes… même si nous souhaitons des hommes de bonnes têtes et meneurs affûtés, connaisseurs profonds du rugby à XV à la direction de nos troupes, notre rêve premier pour cette Coupe du Monde n’était pas de voir ce rugby gagnant. Cette équipe en rien ne nous faisait rêver. On ne parlera pas des 45 millions de Français restés hors du champ télévisuel, qui n'ont cure du rugby et que nous saluons comme hommage au rêve de chacun...

Pour notre part en tout cas, avons été privés du meilleur des concerts, de la plus belle des affiches, attendue des saveurs*, les grands esthètes, les subtils…
Une master finale All Blacks vs Sud Afrique, car c’est ce que l’on possédait de plus beau en ce jour d’automne coloré. L’ovalie mise au rang de huitième art, c’était sans doute aucun ce qui nous attendait pour parfaire cette mondiale compette. Dommage pour nous tous, y'aura du Bif réaliste mais pas folichon... sinon des Boks. Et ne vendons pas la peau du Puma argentin avant de l’avoir maté...

*Saveurs : Ceux qui savent.
© Le Pilier

LA VÉRITÉ


Happy Queen

Alors la bleusaille !!! On veut son Pilier de vérité ? On attend la parole de l’intempestif, du délicat, du vrai, sans chichi, sans fadaise, sans démago ni pipoleries assommantes… pas palabreurs, pas cocoricophile à la patte… Pas du Philistin icy, ni du pépin, on vient chercher son fruit goûteux, juteux, acide et rafraîchissant… On veut sa vitamine collation, son roboratif, sa vraie magique potion ? Son phénoménal Pilier, son avoueur qui diffuse gratos l'incomparable savoir, celui-là même qui avait déjà tout annoncé depuis lurette, en ce Blog majeur ? Le seul Blog de rugby qui dit tout, voit tout… raffiné jusque dans l’en but, fort de son esthétique, qui ne s’occupe que de ce qui est là, face à lui, de la forme, sans jamais, non jamais, se laisser choir dans le marécage insane d’un quelconque mépris débordant de l’être aveuglé par un étendard tricoloré…Icy c’est l’approche systémique qui prévaut, observatrice acerbe des modules qui se meuvent sur le pâtis et son alentour, ne regardant que la fonction et les actes qu’elle engendre.
Vous z'en voulez donc encore ? 
Vous z'en aurez !
Généreux serons, pas rapiats, pas gardeurs… sinon distributeurs d’O2 pour des poumons vivifiés, redonnant courage aux abattus, réconfort aux fourbus, simple compagnie à ceux qui parfois se sentent trop alone de ne pas pouvoir partager leur pleine intelligence…
Des petits riens bien sentis, comme toujours, pour ravir, on le veut ainsi, ces affinités électives, connues, anonymes, qui parcourent notre lieu de raison, comme les plus dubitatifs qui n’attendent qu’un dessillement pour savourer la vérité des choses… la beauté esthétique des performances… la force et simplicité du vrai.

Tout… Avions tout dit sur ce Blog… balladez-vous si preuves attendez... cette défaite vient de loin… ce n’est en rien un manque de bol à sousoupe… Tous les signes avant-coureurs nous fûmes affichés, ouvertement, il n’y avait qu’à savoir lire...
Mais pour l’heure immédiate, un match nous intéresse au plus haut point. Pumas vs Sudafs. Vous attendrez bien quelques heures nos zélégantes chroniques, qui donnent à penser les seules choses à savoir, comme oublier le reste...
Bien à tous
© Le Pilier

12 octobre 2007

LA MAGIQUE POTION


C’est donc l’heure de piquer la couronne à la Queen. Ben a beau être so Big, avons de quoi ébranler le carillon pinaculaire, piler leurs abattis. Cette 1ère demi finale de Tasse du Monde, s’annonce somme toute équilibrée, n’est-il pas ! Les deux packs peuvent rivaliser. Quasi aussi forts l’un que l’autre… un petit sus quand même pour les Bifs. Ces derniers n’ont pas de trois-quarts extraordinaires, tout comme nous… d’attaques ravageuses, tout comme nous… et misent sur la tatane, tout comme nous. Sur le papier c’est du kif kif au même bourricot.

Qu’est-ce alors qui fera la différence ?
L’entente cordiale ? Le 31ème homme ? Le culot ? La pompe habile de Wilkinson ? Celle de notre Elissalde ? Le pâtis du St Denis protecteur de nos Rois de France ? Que nenni. Notre atout maître et délicate liqueur, c’est la suprême magique potion, son ineffable vertu roborative et conciliante, qui surdomine leur bouillante eau en saveur. Le vrai carburateur… aussi loin que nous sommes concernés.
A vos marmites.
© Le Pilier

11 octobre 2007

TASSE DU MONDE: DEMI FINALE 1


Cousines tribus
IPIPIPOURAX !!! Nous rencontrons nos cousins Britanniques en notre Saint pâtis du Stade de France. Un vrai morceau de chance, n’est-il pas ? Hors de question cette fois de gratifier leurs gosiers délicats de notre Panoramix potion. Elle est à nous et rendra compte de notre supériorité, car après tout c’est bien nous qui organisons ce festin. Elle fera donc la différence, espère-t-on en notre beau pays. Mais prudence, ne vendons pas la couronne avant d’avoir déshabillé la Queen. Par un fait bien étrange, leur bouillante eau, qui donne il est vrai un exquis goût à tout, semble rivaliser avec les liqueurs des ovales contrées les plus favorites. L’australienne a chu, là où la sud africaine leur filait, casque, pituite, et Fanny à la clef. Baiser cette dernière n’est cependant pas ce qu’on peut appeler un enfer. La preuve on s’en remet, puisque après consommation de ce double zéro et callipyge score, la digestion salvatrice vous remet dans la course, un roboratif élan qui vous propulse en demi finale contre toute attente.

Cette Tasse du Monde, comme le traduit Google, concentre malgré tout, notre attention, car cet échange avec les Bifs est toujours excitant. Nous aimons en effet ce pays où l’on conduit comme on parle, à l’envers. N’est-il pas ! Même si nous avons quelque réticence, il est vrai, devant leur originale cuisine, faites de bouillie sauce menthe, de haricots tomate avec un œuf de poule pour contraster le tout, plus saucisse en relief, de rosbif marmelade et multiples mélanges qui perpétuent le mystère de cette gastronomie singulière, leur gazon en revanche reste tout a fait praticable et le brouter provoque un indicible plaisir dont on ne dira rien. L’herbette Anglaise a donc bon goût… de même que par chez nous.

La composition de leur équipe reste inchangée, comme la nôtre. On retrouvera
Furax, le tempétueux Moody à l’énergie vitalisante…
Danslax, l’habile Wilkinson qui reste la pièce maîtresse du groupe, son habile godasse peut changer le cours du jeu, sa passe est remarquable…
Petissax le vivace Robinson à l’arrière, capable malgré son âge de solos ravageurs, même s’ils sont moins nombreux que lors des symphonies précédant le sacre quand son équipe nous gratifiait du meilleur rugby…
Le plus tout jeune Félix le Catt et matois centre…
Un pack Jolitorax quand même, qui conserve une force considérable et sera encore, le lieu premier où les ballons se gagnent, comme la partie...
Pillax, le gros capitaine Vickery pour mener la troupe et solide pilier qui fit souffrir les Aussies…
En somme de quoi rivaliser avec notre tribu, qui conserve Chabalix en réserve, Dominicix moins en cannes que jadis mais toujours à l’affût, Rougerix l’Arverne, Poitrenix qui n’a pas toujours le souffle régulier mais de bons crochets… et reconduit, Beauxis que les Gaulois préfèrent dans l’intimité de leur belliqueux village surnommer Beaudix, eu égard à ses monumentaux coups de tatanes en place d’ouverture.

Bonne chance en tout cas… et toute cette sorte de chose.
© Le Pilier

10 octobre 2007

VICTOR MATFIELD AU ZENITH


L'intouchable sauteur
La fin de la Tasse du Monde est proche, comme le traduit notre programme interne. Indépendante, la désopilante machine et porteuse de quelque message qui sourd de l’apparente dérivation sémantique, comme une juste remise à niveau, nous plaît. Si faites donc traduire World cup par le cybertranslateur Google, il vous sert gracieusement une Tasse du Monde en un simple clic. Le contenu ? Un subtil mélange de bouillante eau, de savante ironie, de véri-thé parfumé aux aromates sélectionnés par les plus affûtés des critiques et professionnels de l’ovale gazon, herboristes patentés des pâtis majeurs, qui ne mâchent ni les mots, ni les chewings à la chloro, et ne font que vous livrer le meilleur des breuvages pour peu que vous ayez le percutal bien fait, le palais raffiné. Même la machine en est, donc, a son entendement et son humour propre… et si elle peut se tromper, elle ne sait pas mentir. Elle est de ce fait la compagne fidèle du groupe et participe de nos spéculations. Donc, la tasse prise, assimilée, confortables en nos gros clubs aux accoudoirs meurtris, le Pilier et son aristocratique tribu vous propose céans, une sélection des meilleurs joueurs de la CDM 2OO7. Ces hommes, dont nous dresserons un tableau succint, feront partie de cette équipe qui rencontrera la Jupiter Team en d’oniriques lieux, accessibles à nos seuls idéaux.

Un projo donc premier et sans raison particulière de l’être, sinon qu’il faut bien commencer par quelqu’un, ou, peut-être, comme le plus élevé des mâles du gazon. Un joueur hors des communes tailles. Un double mètre d’élégance pour un quintal dix d’aisance technique, venue des Sud-africaines terres. Sans doute le maître des airs de cette CDM si on en juge par cette capacité à chiper la balle à l’adversaire en touche, comme à s’en saisir quand le lancer est pour son équipe...

1977, donc, en pleine tournée des Sex Pistols, quand BB Phoque pleurait sur nos écrans du massacre honteux des fourrures maculées de sang, l’année même de la mort de Jacques Prévert, naissait le grand beau brun Sudaf, au soleil de Pietersburg, la ville de Petrus Jacobus Joubert, héros de la bataille de Majuba contre les Britanniques, pour une destiné ovale dans un lieu très conservateur, planté d’Afrikaners. Le petit a doublement grandi au milieu de cette chaleureuse et tendre confrérie. Charpenté pour soutenir la mêlée, il devient seconde poutre des Blue Bulls, et devrait rejoindre Toulon à la saison prochaine pour un contrat avé grOsse signature. Très bon lecteur du jeu, il a autant de tête que de bonne technique, évite, anticipe, percute et récupère des ballons avec une élégance qui n’était pas la vertu première des Sudaf jusqu’à ces derniers temps. Mais les choses ont changé. Cette équipe a de la vivacité et ses moments de grâce, comme nous le disons depuis le début de cette tasse. Permettez l’appropriation de cette traduction, mais la machine participe du jeu, et par simple respect, valeur fondamentale que le rugby défend, nous lui donnons sa part en vous rendant la vôtre.

Victor Matfield donc, remarquable dans les airs comme dans le mouvement est un seconde ligne plutôt atypique en ce sens que son jeu s’apparente à celui d’un troisième ligne centre. Habile des paluches il forme, avec Botha, l’une des meilleures secondes lignes de l’ovalisphère, sinon la best.
Ils seront là, tout deux, contre les Argentins qui ne semblent pas pouvoir rivaliser avec les Springboks, si l'on s’en réfère à leur dernière prestation contre les chardons, et jeu de trois-quarts indiscutablement inférieur.
Jake White l’entraîneur semblait plus confiant avant le match contre les Fidjiens et prétendait qu’il n’y aurait aucun problème ayant toujours maté les Pumas. Plus mesuré cette fois, même si en son fort intérieur ya pas photo.

Comme d’accoutume cependant, en ce lieu de juste mesure, les pronostics ne font pas loi et tant que le match n’est pas joué, orienté, prédéterminé, on ne peut jamais savoir qui va l’emporter…
Mais faisons confiance au soleil Africain pour nous ravir d'étincellantes combinaisons.
A vos écrans totals.
© Le Pilier
 
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