
Pavillons et dictatures, la voix des sons maitres...
A l'occasion de la commémoration de la fin du procès de Nuremberg clos en Octobre 46, nous voudrions rappeler à nos chers concitoyens un fait oublié, voire inconnu de certains.En 1937, deux ans avant le terrible guerre, la France comme souvent en réponse à notre célèbre formule qui caractérisa une pièce terrifiante d'un de nos auteurs populaire, se plait a l'aveuglette prévision en grands météorologues que nous sommes.
- Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir ?
Nous répondions la mine assurée...
- Que nenni ma soeur rien à l'horizon, pas un cumulo se mouvant dans le ciel azur, c’est du calme tout plat à promener le chiwawa ... regarde-moi ça si c'est pas beau !
Et pour cause rien à l'horizon puisque les signes étaient là, avants coureurs d'une terrifiante époque, sous notre nez, dans la capitale même de l'insouciance quand nous invitions les Nazis à nos fêtes.
Voyez plutôt ! Prés de la tour Eiffel, le pavillon Allemand arborait son édifice comme un avant goût de conquête et les pas moins tendres et gros cocos, qui fascinaient, rappelez vous, quelques uns de nos auteurs les plus surréalistes, Breton, Aragon, machin et chose, faisaient de même dans l’en face attitré.
Le pavillon nazi est à gauche sur la photo, le pavillon coco à droite et c'était pas du Chanel !
Un tête à tête étonnant si on se réfère à ce qui va suivre, à croire que l'histoire s'écrit toujours avant les livres.
On notera la grâce des édifices à la mesure de la souplesse des bulbes qui dirigeaient ces Etats, et de ces peuplades d’enthousiastes qui jubilent dès la promesse d’un avenir radieux. Un style raffiné, délicat, engageant, avec ses statuettes toutes poétiques, légères, élégantes, d’un dynamisme diffus, annonçant en effet des jours colorés. Art majeur qui n’a visiblement pas surpris nos surréalistes auteurs, humanistes affichés, grands amateurs subtils par ailleurs de babioles tribales et autres fantaisies des arts pas encore premiers. La forme rendant compte du fond, on peut penser ce que l’on veut sans crainte aucune de se tromper.
C’est au pied du mur qu’on voit le maçon ! A l’heure festive de l’exposition Universelle de 1937 il semble que les murs étaient bien trop hauts et partant faisaient de l’ombre à notre clarté subjective pour nous permettre réflexion, donnant le vertige à notre sens comico-critique. Métaphore de la triste réalité humaine : « Plus c’est gros… ! »
Même avec un peu de recul, par exemple du premier étage de la tour Eiffel, notre bonne conscience les prit peut-être pour un simple prolongement du Trocadéro.
Une erreur... ?
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