29 novembre 2006

LA DOPE DES BLEUS


Le scoop. Une exclu du pilier rapportée sous le maillot par un éminent spécialiste de la gonflette et savantes conduites addictives, expandeurs volumiques des jambons, qui tient à garder l’anonymat. On comprendra pourquoi…

Professeur Doc, qui circule librement dans les salles appropriées et fortifie nos athlètes, dévoile céans le secret de l’impuissance des Bleus. Des protéines en pâte par trop élavées, mélange suranné de particules d’antan aux extraits parfumés tyroïdiens: la Biophorine Girard…

Est-ce-là raison véritable de notre spongieux mou, de nos crabes mollets, de notre fatigue fin de match ? La cervelle aboulique du cortex de nos entraîneurs est-elle aussi victime de cette substance fadasse, romolleuse, pourtant garantie stimulante ? Ceci expliquerait cela et l’inanité de nos faméliques stratégies. Une bonne excuse cette tisane !
© Le Pilier

28 novembre 2006

LE PILIER MANIFESTE !

LE PILIER N’AIME PAS LA PORTE
BRANLANTE
LA BOBINETTE
GRINÇANTE
LE TRAFFIC
LE POIL  À…
LES LOUSTICS
L’IPECA
LA TRAPPE
LES BEQUILLES
LES POTERNES
LES BADERNES
LES PAILLASSES
LES OBTUS
ET LES VOIES SANS ISSUE.

27 novembre 2006

LA DANSE ET LE SACRÉ


DU SACRÉ AUX GRANDS EFFETS !
Des Blacks unis, des Gallois qui voient rouge !
Sacré match des All Blacks devant des Gallois qui n’ont pas démérité. On les croyait assommés à la mi-temps mais leur fougue a su bousculer d’invincibles adversaires pour inscrire un essai de cœur à l’arrachée et finir sur les cannes 45 à 10.
A l’instar de Hook le talentueux Gallois en poste de centre cette fois, les Reds ont donné une leçon de courage à ceux qui baissent les bras avant le coup de sifflet final.
Pas rien de le dire ! Car il en fallait du jus face à cette équipe rodée, collective, hyper présente en défense, joueuse comme on sait, les faisant reculer sur les attaques comme lors du premier test contre les blous. Un idéal de jeu à servir tel quel dans les manuels pour faire comprendre au monde ovale ce qu’est le rugby, au néophyte la valeur profonde d’un esprit de corps.

Tout y était!
Une défense impressionnante, ferreuse, avec altération des manières de plaquer. Parfois le Black joue l’homme et le ballon, seul ou à deux, parfois uniquement l’homme suivant la nécessité, pressant, tamponnant, bousculant l’adversaire toujours sur le reculoir.
Une fraîcheur physique tout flamme, des relances locomotivantes, des phases statiques imposantes... bref du jus de pas chaussette !! Arf !

Ces diables noirs ( pour l’occase), savent récupérer pour ne pas faire d’efforts inutiles. Leurs têtes fonctionnent même dans la tourmente. Il regardent, observent, font toujours l’effort de transmettre la balle à leurs coéquipiers même s’ils sont pris de toutes parts.
Ils comprennent ce qu’ils font. Ils lisent le jeu et partant l’imposent.

Un joueur perce, les suiveurs sur des trajectoires donnant possibilités de transmission s’organisent. Le porteur lève la tête et regarde malgré la vitesse quelle option choisir avant de penser comme un mulet à l’en but. Rico Gear, pour parler de lui en a fait la démonstration probante. Nous disons, « pour parler de lui », car il est presque gênant de dissocier ce groupe en rapportant l’exploit d’un seul. Même s’il est vrai que les individualités qui forment cette équipe sont tout à fait remarquables, en citer une c’est vraiment les gratifier toutes, tant c’est une entité indissoluble ou chacun apporte sa contribution dans le combat pour construire la victoire.

Oui Carter est phénoménal, oui la pince monseigneur Collins est du meilleur alliage, oui le frénétique capitaine Caw est sur tout les bons coups, oui Sivivatu va vite, oui la première ligne est solide, oui le seconde ligne Williams en place de troisième ligne couvrante vous trouve une touche de quarante mètres d’un coup de pompe magistral, oui le vivace Kelleher insuffle un rythme infernal, jetant des ballons à son ouverture à la vitesse d’un obus, plaquant les plus gros, oui Muliaina est habile, oui Robinson, oui So'oialo, oui pour tous les participants de cette somptueuse leçon, mais surtout, c’est là, la majeure posture, le substrat fondamental, le point décisif, toutes ces têtes ne font qu’un.
Et puis quel entraîneur cet Henry, pour sûr il connaît son job et la rotation sans tournis, où tous participent d’un même jeu. Un roulement de l’effectif boule de neige pour une avalanche de noirs.

Le tout plus fort que la somme des parties. Les Blacks ne sont pas quinze sur la pelouse. Quinze plus l’entité qui les lie, un esprit d’équipe affirmé, galvanisé par le Haka, valeur fondamentale d’un rite, d’une croyance, allégeance au sacré qui habitait nos natures bien avant la mise au pas de l’ordre social. Pour appropriation d’une figure Girardienne sise en son ouvrage d’anthropologie fondamentale « Des choses cachées depuis la fondation du monde », les joueurs s’engagent, existent, vivent, se battent, les uns pour les autres, les uns par les autres, et forment un système doté d’une cohérence interne qui confère à leur culture une unité pas farouche, une entité du multiple coalescent, un corpus qui parait infrangible.

Merci pour cette démonstration qui rend grâce à cette vertu par trop oubliée sur nos terres matérialistes : le sens du sacré, de l’ineffable principe.

Mc Caw vient d'être élu meilleur joueur de l'année par l'IRB.
Les Blacks meilleure équipe, Graham Henry meilleur coach.
Sans rajout.
© Le Pilier

GOODBYE MR ROBINSON !


Tournée rebondissante.
Week-end de revanche pour l’hémisphère Sud qui rentre victorieuse des ses confrontations européennes hors Pacific Islands.
Wallabies dominent l’écosse, Boks les Anglais, Blacks la planète.
Les Pumas confirment leur montée en puissance, même s’ils perdent d’un point contre des Français ennuyeux, ainsi que leur appartenance au cercle des huit meilleures nations du XV.

Après ce tango Argentin bien mené, on attendrait la valse des entraîneurs pour clore un salon d’automne afficheur des faiblesses des uns, France, Angleterre, de l’irrégularité des autres, Boks, Wallabies. Les Anglais limogent Robinson, nous disions depuis lurette que « si Woodward s’en va il faut changer ses lieutenants et non les promouvoir au rang de commandant en chef ! »
Nous n’aurons pas, chez nous une pareille audace ! Virer Laporte et consorts serait un noël de l'avent et donnerait fraîcheur à cette saison d’hiver qui en manque désormais ! Réchauffement de la planète attisant hélas notre exaspération !
L’entraîneur des Boks n’est pas non plus à la fête, celui des Wallabies, lui laisser du temps…

Revenons aux rocking des crampons sur la verte pâture de Twickenham pour introduction.
Les antilopes ont résisté à la, malgré tout, meilleure tenue des Anglais. Certes ces derniers n’ont pas fait de belles attaques qui firent leurs succès les quatre années précédant le sacre, certes leur pack n'a plus la prestance ni la soudure du précédent, certes les centres n'ont pas la classe de l'élégant Greenwood, de l'avisé Catt. Mêmes erreurs cependant que nous dénoncions dans un précédent article, qui ont à voir avec un état d'esprit plus que sur la faiblesse des joueurs. Cet article intitulé « Dieu sauve l’épine » dans le dossier « God save the Queen » sis en notre Blog décapant, dénonçait un état de fait critiquable et rendait hommage au collectif unique des All Blacks. A lire ou relire si nécessaire.

Les Anglais avaient la possibilité de marquer sans bavure, si le centre près de l’en but avait eu dans l’esprit cette vertu fondamentale qui fait la subtile force des Blacks et ne semble pas être intégrée par beaucoup: la transmission avant toute chose !
A sa droite un joueur seul aurait pu porter le ballon dans l’en but sans difficulté. Excusez notre inlassable répétition mais il faut bien enfoncer les clous pour fixer les esprits, espérer se mouvoir au sein d’un édifice analytique simple mais pertinent. Ce qui importe c’est le ballon et non pas celui le porte dans l’en but. Il faut avoir cette idée à l’esprit en permanence. Chaque effort, chaque exploit personnel doit se conclure par une remise de l’ovale convoitise à son partenaire. Sans cette obsession il n’est pas de jeu collectif digne de ce nom.

Une erreur grotesque de Robinson est d’avoir changé en deuxième mi-temps son demi de mêlée Peter Richards alors que ce dernier donnait un élan non négligeable à son équipe avec un Andy Goode meilleur que le soporifique Hodgson. Ça roulait plutôt mieux que d’habitude, faut bien dire, alors ? A moins que Richards ne soit sorti sur blessure, nous n’avons pas saisi ce moment, cette faute d’appréciation semble montrer un entêtement qu’il serait déplacé d’accabler eu égard à cette similaire façon d’agir chez notre emblématique et surprenant duo !

Notons quand même ce parallèle entre cette insistance du coach Anglais à faire jouer Hodgson pendant des années sans résultat, sans vraiment en essayer d’autres, et la façon d’agir de Laporte qui choisit semble-t-il ses joueurs par défaut, c'est-à-dire quand il y a des blessés. Souvenez vous lors de la précédente tournée d’automne, Castaignède n’a pas joué en dix, il aurait été intéressant de voir cette perle à l’ouverture, même d’y tester Damien Traille... au lieu d’attendre la blessure du seul joueur qu’il affectionne et dont nous prétendons que ce n’est pas là son poste.
Ou était ce fameux Vermeulen pendant tois ans ?

A quoi servent donc les tournées si ce n’est à l’instar des All Blacks de faire jouer un maximum de joueurs, mettre même des bons au repos s’il le faut et ne plus entendre cette inanité hélas proverbiale mille fois répétée : On ne change pas une équipe qui gagne.
Beauxis est parait-il un excellent joueur alors qu’attendent ils nos pas Jojo et Bernie de la parlote contradictoire ? Toujours ce récurrent conservatisme sans doute, cet inopérant népotisme, ce désolant copinage, cette désespérante incompétence ? Faites votre choix parmi ces propositions. La vérité sans doute y transpire des gouttes grosses d’un pilier en charge et percussif.

Pour un retour au match, Prétorius fait gagner son équipe sans convaincre. Matfield, Burger et j’en passe manquaient incontestablement pour parfaire une assise d’un pack d’avant qui est la valeur habituelle des Boks. A noter la bonne prestation du jeune Frans Steyn le Sudaf, une place d’arrière assurée sachant que Montgomery n’est pas un manchot. Ils pourront alterner si blessure ou manque de forme de l’un.
On passera sur l’essai de Cueto qui n’y est visiblement pas mais accepté par les mateurs de vidéo. De qui cette erreur ? Des noms, des noms !

En somme et clausule une meilleure prestation des Anglais et des Boks, un match très engagé agréable malgré tout, un Ben Cohen impérial en défense qui a certainement sauvé son équipe du pire.

Bon rétablissement les Rosbifs ! Peut être un nouveau souffle avec le nouveau coach ? Martin Johnson, Warren Gatland où Nick Mallett l’ancien du stade Français, sont les noms qui circulent. Même si l’on sait qu’une équipe est faites de joueurs, que certains moments il y a manque d’entités performantes, l’entraîneur n’en est pas moins la pièce maîtresse qui organise, fédère, construit et choisit ce qu’il y a de mieux pour faire un corps uni, solide, volontaire et enthousiaste.

La visite du site http://rugbysuper12.blogspot.com est bien sûr recommandée pour un regard avisé, sur l’hémisphère sud.
© Le Pilier

25 novembre 2006

BBC FRANCHE !

Franco France, ciel Anglais. 
Le cloître et la modernité. 
Le Pilier regarde souvent les matchs internationaux sur la BiBiCi ou sur Sky Sports. D’excellentes raisons de ne pas subir la démagogie qui suinte sur notre chaîne publique FRANCE 2, l’ignorance, le penchant systématiquement franco bleu, la brosse à reluire, le camouflage, le mensonge, ou chaque mauvaise action des nôtres est «un manque de chance »... un coup de pied mal dosé «un joli coup si ça passe »... la moindre phase sans faute «une excellente combinaison »... la plus anodine des passes qualifiée de «très beau geste »... le moindre ballon porté « une énorme charge » (sic)... des analyses qui la plupart du temps ne correspondent pas à la réalité des choses. Un commentateur ancien joueur qui ne sait que redire ce que vous venez de lire, essoufleur de vide, saturant votre esprit de lieux communs, de phatique, de ce rien qui l’habite et qu’il impose au monde exaspéré des connaisseurs. Pourquoi devrions nous subir en permanence cette médiocratie, ce passage imposé, pourquoi cette hégémonie du démago, du laudatif trompeur, copino conservatoire des incompétences, blabla sans doute, de l’objectivement nul, dissimulateur permanent de la vérité qui s'impose dans le cube TV comme un état des lieux permanent ?

La BBC, comme Sky sont d'un ciel plus moderne, plus didactiques, impartials, les mouvements majeurs sont analysés quasiment en temps réel avec des graphismes montrant la valeur d’une action, les manquements d’une autre. Les ralentis n’hésitent pas à insister sur les erreurs d’un joueur comme sur les finesses d’un autre et ce, quelle que soit l’équipe. A la mi-temps ces analyses sont approfondies avec des invités de différentes nations qui les commentent…
Impensable chez nous embastillés que nous sommes dans notre Franco France, notre cloîtrisme «entre-nous », notre imperméabilité au point de vue avisé, étranger, à la vérité dite, à l’ouverture.

Nous y sommes donc une nouvelle fois ! L’ouverture, problème récurrent qui plombe une équipe sans imagination s’affirme au-delà du joueur manquant comme un trait culturel, une résonance métaphorique figurant plus largement cette pathologie que notre mentalité tricolore se plaît à l’entretient. L’histoire de France très largement pourvue en exemples toutes sortes, toutes époques et milieux, se plaira au grand H de transformer ici le dénonçant essai .

Le Pilier déplore cet état de fait, même s’il reconnaît que la possibilité d’y échapper est à la portée d’un simple clic!

PS : La proposition ouverte, nous rapportait un joueur, d’un entraîneur étranger pour l’équipe de France est perçue comme une hérésie, une traîtrise, une perfidie, une manœuvre insidieuse de l’anti-France qui veut déstabiliser cette franche camaraderie qui règne au sein de nos troupes copines comme Dupont, lard et cochon, foire et canard. Que du Gras koi !
© Le Pilier

22 novembre 2006

FIN DE PARTIE


Des Greens en socks, des Reds, des Blacks, des Bifs, des Boks. Et des Pumas… Matois !
Fin de tournée générale, clausule d’agapes et remerciements pour ces braves de l’hémisphère sud en visite dans notre Europe. Les dernières journées s’annoncent excitantes in UK. Samedi, les Blacks chez les Reds, les Boks chez les Bifs, Les Aussies au chardon, Sophie sous l’édredon.
Dimanche les Pacifiques que ça sur le Green à Dublin au cœur des Irlandais !
On sait les Springboks anémiés, les Anglais convalescents… Happy doc ! On n’espère pas moins du mastoc, une belle revanche des Springs ? Un doublé des Rosbifs ? Allez va ! Pour la Queen !

Nous ne négligeons pas bien sûr les pumas surprenants, pleins d’allant, de force et de culot, un peu anarchique il faut bien dire, mais qui aiment visiblement se dégourdir les pattes sur les terrains d’icy ! A prendre très au sérieux. Gavés de viande de la pampa, ya plusieurs fois qu’ils nous abîment.
Les Italiens sont trop loin.
Les Français nous ennuient.
Laporte prétend qu’il faut grandir ! On attend l’âge adulte !
Il faut ! Il faut oui ! Il faut faire tellement de choses, qu’ils ne font même pas ce qu’ils doivent faire !

En photo the-man-of-the-match du week-end dernier pour les Irlandais. Le flanker Neil Best, tout simplement époustouflant, au nom prédestiné !
© Le pilier

A FOND LA FORME !


Pavillons et dictatures, 
la voix des sons maitres...
A l'occasion de la commémoration de la fin du procès de Nuremberg clos en Octobre 46, nous voudrions rappeler à nos chers concitoyens un fait oublié, voire inconnu de certains.
En 1937, deux ans avant le terrible guerre, la France comme souvent en réponse à notre célèbre formule qui caractérisa une pièce terrifiante d'un de nos auteurs populaire, se plait a l'aveuglette prévision en grands météorologues que nous sommes.
- Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir ?
Nous répondions la mine assurée...
- Que nenni ma soeur rien à l'horizon, pas un cumulo se mouvant dans le ciel azur, c’est du calme tout plat à promener le chiwawa ... regarde-moi ça si c'est pas beau cette petite expo !

Et pour cause rien à l'horizon puisque les signes étaient là, bien face, tout près... avants coureurs d'une terrifiante époque, sous notre nez, dans la capitale même de l'insouciance quand nous invitions les Nazis à nos fêtes.
Voyez plutôt ! Prés de la tour Eiffel, le pavillon Allemand arborait son édifice comme un avant goût de conquête et les pas moins tendres et gros cocos, qui fascinaient, rappelez vous, quelques uns de nos auteurs les plus surréalistes, Breton, Aragon, machin et chose, faisaient de même dans l’en face attitré.
Le pavillon nazi est à gauche sur la photo, le pavillon coco à droite et c'était pas du Chanel ! Arf !
Un tête à tête étonnant si on se réfère à ce qui va suivre, à croire que l'histoire s'écrit toujours avant les livres. Hé hé !!!

On notera la grâce des édifices à la mesure de la souplesse des bulbes qui dirigeaient ces États, et de ces peuplades d’enthousiastes qui jubilent dès la promesse d’un avenir radieux. Un style raffiné, délicat, engageant, avec ses statuettes toutes poétiques, légères, élégantes, d’un dynamisme diffus, annonçant en effet des jours colorés. Arf ! Art majeur qui n’a visiblement pas surpris nos surréalistes auteurs, humanistes affichés, grands amateurs subtils par ailleurs de babioles tribales et autres fantaisies des arts pas encore premiers. La forme rendant compte du fond, on peut penser ce que l’on veut sans crainte aucune de se tromper.

C’est au pied du mur qu’on voit le maçon ! A l’heure festive de l’exposition Universelle de 1937 il semble que les murs étaient bien trop hauts et partant faisaient de l’ombre à notre clarté subjective pour nous permettre réflexion, donnant le vertige à notre sens comico-critique. Métaphore de la triste réalité humaine : Plus les sabots sont gros… plus on croit au père No... hips! 
Même avec un peu de recul, du premier étage de la tour Eiffel, notre bonne conscience les prit peut-être pour un simple prolongement du Trocadéro. Une erreur... ?
© Le Pilier

21 novembre 2006

LIBERATION RUGBY


LIBERATION DES COPIES

Le journal Libération lit visiblement le pilier et n’hésite pas à s’inspirer de sa dynamisante dialectique.

En effet dans son journal daté du lundi 20 Novembre, le journaliste Olivier Villepreux, peut-être fifis à son papa, bon botteur de jadis, entraîneur oublié, titre son article, « Le haka plus fort que le « ya qu’à » » très proche cousin vous reconnaîtrez de celui du pilier plus énergique et malin «Le Haka pulvérise le Yaka», publié à quatre heure de l’après midi Dimanche 19 Novembre. Ecrit le samedi soir après le match, mais seule notre compagne résolument partiale pourrait entériner cette vérité.
Certes ce n’est pas là grande trouvaille, ni grand esprit à se vanter d'en posséder... arf arf… Savons ça !

Il n’empêche que le coquin aurait pu au MINIMUM demander par voie express, après proposition d’invitation dans un rade à chopines, offrande d’un passe pour tous les matchs des All Blacks en tournée, après laudatives éloges sincères appuyées, il aurait pu et dû demander la permission courtoise de bien vouloir apposer sur sa paginette 22 Sport du Dimanche, cette petite idée simple qui synthétisait parfaitement un état des lieux paradoxal entre une énergie vitale responsabilisante et un état Franco mou, culturellement perdant !! Hé hé !
Il aurait dû, au MINIMUM présenter LE PILIER en première page du journal avec photo du tirailleur et pages de commentaires.

Le titre l’a séduit, c’est visible, mais son utilisation est un effet de dernière minute si on en juge par la non pertinence avec son article.

Il paraitrait que chez Libé il y a des PETITS malins qui dans des PETITS coins, avec des PETITS ordis, cherchent inlassablement des gros titres qu’ils pillent ça et là au gré ennuyé de leur surfing !!!!!

LE PILIER s’insurge devant de telles HONTEUSES pratiques, devant cette OUTRAGEANTE rapine, devant cette MONSTRUEUSE filouterie, devant le sans vergognisme des journalistes "je-me-permets-tout-c’est-pour-la-bonne-cause"... MAIS magnanime et discret, LE PILIER reconnaît, hors l’impertinence du dol, la bonne tenue de l’article d’Olivier Villepreux, peut-être fifis à son papa bon botteur de jadis… et vous autorise même à le lire car il dit bien ce que l'on doit penser.

LE PILIER reconnaît les plumes précises les analyses justes et vous encourage Mr Villepreux à continuer dans cette voie comme Serge Loupien du reste qui dans son article "Black à part" s'insurge quelque peu sur l'aveuglement de Laporte dans un ton juste. A lire donc.

VOILÀ ! Tout uniment la scandaleuse fourberie est dénoncée, il appartiendra à chacun de soutenir LE PILIER dans cette douloureuse période que traverse la France MAZOUTÉE (Titre raffiné, ouvertement saisi chez Midol) .

Une bonne table, bien fournie, gisquettes pleines d'esprit, pichets divers, redonneront espoir à notre lourde et pesante affectation
Salut ! 
© Le Pilier

20 novembre 2006

LE PILIER VIGOUREUX !

Le pilier est droit !
Le pilier est adroit !
Le pilier pense à tout !
Le pilier soutient tout !
Le pilier argumente !
Le pilier alimente !
Revendique les faits …
Attitrés !
Les pavés…
Veloutés !
Le pilier ne veut pas !
Le pilier ne doit pas !
Le pilier n’est pas politique !
Le pilier est dynamique !
Le pilier se fout des mateurs !
Des cireurs !
Des tanneurs !
Le pilier respire fort !
Le pilier tout confort !
Solide et garde-fou…
Le Pilier supporte tout !
© Le pilier

LE PILIER SAVOUREUX

Les recettes à GuduleA la demande pressante d’un public féminin raffiné et comme tel proposé, la suspension des hostilités à l’égard du Bernie de La porte qui grince et de ses compagnons d’incapacité, au profit digestif d’un changement de thème. Une acceptation de cessez le feu le temps de la présentation.

Chaque mois vous trouverez donc céans les recettes à Gudule, pour le plaisir des estomacs ensoutanés et autres obédiences; engeance pieuse, convertis à la dévotion des soupières, à la bénédiction des rôtissoires, au planter de fourchettes.
De quoi satisfaire sans retenue les papilles des croqueurs de gras et multiplier les élans votifs, qui du ciel aspirent à être les éternels commensaux pourvu que table soit fournie.

Pour de saintes ripailles, le roulis des gamelles, en somme encourageante et manière de religion universelle, sous l'office des grands cuisiniers du palais des bouches, en vue de digestions oecuméniques suivra comme un écho sonore et reconnaissance divine, le raffut des panses, et refus des gosiers secs.
Le savoir n'est bien assimilé, que s'il est bien digéré.
A bientôt donc pour de nobles confessions.
© Le Pilier

HAKA COOL !


Un détail, une bagatelle, un rien somme toute surprenant lors du match Blacks contre « Bleus » de Samedi.
Le Haka semble avoir été dirigé par Mc Caw qui n’est pas Maori. Il n’avait du reste, pour l’œil avisé, pas la compacité franche, ni la densité des précédents…
Quel est la raison de ce changement ?
L’engagement total ne vaut que s’il y a un adversaire de taille ?
L’effet ramollo de jouer les Blous ?
Provoc ? Remous ?
© Le Pilier

19 novembre 2006

KANGOUROUS DANS LES CHOUX


Irlandais rois du pré
Confirmation de la bonne tenue de l’équipe d’Irlande face à des kangourous petits bras…
Temps épouvantable, vent violent, pluie fine… 21-6.
Malgré le zef, 2 beaux essais des verts qui pour l’occase ont retrouvé leur couleur.
Le Pilier félicite cette équipe, et particulièrement comme savoureuse reconnaissance de son signifiant porteur, le travail formidable du 3 John Hayes l'irlandais… Solide, très présent, pénétrant dans les regroupements, valeureux en défense, tout comme le pack en général… Un troisième ligne centre affûté, éviteur de gros… Un demi de mêlée rafraîchissant, plus joueur que Stringer, même s’il fait quelques fautes, il faut le laisser à cette place… Qu’il se fasse la main…
Sinon des Wallabies bons défenseurs mais sans tactique, ni inspiration, avec un Rogers pas convaincant en 10 puisque Larkham sort à la 25 ème minute de jeu… des trois quarts peu futés comme dans les pires moments de leur histoire…
Etouffés donc dans les embruns Dublinois, par un équipe qui mérite tout à fait le score qu’elle impose.
Meilleur match du week-end pour le plaisir des calots.
Pour un autre regard sur les rencontres du week-end n'oubliez pas de consulter http://rugbysuper12.blogspot.com/
© Le Pilier

LE HAKA PULVÉRISE LE YAKA !

L'invincible Haka
Nous y sommes ! Les Français ne prennent pas la rouste ! Le supporter se rassure, le journaliste se dilate, Jojo s’agite, Bernie parle d’espoir, Mamie continue son tricot !
« Il est difficile de jouer contre une petite équipe, de faire du beau jeu, il faut deux équipes pour que le niveau soit bon...» dixit Laporte après une défaite contre les Pumas, avant la rouste contre les Blacks lors d’une précédente tournée.
Oui Bernie ce n’est pas excitant de rejouer des Bleus essorés après avoir planté 47 points sans trop forcer.
QUESTION: 
Qu’est-ce qui pouvait donc motiver les Blacks ?
REPONSE: Du shopping à paname, rendez-vous à la Faisanderie, Club Med Gym des Champs, Musée des arts premiers quai Branly, ballades en veux-tu au parfum féminin de nos gracieuses, flâneries, et même visite des manchots au stade de France, c'est tout dire... Dégourdis de papattes en somme, avec en point de mire un samedi père peinard, victoire assurée, sans zèle,c’est tout !
La sagesse d’une grande armée c’est de savoir lever le pied !
La faiblesse du peuple c’est de croire que l’homme fort doit toujours tout écraser !
Pas de rajout! Les Bleus n’ont rien construit comme la semaine dernière…
Il s’affirment cependant! Parfont l’attaque qui recule, le coup de savate qui relance l’adversaire, la charge solo qui se plante, le jeu moche, sans style, le rien, le nothing. « Yaka travailler encore… On a dix mois… » signé La Porte... Etroite.
Le petit monde du rugby Français s’enorgueillit de ne pas avoir prit 50 points… Les Blacks n’ont cure des perfs, ils jouent bien, intelligemment et n’attendent pas une coupe du monde pour nous ravir.
Le Haka pulvérise le Yaka !
Merci pour la leçon.
© Le Pilier

18 novembre 2006

GOD SAVE THE QUEEN

Bol sauve l'épine
« Les All Blacks semblent être les seuls joueurs qui sachent exactement ce qu’ils font quand ils jouent ». Ne pouvant rendre à César la paternité de cette observation, puisqu’elle nous fut rapporté par un quidam lors du match Angleterre-Afrique du Sud sans nous en livrer l’auteur, nous la faisons notre exprimant même propos depuis lurette.

Introduction en guise d’avant propos d’un match laborieux, qui rassure un brin une Angleterre souffrante, ayant cependant relevé dignement la tête en délivrant toute son énergie dans les dix dernières minutes pour l’emporter de deux points : 22-20 . Match très intéressant cependant pour constater la stérilité de jeux d’équipes sclérosées et saisir par défaut ce qui fait la force des Blacks, qui fascine le monde du rugby dans un aveuglement notoire, sans visiblement pouvoir s’inspirer de leurs vertus.

Une action, comme céans décrite dans un précédent article sur les Anglais, tiendra lieu de fondamental défaut, récurrent chez la plupart. Fi donc des répétitions, ici il faut tanner les bulbes pour y faire entrer même une évidence.
De Villiers perce et s’échappe sur l’aile, il fonce vers l’en but et se fait plaquer remarquablement par Lewsey sur le poteau. L’essai est refusé après vidéo. Le centre Boks avait sur sa gauche un joueur décalé, seul, très bien placé pour conclure l’action par un essai. Un Black, sans doute aucun aurait fait la passe, ou un Rogers… Australien… De Villiers n’est certes pas un parangon de futé jouant collectif, bien qu’il faut lui reconnaître une juste passe à Prétorius suiveur inespéré finalisée par un essai soulageant, il n’en contribue pas moins à faire perdre son équipe par cette bourde de novice. Personnel !!! Nous bassinaient à raison nos entraîneurs. Personnel ! Il est solide ce De Villiers pas de doute la dessus, bon défenseur mais quel bourrin !!!!!!!!
Dans nos jeunes années, pas si lointaines, les folliculaires titraient lors des tournées Kiwis « Les Blacks c’est le mouvement perpétuel » certains doivent s’en souvenir. Rien n’a changé. Ils suivent toujours à plusieurs le porteur de la balle, ils peuvent au pire ne pas regarder, la laisser quasi choir, un coéquipier est là pour s’en saisir. Collectifs ! Rien que ça ! Collectifs.

Autres malaises. Des trois quarts de part et d’autre jamais lancés, laborieux ! Des avants qui s’éternisent dans les 22, bille en tête s’écrasant souvent seuls sur la défense adverse. Laborieux ! Des taureaux devant la cape en béton ! Laborieux ! Des placements sur le terrain anarchiques, comme les Français lors du précédent match contre les ABS. Laborieux ! Une incommensurable débauche d’énergie pour conquérir des ballons, mal négociés au final renvoyant les attaquants par un coup de pied adverse 40 mètres derrière. Laborieux ! Des coups de pieds aléatoires au centre du terrain, comme les Bleus, occasionnant une attaque vive des adversaires qui finalisent et marquent. Laborieux (pour le coup de pompe bien sûr.) ! Des prises de balles en touche négligées. Laborieux! Un ouverture Hogdson lamentable, son vis-à-vis Prétorius trop souvent tataneur, point c’est tout (il se débarrasse de la balle dans ses 22, direct dans les bras d’un blanc, alors qu’on joue les cinq dernières minutes…), même s’il marque un essai. Laborieux ! Et nous en passons… 
Dans l’ensemble donc résumant, vous devinez : laborieux !
Habana l’antilope, le presque seul à honorer la symbolique de l’emblème Sudaf comme souvent lors des tri nations, n’a pas touché de balle à l’aile, c’est dire la transmission… Les Boks ce sont trompés d’emblème. Le buffle ou le caillou, quoique amoindris en ces jours de disgrâce automnale 2006, certes en manque de l’excellent Matfield siérait mieux à leur tempérament bourineur. Pas impériaux sur les rucks, il ne leur reste que cette manière parfois douteuse de défendre, souvent très haute, limite…

Encouragement donc mais circonspect pour les Rosbifs vainqueurs de Boks dans le creux de la vague. Robinson, pour combien de temps, sauve sa bobine ?
Un Dieu bon prince a du lire le Pilier…

Nous reviendrons bien sûr sur les autres qualités des All Blacks dans de prochains articles, les vrais modernes, validant les théories einsteiniennes, quand l’Europe endormie se complet dans un espace Euclidien. Pour l’heure, le temps de chanstiquer une pinte vide contre un bojo et s’installer bon teint pour mater un quinze de France qui tient la rouste, comme titrait le Canard, et semble embastillé dans cette déclinaison signifiante de la symbolique des couleurs. Bleu pour des Bleus ? On peut le dire !
A suivre.
© Le Pilier

17 novembre 2006

LE PILIER INTERNATIONAL

ILS LISENT LE PILIER !
Ont suivi les conseils avisés du Pilier.
Bernie & Jo…C’est pas idiot !
Pelouse au repos, a bobo. Dominici en survêt,Yachvili en socquettes, tout le match on espère.

L’entraîneur Wallabies, John Connolly après lecture du Pilier remet Larkham à la place qui est la sienne, à l’ouverture bien sûr ! Giteau reste à la mêlée. Parfait !

Perry l’indécis 9 Anglais est poussé en touche, Hogdson c’est louche reste à son poste.
Suivez l’avis du Pilier , et virez la paire entière, ce ne sont pas des précieuses ! God bless you please Mr Robinson !

O’Sullivan le coach irlandais change son demi de mêlée chose inattendue. Isaac Boss remplace Stringer pourtant auteur d’un bon match… Pourquoi pas.
Le Pilier n’y est pour rien !

Le Pilier attends avec curiosité le match Angleterre-Sudafs.
Avec plaisir les Blacks.
Avec impatience Irlande-Australie.
© Le Pilier

15 novembre 2006

FRENCHIES ARE YOU READY ?



Une bagatelle venue d'outre manche de nos chers cousins britanniques, une carabistouille de carabin... pour des Frenchies espérant quelque sun...

13 novembre 2006

SPRINGBOKS EN TOC !


Trèfles avisés, Boks empâtés.
Copie parfaite des Irlandais 32-15, face à des Springboks, il est vrai endormis sous un vent à décorner les cocus les plus Escartefigue. Vivacité d’exécution, de transmission, collectif soudé, avants volontaires, un ailier tout feu Trimbell auteur d’un essai frondeur, un autre solide sur pattes, Horgan, deux centres d’exception D’Arcy, O’Driscoll, ce dernier en fin de match nous gratifiant d’une passe remarquable envoyant sont ailier derrière l’en but après avoir fixé figé deux joueurs adverses. Suprême classe du 13 Irlandais. Deux Boks hypnotisés, c’est bien le mot, par une feinte de corps, une passe croisée, digne des plus grands. Un demi de mêlée plutôt vif dans la transmission, un ouverture profitant savamment du vent violent, un O’Connell batailleur, d'un flanker galopant etc. Seule anicroche, si l’on peut dire, une première ligne un peu light. Plus en difficultés en seconde mi-temps, les maillots blancs (pour l’occasion) terminent en force inscrivant l’essai sus décrit.
Les Sudafs inconstants, seuls vainqueurs pourtant des Blacks cette année, certes lors de matchs sans enjeu, peuvent se faire malmener comme des bleus (l’expression prendra toute sa mesure signifiante… et pour cause) sur des rucks qui normalement sont un de leur point fort. A noter la rapidité pas démentie d’Habana, pas très convaincant en position de centre, mais qui marque un bel essai de course folle, comme souvent…

Pour samedi à venir... Tommie la rose contre antilope... En fera-t-elle une escalope ?
Et dimanche...Kangourous proue, sauteurs pas mous... Mâcheront-ils le trèfle fou ?
Bon ap!
© Le Pilier

PUMAS CROQUES ROSBIFS ...

La viande sous les babines.
Victoire opportuniste des gros matous sur des rosbifs out of game.
« Is there a way out of it ? » demandait un Anglais raffiné devant sa tasse de bouillante eau parfumée quand même d’herbette Earl Grey. Nous lui répondrons, point de conseils Sir pouvons donner, avons bien trop à faire dans nos contrées…
Nous n’accablerons donc pas nos voisins en perdition, tant il est vrai que leur charnière est ce qui se fait de pire dans l’univers cosmique. Ils nous apparaissent cependant moins ridicules que les froggies. Ces derniers n’ont rien de rien fait de rien! Aucune tactique, passes affligeantes, lentes et lourdes comme des sacs, aucun placement sur le terrain, rien de rien de nothing ! Les Français ne sont pourtant pas des manchots à l’instar, pas de bol, de quelques Anglais n’ayant visiblement pas la statures d’internationaux. État de fait d’autant plus problématique quand il s'agit de postes clefs. Ils ont visiblement mal à la colonne 2, 8, 9, 10...
Ont-ils de bons joueurs en réserve ?
Peut-être leur entraîneur trop habitué de vivre dans l’ombre de Woodward, comme le corbeau de la fable voulant imiter l’aigle ...et plus faible de rein mais non pas moins glouton... n’a pas l’envergure finalement du noble vainqueur de la World Cup ?
A sa décharge on peut dire cependant que l’équipe s’est subitement allégée de plusieurs mastards… un changement sans douceur faisant croire qu’un retour des croutons (cf Dallaglio, que nous avons apprécié à sa juste valeur, mais qui n’est plus dans la course…) redonnerait du goût à la sousoupe un peu fade de l’après festin. Que nenni ! Faut du sang frais, pas du trop cuit !
Ayant trop peu d'informations sur le backstage, nous questionnons qui sait.

Tout cela ne doit pas nous empêcher de féliciter des argentins très solides devant, bien que peu soudés, très joueurs derrières, bien que faisant beaucoup de fautes. Opportunistes donc et vraiment sympathiques dans leurs intentions, il leur manque cependant cohésion et discipline pour passer au niveau supérieur. A suivre avec attention.
© Le Pilier

12 novembre 2006

LAPORTE ET CONSORTS: DEHORS !!!

All Blacks - All Blues: 47 à Rien!
Défaite humiliante attendue, les Blacks n’ont même pas forcé, pas de surprise donc. No comment… quand ce niveau est atteint, il faut
DES PROPOSITIONS !!!
Donc !

Plutôt qu’une analyse des raisons maladroites souventefois proposées en d’autres lieux, afin d’obvier à l’ennui certain de redites que les saveurs se plaisent malgré tout à livrer comme espoir d’éveil ou simple fait d’altruisme critique; optons une fois n’est pas rancune, pour des actes faisant fi des modérations, languette pas de bois, bien pendue et la simplicité de croire qu’aux grands maux, gros remèdes.
Alors ?
Une manière d’engagement, certes un rien naïve dans la possibilité de sa mise en application (car la pétoche ronge et tue) mais pas moins judicieuse par la pertinence qu’elle confirme, faisant honneur à cette vertu Néo-Zélandaise de vaillance impavide, au principe même de raison, porté par un enthousiasme à toute épreuve et le sentiment affirmé de rendre une justice équitable par le simple fait de la vérité dite, dans un premier temps. Et dans un second la proclamation ouverte de propositions radicalement simples. De ce dernier suivra la mise en pratique d’une thérapeutique douce, aura pour but de dissoudre la tumeur responsable qui phagocyte sous nos yeux un corpus pathogène: le recyclage des actants malins sera donc pris en compte.
Voici ! La tumeur génératrice !
L’incompétence, la mauvaise foi, l’incapacité, la magouille, la triche, le tort, le tripo, le vilain, le péché, la perfidie, le mou… tout ça et plus en un.
Voilà ! Le corpus inflammatoire !
Un secoué du bubulbe rachidien, fana de vidéo, de tests physico-iniques... Bernard La Porte, un permanenté pas Jojo, le Maso, un tardigrade de l’école Mathusalem Bernard Vivies, un Jacquot le Brunel des couchants cherchant des noises aux adversaires et le grand visionnaire Bernard Lapasset qui eut la riche idée de reconduire ces perdus d’avance, bichonne sa petite vieille garde, sans doute plus à son rythme aux digestions des banquettes d'après matchs.
En somme et contre nous, le dictat des trois Nanard et du vieux Jo. Une fine équipe.
Nos voisins d'outre-manche ne manquent pas d'humour et se plaisent à parler de "Jo & Bernie Show" quand nos duettistes raffinés, La porte et Maso, s'expriment.
Pas de frontière pour le succès, c'est dire le bel effet !
Des solutions enfin !
DEHORS !!! ZOU !!! ALLEZ !!! FISSA !!!

Immédiat ! Promptement ! Virons Laporte et ses petits copains... sinon on risque la déconfiture en ouverture même de la CDM... de se ramasser avant d'atteindre le but, faire petite figure at home.
DEHORS !!! Soulageons nos joueurs de l’emprise de ces éléments pathogènes. ZOU!!! Donnons un souffle nouveau à cette équipe en perdition.
« Jamais lenteur aussi patente de la transmission de balle des lignes arrières... la pire du rugby moderne depuis sept ans… » se plaisait à dire un ancien joueur.
ALLEZ !!!
Vivies dehors ! Une vraie chenille chaussée de bottes en caoutchouc quand il jouait en équipe de France... On imagine les conseils pour la fougueuse transmission !
VIRONS dans cet élan salvateur quelques mollassons du groupe « joueurs ».
Pelous(e) en premier lieu, qu’il tute les grillons dans son jardin, plus sur le terrain.
Trop vieux, lentigrade depuis cinq ans et plus, même s’il se gave de dope spéciale CDM il va se bousiller la santé ainsi que nos nerfs…
Dominici c’est fini ! L'est cuit.
Yachvili au bibi ! Si le pack ne domine pas, ya plus personne. Sa passe est molle comme un ravioli sur un étal Saharien !
Voilà !
Pour une première étape, première désinfection de la série de mesures prétendant donner un souffle nouveau à ces joueurs sans maître organisateur.
Un tout petit premier pas contre la douleur, un grand pour le moral des saveurs* !
Pour le recyclage de ces entités malfaisantes... quelques propositions : gardiens des grottes de Tautavel... avec prime au ronron... bien dans le fond... au frais... père peinard... sinon à déchirer les tickets dans un coin de stade... sans initiative aucune. Qu'on ne les voit plus.
*Saveur : n m. (Néologisme savoureux) celui qui sait.
© Le Pilier

07 novembre 2006

LE TOUT PLUS QUE LA SOMME DES PARTIES

ANGLETERRE – ALL BLACKS
Enfin les All Blacks en visite dans notre vieille Europe.
Ils gagnent contre l' Angleterre pour leur premier match 41-20.

Un plaisir non feint pour un choc attendu tenant promesse d’engagement, consacrant la Nouvelle Zélande, s’il était nécessaire, d' incontestable meilleure nation du Rugby. Pour une raison majeure, certes pas la seule, un jeu collectif unique. Une évidence de fait quand il y a quinze joueurs pour un même but, pourtant il semble qu’il n’y ai parfois rien de moins évident que les évidences. Un exemple de solidarité pour une équipe soudée, dont la raison collective l’emporte toujours sur l’exploit personnel, même si celui-ci ne fait pas défaut.
Une action Anglaise nous tiendra lieu, au mieux d’éveil sinon d’attention.
Elle symbolisera un défaut majeur et récurant chez beaucoup d’équipes pratiquant un jeu dit collectif.

En début de partie, les blancs tommies, passent l’en but, la vidéo est requise. Nonu semble empêcher le centre anglais d’aplatir. Mais on ne peut rien voir sur les ralentis. Litige, l’essai est refusé. Qu’importe.
Le rosbif avait la possibilité de servir son ailier Ben Cohen, pour un essai sans équivoque. Il n’en a rien fait embastillé dans une subjectivité solipsiste, a préféré défier les défenseurs Blacks pour finalement rater son coup. Ce qui peut sembler une simple malchance pour certains est une faute souvent observée.
Les All Blacks ont compris et acceptés depuis lurette, que c’est le ballon qu’il importe de déposer dans l’en but sans se préoccuper de qui le dépose.
Ils en ont fait la démonstration moult fois. Pour ceux qui ont regardé les tri nations cet été ils se souviendront d’une passe de Collins à un mètre de l’en but adverse à son coéquipier pour un essai qu’il pouvait sans aucun doute inscrire lui-même, mais assurant par le fait les cinq points. Les exemples sont légions.

C’est la force majeure des Blacks, un vrai collectif, une vivacité d’exécution, un groupe focalisé sur la diffusion de la balle. Peut importe qui applatit dans l’en but, c’est l’objet qui prime pas le joueur.
Un groupe soudé dans cette perspective est beaucoup plus que la somme des parties qui le compose et augmente donc ses chances de vaincre.
Merci pour l’évidente leçon inlassablement répétée, qualité première qui fait pourtant bien défaut aux autres équipes.
© Le Pilier

06 novembre 2006

PAYS DE GALLES - AUSTRALIE

CHAPEAU GITEAU, PALME A LATHAM
Du 29 - 29 serré et engagé mais pas de quoi s’extasier. Ne partagerons pas l’enthousiasme de notre confrère nico dont nous vous recommandons le site : http://rugbysuper12.blogspot.com/.

C’était donc, en ce Samedi 4 novembre, l’occasion d’ouvrir les festivités d’automne et d’observer une tentative de l’entraîneur Australien qui en modifiant l’emblématique charnière Gregan-Larkham a certes donné un nouveau souffle à son équipe en changeant le demi de mêlée mais n’a visiblement pas saisit une chose pourtant frappante. Durant la longue absence de l’ouverture Larkham suite à blessure, plusieurs tentatives de remplacements ont échouées. Personne n’a montré une quelconque capacité supérieure au titulaire d’organisation de jeu. Rogers, le nouveau promu, n’est pas un numéro 10. Il est de l’attaque lancée, des grands espaces, possède d’excellentes trajectoires pour des courses de grand champ, prendre le trou… c’est un très bon centre, d’ailleurs c’est en place de, qu’il envoi son ailier marquer le premier essai Australien, aimantant, trois joueurs sur sa personne pour laisser le champ libre à Shepherd. Une spécialité du gars comme on a pu le voir cet été contre AB et Boks. Du grand art. Aussi, bon à l’arrière mais il y a déjà l’indétrônable Latham.

Stephen Larkham que nous considérions comme le meilleur en lieu d’ouverture de ces dernières années, n’a certes pas brillé lors des tri nations. Il n’a plus la suprématie d’hier, supplanté il est vrai par la fraîcheur d’un Carter dont les qualités doivent faire bien des envieux, mais il connaît parfaitement ce poste.
Les Australiens n’ont pas son remplaçant, ils l’ont cherché une année en vain. Il fallait changer le demi de mêlée et conserver l’ouverture. C’était ça la vraie nouveauté. Alors ?

Nonobstant une retenue affichée, avons vu de belles actions. Giteau marque un essai qui donne à penser…Aux oubliettes la lenteur de Gregan et sa distribution de balle prévisible, pour découvrir enfin un demi de mêlée opportuniste comme son essai qui prouve le fait. Il aime les petits espaces ce joueur et ce poste. Sa passe est vive et sa vision acerbe. De quoi nous satisfaire.
Coup de chapeau bas à l’arrière Latham, Chris pour sa maman. Spécialiste des grands ponts, malin, habile, toujours bien placé, déterminé dès qu’il s’élance pour une contre attaque. Il marque d’ailleurs un essai solo, à la mesure parfaite de cette description. Sacré bonhomme ! Pour sûr le meilleur arrière du moment.

Les rouges très dominés un temps ont su refaire surface, en pratiquant le rugby qui leur a réussi les années précédentes, plus mobile, plus ouvert et taquiner les Australiens pas toujours très soudés devant et marquer deux essais pas volés. D’aucuns diront à juste titre, encore faut-il avoir les ballons devant pour balader l’adversaire, d’autres répondront, dès qu’on les possède encore faut-il les transmettre à toute vitesse sur des lignes arrières lancées…
Les australiens en marquant quatre essais semblent avoir dominé cette rencontre mais doivent surtout une fière chandelle aux actions individuelles de Giteau et Latham.
Pas saute au paf, même si satisfait de certains changements et améliorations, avons par contre pleinement savouré le choc AB contre Anglais du lendemain et pour cause…
© Le Pilier

TE RAUPARAHA HAKA



Ringa pakia
Uma tiraha
Turi whatia
Hope whai ake
Waewae takahia kia kino

Frappez des mains sur les cuisses
Que vos poitrines soufflent.

Pliez les genoux

Laissez vos hanches suivre le rythme

Frappez des pieds aussi fort que vous pouvez...


Ka mate ! ka mate !
Ka ora ! ka ora !
Tenei te ta ngata puhuru huru
Nana nei i tiki mai
Whakawhiti te ra
A upane ka upane
A upane kaupane whiti te ra! HI !!

C'est la mort ! C'est la mort !
C'est la vie ! C'est la vie !

Voici l'homme poilu

Qui est allé chercher le soleil et l'a fait briller de nouveau

Faites face

Faites face, en rang !

Soyez solides et rapides
Devant le soleil qui brille Hi !!

LA VIOLENCE ET LE SACRÉ

DES DIEUX ET DES CHÂTAIGNES
Les Dieux du Rugby, pour sûr, habitent dans l’hémisphère sud quelque part sur les hauteurs d’une île volcanique, dans le bassin du pacifique Austral, réceptacle d’un syncrétisme réussit dans le domaine du combat structuré, de la baffe réglée, de la châtaigne prisée, du jeu collectif valorisé mis au rang de vertu.

Deux cultures coalescentes pour un Rugby exemplaire, bien au dessus du niveau de la mère patrie qui fit naître cet idéal va t’en guerre sur le seul champ d’honneur digne de l’évolution. Celui des affrontements ludiques où seuls quelques radius, mandibules, tendons divers, flux sanguins nécessitant sutures, tapissent le sol des ébats sans jamais envoyer l’ennemi Ad patres.

Sur les terres mythiques des Maoris, peuple de guerriers sans peur et massifs, la force nécessaire y côtoie l’organisation rigoureuse des protestants Britanniques pour une entente efficace qui fait de cette nation Néo-Zélandaise la reine incontestable du rugby à quinze.
Pas étonnant donc que les Dieux les plus fougueux y aient confortablement installés leurs trônes et se plaisent à soutenir cette horde à la peau luisante et noire qui impose le respect et sert de modèle à l’humanité volontaire.

On les nomme All Blacks, on les vénère comme de grands hommes. Dans un souffle commun ils annoncent une invitation aux hostilités par une danse scandée, le Haka. Rite Maori que l’on pratiquait avant d’aller au combat invoquant les Dieux de la guerre, avertissant l’adversaire du sort qui l’attendait. Tradition qui se perpétue en début de rencontre, galvanise et enflamme le groupe afin de souder les braves dans l’affrontement attendu.

Nous vous livrons dans l’aticle suivant les paroles poétiques du Haka « Te Raupahara », nom d’un grand guerrier Maori, chef de la tribu Ngati-Toa (né vers 1768, décédé en 1849). Haka traditionnel plus connu sans doute mais remplacé depuis peu par le « Kapa O Pango » dont vous trouverez la traduction en Anglais et Français sur le site que nous recommandons http://rugbysuper12.blogspot.com/
© Le Pilier

03 novembre 2006

RUGBY


Trêve de paix
Du mollet de la cuisse et de la pompe à clous vont malmener saignant le gazon frais d’automne aux champignons d’hallus de nos terres d’icy. Y’aura du convivial à s’échauffer l’épaule, numéroter les abattis pour une mêlée de premier ordre. Novembre des marrons tiendra promesse d’assaisonner les gros buffets, un art de plaire sans la modération de croire que la baston c’est pas bien. Une planète ovale en fête, pour la joie des plus forts et le plaisir des hommes en quête de moissons.

L’Europe un peu lascive recevra dans ses flancs dès le 4 novembre hordes emblématiques de l’hémisphères sud, tributs gavées de gigots moutonniers, kangourous ressorts, antilopes épicées, potorous, gros matous…
En ouverture des gros buffets, dès demain, Aussies fondront sur les poireaux Gallois, le lendemain Blacks Zélandais effeuilleront la rose sur le pré Twickenham, une dominicale embrassade de « bienvenue at home ».
D’autres festins suivront. Déplumage de coqs en banlieue Lyonnaise par des AB jouteurs, machouillis de trèfle pour springboks sur pâtis irlandais.
Pumas souples et massifs, cuissots de la pampa, gratignerons l’Europe d’une patte acérée. Mangeurs de caribou des contrées canadiennes ajouterons des coups. Ces peuplades lointaines annoncent gonflées d’air de leur printemps tout neuf les couleurs de l’affront et la fin du transat. La France pas farouche se plaira à l’accueil par deux fois des vainqueurs Zélandais des tri nations 2006, puis bal Argentin pour un tango rageur et clôture des noubas.
Trêve internationale donc rompue dans le climat instable d’une atmosphère colorée dont on entrevoit à peine les conséquences fatales.
Les mâles les plus mûrs auront prétextes sûrs à se rincer la glotte dans le carburant sombre pour soudoyer un temps que la poésie vache trop rarement atteint, abandonnant, toute honte bue et pour cause, leurs mousmés et bambins à des week-ends fantômes, pendant qu’eux se ravissent en groupes pas jojos, à mater les combats et jubiler paillards. Va yavoir de la bûche à la crème de partout, des chandelles de trente six, avents acidulés d’un noël des sapins. Va falloir se montrer digne d’un tel état des lieux, impavide, pas mi teint pas lopette, distributeurs de jetons aux faridondaines de saison.
Brutes épaisses de tous bords, esthètes du buffet chaud, du rififi tout va à pattes et saucisson, pas rétifs, mènes pas large mais viandus pue-la-sueur, plaqueurs fondus de pralines sur la terre bénie des saintes égratignures, rentre lard à battoirs, comptables des sutures, c’est l’heure des franches giflées. On sent comme on respire une unité parfaite entre cœurs, entre esprits ralliant par effet de retrouvailles cet élan au plaisir du bien vivre.
Trêve de paix ! Trêve de soif ! Bienvenu l’étranger ! Laissons jambons trotter, bouteilles circuler et gobelets tinter, recevons dignement ces guerriers d’outre-monde, qu’ils dégustent plein bocal les gâteries d'ici. Bataillons fermement, buvons de trop sans soif, entonnons les cantiques. Jamais l’âme d’un guerrier en lieu sec n’habite. In pugna veritas.
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